Amaq

Logo de l'agence Amaq.
Logo de l'agence Amaq.

L’Amaq (en arabe : وكالة أعماق الإخباريّة, Wakālat A‘māq al-Ikhbāriyyah?, en anglais : Amaq News Agency) est l'agence de presse et un des organes de propagande de l'organisation djihadiste État islamique (EI, ou Daech).

Historique

L'agence Amaq apparaît en août 2014, alors que l'État islamique est engagé dans la bataille de Kobané, elle diffuse alors des images des combats. Par la suite, elle continue de publier, sous forme de dépêches, les diverses opérations militaires et attentats menés par les djihadistes de l'EI[1].

Cette agence est fondée par le journaliste syrien Rayan Machaal, ancien activiste et créateur du site Halab News basé à Alep[2],[3]. Celui-ci est tué le à Mayadin dans un raid aérien de la coalition[4],[3].

Analyse

Les dépêches d'Amaq sont rédigées dans plusieurs langues. La fusillade de San Bernardino, en décembre 2015 aux États-Unis, est la première attaque terroriste menée hors d'Irak et de Syrie relayée par Amaq. Depuis l'agence est devenue le principal canal de diffusion des revendications d'EI, ses dépêches précédent généralement la publication des communiqués officiels[1].

Objectivité et propagande

Selon Wassim Nasr, journaliste de France 24 : « Leur ligne de conduite est de coller un maximum à la réalité. Quand ils perdent, ils parlent rarement mais ils ne donnent pas de fausses informations pour garder une crédibilité aux yeux de leur public »[1].

Selon Madjid Zerrouky, journaliste du Monde, « Amaq n’est évidemment pas une agence de presse au sens traditionnel, même si elle fait tout pour s’en donner les apparences – ton factuel et en général sans outrance, présentation soignée et outils techniques poussés, comme une application Androïd. Il s’agit bien d’un outil de propagande de l’EI qui, parfois, sert de brève prérevendication avant la publication d’un communiqué plus long par l’organisation »[5].

Vocabulaire

Dans ses communications, l'État islamique use généralement du terme de « soldats du califat » pour désigner les combattants qui lui sont directement affiliés. Les auteurs d'attaques ayant revendiqué leurs actions au nom de l'EI, mais sans être forcément en contact avec le groupe djihadiste, sont généralement qualifiés de « partisans » ou de « sympathisants »[6],[7].

Liens externes

Références

  1. a, b et c Eléonore Abou Ez, Amaq : l’agence de presse, vitrine des revendications de Daech, Francetv info, 16 juillet 2016.
  2. Romain Caillet, « Jihadologie - Genèse d’al-A‘maq « l’agence de presse » de l’Etat islamique - Libération.fr », sur jihadologie.blogs.liberation.fr (consulté le 26 décembre 2016)
  3. a et b Fusillade à Las Vegas : "L'EI met en jeu sa crédibilité pour revendiquer cet attentat", Franceinfo, 3 octobre 2017.
  4. Mort d'un fondateur de l'agence de propagande de l'EI, Le Figaro avec AFP, 31 mai 2017.
  5. Madjid Zerrouky, « Comment traiter les revendications de l’organisation Etat islamique », sur Djihad Online, (consulté le 26 juillet 2016).
    Djihad Online est « un blog de la rédaction — Le Monde », hébergé sur lemonde.fr.
  6. [vidéo] « Tuerie d'Orlando - Le groupe État islamique revendique, pour la 2e fois, une attaque sur le sol US », France 24, 13 juin 2016.
  7. [vidéo] « Terrorisme - En 48 heures, 2 "soldats du califat" frappent les États-Unis et la France », France 24, 14 juin 2016.