Ahmed Abdallah Mohamed Sambi

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Ahmed Abdallah Mohamed Sambi

Ahmed Abdallah Mohamed Sambi
أحمد عبدالله محمد سامبي
Illustration.
Le président Sambi en 2009.
Fonctions
Président de l'Union des Comores

(5 ans)
Élection
Vice-président Iliassou Abdillah
Ikililou Dhoinine
Idi Nadhoim
Prédécesseur Azali Assoumani
Successeur Ikililou Dhoinine
Biographie
Nom de naissance Ahmed Abdallah Mohamed Sambi
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Mutsamudu, Anjouan (Comores)
Nationalité comorienne
Parti politique indépendant
Conjoint Hadjira Djoudi
Profession théologien
industriel

Ahmed Abdallah Mohamed Sambi
Présidents de l'Union des Comores

Ahmed Abdallah Mohamed Sambi (en arabe : أحمد عبدالله محمد سامبي), né le à Mutsamudu (Anjouan, dans l'archipel des Comores), est un chef d'État comorien.

Théologien (il est surnommé « l'Ayatollah ») et industriel dans le secteur de la literie, de la parfumerie et de l'embouteillement, il a occupé les fonctions de député et de président de la Commission des lois à l’Assemblée nationale de 1996 à 1997.

Fondateur du Front national pour la justice(FNJ), Sambi remporte l'élection présidentielle de 2006 avec 58,02 % des voix. Il prend ses fonctions de président de l'Union des Comores le .

Carrière politique

Sambi qui se présentait comme candidat indépendant aux élections, a été élu président de l'Union des Comores le , premier sur treize autres candidats avec 58,40 % des votes, en tant que candidat d'Anjouan, comme prévu par le système de présidence tournante entre les îles.

Sambi juge que les Comores ne sont pas prêtes à devenir une république islamique et il n'impose pas le port du voile. Il promet en revanche de combattre la corruption, de créer des emplois et de construire de meilleurs logements pour la majorité des Comoriens qui vivent dans la pauvreté.

« Nous laissons aux politiciens le soin de gérer le pays, mais, au cas où ils auront failli à leur mission, nous descendrons dans les arènes pour défendre les intérêts du peuple comorien ».[réf. nécessaire]

Sambi a convoqué les électeurs comoriens pour un référendum constitutionnel le , approuvé par 93 % des votants. Cette nouvelle constitution renforce les pouvoirs du président de l'Union, ceux des îles devenant des « gouverneurs » avec une plus large autonomie, les assemblées des îles des « conseils » et les députés des « conseillers ». Le mandat du président Sambi ainsi que ceux des gouverneurs prendront ainsi fin au même moment, à la suite de l'harmonisation des élections telle que stipulée dans l'amendement constitutionnel. N'ayant pas trouvé d'accords sur la date de cette harmonisation lors de la conférence inter-comorienne ayant précédé la révision constitutionnelle, les députés et les conseillers des îles réunis en congrès en février 2010 devaient trancher la question à cette occasion. L'islam est ainsi devenue « religion d'État », alors que la Constitution précédente le définissait seulement comme « inspirateur des règles et principes qui régissent l'Union des Comores ».

En février 2009, il a reçu en visite officielle Mahmoud Ahmadinejad, très populaire aux Comores[1] et s'est singularisé au sommet de la Ligue arabe le en proposant de décerner le prix Nobel de la paix au président soudanais (inculpé par la Cour pénale internationale) Omar el-Bechir[2]. Il proteste contre la France à l'ONU en septembre 2010 pour avoir accordé le statut de département à l'île de Mayotte[3]. En 2011, il renouvelle son soutien au colonel Khadafi malgré la répression contre les révoltes populaires en Libye[4].

Son mandat expire le mais la Cour constitutionnelle, qui avait annulé la prorogation de son mandat, décrète son maintien au poste de président de l'Union, avec des pouvoirs limités, en attendant la nouvelle élection présidentielle[5].

Son successeur Ikililou Dhoinine, qui était son vice-président depuis 2006, est élu le et lui succède effectivement le . Toujours dans le cadre de la présidence tournante entre les îles, il est le premier président originaire de Mohéli.

A l'élection présidentielle de 2016, Sambi soutient officiellement Fahmi Saïd Ibrahim, leader du Parti pour l'Entente comorienne (PEC)[6] contre Azali Assoumani.

Après avoir critiqué le projet de référendum du président actuel Azali Assoumani, qui prévoit de réviser la Constitution et a décidé de suspendre la Cour constitutionnelle, il est placé en résidence surveillée le 19 mai 2018[7].

Voir aussi

Notes et références

  1. « Comores : Le président iranien à Moroni », Témoignages, (consulté le 26 février 2009)
  2. « Les dirigeants arabes entre union et désunion », Radio France International, (consulté le 31 mars 2009)
  3. Le Monde: Bilan du monde 2011
  4. « Ridja : “La visite de Sambi n’a rien d’officielle” », Clicanoo.fr, (consulté le 15 avril 2011)
  5. Rulers.org 26/05/2010
  6. « Présidentielles de 2016: Fahmi Saïd Ibrahim investi par le parti JUWA », habarizacomores.com,‎ (lire en ligne)
  7. Aux Comores, l’ancien président Sambi assigné à résidence, Le Monde, 21 mai 2018.