Amateur

Un amateur se livre à une activité en dehors de son cadre professionnel, généralement sans rémunération, dont la motivation ressort essentiellement de la passion. Répondant en partie à des prescriptions et des désirs mimétiques, les pratiques amateurs supposent également un engagement personnel que ne considère pas toujours une sociologie déterministe[1].

Amateur et professionnel

L'amateur est souvent connoté péjorativement, soit par l'implication d'un manque de compétences, notamment en sport, soit par la moindre consécration symbolique accordée à une pratique désintéressée. La notion sert ainsi parfois plus à dévaloriser un acteur qu'à décrire un comportement, ce qui affaiblit sa légitimité théorique[2]. Néanmoins, la préférence des professionnels aux amateurs ne s'avère pas systématique. Ainsi, les Jeux olympiques ont été pendant très longtemps[Combien ?] réservés uniquement aux sportifs amateurs. Jim Thorpe, vainqueur aux Jeux olympiques d'été de 1912, perd ses médailles pour avoir été payé dans des épreuves de baseball auparavant.

Accès à la reconnaissance

Les amateurs jouent parfois un rôle essentiel dans l'avancée de leur domaine de prédilection, tel que le logiciel libre, la musique libre, l'astronomie, plusieurs sciences naturelles comme l'ornithologie ou l'entomologie. Le web participatif facilite et explique le plus grand pouvoir d'impact des profanes dans l'élaboration du savoir, la production artistique ou l'engagement politique[3].

Notes et références

  1. Antoine Hennion « Réflexivités. L'activité de l'amateur », Réseaux 1/2009 (no 153), p. 55-78. Accessible en ligne
  2. André Gunthert, « Ne parlons plus des amateurs. » Billet du blog L'Atelier des icônes.
  3. Patrice Flichy, Le Sacre de l'amateur. Sociologie des passions ordinaires à l'ère numérique, Seuil & La République des idées, 2010

Liens externes