Alfred de Falloux

Alfred de Falloux
Alfred de Falloux Disderi BNF Gallica.jpg
Alfred de Falloux, ca. 1860.
Fonctions
Ministre de l'Instruction publique et des cultes
-
Député de Maine-et-Loire
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 74 ans)
Angers
Nationalité
Activités
Autres informations
Propriétaire de
Parti politique
Membre de

Le comte Frédéric Alfred Pierre de Falloux du Coudray, né à Angers (Maine-et-Loire) le [1] et mort à Angers le , est un historien et homme politique français.

Biographie

Carrière politique

Né d'un père anobli par Charles X, Falloux commence sa carrière comme journaliste légitimiste et clérical, sous l'influence de Madame Swetchine. En 1846, il est élu député de Maine-et-Loire. Il accueille avec bienveillance la révolution de février 1848. Élu député à l'Assemblée nationale en février 1848, comme « républicain du lendemain », il y est l'adversaire acharné des Ateliers nationaux dont il obtient la dissolution en juin 1848, provoquant indirectement les répressions des journées de Juin.

Le 13 mai 1849, il est réélu à l'Assemblée législative. Le président de la République Louis-Napoléon Bonaparte, dont il avait soutenu la candidature, le nomme ministre de l'Instruction publique et des cultes dans le premier gouvernement Odilon Barrot en décembre 1848. Mais ses désaccords avec le président, notamment sur la question romaine, l'amènent à démissionner quelques mois plus tard en octobre 1849[réf. nécessaire].

Entre-temps, le , il avait néanmoins réussi à faire passer la loi qui porte son nom et qui organisait l'enseignement primaire et secondaire. Cette loi prévoyait que le clergé et les membres d'ordres religieux, hommes et femmes, pourraient enseigner sans produire d'autre qualification qu'une lettre d'obédience. Cette exemption fut même étendue aux prêtres qui enseignaient dans les écoles secondaires, alors qu'un grade universitaire était exigé des enseignants laïcs. De leur côté, les écoles primaires étaient placées sous la surveillance des curés. Falloux fut élu membre de l'Académie française en 1856. Il déclare à propos de cette loi : " le premier devoir du prêtre c'est d'enseigner aux pauvres la résignation"[2]. Il cautionne par sa présence le 4 avril 1856 la fondation par Augustin Louis Cauchy de l'Œuvre des Écoles d'Orient[3], plus connue actuellement sous le nom de L’Œuvre d’Orient[4]. Il va même accepter d’être membre de son 1er Conseil général[5] le 25 de la même année.

Opposé au régime impérial, il n'occupa aucun poste pendant le Second Empire. Durant le coup d'état du 2 décembre, il joignit les protestataires et fut arrêté pendant un moment[6]. Retiré, par la suite, sur ses terres du Bourg-d'Iré, en Anjou, il continua néanmoins de suivre l'évolution de la vie politique et participa activement, au sein de la revue du Correspondant dont il fut, avec le comte de Montalembert et Augustin Cochin, l'un des fondateurs, à la lutte contre les catholiques intransigeants et leur leader, Louis Veuillot. Il s'opposa aux idées conservatrices du « comte de Chambord » et s'efforça, en vain, et contre l'avis de l'héritier des Bourbons, de négocier la fusion entre les légitimistes et les orléanistes.

Carrière littéraire

Galerie

Principales publications

  • Louis XVI (1840)
  • Histoire de saint Pie V, pape, de l'ordre des Frères prêcheurs (1844)
  • Discours de M. de Falloux sur la situation du pays et sur les ateliers nationaux à la séance de l'Assemblée nationale du 24 mai 1848 (1849) Texte en ligne
  • Le Parti catholique, ce qu'il a été, ce qu'il est devenu (1856)
  • Itinéraire de Turin à Rome (1861)
  • Madame Swetchine, sa vie et ses œuvres, publiées par M. le Cte de Falloux (2 volumes, 1860)
  • Lettres de Mme Swetchine, publiées par M. le Cte de Falloux (2 volumes, 1862) Texte en ligne 1 2
  • Augustin Cochin (1875)
  • L'Évêque d'Orléans (1879)
  • De l'Unité nationale (1880)
  • Discours et mélanges politiques (1882)
  • Études et souvenirs (1885) Texte en ligne
  • Mémoires d'un royaliste (2 volumes 1888) Texte en ligne 1 2
  • Correspondance d'Alfred de Falloux avec Augustin Cochin : 1854-1872, établie et annotée par Jean-Louis Ormières, H. Champion, Paris, 2003

Notes et références

  1. Né le selon la biographie d’Eugène de Mirecourt ; né le selon le Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle de Pierre Larousse ; né le selon le site de l’Académie française.
    Le registre de l'état-civil du 2e arrondissement d'Angers (consultable ici, page 21/112, 20e nom dans la colonne de gauche) indique le 8 mai.
  2. mike roland, « Les origines de la première Guerre Mondiale Henri Guillemin », (consulté le 16 mars 2018)
  3. https://www.oeuvre-orient.fr/wp-content/uploads/LE-CINQUANTENAIRE-DE-LŒUVRE-DES-ECOLES-DORIENT.04.07.2017.pdf
  4. https://oeuvre-orient.fr
  5. Voir le 1er fascicule de l’Œuvre des Écoles d’Orient publié à Paris, le 25 avril 1856 mentionnant la composition de son 1er Conseil Général
  6. Victor Hugo, Histoire d'un crime, cf. chap. XIV, Caserne d'Orsay

Annexes

Bibliographie

Liens externes

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    • WorldCat
  • Ressource relative à la littérature : Académie française (membres)
  • Les correspondances d'A. de Falloux

Article connexe