Alice Saunier-Seïté

Alice Saunier-Seïté
Fonctions
Ministre des Universités
Chargée des fonctions de ministre délégué chargé de la Famille et de la Condition féminine à partir du 04/03/1981
Président Valéry Giscard d'Estaing
Gouvernement Raymond Barre II et III
Prédécesseur Elle-même
Monique Pelletier (Famille et Condition féminine)
Successeur Roger-Gérard Schwartzenberg (Universités, secrétaire d'État) (indirectement)
Georgina Dufoix (Famille, secrétaire d'État)
Secrétaire d'État aux Universités
Président Valéry Giscard d'Estaing
Gouvernement Jacques Chirac I
Raymond Barre I et II
Prédécesseur Jean-Pierre Soisson
Successeur Elle-même
Biographie
Nom de naissance Alice Louise Saunier
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Jean-le-Centenier (Ardèche)
Date de décès (à 78 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Drapeau de France Française
Parti politique Parti républicain

Alice Saunier-Seïté[1] est une universitaire et femme politique française, née Saunier le à Saint-Jean-le-Centenier (Ardèche) et morte le à Paris. Elle est notamment secrétaire d'État de janvier 1976 à janvier 1978, puis ministre des Universités jusqu'en mai 1981.

Biographie

Fille de Daniel Saunier, et de Marie-Louise Lascombe, elle épouse Élie-Jacques Picard — dont elle a deux fils — puis Jérôme Seïté.

Au cours de sa carrière universitaire, elle a été en France la première femme à être élue doyen de la faculté de lettres et de sciences sociales de Brest, avant d'être recteur de l'Académie de Reims, et enfin professeur au Conservatoire national des arts et métiers.

En 1979, au cours de son mandat de ministre des Universités, elle prend la responsabilité de faire raser les bâtiments de l'université de Vincennes, qui est reconstruite 15 km plus loin, à Saint-Denis où elle se trouve encore. La presse satirique s'en donna à cœur joie, le Canard enchaîné titre : « Alice a perdu ses facultés » et le commentaire peu amène de la ministre fut publié partout : « De quoi se plaignent-ils ? Leurs nouveaux bâtiments seront situés entre la rue de la Liberté, l'avenue Lénine et l'avenue de Stalingrad, et ils sont chez les communistes »[2].

Carrière universitaire

Carrière politique

Œuvres

  • 1963 - Les Vallées septentrionales du massif Oetztal (sous le nom d'Alice Picard).
  • 1965 - Contribution à l'étude du Suedfoehn d'Innsbruck (sous le nom d'Alice Picard).
  • 1980 - Le comte Boissy d'Anglas. Conventionnel et pair de France, France Univers, 359 p.
  • 1982 - En première ligne. De la communale aux universités, Plon, 188 p.
  • 1984 - Remettre l'État à sa place (Sous la direction d'Alice Saunier-Seïté), Plon / Le club Figaro Magazine, 187 p.
  • 1985 - Une Europe à la carte (Sous la direction d'Alice Saunier-Seïté), Plon / Le club Figaro Magazine, 193 p.
  • 1998 - Le Cardinal de Tournon, le Richelieu de François Ier. La Voute, Les Deux Mondes, 1998, 159 p.
  • 1998 - Les Courtenay. Destin d'une illustre famille bourguignonne, France Empire, 1998, 252 p.
  • 1999 - Dictionnaire des monuments d'Île-de-France (en collaboration).
  • 2000 - Giscard à deux voix, Perrin.

Bibliographie

  • Jean Choffel, Seule, une femme, Alice Saunier-Seïté, Flammarion, Paris, 1992, (ISBN 2-080642-32-4)
  • Pierre Mazeaud, Notice sur la vie et les travaux de Alice Saunier-Seïté (1925-2003), Institut de France, 2007 (www.asmp.fr)

Les archives d'Alice Saunier-Seïté sont conservées aux Archives nationales et forment le fonds 100/AJ.

Décorations et hommage

En 2017, le jardin de la rue Visconti, dans le 6e arrondissement de Paris, prend son nom en hommage.

Notes et références

  1. Saunier est le nom de son père, Seïté celui de son second mari (le premier s'appelait Picard). Voir la notice la concernant sur le site du catalogue de la BnF.
  2. Claude-Marie Vadrot, « Quand Vincennes déménage à Saint-Denis ». Politis, nº 30 avril 2008, p. 32.

Annexes

Article connexe

Liens externes