Amazon (entreprise)

Amazon.com, Inc.
logo de Amazon (entreprise)
illustration de Amazon (entreprise)

Création
Dates clés 1994 : Cadabra, Inc.
1995 : Nom actuel et lancement du site
Fondateurs Jeff Bezos
Forme juridique Incorporation
Action NASDAQ : AMZN
Slogan work hard, have fun, make history (« travailler dur, s'amuser, écrire l'histoire[1] »)
Siège social Seattle, Washington
Drapeau des États-Unis États-Unis
Direction Jeff Bezos, CEO
Brian Olsavsky, directeur financier
Actionnaires Jeff Bezos (16 pourcentage)[2], The Vanguard Group (6,2 pourcentage) et BlackRock (5,2 pourcentage)
Activité Commerce électronique, Logistique
Produits Amazon.com, A9.com, Alexa Internet, Amazon Echo, Amazon Kindle, Amazon Video, IMDb, Box Office Mojo, Amazon Music, Amazon Pay, Amazon logistics, Amazon Go, Audible.com, Amazon Studios, Twitch
Filiales Mobipocket.com
Abebooks
Effectif 647 600 en 2018
Site web www.amazon.com et www.amazon.fr

Capitalisation 857 071 millions de dollars en octobre 2019
Chiffre d'affaires 238 887 millions de dollars en 2018
Résultat net 10 073 millions de dollars en 2018

Amazon [ˈæməˌzɑːn][3] Écouter (NASDAQ : AMZN[4]) est une entreprise de commerce électronique américaine basée à Seattle. Elle est un des géants du Web, regroupés sous l'acronyme GAFAM[5], aux côtés de Google, Apple, Facebook et Microsoft.

L'activité initiale de la société Amazon concernait la vente à distance de livres, avant que la société ne se diversifie dans la vente de produits culturels, puis marchands. Aujourd'hui, certains produits alimentaires peuvent aussi être commandés via Amazon.

Créée par Jeff Bezos en , l'entreprise a été introduite en bourse au Nasdaq en .

La filiale française d'Amazon est ouverte en 2000. En 2016, Amazon devient le premier distributeur non alimentaire en France en termes de chiffre d'affaires[6].

En 2017, la société emploie 541 900 personnes dans le monde et a établi, outre le site originel américain (ouvert en 1995), des sites spécifiques dans de nombreux pays.

Histoire

Le fondateur d'Amazon Jeff Bezos.
Bâtiment du siège d'Amazon.com à Seattle.
Tour Day 1 à Seattle en janvier 2017.

Le site de vente Amazon a été fondé en 1994 par Jeff Bezos. Celui-ci a déclaré avoir été encouragé à créer l'entreprise pour « minimiser [le] regret » qu'il aurait eu de ne pas avoir profité de la ruée vers l'or des débuts d'Internet[7]. Amazon était à l'origine une librairie en ligne[8]. Alors que les plus grandes librairies physiques et catalogues de vente par correspondance pouvaient proposer jusqu'à 200 000 titres, une librairie en ligne pouvait afficher un catalogue bien plus étoffé. Bezos voulait que le nom de son entreprise commence par un A pour apparaître en tête d'un classement alphabétique. Il a commencé à regarder dans le dictionnaire et s'est arrêté sur Amazon (Amazone) parce que c'était un lieu « exotique et différent » et que le fleuve était considéré comme le plus grand du monde, destinée qu'il souhaitait à son entreprise[9]. Depuis 2000, le logo d'Amazon fait figurer une flèche allant du A au Z formant un sourire qui symbolise la satisfaction du client et indique également que l'entreprise peut tout vendre, de A à Z[10].

Amazon a ouvert son service le . Le premier livre vendu est Fluid Concepts and Creative Analogies  de Douglas Hofstadter[11]. Amazon fait son introduction en bourse le [12]. L'action est cotée sous le nom « AMZN » sur le NASDAQ et a un prix de départ de 18 USD.

L'entreprise ne s'attendait pas à réaliser de profits avant quatre ou cinq ans. Sa croissance « lente » a provoqué la colère des actionnaires se plaignant que la compagnie ne fasse pas de profit assez rapidement. Quand la bulle Internet a éclaté et que de nombreuses entreprises Internet ont fait faillite, Amazon a tenu et a finalement réalisé ses premiers bénéfices au dernier trimestre de 2001 : 5 millions de dollars, ou 1 centime par action, sur un chiffre d'affaires de plus d'un milliard. Le profit, bien que modeste, a servi à prouver que le modèle d'entreprise pouvait être rentable[13]. En 1999, le magazine Time a nommé Bezos « personnalité de l'année[14] », soulignant que son entreprise a participé à populariser le commerce électronique[15].

Le , Barnes & Noble a poursuivi Amazon en justice, jugeant que sa revendication d'être « la plus grande librairie du monde » était fausse, car « [Ce] n'est pas du tout une librairie. C'est un revendeur de livres ». L'affaire a finalement été réglée à l'amiable. Amazon a toutefois continué à se décrire comme « la plus grande librairie du monde »[16]. Le , Walmart a aussi entrepris des poursuites judiciaires, accusant Amazon d'avoir volé des secrets commerciaux en embauchant d'anciens cadres de Walmart. Cette affaire s'est aussi réglée à l'amiable[16].

À la fin des années 1990, Amazon fait partie, avec ses compatriotes AOL, Yahoo et eBay, des sociétés devenues célèbres grâce à une bulle des capitalisations boursières des jeunes sociétés sans équivalent dans l'histoire, qui finit en krach, phénomène touchant aussi de nombreuses petites sociétés de biotechnologie et des sociétés minières junior.[Quoi ?][réf. nécessaire]

En 2011, Amazon met en place un service de Cloud réservé aux administrations du Gouvernement des États-Unis, appelé GovCloud.

Le , Amazon se lance sur le marché des smartphones en commercialisant le Fire Phone[18]. C'est un échec commercial, et la commercialisation de l'appareil cesse en [19].

Le fondateur et actuel PDG d'Amazon, Jeff Bezos, annonce le que l'entreprise se lance dans l'impression 3D[20],[21]. Ce secteur en expansion a un fort potentiel pour l'avenir d'Amazon selon le PDG. La compagnie a pour l'instant un choix de plus de 200 objets imprimables et la possibilité d'offrir un choix varié de matériaux. Elle offre aussi aux clients le choix de la taille de l'objet et de sa couleur.

L'un des grands enjeux pour Amazon concerne les conditions et les frais de livraison de ses produits. Le but est d'optimiser le temps entre la commande du client sur la plateforme et la livraison de l'article acheté.

Ainsi, en , Jeff Bezos a présenté au public un système de livraison par drone « Prime Air », système « très écologique » selon lui[22]. Cependant, la réalisation de ce projet risque de prendre un certain temps tant les obstacles juridiques, techniques et sécuritaires sont importants[23]. Le groupe a cependant annoncé qu'il envisageait de tester son service dès cette année en Inde[24].

En , le groupe a commencé des essais grandeur nature de livraison par drone dans son centre de recherche de Cambridge au Royaume-Uni[25]. Deux postes pour des ingénieurs aéronautiques aptes à piloter les drones ont d'ailleurs été ouverts[26]. En , aux États-Unis, l'Autorité fédérale de l'aviation (Federal Aviation Administration) a rejeté le projet « Prime Air Drone », interdisant le vol des drones hors de la vue de leur pilote. Les drones étaient prévus avec une autonomie de 80 kilomètres et devaient pouvoir livrer des colis pesant jusqu'à 20 kilos[27].

Par ailleurs, le groupe teste actuellement un nouveau service de livraison par taxi en Californie avec l'application de commande de taxis Flywheel[28]. Le principe est simple, Amazon commande un taxi qui livre 10 produits dans l'heure. Le but de cette manœuvre est de limiter les frais de livraison, faire preuve d'une plus grande flexibilité, livrer rapidement et devancer les concurrents dans la « quête » de la livraison le jour même[29].

Dans sa recherche de nouveaux clients, Amazon a signé depuis 2014 plusieurs partenariats avec différentes universités : Purdue University, University of Massachusetts Amherst et University of California Davis[30]. Le site a mis en place des boutiques en ligne pour les étudiants afin de leur permettre d'acquérir leurs manuels. Par ailleurs, des casiers ont été installés sur le campus des universités pour permettre aux étudiants de récupérer leur commande sans frais de livraison[31].

Le , Amazon ouvre une plateforme de vente en ligne de produits artisanaux, « Handmade at Amazon ». L'objectif est de concurrencer directement Etsy[32].

En , alors que la chanson du mouvement anti-immigration PEGIDA compte parmi les musiques les plus téléchargées sur la plateforme, Amazon Allemagne annonce vouloir faire don des bénéfices de cette chanson aux réfugiés. PEGIDA, de son côté, avait déclaré que les bénéfices qu'elle retirerait de la chanson seraient consacrés à l'aide des sans-abris allemands[33],[34].

En est annoncée sur le blog officiel d'Amazon la nomination de deux nouveaux CEO aux côtés de Jeff Bezos, Jeff Wilke et Andy Jassy, aux postes respectifs de CEO Worldwide Consumer et CEO Amazon Web Services[35].

Le , Google, Facebook, IBM, Microsoft et Amazon officialisent dans un communiqué commun la création du « Partnership on Artificial Intelligence to Benefit People and Society » (« Partenariat pour l’intelligence artificielle au bénéfice des citoyens et de la société »). Ce partenariat prendra la forme d’une organisation à but non lucratif, qui « mènera des recherches, recommandera de bonnes pratiques, et publiera les résultats de ses recherches sous une licence ouverte »[36].

Le , Amazon annonce l’extension de Prime Video, son service de vidéo en ligne, à 200 pays. Avec ce service, Amazon compte concurrencer Netflix à l’échelle mondiale[37].

En , Amazon atteint une capitalisation historique de 510 milliards de dollars et rejoint ainsi les entreprises dont la valeur en Bourse dépasse 500 milliards de dollars comme Apple, Alphabet et Microsoft[38].

En , la capitalisation boursière d'Amazon, pendant le Black Friday, enregistre 586 milliards de dollars[39].

En , Amazon annonce la construction d'un deuxième siège social divisé entre les agglomérations de New York et de Washington, regroupant 25 000 emplois et un investissement de 2,5 milliards de dollars ; un troisième siège d'une taille nettement plus petite sera également construit à Nashville[40].

En 2018, Amazon est la plus chère des grandes sociétés mondiales avec 840 milliards de dollars de capitalisation boursière. L'entreprise compte plus de 500 000 employés[41].

En 2018, Amazon a bénéficié en Europe de 241 millions d'euros de crédits d'impôts[42].

En 2019, des milliers d'employés d'Amazon signent une lettre demandant à leur direction de mieux prendre en compte la question du réchauffement climatique et d’agir afin de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, les actionnaires rejettent la proposition lors d’un conseil d’administration[43].

Des grèves ont lieu dans des entrepôts d'Amazon aux Etats-Unis et en Allemagne en contre le « stress » quotidien et l’« enfer » des promotions[44].

En novembre 2019, Nike annonce cesser la vente directe de ses produits sur la plateforme e-commerce d'Amazon, principalement en raison des contrefaçons.[45].

Acquisitions et prises de participation

En 2017, Amazon acquiert, pour un montant non dévoilé, Souq, une entreprise de distribution par Internet présente dans le Moyen-Orient, région où Amazon est jusqu'alors peu présent[82]. La même année, Amazon annonce l'acquisition d'une participation de 23 % dans Plug Power , un fabricant américain de piles à combustible à hydrogène[83].

Le , Amazon annonce le rachat de Whole Foods Market pour 13,7 milliards de dollars et entre de plein fouet dans la distribution alimentaire, notamment de produits frais, en acquérant plus de 460 magasins[84].

Le , Amazon officialise pour 1 milliard de dollars le rachat de Ring, une start-up américaine fabriquant des sonnettes et des caméras de surveillance connectées. Une gamme de produits qu’Amazon compte mettre à profit pour livrer les achats de ses clients à l’intérieur de leur domicile et ainsi éviter les vols [85],[86]. En , Amazon annonce l'acquisition de Pillpack, une entreprise de vente en ligne de produits pharmaceutiques, pour un montant non dévoilé[87].

Propriété et direction

Actionnaires

Liste des principaux actionnaires au [88].

Nom Actions %
Jeff Bezos 57 610 359 11,6%
The Vanguard Group 30 711 692 6,21%
SSgA Funds Management 16 567 448 3,35%
Fidelity Management & Research 16 073 985 3,25%
T. Rowe Price Associates 15 737 256 3,18%
BlackRock Fund Advisors 10 131 232 2,05%
Geode Capital Managemen 5 535 669 1,12%
Northern Trust Investments 4 997 392 1,01%
Baillie Gifford & Co. 4 449 842 0,90%
Norges Bank Investment Management 4 347 576 0,88%

Modèle d'entreprise

Pendant longtemps, Amazon.com a perdu de l’argent à chaque livre vendu en raison de ses importants investissements pour s'étendre, notamment parce que l'entreprise devait constituer sa propre base de données ex-nihilo, en assurant la description bibliographique complète et la numérisation de chaque document mis à la vente. En , Amazon a lancé sa section française de l'électronique, vendant des articles tels que des téléviseurs LCD.

En 2006, Amazon se diversifie et lance une gamme de services d'infrastructure informatique Web nommée Amazon Web Services (AWS) basée sur une plateforme dite informatique en nuage (Cloud computing). AWS propose un ensemble de produits tels que le service de stockage en ligne avec Amazon Simple Storage Service (Amazon S3), la grappe de serveurs à la demande Amazon Elastic Compute Cloud (Amazon EC2), le service de paiement Amazon Flexible Payments Service  (FPS), etc. etc.

Direction

En , la direction est composée de[89] :

  • Jeff Bezos : président et directeur général (PDG)
  • Brian T. Olsavsky : vice-président senior et directeur financier (CFO)
  • Jeffrey M. Blackburn : vice-président senior et développement business
  • Andrew R. Jassy : directeur général (CEO) d'Amazon Web Services
  • Shelley L. Reynolds : vice-présidente de Worldwide Controller
  • Jeffrey A. Wilke : directeur général du consommateur mondial (Worldwide Consumer)
  • David A. Zapolsky : vice-président senior

Présence dans le monde

En 2017, la société emploie 541 900 personnes dans le monde[90] et a établi, outre le site originel américain (ouvert le ), des sites spécifiques pour l'Allemagne ([92]), le Royaume-Uni ([92]), la France ([93]), le Japon ([94]), le Canada ([95]), la Chine ([96]), l'Italie ([97]), l'Espagne ([98]), l'Inde ([99]), le Brésil ([100]), le Mexique ([101]), l'Australie ([102]), les Pays-Bas (ouvert le [103]), la Turquie (ouvert le [104]) et enfin Singapour (ouvert le [105]).

Amazon en France

Centre de distribution LIL1 à Lauwin-Planque, dans le Nord, en France.

Les bureaux d'Amazon pour la France sont situés à Clichy. L'actuel directeur général d’Amazon France est Frédéric Duval[106]. Le réseau logistique français est composé de six centres de distribution, situés à Saran (Loiret), Montélimar (Drôme), Sevrey (Saône-et-Loire), Lauwin-Planque (Nord), Boves (Somme) et le site de Brétigny-sur-Orge (Essonne) ouvert depuis [107]. Ces six centres totalisent une superficie de 485 000 m2 (48,5 ha). Le géant américain projette également un site entrepôt qui ouvrira courant 2020 sur le Parc d’activités des Portes de Senlis à Senlis, d'une superficie de 50 000 m2 et pourvoyant 500 emplois[108].

En , Amazon France compte 5 000 salariés et annonce vouloir faire 1 500 nouvelles embauches en CDI d'ici la fin de l'année 2017[106].

En , Amazon ouvre à Clichy un centre de recherche sur les drones de livraison ; 12 ingénieurs y sont employés avec pour objectif de créer un logiciel de gestion de trafic pour le projet « Prime Air »[109].

En , la direction d’Amazon annonce vouloir créer 2000 emplois en 2018. La majorité de ces nouveaux postes seront des emplois de préparateurs de commandes[110].

En , Frédéric Duval indique qu'Amazon devrait développer en France son service de commande et livraison de courses à domicile Amazon Fresh, lancé aux États-Unis en 2013[111].

Le , Amazon a annulé le permis de construire du second bâtiment qui devait être construit à Brétigny-sur-Orge[112]

En , Casino annonce un partenariat avec Amazon, lui permettant de distribuer ses produits sur la plateforme internet d'Amazon et l'installation de 1 000 Lockers en France dans les magasins de Casino[113].

Situation des sites Amazon en France au [114]
Commune département Superficie Ouverture Type Adresse
Clichy Hauts-de-Seine 12 000 m2 2017 Corporate Office 67 Boulevard du Général Leclerc
92110 Clichy[115]
Bonneuil-sur-Marne Val-de-Marne ? 2017 AMZL-Amazon Logistics 36 Rue du Moulin Bateau
94380 Bonneuil-sur-Marne[116]
Bouc-Bel-Air Bouches-du-Rhône 11 000 m2 2017 AMZL-Amazon Logistics 282 Rue Paul Ricard
13320 Bouc-Bel-Air[117]
Boves Somme 107 000 m2 Fulfillment Center 1 Rue Superbe Orenoque
80440 Boves[118]
Brétigny-sur-Orge Essonne 142 000 m2 Fulfillment Center ex-base aérienne 217
20 Centre essais en vol
91220 Bretigny-sur-Orge[119]
Courbevoie Hauts-de-Seine 2 700 m2 2017 Amazon Web Services 31 Place des Corolles
92400 Courbevoie[120]
Lauwin-Planque Nord 90 000 m2 2013 Fulfillment Center
Sort Center
Rue de la Plaine
59553 Lauwin-Planque[121]
Le Blanc-Mesnil Seine-Saint-Denis 10 000 m2 2017 AMZL-Amazon Logistics 1 Rue Robert Brémond
93150 Le Blanc-Mesnil[122]
Le Loroux-Bottereau Loire-Atlantique 72 000 m2 2020/2021 - non connu
Saint-Priest Rhône 6 100 m2 2018 AMZL-Amazon Logistics 913 avenue des temps modernes
69800 Saint-Priest[123]
Metz-Frescaty Moselle 52 000 m2 2020 AMZL-Amazon Logistics ex-base aérienne 128
Montélimar Drôme 36 000 m2 Fulfillment Center Rue Joseph Lagarde
ZAC Les Portes de Provence
26200 Montélimar[124]
Paris Paris 4 000 m2 2016 Prime Now 3 boulevard Ney
75018 Paris[125]
Sainghin-en-Mélantois Nord 10 000 m2 AMZL-Amazon Logistics 1343 rue des Hts de Sainghin
59262 Sainghin-en-Mélantois[126]
Saran Loiret 70 000 m2 2007 Fulfillment Center
Sort Center
1401 Rue du Champ Rouge
45770 Saran[127]
Senlis Oise 47 701 m2 1er semestre 2019 Fulfillment Center Parc d'activités des Portes de Senlis
60300 Senlis
Sevrey Saône-et-Loire 40 000 m2 Fulfillment Center ZAC du Parc d'Activité du Val de Bourgogne
71100 Sevrey[128]
Strasbourg Bas-Rhin 5 000 m2 2017 AMZL-Amazon Logistics 9 Rue Livio
67100 Strasbourg[129]
Toulouse Haute-Garonne 7 500 m2 2018 AMZL-Amazon Logistics 124 Route d'Espagne
31100 Toulouse[130]
Vélizy-Villacoublay Yvelines 13 000 m2 2018 AMZL-Amazon Logistics 3 Rue Marcel Dassault
78140 Vélizy-Villacoublay[131]

Sites Internet

Logo de Amazon (entreprise)

site d'Amazon dans le monde
site d'Amazon dans le monde

Adresse amazon.com
Slogan « Work hard, have fun, make history » (« travailler dur, s'amuser, écrire l'histoire »)
Commercial Oui Oui
Écrit en C++, Java[132]
Publicité Oui Oui
Type de site Commerce électronique
Langue
Inscription facultative
Siège social Seattle, Drapeau de l'État de Washington Washington
Drapeau des États-Unis États-Unis
Propriétaire Amazon.com
Lancement 1995
Classement Alexa en augmentation5/10 (États-Unis/Global, 02/2018)[133]
État actuel en service

Les sites vitrines d'Amazon localisés, entre lesquels la sélection et le prix diffèrent, sont définis par le domaine de premier niveau et le code du pays :

Région Pays Nom de domaine Lancement
Asie Drapeau de la République populaire de Chine Chine amazon.cn [96]
Drapeau de l'Inde Inde amazon.in [99]
Drapeau du Japon Japon amazon.co.jp [94]
Drapeau de la Turquie Turquie amazon.com.tr [104]
Asie du Sud-Est Drapeau de Singapour Singapour amazon.com.sg [105]
Europe Drapeau de la France France amazon.fr [93]
Drapeau de l'Allemagne Allemagne amazon.de [92]
Drapeau de l'Italie Italie amazon.it [97]
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas amazon.nl [103]
Drapeau de l'Espagne Espagne amazon.es [98]
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni amazon.co.uk [92]
Drapeau de la Suisse Suisse amazon.ch non déterminé [134]
Amérique
du nord
Drapeau du Canada Canada amazon.ca [95]
Drapeau du Mexique Mexique amazon.com.mx [101]
Drapeau des États-Unis États-Unis amazon.com
Oceanie Drapeau de l'Australie Australie amazon.com.au [102]
Amérique
du sud
Drapeau du Brésil Brésil amazon.com.br [100]
Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis amazon.ae

Biens et services

Liseuse Kindle

Article détaillé : Amazon Kindle.

En , Amazon commercialise son propre lecteur de livres numériques, appelé Kindle. Le Kindle se décline également sous la forme d'une application pour ordinateur personnel, sur iPhone ou téléphones Android, ce qui permet de lire les livres électroniques dont on a acquis une licence de lecture sur différentes plateformes (les fichiers numériques restant la propriété d'Amazon qui peut les supprimer de la liseuse du consommateur à tout moment).

Plateforme MarketPlace Amazon

Depuis le [135], Amazon propose aussi aux particuliers, comme aux vendeurs spécialisés, de mettre en vente leurs propres objets, à condition que ces derniers soient référencés dans le catalogue Amazon, via la plateforme « MarketPlace ». Pour la France, Amazon prélève une commission sur le prix de vente, des frais de gestion, ainsi qu'une commission fixe par objet, et prélève également, en conformité avec la loi, une taxe sur la valeur ajoutée. En , Amazon annonce l'augmentation unilatérale de 50 % des commissions prélevées sur la vente des articles culturels. Ainsi, par exemple, sur chaque livre vendu, depuis le , un vendeur affilié voit soustraits des frais de gestion variant de 0,45  (contre 0,30  auparavant) à 3,99  + 15 % du total (contre 10,44 % auparavant). À ce total vient encore s'ajouter un forfait de 1,14  correspondant à l'abonnement mensuel au service. Depuis le premier , c'est le taux de TVA du pays d'implantation qui s'applique aux transactions finalisées, augmentant encore le coût du service.

Amazon Mechanical Turk

Article détaillé : Amazon Mechanical Turk.

Amazon Mechanical Turk (AMT, en français « Turc mécanique d'Amazon ») est un service de micro-travail lancé par Amazon fin 2005. C'est une plateforme web de crowdsourcing qui vise à faire effectuer par des humains, contre rémunération, des tâches plus ou moins complexes. Les tâches en question doivent être dématérialisées ; il s'agit souvent d'analyser ou de produire de l'information dans des domaines où l'intelligence artificielle est encore trop peu performante, par exemple l'analyse du contenu d'images.

Amazon Video

La Fire TV de 2016 (2ème[Quoi ?] Génération) + la télécommande Alexa.
Article détaillé : Amazon Video.

Créée en 2006, Amazon Video est la plateforme de vidéo à la demande d'Amazon, disponible en ligne aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Japon, en Autriche, en France[136] et en Allemagne.

Amazon Studios a pour sa part produit plusieurs programmes originaux diffusés sur Amazon Video depuis 2013. aujourd'hui, devenu Prime Video.

Amazon Lockers

Article détaillé : Amazon locker.

Des consignes automatiques pour permettre de récupérer les produits commandés par internet ont été déployées dans des centres commerciaux en France.

Fin 2015, Amazon implante des consignes automatiques à Paris, Orléans et Villeneuve d'Ascq, après l'avoir fait dans un premier temps aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Fret

En , Amazon signe un accord avec le loueur d'avions américain ATSG pour la location de vingt appareils Boeing 767 cargo sur une période de cinq à sept années. L'objectif est de diminuer sa dépendance aux entreprises de logistique FedEx et UPS[139].

Amazon a annoncé le un accord avec le gouvernement britannique dans le but de mettre en place un projet de livraison de petits paquets par drones. Les trois autorisations principales obtenues sont de faire voler des drones qui ne sont plus à portée de vue de leur opérateur dans des zones rurales et sururbaines, de faire opérer par une seule personne plusieurs drones automatisés, et de tester les performances de capteurs censés permettre aux appareils d'identifier et d'éviter des obstacles. Si le projet fonctionne, les paquets pourront être livrés en trente minutes partout dans le monde[140].

En , Amazon dépose un brevet pour la mise en place d’entrepôts volants suspendus par des zeppelins pour soutenir la livraison par drones[141].

Amazon Go

Le premier magasin Amazon Go à Seattle.

En , Amazon ouvre son premier supermarché alimentaire sans caisse, Amazon Go. Situé à Seattle, près du siège de l'entreprise, il reste en phase de test pendant près d'un an, réservé aux employés d'Amazon[142]. En , le magasin est ouvert au grand public[143].

En , on compte 13 magasins Amazon Go aux États-Unis : quatre à Seattle et Chicago, trois à San Fransisco et deux à New-York[144].

Amazon Textiles

Amazon est présent dans les rayons textiles avec ses marques Goodthreads et Paris Sunday[145].

Amazon Key

Amazon a lancé un service permettant de déverrouiller sa porte à distance et de regarder en direct celui ou celle qui entre au domicile. Le dispositif a été commercialisé sous l’appellation Amazon Key, aujourd’hui[Quand ?] disponible dans 37 villes américaines. La société nourrit également d'autres ambitions dans le domaine du marché nouveau des maisons connectées, concurrençant directement Google et ses systèmes connectés Nest Hello. En , Amazon rachète Ring, une startup spécialisée dans les sonnettes connectées munies de caméra pour accélérer le développement de ces nouveaux objets[146].

Le système Amazon Key fait l'objet de préoccupations depuis que des recherches en cybersécurité ont montré sa non infaillibilité[147],[148].

Amazon Music

Amazon propose son service de musique en streaming Prime Music comme un moyen de générer des abonnements au service Prime[149]. L'abonnement Amazon Music est aussi vendu séparément ou en lien avec Amazon Echo[150].

Communication

Activités de lobbying

Aux États-Unis

Selon le Center for Responsive Politics, les dépenses de lobbying d'Amazon aux États-Unis s'élèvent en 2017 à 13 millions de dollars[151]. Ces dépenses connaissent une augmentation nette depuis 2011[152].

Auprès des institutions de l'Union européenne

Amazon Europe est inscrit depuis 2015 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Il déclare en 2017 pour cette activité des dépenses annuelles d'un montant compris entre 1 750 000 et 2 000 000 euros[153].

En France

Pour l'année 2017, Amazon France déclare à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique exercer des activités de lobbying en France pour un montant qui n'excède pas 200 000 euros[154].

Pour l'année 2018, Amazon France déclare à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique exercer des activités de lobbying en France pour un montant qui n'excède pas 600 000 euros[154], en hausse par rapport à 2017.

Pratiques sociales

Conditions de travail

Des enquêtes de journalistes dénoncent régulièrement les conditions de travail extrêmes imposées aux salariés, conditions qualifiées de « darwiniennes », faites pour écraser et briser les employés les plus faibles[155],[156]. Les employés les plus efficaces sont désignés par l'appellation prétendument méritoire d'« Amabot » mais qui est une contraction d'Amazon et de robot[157]. Le journaliste Benoît Berthelot évoque dans son livre Le monde selon Amazon un « flicage des salariés et des clients », des « livreurs sous-payés et exploités[158] ».

En , Amazon UK, qui opère dans quatre grands entrepôts en Grande-Bretagne, est sévèrement critiquée pour les conditions de travail qu'elle impose à ses travailleurs dans l'un de ses entrepôts pendant la période des fêtes de fin d'année[159],[160]. Amazon France connaît aussi ces conditions[161]. En , les journalistes Diana Löbl et Peter Onneken publient un reportage dénonçant les conditions de travail dégradantes pour les employés temporaires étrangers d'Amazon à Bad Hersfeld en Allemagne, également pendant les fêtes de fin d'année[162]. En , le journaliste Jean-Baptiste Malet publie chez Fayard l'ouvrage En Amazonie : Infiltré dans le « meilleur des mondes », une enquête sur Amazon France[163],[164],[165]. Pour découvrir les coulisses d'Amazon, il s'est fait embaucher comme intérimaire dans le centre logistique de Montélimar, en équipe de nuit[166]. Le récit, « édifiant » selon Le Nouvel Observateur, décrit les conditions de travail des nombreux intérimaires travaillant pour Amazon, ces « nouveaux prolétaires dont nous créons tous les jours les jobs, à coups de clics »[167]. Il pointe notamment du doigt la grande proportion d'emplois précaires, les cadences éprouvantes, de mauvaises conditions de travail masquées par un paternalisme réinventé[168],[1]. Étendant son enquête à l'Allemagne, il aborde à nouveau la question dans un article du Monde diplomatique publié en [169].

À la suite des polémiques concernant les conditions de travail de ses employés, Amazon prépare en un programme à petite échelle pour expérimenter le travail à temps partiel d'équipes entières avec des semaines de 30 heures de travail[170].

Le site américain The Verge révèle en qu'Amazon a mis en place un système automatisé de licenciement[171]. Celui-ci analyse la productivité des employés des entrepôts où les colis sont assemblés et organisés, et génère automatiquement des avertissements et des avis de fin d'emploi pour les employés n’atteignant pas les quotas[172].

Pratiques antisyndicales

Amazon est connue pour sa longue tradition anti-syndicale, quel que soit le pays dans lequel elle est implantée, ce que reconnait la multinationale : « Nous ne pensons pas que les syndicats soient bénéfiques à nos clients, nos actionnaires et nos partenaires ». En France, elle n’avait ainsi pas hésité à s'introduire dans des locaux de la Confédération générale du travail (CGT) pour y confisquer des ordinateurs et en effacer le contenu[173].

En , le magazine en ligne américain Gizmodo a révélé l'existence d'une vidéo interne destinée aux cadres de Whole Foods Market (filiale d'Amazon de puis 2017) afin de les former à prévenir et enrayer toute création ou action de syndicats dans l’entreprise. La vidéo explique comment repérer les signes qui annoncent des actions syndicales : « Si vos employés commencent à parler de « salaires décents » ou de « représentant », s’ils passent du temps ensemble alors que ce n’était pas dans leurs habitudes, s’ils souhaitent avoir accès à la liste du personnel, ou bien encore s’ils s’intéressent trop à la vie de l’entreprise, alors vous avez là des signes annonciateurs d’une organisation des travailleurs à laquelle il faut rapidement répondre : Vous pouvez leur dire que vous préférez ‘les rapports directs avec vos employés’ (sans en passer par un syndicat), ou de manière plus forte, leur dire que ‘les syndicats sont des rats menteurs et trompeurs’. Dans les deux cas, la loi vous protège ! » conseille la vidéo[173].

Questions fiscales et concurrentielles

En 2019, Amazon héberge une fraude massive à la TVA française, les revendeur dont elle revend les produit n'étant pas tous inscrit au payant de la TVA d'un montant de 20% environ. En 2021, la TVA devra être payée par Amazon, en conformité avec la loi française issue d'une directive européenne[174].

Soupçons de fraude fiscale

En Grande-Bretagne, Amazon est sous le feu des projecteurs en étant suspecté de ne pas payer les impôts à hauteur de son chiffre d'affaires : « par un complexe montage financier, amazon.co.uk verse ainsi des droits de propriété intellectuelle à Amazon EU SARL, Amazon n'est imposé que de 2,4 % sur ses bénéfices réalisés en Grande-Bretagne, quand la taxe sur les bénéfices des entreprises était de 26 % dans le pays en 2011. »[175]

Amazon connait le même problème en France. Dans un entretien au Républicain lorrain, l'ancienne ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, accuse Amazon de ne pas payer d'impôt à la hauteur du chiffre d'affaires réalisé en France. La ministre juge ces pratiques « destructrices d'emploi, destructrices de culture, destructrices de lien social, parce que faire mourir les petites librairies dans les centres-villes, c'est une catastrophe »[176].

Le , le Financial Times annonce que la Commission européenne a envoyé une demande d'information au Grand-Duché de Luxembourg, où se trouve le siège européen d'Amazon. L'objectif est de vérifier si l'impôt sur les sociétés qui est appliqué à Amazon est bien conforme aux règles européennes en matière de concurrence[177]. À la fin du mois de , la société annonce déclarer à partir de ce mois ses revenus au Royaume-Uni, en Allemagne, en Espagne et en Italie ; elle affirme aussi, sans donner de date précise, travailler à les déclarer en France, pays où elle ne s'est acquittée que de 3,3 millions d’euros d’impôt en 2011 pour un chiffre d'affaires estimé entre 1,5 et 2 milliards de dollars[178].

Dans son analyse globale de la façon dont Amazon a acquis une position dominante, l'avocate Lina Khan relève les avantages fiscaux que cette société a réussi à obtenir, et les optimisations, avec un impact significatif sur ses comptes. Selon cette avocate, la société Amazon fausse ainsi le jeu de la concurrence[179],[180].

En , Amazon est condamnée par la Commission Européenne : accusée d'avoir bénéficié d'un avantage fiscal de 250 millions d'euros de la part du Luxembourg, la société est condamnée à rembourser cette somme[181].

Différend avec le Fisc français

En 2012, le ministère des Finances français annonce à Amazon France un redressement en arriérés d’impôts et en pénalités portant sur les années allant de 2006 à 2010[182].

Ce redressement fiscal s’élève à près de 252 millions d'euros[182].

Dans un premier temps, la direction d’Amazon a d’abord contesté vigoureusement cette décision et l’estimation de l’administration fiscale française. Elle a également fait part de son intention de la contredire et de « faire appel à tous les recours administratifs à sa disposition ». Les dirigeants de la firme américaine ont également justifié leur mécontentement en arguant du fait que ses activités commerciales en France étaient pilotées depuis le Luxembourg, où se trouve son siège européen (la fiscalité du Grand-Duché étant plus avantageuse que dans l’Hexagone)[183].

Par la suite, en , la presse française annonce que le géant américain a trouvé un accord avec Bercy (le ministère des Finances)[184],[185].

Accusation de dumping

Le , le Sénat français a adopté une proposition de loi visant à encadrer les conditions de la vente à distance des livres. Cette mesure porte notamment sur une interdiction du port gratuit pour les livres, afin de ne pas léser les librairies indépendantes[186].
En , Amazon a trouvé une solution pour contourner la loi en proposant des livraisons à 1 centime d'euro[187].

Amazon est également accusé de profiter de sa position dominante pour indiquer comme « non disponibles » des ouvrages dont l'éditeur s'est refusé à lui consentir la distribution, accréditant ainsi dans l'esprit du public l'idée erronée que ces livres sont épuisés ou introuvables[188].

Destruction du commerce de détail

En , Donald Trump s'en prend à Amazon, dont le propriétaire Jeff Bezos a pris position contre lui dès le début de la campagne présidentielle, Trump accuse Amazon de causer « beaucoup de tort aux petits détaillants qui paient des impôts ». L'entreprise perd alors 1,2 % de sa valeur en bourse, soit 5,7 milliards de dollars, et doit attendre plusieurs heures avant de retrouver sa valeur initiale[189].

Un rapport produit en par ATTAC et les Amis de la Terre confirme le constat de Mounir Mahjoubi : pour un emploi créé par l’entreprise, deux emplois du commerce de détail sont détruits[190].

Relations commerciales avec les fournisseurs

Bonnier

En 2014, 1 188 écrivains allemands ont signé une pétition critiquant les méthodes utilisées par Amazon à l'encontre de leur éditeur scandinave Bonnier[191]. Les écrivains, dont Elfriede Jelinek, Prix Nobel de littérature 2004, accusent Amazon de boycotter leur maison d'édition en raison d'une mésentente sur les conditions commerciales.

Le procès Amazon contre SLF

En s'ouvre un procès entre le Syndicat de la librairie française et « Amazon.fr » au sujet des frais de port offerts par ce dernier. Amazon envoie alors une lettre à ses clients, dénonçant le procès et demandant aux internautes d'envoyer une multitude de courriels à la SLF afin de défendre la gratuité des frais de port, pratique parfois appelée « bombardement de messagerie » (« mail-bombing » en anglais). En réaction à cette lettre et à la pétition mise en place sur le site Amazon.fr, la structure Lekti-ecriture.com lance en un « Appel pour le livre »[192] afin de défendre une autre lecture de l'affaire.

Entre-temps, au début du mois de , la société est condamnée à l'issue de ce procès pour non-respect de la loi Lang à 100 000  de dommages et intérêts et à une astreinte de 1 000  par jour jusqu'à modification de ses Conditions générales de vente[193].

Néanmoins, la Cour de cassation a estimé quelques mois plus tard, le , dans une autre affaire similaire concernant Alapage, que « la prise en charge par le vendeur du coût afférent à l’exécution de son obligation de délivrance du produit vendu ne constitue pas une prime au sens des dispositions du code de la consommation », rendant ainsi la gratuité du port possible.

Procès Amazon/État français

Le , le ministre de l'Économie Bruno Le Maire assigne Amazon devant le tribunal de commerce de Paris, réclamant une amende de 10 millions d'euros pour des pratiques abusives du groupe nord-américain envers ses fournisseurs français[194].

Recours collectif canadien

Au Canada, dès le début de , le groupe de droit des consommateurs a entrepris une action collective contre Amazon, pour taxe de vente invalide[195]. Selon le recours collectif, Amazon aurait appliqué les frais de taxes provinciales et fédérales sur des produits normalement exempts de ces taxes. Amazon a aussitôt entrepris de corriger les prix fautifs des articles concernés sur son site et a promis de dédommager tout consommateur affecté.

Polémiques diverses

Ventes d'ouvrages extrémistes

Amazon est accusé de laisser à la vente des œuvres antisémites et négationnistes (dont des textes de Céline et Rassinier) et de servir à la propagande d'extrême-droite dans les commentaires des livres[196],[197],[198],[199],[200],[201]. En 2019, Guérilla, de Laurent Obertone, est mis en avant dans des publicités Amazon sur le site d'extrême droite Fdesouche. Laurent Obertone est décrit par France Soir comme « adepte de la théorie du Grand Remplacement, publié aux controversées éditions Ring ». Une position qui, selon France Soir, « semble mal se marier avec la politique d'Amazon pour son programme "Partenaires" qui stipule que "les sites qui incitent à la discrimination basée sur la race, le sexe, la religion, l'origine nationale, l'invalidité physique, l'orientation sexuelle ou l'âge" ne peuvent pas jouir de ce partenariat ». Amazon faisait également de la publicité sur un site « administré par le militant néo-nazi condamné Boris Le Lay ». Selon l'organisation Sleeping Giants « c'est un financement intéressant pour les sites de la fachosphère. Il y a une grande opacité derrière ces flux financiers car il n'y a pas de comptabilité publique ». Amazon vend également l’ouvrage complotiste et antisémite Les Protocoles des Sages de Sion et différentes version de la théorie conspirationniste du grand remplacement de Renaud Camus[202].

Environnement

Greenpeace cite en 2017 Amazon parmi les grandes entreprises les moins respectueuses de l'environnement. L'ONG lui reproche de ne faire aucun effort pour réduire son impact environnemental et de ne dévoiler aucune statistique sur le recyclage de ses produits ou sur sa part d’énergie renouvelable[203].

Les services d'hébergement web d'Amazon (AWS) auraient émis en autant de gaz à effet de serre que le Portugal et en , son site de vente en ligne, autant de CO2 que la Bolivie soit respectivement 55,8 et 18,87 millions de tonnes[204],[205]. En septembre de la même année, Jeff Bezos annnonce que son entreprise s'engage à atteindre les objectifs de l'accord de Paris sur le climat avec dix ans d'avance[204].

Dénonçant l'ouverture de trois entrepôts géants en France, des associations de défense de l'environnement ont bloqué le siège d'Amazon France et deux autres bâtiments le . Ils souhaitent empêcher la création des entrepôts prévue par l'entreprise en raison des catastrophes environnementales. Ils reprochent à l'entité de créer des surproductions et d'abuser du transport par avion[206] à cause notamment de sa flotte de cinquante avions-cargos et dont le nombre devrait être porté à soixante-dix en [205].

Destruction massive de produits invendus

En 2018, Amazon aurait détruit 3,2 millions de produits neufs en France selon les estimations d’élus CGT. La cause de cette « destruction massive » serait la politique de stockage qui se résume pour les vendeurs à une alternative : récupérer la marchandise invendue ou la détruire. Or les coûts de rapatriement de la marchandise dissuadent les vendeurs de le réaliser, préférant pour un faible coût la faire détruire par Amazon[207],[208].

Un reportage du journaliste Guillaume Cahour sur ce sujet est diffusé en janvier 2019 dans l'émission Capital. Le journaliste s'est fait embaucher au sein d'un site d'Amazon France. Le reportage cite l'exemple de Châlons sur Saône où plus de 293.000 produits ont été jetés neufs ou presque, en l'espace de neuf mois[209].

Notes et références

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Voir aussi

Bibliographie

  • Richard Brandt, Amazon, les secrets de la réussite de Jeff Bezos, Éditions Télémaque, 2012 (ISBN 978-2753301559)
  • Jean-Baptiste Malet, « Amazon, l’envers de l’écran », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)
  • Jean-Baptiste Malet, En Amazonie, Fayard, 2013 (ISBN 978-2213677651). Édition augmentée en livre de poche : Pluriel, 2015 (ISBN 978-2818504437)
  • Brad Stone, Amazon : La boutique à tout vendre, First Interactive, 2014 (ISBN 978-2754060592)
  • Benoît Berthelot, Le monde selon Amazon, Cherche Midi, 2019 (ISBN 978-2749161853)
  • Vincent Mayet, Amazon, main basse sur le futur, Robert Laffont, (ISBN 978-2221242759, lire en ligne)

Documentaire

  • L'irrésistible ascension d'Amazon. Réalisation: David Carr-Brown. Production : ARTE/RBB, Pumpernickel Films, 2018

Articles connexes

Liens externes