Albert de Louvain

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Albert de Louvain
Image illustrative de l'article Albert de Louvain
Biographie
Naissance vers 1166
Louvain (?) Drapeau de la Belgique Belgique
Décès
Reims Drapeau de la France France
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
par le
pape Célestin III
Titre cardinalice cardinal-diacre
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Fonctions épiscopales Prince-évêque de Liège
Prince-évêque de Liège

Saint Albert de Louvain ou Albert de Liège, né vers 1166 à Louvain et mort assassiné le à Reims, est un prince-évêque de Liège et cardinal de la fin du XIIe siècle. Reconnu comme saint par l'Église catholique il est liturgiquement commémoré le 24 novembre en Belgique[1] et le 21 novembre ailleurs.

Chanoine et chevalier

Second fils de Godefroid III, comte de Louvain, Albert fut fait chanoine de la cathédrale de Liège dès l'âge de 12 ans. À 21 ans, il y renonça pour se mettre au service de Baudouin V de Hainaut, comme chevalier. Il se destinait à partir en croisade en Terre sainte mais cela ne se réalisa pas.

La crosse d'Albert de Louvain, Palais du Tau (Reims).

Évêque de Liège

Découverte des restes d'Albert de Louvain.

Il récupéra son bénéfice canonial et fut choisi comme évêque de Liège en 1191. Il avait alors 25 ans. Bien qu'il y ait un autre candidat, Albert de Rethel, l'empereur Henri VI proposa son propre candidat. Albert se rendit à Rome et obtint l'approbation du pape Célestin III. De retour, Albert fut consacré évêque aussi par l'archevêque de Reims, ce que l'archevêque de Cologne ne voulut pas faire. Le candidat impérial du siège, Lothaire de Hochstaden, refusa de céder et avec l'aide de Henri VI força son autorité. Allant plus loin, Henri VI envoya des émissaires à Reims qui surprirent Albert de Louvain alors qu'il se rendait à l'abbaye de Saint-Rémi et l'assassinèrent (1192). Lothaire fut excommunié et l'empereur Henri VI dut faire pénitence.

En 1919, les fouilles entreprise par Henri Deneux exhumèrent un sarcophage de pierre en trois morceaux enseveli sous la nef de la cathédrale de Reims. Le , Mgrs Luçon, Lagraive et Neveux conclurent qu'il était celui d'Albert de Louvain, une crosse et une tête ont été gardés.

Un saint

Tout indique qu'Albert de Louvain était un homme de bien. Son esprit de chevalier et son désir de partir en croisade en sont des indications. Il est même possible que son retour comme chanoine à Liège ait été motivé par des sentiments authentiquement religieux. Il n'en reste pas moins que son assassinat fut un acte politique. Qu'il fut évêque ne change rien au fait, même si cela augmenta beaucoup la gravité du geste. Si aucune passion religieuse ou « haine pour la foi » (condition pour la reconnaissance d'un « martyr chrétien ») n'animaient ses assassins, en revanche, il fut assassiné pour sa fidélité à l'Église apostolique, catholique et romaine.

Il est liturgiquement commémoré le 24 novembre en Belgique et le 21 novembre ailleurs.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

  • Joseph Daris, Histoire du diocèse et de la principauté de Liége depuis leur origine jusqu'au XIIIe siècle, Liège, Louis Demarteau, , 760 p. (lire en ligne), « La principauté et le diocèse sous Albert », p. 627-638
  • Chanoine J. David, Histoire de Saint-Albert de Louvain, évêque de Liège, Tournai,
  • Félix Magnette, « Le tombeau de saint Albert de Louvain, évêque de Liège », Chronique archéologique du pays de Liège, t. XIII, no 2,‎ , p. 21-23 (lire en ligne)
  • Édouard de Moreau, Albert de Louvain, Prince-évêque de Liège, Bruxelles,

Articles connexes

Liens externes