Alma Rosé

Alma Rosé
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Tombe d'Alma Rosé et de ses parents au cimetière autrichien de Grinzing
Naissance
Vienne
Décès (à 37 ans)
Auschwitz
Nationalité Drapeau : Autriche autrichienne
Pays de résidence Autriche
Profession
Ascendants
Arnold Rosé et Justine Mahler
Conjoint
Váša Příhoda 

Alma Rosé, née à Vienne (en Autriche), le et morte le (à 37 ans) dans le camp de concentration d'Auschwitz, est une violoniste autrichienne d'origine juive.

Biographie

Jeunesse

Née à Vienne, Alma Rosé est la fille du violoniste Arnold Rosé et de Justine Mahler, sœur du compositeur Gustav Mahler. Plongée dans la vie musicale dès son plus jeune âge, elle devient violoniste à son tour. En 1930, elle épouse le violoniste tchèque Váša Příhoda , considéré comme l'un des prodiges du XXe siècle. Leur mariage durera cinq ans.

En 1932, Alma Rosé fonde l'orchestre féminin, Die Wiener Walzermädeln, avec lequel elle fera de nombreuses tournées en Europe.

Au moment de l'Anschluss, elle fuit avec son père à Londres. Revenue sur le continent pour quelques concerts, elle se retrouve prise au piège aux Pays-Bas lors de l'invasion nazie. Partie pour la France, elle est arrêtée fin 1942 par la Gestapo. Internée au camp de Drancy, elle est déportée en , par le convoi No 57.

Auschwitz

À l'intérieur du camp, elle se retrouve nommée directrice de l'orchestre des femmes, qui rassemble des musiciennes de tout niveau chargées d'encadrer en musique le départ des déportées pour le travail ou de jouer pour le seul plaisir des SS. Ce « rôle » confère à Alma le titre de kapo, ce qui lui permet d'obtenir certains privilèges.

Début , elle tombe sans explication subitement malade et est transportée à l’hôpital avec de fortes douleurs gastriques et une grande fièvre. Alma Rosé meurt le à Auschwitz, victime selon les uns d'une intoxication alimentaire ou d'une infection foudroyante, selon d'autres d'un poison[1].

Elle est enterrée au cimetière de Grinzing, près de Vienne.

Après-guerre

Après la guerre et la libération du camp, une polémique naîtra entre divers survivants de l'orchestre. Si l'on en croit la pianiste Fania Fénelon, Alma aurait usé voire abusé du pouvoir conféré par son statut de kapo aux dépens des musiciennes[2]. De son côté, la violoncelliste Anita Lasker-Wallfisch prit sa défense, précisant qu'Alma n'avait rien fait d'autre que d'essayer de préserver la vie de ses compagnes de camp[3].

Références

  1. « Then Alma died suddenly in 1944. The SS order an autopsy and diagnose poisoning » in Mary Lagerway Reading Auschwitz Altamira Press 1998 p. 118 (ISBN 0-7619-9186-7)
  2. Playing for time, par Fania Fénelon et Marcelle Routier, Syracuse University Press, 1997
  3. « Inherit the Truth, 1939-1945 : The Documented Experiences of a Survivor of Auschwitz and Belsen », par Anita Lasker-Wallfisch, éditions Giles de la Mare, 1996

Liens externes