Agabus (Bible)

Agabus
Image illustrative de l’article Agabus (Bible)
Le prophète Agabus prédisant à saint Paul ses souffrances à Jérusalem par Chéron, v. 1700, chapelle Notre-Dame de Guadalupe, Notre-Dame de Paris.
Naissance Ier siècle
Vénéré par Christianisme
Fête 13 février (Église catholique romaine)
8 mars (Église chrétienne d'Orient)

Agabus est un prophète du Ier siècle mentionné par Luc dans les Actes des Apôtres. Dans la Tradition, il est l’un des septante disciples mentionnés dans l'Évangile selon Luc (Ac 10:1-24). Durant son ministère, il prédit une grande famine sur toute la terre et, inspiré par le Saint-Esprit, il annonça à saint Paul la captivité qui l’attendait de la part des païens.

Biographie

D'après la Tradition, Agabus est un habitant de Jérusalem. Il serait l'un des septante disciples[1], mentionnés dans l'Évangile selon Luc, envoyés par Jésus pour répandre la Bonne Nouvelle. Agabus aurait ainsi compté parmi les cent-vingt disciples, présents le jour de la Pentecôte, pour y recevoir l'Esprit saint.

Les Actes (Ac 11:27-28) indiquent qu'il figurait parmi un groupe de prophètes qui voyageaient de Jérusalem à Antioche. Il reçut le don de prophétie et annonça l'imminence d'une terrible famine, que l'auteur situe justement durant le règne de l'empereur Claude.

Les Actes (Ac 21:10-11) mentionnent à nouveau un prophète du nom d'Agabus venant de Judée. Celui-ci aurait approché saint Paul à Césarée et lui aurait prédit sa captivité à Jérusalem :

« Il vint vers nous, enleva la ceinture de Paul, se ligota les pieds et les mains, et déclara : Voici ce que dit l'Esprit Saint : L'homme à qui appartient cette ceinture, les Juifs le ligoteront de la sorte à Jérusalem et le livreront aux mains des nations. »

Selon la Tradition, après une activité apostolique féconde dans de nombreux pays, Agabus fut martyrisé à Antioche[2].

Calendrier liturgique

L'Église catholique célèbre Saint Agabus le 13 février[3], tandis que les églises chrétiennes d'Orient le célèbre le 8 mars.

Annexes

Bibliographie

Liens internes

Références

  1. Maistre 1868, p. 173
  2. Maistre 1868, p. 176
  3. Martyrologe romain, traduit par J. Carnandet et J. Fèvre, Lyon, L. Gauthier et Paris, V. Palmé, 1866, p. 140 [lire en ligne].