André Beauguitte

André Beauguitte
Illustration.
André Beauguitte vers 1936.
Fonctions
Maire de Verdun
Prédécesseur François Schleiter (CNIP)
Successeur René Vigneron (PS)
Député de la 2e circonscription de la Meuse
Élection
Réélection
Législature Ire, IIe, IIIe, IVe, Ve législature de la Ve République française
Groupe politique NI (1958-1962)
RI (1962-1978)
Successeur Claude Biwer (UDF)
Député de la Meuse
Élection
Législature IIIe législature de la IVe République française
Groupe politique NI (1956-1958)
Élection
Réélection
Législature XVe, XVIe de la IIIe République française
Groupe politique RDG (1932-1936)
ARGRI (1936-1942)
Conseiller général du canton de Montfaucon-d'Argonne
Prédécesseur Jean Vuillaume (MRP)
Successeur Denis Cordonnier (RPR)
Prédécesseur Androphile Mauvais
Successeur Jean Vuillaume (MRP)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Paris (France)
Date de décès (à 84 ans)
Lieu de décès Paris (France)
Résidence Meuse

Signature de André Beauguitte

André Emmanuel Beauguitte[1], né le à Paris et mort le dans la même ville, est un homme politique français.

Biographie

Après des études de droit à Mayence et des débuts dans l'administration préfectorale [2] où il suit les pas de son père, préfet, André Beauguitte appartient à plusieurs cabinets ministériels, de 1924 à 1931.

Il débute au même moment sa carrière politique. Élu conseiller général de la Meuse, dans le canton de Montfaucon-d'Argonne, il poursuit sa carrière dans l'administration jusqu'en 1932, année où il est élu de la Meuse, sous l'étiquette des républicains de gauche, c'est-à-dire de droite.

Sous-secrétaire d'État à l'intérieur sous le gouvernement Albert Sarraut II (de janvier à juin 1936), il est réélu aux législatives et siège au sein du groupe de l'Alliance des républicains de gauche et des radicaux indépendants.

Le , il vote en faveur du projet de loi constitutionnel accordant les pleins pouvoirs au maréchal Philippe Pétain. Bien que résistant et membre de la France libre, il ne bénéficie pas des premières lois d'amnistie et est déclaré inéligible.

Il faudra qu'il attende 1953 pour être réhabilité, notamment parce que certains des faits qui lui avaient été reprochés se révèlent inexacts. Il est alors réélu conseiller général du canton de Montfaucon-d'Argonne, et conserve ce mandat jusqu'à sa mort.

En 1956, il est élu député de la Meuse, à la tête d'une liste « de défense agricole, économique et sociale » et siège au groupe du Parti paysan, qu'il quitte en novembre 1957, en désaccord sur le rapprochement entre Paul Antier et Pierre Poujade. Il adhère alors au groupe du RGR.

À l'assemblée, il se fait essentiellement défenseur des intérêts agricoles.

Réélu député en novembre 1958, il siège d'abord chez les non-inscrits avant de rejoindre l'Entente démocratique en octobre 1959.

Parallèlement à ses activités politiques, il mène une activité journalistique en dirigeant trois hebdomadaires : La Dépêche de Paris, La Dépêche meusienne, et La Dépêche industrielle, commerciale et agricole. Il contribue également à la presse économique parisienne.

Il mène aussi des travaux littéraires et historiques, dont, en 1960, Le Chemin de Cocherel, préfacé par Maurice Genevoix et récompensé par le Prix Broquette-Gouin de l'Académie Française.

En 1962, il rejoint la majorité gaulliste et siège parmi les républicains indépendants, constamment réélu jusqu'en 1978.

En 1965, il est élu maire de Verdun, et réélu en 1971. À partir de la fin des années 1970, il prend des distances avec la vie politique, ne conservant plus que son mandat de conseiller général.

Détails des fonctions et mandats

Mandats parlementaires

Sous la IIIe République
Sous la IVe République
Sous la Ve République

Mandats locaux

Bibliographie

André Beauguitte a écrit de nombreux ouvrages qui ont été récompensés par des prix de l'Académie française[3].

  • 1957 : Une berline s’arrêta… (Prix Marie-Eugène Simon-Henri-Marin)
  • 1960 : Le chemin de Cocherel (Prix Broquette-Gonin d'histoire)
  • 1963 : Audience des ombres (Prix Louis Barthou)
  • 1967 : Jeunesse ou déclin (Prix de Jouy)
  • 1969 : Le Tiroir secret (Prix Broquette-Gonin de littérature)
  • 1971 : La terre du sommeil (Prix Estrade-Delcros)
  • 1976 : Plume de perroquet (Prix Broquette-Gonin de littérature)

Articles connexes

Notes et références

  1. André, Emmanuel Beauguitte
  2. Ernest Beauguitte, son père, est lui-même préfet de la Manche en 1918.
  3. « Œuvres et récompenses d'André Beauguitte », sur le site de l'Académie française (consulté le 7 avril 2014)