Anahita

Anahita

Anahita (en persan : آناهیتا), ou Nahid (en persan : ناهید, immaculée, non polluée)[1] en persan moderne, est une ancienne divinité perse. Le culte de cette déesse a atteint son apogée en Iran. On peut aussi rapprocher Anahita de la déesse sémitique Ishtar. Comme l'a démontré Georges Dumézil, elle correspond à la déesse-rivière indienne Sarasvatî. Anahita est, d'après la mythologie perse[réf. souhaitée], la mère de Mithra.

Présentation

Anahita n'est pas citée dans les premiers chapitres de l’Avesta ; son culte aurait été en contradiction avec la volonté monothéiste du zoroastrisme tel qu'il est présenté dans les Gathas. Il a fallu attendre la période avestique pour que des prêtres permettent le culte de la déesse. Le Ve chapitre (Yasht) de l’Avesta, l'Hymne aux Eaux, invoque Anahita sous le nom de « Anahita celle qui hait les Daevas et obéit aux lois d'Ahura ». Le persan moderne a retenu la forme Nahid, utilisée entre autres pour nommer la planète Vénus.

Le culte d'Anahita était très populaire en Perse lors de la période Achéménide, le roi Artaxerxes II (404-359) l'ayant invoqué dans des inscriptions avec Ahura Mazda et Mithra[2]. Durant la période hellénistique, Anahita a été associée au culte de Mithra. Le Temple d'Anahita à Kangavar en Iran est l'un des plus importants temples dédiés à la déesse.

Il est possible de lire, dans plusieurs sites et documents web francophones soutenant une thèse mythiste par rapport aux évangiles chrétiens[3],[4],, une affirmation selon laquelle : « Une inscription datant de l'an 200 av. J.-C. dédicace un temple séleucide d'Iran à « Anahita, Vierge immaculée, Mère du seigneur Mythras ». ». Il est probable que cette affirmation (dont la source primaire, l'inscription en question, est inconnue) provienne d'un côté d'une confusion sur l'étymologie du nom « Anahita », qui peut être traduit comme « immaculée » ou « non polluée », et qui est probablement dû à son rôle comme déesse de l'eau ou des rivières[2], et d'un autre côté de la popularité de son culte en même temps que celui de Mithra/Mithras.

Hommage

Anahita est l'une des 1 038 femmes dont le nom figure sur le socle de l'œuvre contemporaine The Dinner Party de Judy Chicago. Elle y est associée à la déesse Ishtar, troisième convive de l'aile I de la table[6].

Notes et références

  1. (en) « Anāhīd », sur Encyclopædia Iranica, (consulté le 2 janvier 2019)
  2. a et b (en) « Anāhīd », sur Encyclopædia Iranica, (consulté le 2 janvier 2019)
  3. « Notre Dame Isis, la déesse-mère alchimique secrète, de la Gaule romane à la franc-maçonnerie », sur Matricien, (consulté le 3 janvier 2019)
  4. , sur Libre Pensée Polynésie, (consulté le 3 janvier 2019)
  5. Musée de Brooklyn - Anahita

Annexes

Articles connexes

Liens externes