Afrique subsaharienne

Pour un article plus complet et plus détaillé : Afrique.

Afrique subsaharienne
L'Afrique subsaharienne est l'espace en vert sur la carte.
L'Afrique subsaharienne est l'espace en vert sur la carte.
Superficie 22 431 000 km2[1] ou 24 265 000 km2[2] selon les sources
Population 1 022 664 451 hab. (2017[3])
Pays 48
Principales langues arabe, français, anglais, portugais, peul, afrikaans, malgache, amharique, tigrigna, wolof, haoussa, swahili, zoulou, lingala, bambara, somali, moré, yoruba, soninké, dioula, agni, bété, baoulé, fang, kituba, soussou
Point culminant Kilimandjaro (pic Uhuru), 5 891,8 m
Principale étendue d'eau Lac Victoria
Fuseaux horaires UTC−1 (Cap-Vert) –
UTC+4 (Maurice)
Principales villes 20 plus importantes par ordre décroissant du nombre d'habitants

Lagos, Kinshasa, Luanda, Nairobi Khartoum, Ibadan, Dar es Salam, Kano, Johannesbourg, Accra, Abidjan, Addis-Abeba, Bamako, Kampala, Le Cap, Durban, Dakar, Harare, Ekurhuleni, Mbujimayi[4]

L'Afrique subsaharienne est l'étendue du continent africain au sud du Sahara, séparée écologiquement des pays du nord par le climat rude du plus vaste désert chaud du monde.

Elle abrite quarante-huit États, dont les frontières sont issues de la décolonisation.

C'est le lieu de naissance de l'« Homme moderne », Homo sapiens.

Ses climats se distinguent par les variations pluviométriques annuelles plutôt que par les variations des températures. C'est une zone très riche sur le plan de la biodiversité quoique vulnérable au dérèglement climatique.

L'Afrique subsaharienne est la partie de la planète la plus dynamique en matière démographique, mais les problèmes sanitaires et d'éducation sont les plus préoccupants au niveau mondial.

Le sous-continent est la zone la moins développée au plan économique.

Terminologie

Article connexe : Maghreb.

L'Afrique subsaharienne a, dans le passé — et souvent encore aujourd'hui — été appelée « Afrique noire » par les Européens et les Arabes, car peuplée de personnes à la peau noire, mais cette terminologie est essentiellement idéologique[5],[6].

L'étude géographique de l'Afrique remonte aux Grecs[note 1], mais « les auteurs arabes[note 2] […] beaucoup mieux informés […] sont d’une grande importance » en matière historique et géographique[7]. Ainsi, on trouve, chez Léon l'Africain, dans son ouvrage Description de l'Afrique (vers 1550), un découpage géographique qui mentionne une « terre des Noirs »[8] qui correspond à peu près au bilād al-Sūdān (« pays des Noirs ») des récits arabes antérieurs[9],[note 3] et au « premier climat » d'Al Idrissi[12],[13]. Ces divisions relèvent d'une différenciation culturelle ; le bilād al-Sūdān désigne le sud des terres islamisées, et non pas une réalité géographique intangible et objectivable par des fleuves ou des reliefs[14],[15],[note 4]. De manière similaire, les géographes arabes nomment « Côte des Noirs » (latinisé en Zanguebar au XVIIIe siècle) la partie du littoral oriental de l'Afrique correspondant à la côte swahilie, une zone d'influence culturelle arabe en terre « bantoue »[17],[18].

Les Européens avaient aussi utilisé ce type de terminologie ; ainsi les Portugais, qui explorent les côtes ouest-africaines au XVe siècle, et dont les récits[note 5] parlent des Mouros Negros (littéralement « Maures nègres ») ou plus simplement des Negros et de la Guinéu (Guinée), le « pays des Noirs ». La distinction est, là encore, idéologique, les Mouros, musulmans, sont distingués des chrétiens et les Négros, des Blancs[20].

Concernant les premiers géographes, « il faut souligner l'absence du préjugé de couleur dans le monde grec ancien[21]. » Différemment, au XVIe siècle[22] et plus fortement encore aux XVIIIe et XIXe siècles, pour les chrétiens, les juifs et les musulmans, la connotation du terme devient clairement péjorative. La malédiction de Cham sert à justifier l'esclavage puis la discrimination[note 6],[note 7], accompagnée du « racisme scientifique » qui naît au XVIIe siècle[25].

Actuellement, une distinction perdure[note 8], sur des bases économiques, entre les pays des rives méditerranéennes de l'Afrique et le reste du continent[26]. L'ONU définit des terminologies[27] et la Banque mondiale, par exemple, utilise un agrégat statistique qui regroupe l'Afrique du Nord avec le Moyen-Orient et distingue le reste du continent sous l'appellation d'Afrique subsaharienne[28],[29]. Dans le même temps, certains ouvrages académiques en langue française continuent, au début du XXIe siècle, à évoquer la « césure du Sahara[30] » et à employer le terme d'Afrique noire[note 9] tandis que des essayistes, historiens… y compris Africains, l'utilisent aussi[note 10] à la suite de Joseph Ki-Zerbo (Histoire de l'Afrique noire, Hatier, 1972) et d'Elikia M'Bokolo (Afrique noire. Histoire et civilisation, Hatier, 1992)[32],[33].

Histoire

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Voir aussi : Évolution du vivant et Chronologie de l'Univers

Apparition d'Homo

L'Afrique subsaharienne est le berceau de l'humanité, où est né Homo sapiens, l'homme actuel, qui a colonisé tous les continents[34],[35],[36].

Les variations climatiques, fondamentales quant à la taille du désert saharien et donc quant à l'existence même de la notion d'Afrique subsaharienne, influent aussi sur l'histoire évolutive animale, végétale et humaine du continent : « les grandes étapes de l'évolution des hominidés africains et d'autres vertébrés coïncident avec des changements vers des conditions plus arides et ouvertes aux alentours de 2,8 Ma, 1,7 Ma et 1,0 Ma, suggérant que certains phénomènes de spéciation du Plio-Pleistocène pourraient avoir été influencés par le climat[37]. »

Les premiers représentants du genre Homo apparaissent il y a environ 2,5 millions d'années, voire 2,8 Ma[38], en Afrique orientale et australe, avec Homo habilis et Homo rudolfensis[39]. Succédant à Homo habilis, Homo erectus, apparu il y a 2 Ma[40],[note 11], est le protagoniste de la première « sortie d'Afrique » : « Homo erectus ou un autre Homo primitif s'est aventuré le premier hors du continent africain voici près de deux millions d'années et a colonisé le sud de l'Eurasie. Ses descendants immédiats sont connus en Géorgie vers 1,8 million d'années, en Extrême-Orient dès 1,6 million d'années, en Europe occidentale il y a au moins 1,2 million d'années[42]. ».

L'« homme anatomiquement moderne », Homo sapiens, apparaît il y a environ 300 000 ans[43] ; il sort à son tour du continent pour la première fois il y a environ 200 000 ans[44],[45],[46], peut-être à l'occasion d'un épisode de « Sahara vert »[47], puis en plusieurs vagues par la suite[42] ; Homo sapiens finira par remplacer « toutes les autres humanités[34] » à la surface de la planète.

Préhistoire

Principales cultures préhistoriques de l'Afrique
Période (av. J.-C.) Afrique du Nord,
de l'Ouest
et Sahara
Afrique centrale,
du Sud et de l'Est
0
1000
Expansion bantoue
1 000 Âge du cuivre au Niger
2 000 Néolithique de Tichitt
3 000 Période thinite en Égypte Expansion bantoue[48]
4 000 Néolithique
méditerranéen
5 000 Néolithique saharo-soudanais
6 000 céramique
7 000 Wiltonien[49]
8 000 Capsien[50]
10 000 Ibéromaurusien Magosien[51]
12 000 Ibéromaurusien
Sébilien[52]

céramique[53]
15 000 Ibéromaurusien[54]
30 000 Atérien
40 000 Atérien Début de l'art des chasseurs-cueilleurs
d'Afrique du Sud
[55]
50 000 Atérien Howiesons Poort[56](traces de pensée symbolique)
Lupembien[57]
70 000 Atérien Stillbay[56]
« Art » de Blombos[58]
100 000 Atérien[59] Sangoen
150 000 Moustérien Sangoen[60]
200 000 Moustérien Moustérien[57]
300 000 Acheuléen Fauresmithien[61]
500 000 Acheuléen Acheuléen
700 000 Acheuléen Acheuléen
1 000 000 Oldowayen Acheuléen
1 500 000 Oldowayen Acheuléen[62]
1 750 000 Oldowayen[63]
2 600 000
3 300 000
Lomekwien[64]
D'après Tableau synoptique des principales cultures préhistoriques de l'Ancien Monde.

La périodisation de la préhistoire africaine par les anglo-saxons est fondée sur une tripartition, tandis que les francophones utilisent un système plus détaillé, non limité à l'Afrique[65],[66].

Périodisation anglo-saxonne Correspondance (approximative)
Early Stone Age (ESA) Paléolithique archaïque
Paléolithique inférieur
Middle Stone Age (MSA) Paléolithique moyen
Later Stone Age (LSA) Paléolithique supérieur
Épipaléolithique
Mésolithique
Néolithique

Berceau de l'humanité, le sous-continent recèle les traces les plus anciennes de l'homme et de ses ancêtres, et il est le plus riche de la planète en matière de sites préhistoriques, grottes et abris sous roche, avec 200 000 localisations[67].

C'est là qu'on trouve les outils les plus anciens qu'on connaisse, dont certains remonteraient aux pré-humains avec le lomekwien, qui tire son nom du site de la formation du Nachukui à l’ouest du lac Turkana dans le nord du Kenya, daté de 3,3 Ma avant le présent[68],[69],[70]. La première industrie lithique humaine, attribuée à Homo habilis, longtemps considérée comme la plus ancienne avant la découverte de Lomekwi 3 en 2011-2012, est l'Oldowayen, industrie des galets aménagés, qui tire son nom des gorges d'Olduvai en Tanzanie ; elle couvre la période de 2,6 à 1,4 Ma avant le présent[71],[72].

De la même manière, « l'Afrique présente la plus grande variété ainsi que quelques-unes des plus anciennes formes d'art[73] », elle est le lieu où se trouvent les premières manifestations connues de la pensée symbolique sous forme artistique, vers 75 000 ans pour la grotte de Blombos en Afrique du Sud[74], et, hors Afrique subsaharienne, vers 82 000 ans pour celle de Taforalt dans l'actuel Maroc[75],[76],[77],[78].

Enfin, une « révolution culturelle » essentielle se serait produite en Afrique subsaharienne. Il y a environ 70 000[79] à 50 000 ans, Homo sapiens aurait acquis — soit relativement rapidement à la suite de mutations, selon la thèse de Richard Klein[80],[81], soit à l'issue d'une évolution depuis son apparition il y a 300 000 ans — un ensemble de compétences intellectuelles et sociales, déterminant la « modernité comportementale »[82]. Cette révolution expliquerait le succès de son expansion hors du continent, notamment la colonisation de l'Eurasie[83] lors de la vague majeure d'il y a 50 000 ans[note 12] : « si elle s'est vraiment produite, la révolution culturelle a commencé en Afrique […] Elle n'a pas succédé à l'expansion de l'homme hors d'Afrique. Elle l'a précédée, facilitée, et peut-être même causée[85]. »

Néolithisation

L'Afrique subsaharienne a « offert à l'humanité plusieurs innovations majeures : une métallurgie du fer dès le XIVe siècle av. J.-C., à une époque où ce métal était inconnu en Europe occidentale ; la domestication des bovidés dans le courant du IXe millénaire av. J.-C.[note 13], soit plus de 1 000 ans avant la Grèce ou le Proche-Orient et, découverte récente, l'une des céramiques les plus anciennes du monde[87] ». En effet, à Ounjougou, au Mali, on a retrouvé de la céramique utilitaire datant du XIe millénaire av. J.-C., « plus de 2 000 ans avant l'apparition de la céramique au Proche-Orient et plus de 500 ans avant les plus anciens témoins du Sahara et de la vallée du Nil[87] ».

Ces éléments dessinent le contexte culturel et écologique de la néolithisation, un processus qui s'étend de 10000 à [88] Cette néolithisation africaine est très différente de celle de l'Europe et du Proche-Orient. Le modèle proche-oriental (société sédentaire possédant élevage, agriculture et poterie), qui sert de référence, ne peut être transposé directement au continent africain[89]. La densité de population, les ressources animales et en eau procurent à l'Afrique de l'époque une disponibilité alimentaire qui la met à l'abri des conditions qui amènent les Hommes du Néolithique du Moyen-Orient à pratiquer une « agriculture de soutien démographique ». Il n'est pas nécessaire de « dompter la nature » par l'agriculture, ce qui est, à l'inverse, à la base de l'économie européenne où s'est diffusé le modèle néolithique du Levant[90]. Ainsi la céramique ancienne d'Afrique, précédant largement l'agriculture[88], peut-elle être considérée comme une « proto-néolithisation » précoce si l'on prend en considération la division sociale du travail et les tendances à la sédentarisation — les nomades ne s'encombrent pas de poteries lourdes ou fragiles — qu'elle suppose, même en l'absence de domestication animale attestée. De même, pour certains endroits de la zone saharienne, on peut parler d'un Néolithique caractérisé par la sédentarisation et l’élevage bien avant que l’on puisse parler d’une agriculture au sens européen[90].

L'agriculture, quant à elle, apparaît, là encore selon un processus multipolaire[91], vers [92] Il s'agit d'abord d'une adoption via l'Égypte de plantes venant du sud-ouest asiatique. L'expansion du complexe agricole moyen-oriental, à base de blé/orge/lentille/chèvre/mouton suit le modèle diffusionniste[93]. Ensuite, au sud du Sahara, vers 2000 ou , il s’agit d'une agriculture autochtone avec la domestication du mil, du riz africain, de l'igname et du sorgho[94],[95]. Elle est, comme la domestication animale[86], pluri-localisée à des espaces compartimentés par leurs caractéristiques phyto-géographiques[96]. La diffusion agricole selon un axe nord-sud est beaucoup plus difficile que la diffusion d'ouest en est, car elle oblige à franchir des ceintures bio-géographiques[97] aux climats extrêmement différents[98],[note 14].

Les attributs de la néolithisation, agriculture, élevage, poterie et sédentarisation — le « kit néolithique » — sont donc, sur le continent, répartis dans plusieurs sous-groupes plutôt que d'être présents simultanément au sein d'une même population[100]. L'atypisme africain est tel que, en ce qui concerne l'Afrique australe, la persistance du mode de vie des San et des Khoïkhoï amena même certains à penser que le Néolithique n'était pas advenu dans cette région[note 15],[102]. En définitive, « le terme de Néolithique lui-même, qui renvoie à un concept rigide et élaboré principalement pour l'Europe et le Proche-Orient, semble alors bien peu adapté à la situation du continent africain[103]. »

Histoire climatique du Sahara

L'apparition du désert du Sahara remonterait au Tortonien, entre 11 et 7 Ma[104],[105] et serait consécutive au retrait de la Thétys[106],[note 16]. Ce retrait « […] a modifié le climat moyen de la région, mais il a également renforcé la sensibilité de la mousson africaine au forçage orbital, qui est devenu par la suite le principal moteur des fluctuations de l'étendue du Sahara[106]. » Le désert ne s'établit donc pas de manière définitive ; il connaît des alternances d'aridité et de fertilité (« Sahara vert »)[108], au gré des variations de la Zone de convergence intertropicale et donc de la pluviométrie[109], influencée par les cycles de Milanković[110]. Une phase de Sahara vert serait d'ailleurs peut-être en lien avec l'émergence de l'hominidé Sahelanthropus tchadensis au Tchad actuel, il y 7 Ma[106]. Des études menées sur des sédiments marins et continentaux permettent d'identifier plus de 230 épisodes de Sahara vert en 8 millions d'années ; chaque épisode met environ 2 à 3 milliers d'années à se développer, culmine durant 4 à 8 milliers d'années, puis met 2 à 3 mille ans à se terminer. Ces cycles seraient en lien avec l'évolution et les migrations des homininis[111].

Ces successions de Sahara fertile puis désertique forment ce qu'on appelle « l'effet de pompe du Sahara » et expliquent les échanges de faune et de flore entre Eurasie et Afrique ainsi que les migrations pré-humaines et humaines[note 17].

Ainsi, le Sahara connaît-il une période humide, le pluvial Abbassia, entre 120 et 90 ka BP[113], suivie d'une autre période de climat similaire, entre 50 et 30 ka BP, le pluvial du Moustérien[114]. Il connaît une période hyperaride au moment de la transition Pléistocène-Holocène, entre 18 et 10 ka BP, à l'issue de laquelle se produit un optimum climatique entre 10 et 6 ka BP[note 18] ; ce moment, le plus récent épisode de Sahara vert, est nommé subpluvial néolithique. Il se termine du fait de l'événement climatique de 5900 BP qui amène les conditions arides et le « hiatus isolant[115] » d'aujourd'hui[116].

Cependant, lorsqu'il n'était pas un désert, « le Sahara n'était pas une prairie verdoyante, mais plutôt un ensemble d'isolats privilégiés qui ont permis l'éclosion de cultures néolithiques entre le 9e et le 6e millénaire avant notre ère[101]. »

Expansion bantoue

Article détaillé : Expansion bantoue.
Aire des langues bantoues.

L'hypothèse bantoue part d'une constatation linguistique, qui est que six cents langues parlées en Afrique subsaharienne appartiennent à une même famille linguistique[117]. Wilhelm Bleek, à la fin du XIXe siècle, établit le fait et donne un nom à ce groupe de langues apparentées ; il choisit le terme bantu qui signifie, dans la plupart d’entre elles, « homme » ou « être humain »[note 19],[117].

Les chercheurs postulent donc l'existence d'un foyer proto-bantou et émettent l'hypothèse d'une expansion des populations correspondantes vers le sud et l'est du sous-continent. L'historiographie considère aujourd'hui que, vers [118], débute, à partir d'un foyer situé aux confins du Cameroun et du Nigeria[119], l'expansion bantoue, un mouvement de populations[note 20] semi-sédentaires, pratiquant l'agriculture, qui répandent ainsi leur langue. Le mouvement migratoire aurait été déclenché par le développement de l'agriculture, entraînant une densification de population ; l'agriculture étant essentiellement itinérante, le déplacement de population en serait la conséquence mécanique[121]. La forêt équatoriale était, à ce moment, fragmentée, des ilots boisés cohabitant avec des savanes herbeuses aisées à cultiver et à peupler[122],[123], ce qui facilita son franchissement dans le mouvement vers le sud[note 21]. Le développement de l'agriculture serait lui-même consécutif à la détérioration climatique au Sahara à l'époque, laquelle aurait entraîné un mouvement de populations du nord vers le sud, les populations migrantes venues du nord apportant la technologie des outils macrolithiques et de la poterie[125].

Outre la glottochronologie et l'archéologie, la génétique est venue, plus récemment, confirmer les mouvements de population et affiner les scénarios des migrations[126],[127] : « […] les Bantous auraient d’abord traversé la forêt équatoriale, pour ensuite suivre leurs voies migratoires vers l’est et le sud de l’Afrique subsaharienne[128]. »

L'expansion bantoue atteint l'Afrique de l'Est vers le IIe siècle apr. J.-C. et le sud de l'Afrique australe vers le IVe siècle apr. J.-C.[129]. On a parfois postulé que les bantous avaient diffusé l'agriculture et le travail du fer à l'occasion de leur migration mais il est établi que l'agriculture et le travail du fer préexistaient à l'arrivée des bantous, par exemple à Urewe pour le fer et dans le sud du Kenya et le nord de la Tanzanie pour ce qui concerne l'agriculture[129].

Il n'existe pas d'unité culturelle bantoue, le terme désigne une famille de langues et, par extension, leurs locuteurs, mais il n'y a ni mode de vie, ni organisation sociale, ni système de pensée communs[130],[131].

Peuplement et entités politiques après le subpluvial néolithique (env. )

peinture sur roche figurant des quadrupèdes à longs cous, en brun sur fond bleu
Art préhistorique de Tsodilo, Botswana, env. 2000 av. J.-C.

L'Afrique subsaharienne est peuplée à l'origine par des chasseurs-cueilleurs issus des premiers peuplements humains[note 22] dont descendent les San qui sont présents depuis au moins 44 000 ans en Afrique australe[133].

Globalement, les habitats humains du sous-continent s'établissent en fonction de critères géographiques. Les zones de savanes donnent naissance à des organisations qui, partant de la chefferie, croissent jusqu'à devenir des cités-États — telles les cités-États Haoussas du Nigeria et du Niger[134] —, des royaumes et des empires. Les habitats des zones de forêt dense sont plus petits et plus isolés, certaines ayant d'ailleurs joué le rôle de refuges pour les populations chassées par les États en expansion : « Les savanes africaines ont donc joué un rôle bénéfique en favorisant, en Afrique, les conditions préliminaires à la naissance des États. […] le corollaire de l’apparition des États dans les zones de savanes a été l’éparpillement des groupes plus faibles, moins bien organisés, dans des environnements répulsifs : zones montagneuses escarpées ; déserts ; forêts épaisses[135]. »

Malgré le hiatus du désert, le nord et le sud du continent ne sont pas totalement isolés et leur développement respectif est, en partie, lié. Une forme de commerce transsaharien est attestée depuis, au moins, l'époque de la civilisation carthaginoise[136]. L'Afrique subsaharienne fournit ainsi au monde antique, via les commerçants carthaginois, les plumes d'autruche, l'ivoire et les esclaves. Plus tard, vers le IXe siècle, ce sera l'or d'Afrique qui fournira le monde occidental bien avant l'arrivée de l'or américain venant du Pérou et du Mexique[137]. Aux deux extrémités des routes de ce commerce, à 2 000 kilomètres de distance, Carthage et les premiers royaumes africains prospèrent simultanément, connaissant croissance démographique et développement agricole[138]. Mais les échanges ne sont pas seulement transsahariens, le commerce transcontinental et intercontinental du cuivre, du fer, de l'or ainsi que celui du sel est la base du développement économique et démographique de l'Afrique subsaharienne[139].

Implantations

En Afrique australe, les Khoïkhoï arrivent il y a environ 2 000 ans et se métissent avec les San déjà présents. Les distinctions culturelles demeurent, les Khoïkhoï étant des éleveurs pastoralistes, mais les deux groupes sont actuellement regroupés sous l'appellation Khoïsan en raison de leur proximité linguistique. À l'aube de l'ère chrétienne, ils sont repoussés dans des zones refuges par l'avancée des bantous — non sans métissage par hypergamie féminine[140],[note 23] — puis par la colonisation européenne[142].

En Afrique de l'Ouest, parmi les plus anciennes traces d'organisation humaine, on a des preuves de peuplement humain dès le Ier millénaire av. J.-C. sur le site fortifié de Zilum, au Nigeria, situé à une cinquantaine de kilomètres au sud-est du lac Tchad[143]. Toujours au Nigeria, la culture de Nok, célèbre pour ses têtes sculptées en terre cuite, se développe entre et sur le plateau de Jos ; elle est représentative du passage du néolithique à l'âge du fer[144],[145],[146].

En Afrique de l'Est, le royaume D'mt (), suivi du royaume d'Aksoum (à partir du IVe siècle av. J.-C.), sont parmi les premières entités politiques à apparaîtrent, D'mnt couvrant à peu près ce qui est de nos jours l'Érythrée, le nord de l'Éthiopie et Djibouti puis Aksoum s'étendant jusqu'à la Somalie, le Soudan, l'Égypte et l'Arabie du Sud. Le roi Ezana, au IVe siècle, se convertit au christianisme, ce qui en permet le développement dans son royaume[147],[148].

En Afrique centrale forestière, l'occupation humaine est continue depuis au moins 35 000 ans[149]. On rencontre des preuves d'inhumations vers , date à laquelle apparaît aussi la domestication de la noix de Canarium et l'apparition de la poterie[150]. La sédentarisation est attestée par des traces archéologiques de villages vers , en même temps que l'apparition de mégalithes[151]. Vers on voit apparaître la domestication de la banane plantain et l'élevage des ovi-capridés[152].

Principales entités et civilisations d'Afrique subsaharienne

Entités et civilisations les plus notables[153],[154],[155],[156]
Nom début fin zone géographique approximative
Culture Nok 1500 av. J.-C. 200 ou 300 ans ap. J.-C. actuel Nigeria
Royaume de Koush
(ou Royaume de Nubie)
-750 340 actuel Soudan
Royaume d'Aksoum Ier siècle av. J.-C. Xe siècle actuelle Éthiopie
Les trois grands empires
Empire du Ghana 300 ap. J.-C. 1240 nord du golfe de Guinée
Empire du Mali XIe siècle XVIIe siècle nord du golfe de Guinée
Empire songhaï XIVe siècle XVIe siècle nord du golfe de Guinée
 
Royaume du Kanem-Bornou VIIIe siècle 1846 nord du Tchad
Royaume du Kongo IXe siècle ou XIIe siècle XVIIIe siècle actuelles République du Congo, République démocratique du Congo et une petite partie de l'Angola
Royaume mossi XIe siècle XIXe siècle actuel Burkina Faso
Ife XIIe siècle[note 24] XVe siècle actuel Nigeria
Empire Djolof XIIe siècle 1549 actuels Sénégal et Gambie
Fédération puis Empire Ashanti XIIIe siècle XIXe siècle actuel Ghana
Royaume du Bénin XIIIe siècle XXe siècle actuel Nigeria
Empire Monomotapa
ou « Empire du Grand Zimbabwe »
XIe siècle 1629 actuels Zimbabwe et Mozambique
Royaume d'Oyo XVe siècle XIXe siècle sud de l'actuel Nigeria
Royaume de Dahomey XVIIe siècle XIXe siècle sud de l'actuel Bénin
d'après Afrique#Tableau résumé des principales entités politiques historiques en Afrique

Géographie

Article détaillé : Géographie de l'Afrique.

Géographie politique

Regroupant quarante-huit pays (îles comprises), l'Afrique subsharienne est généralement subdivisée en quatre sous-régions, l'Afrique de l'Ouest, l'Afrique de l'Est, l'Afrique centrale et l'Afrique australe[157].

Géologie

Du point de vue géologique, le continent proprement dit, porté par la plaque africaine, est séparé par la mer Rouge de la péninsule arabique, portée par la plaque arabique[163]. La partie orientale du continent, à l'est du grand rift, dépend géologiquement de la plaque somalienne[note 25] qui comprend aussi Madagascar, à l'est du canal du Mozambique. Le canal du Mozambique commence à se former il y a 135 Ma[164] tandis que la mer Rouge résulte d'une ouverture relativement récente, à l'Oligocène[165], de l'immense assemblage des cratons africains, stabilisé il y a 600 Ma, qui n'a été que faiblement modifié depuis cette période[166],[167].

On distingue quatre principaux socles précambriens, le craton d'Afrique de l'Ouest, le métacraton du Sahara, le craton du Congo et le craton du Kalahari. Ils sont eux-mêmes formés de blocs plus petits qui, avec d'autres ancêtres de l'Amérique du Sud, de l'Australie et de l'Antarctique, composaient les paléocontinents à partir desquels s'était formée, au Carbonifère, la partie méridionale de la Pangée[168],[note 26]. Certains cratons sont stables dès 3 Ga[note 27], sur lesquels se sont déposées des couvertures peu ou pas métamorphisées[170]. Cette ancienneté est corrélée avec la richesse minérale du sous-continent[171]. On trouve sur le continent des roches parmi les plus anciennes de la planète ; les gneiss de la Sand River, en Afrique du Sud, datent ainsi de plus de 3 Ga[170],[172],[173],[174].

La fracture du grand rift est-africain, qui a débutée il y a plus de 25 à 30 Ma[175],[176], a ouvert une vallée qu'on appelle le « berceau de l'humanité » car de nombreux fossiles d'Hominidés et de nombreux vestiges archéologiques très anciens y ont été découverts grâce aux conditions propices à la fossilisation qu'elle présente[177].

Géographie physique

L'échauffement et l'assèchement du climat africain, vers , font que le Sahara devient de plus en plus chaud et hostile. À l'occasion d'une évolution qui dure jusqu'aux alentours de , le Sahara connaît une période de désertification[178],[179]. Une récession climatique importante se produit, entraînant une diminution des pluies en Afrique de l'est et du centre. Depuis cette époque, ce sont des conditions sèches qui prédominent en Afrique de l’est[180]. Le Sahara devient un « hiatus climatique […] qui joue un rôle capital dans le cloisonnement géographique d'une grande partie de l'Afrique[181] » car il est un obstacle à la circulation nord-sud ; Pierre Gourou[115] parle de « hiatus isolant ».

Ainsi, le Sahara, le plus grand désert d'Afrique et le plus grand désert chaud du monde[181], couvre-t-il à lui seul une superficie de près de 8,6 millions de km2[182]. Le Sahel, bande continue de savanes tropicales semi-arides située juste au sud du Sahara, couvre près de 2,7 millions de km2 et le désert du Kalahari, 0,9 million de km2 ; cela fait que les régions hyper-arides, arides et semi-arides représentent environ un tiers de la superficie totale du continent africain.

En matière d'orographie, on peut distinguer deux zones : « Une ligne tirée de Port-Soudan à Lobito diviserait, en diagonale, le continent entre une « Afrique haute » à l'est, de l'Éthiopie au Drakensberg, et une « Afrique basse », celle de l'ouest. À l'exception du mont Cameroun (4 070 m) et de l'Atlas marocain (4 071 m), toutes les hautes montagnes d'Afrique se placent à l'est de cette ligne[183]. »

Climats

carte des zones climatiques de l'Afrique
Climats en Afrique.
planisphère avec deux zones colorées traversant la planète à la hauteur de l'équateur
Position de la ZCIT en janvier (en bleu) et en juillet (en rouge).

Traversée presque en son milieu par l'équateur, comprise en majeure partie entre les deux tropiques, l'Afrique est un continent chaud[184], avec une température moyenne supérieure à 21 °C neuf mois sur douze[185] et l'intensité du rayonnement solaire y est constamment forte. Les climats et la végétation qui leur correspond se définissent en fonction des variations pluviométriques plutôt que thermiques[186].

La pluviométrie est essentiellement dépendante des mouvements atmosphériques se produisant dans la zone de convergence intertropicale (ZCIT). Il s’agit, dans une zone comprise entre les tropiques et l'équateur, du mouvement ascendant d'un air humide apporté par les alizés. La montée en altitude rafraîchit l’air et l’humidité est relâchée sous forme de précipitations à hauteur de l'équateur, ce qui détermine des climats humides, climat équatorial au plus près de l'équateur et climat tropical de part et d'autre. L'air asséché converge ensuite vers les tropiques nord et sud, ce qui crée un climat aride à ces endroits, aux alentours des 20e parallèles nord et sud. Cela correspond au Sahara au nord, et au Kalahari au sud[185]. Les déserts et les savanes prévalent également dans la corne de l'Afrique.

Les saisons, alternance entre les saisons sèches et humides, sont liées aux oscillations annuelles de la ZCIT. Ces oscillations sont un phénomène majeur pour le continent car il est dépourvu de chaînes montagneuses d'importance qui pourraient réguler le climat[185].

L'allongement de la saison sèche, quand on s'éloigne de l'équateur, caractérise le passage du climat équatorial accompagné de forêt dense au climat tropical, qui s'accompagne de forêts claires, puis de savanes lorsque la saison sèche est intense. Lorsque la saison sèche est largement dominante, la savane prend un caractère semi-aride avec, néanmoins, une saison des pluies intense mais très courte. C'est le cas du Sahel, notamment, où la steppe domine. Ensuite, les déserts apparaissent près des tropiques[187].

Enfin, le climat méditerranéen caractérise les côtes de l'Afrique du Nord et la pointe sud de l'Afrique du Sud[186].

Les amplitudes thermiques annuelles et journalières sont faibles en climat humide équatorial et tropical et s'accentuent lorsqu'on s'éloigne de l'équateur[187]. Un facteur influençant l'amplitude thermique, notamment quotidienne, est la proximité des côtes, l'écart augmentant avec l'éloignement de celles-ci ; « au cœur du Sahara, les variations de température entre le jour et la nuit atteignent 20 degrés »[187].

Environnement

Article détaillé : Écozone afrotropicale.
carte d'Afrique avec les biomes représentés en couleur
Biomes africains.

C'est l'endroit de la planète où la biodiversité est la plus importante[188] ; elle abrite le second plus grand massif forestier mondial après l'Amazonie, la forêt du bassin du Congo[189].

C'est aussi l'endroit de la planète le plus sensible aux variations climatiques[190], notamment celles de la pluviométrie : comme la majeure partie du continent est sous l'influence de la ZCIT, il est extrêmement sensible aux perturbations de celle-ci, notamment en Afrique de l'ouest[109],[191], même lorsque ces perturbations sont faibles[192]. Ainsi, d'une année à l'autre, la saison des pluies peut varier en durée jusqu'à 30 %[193].

Soumis à la « variabilité et aux extrêmes climatiques[194] » le sous-continent est l'un des plus fragiles et des plus en danger en la matière. Le « changement climatique va progressivement menacer la croissance économique de l'Afrique et la sécurité des populations[195] » car « le climat de l'Afrique est déjà en train de changer et les impacts se font déjà sentir[trad 1] », aggravant les causes environnementales[note 28] de l'insécurité alimentaire qui touche déjà le continent[198].

Population et société

Démographie

Densité de population en Afrique, 2006.
Taux de fécondité et espérance de vie en Afrique subsaharienne, 2016.

L'Afrique subsaharienne comptait environ 1,022 milliard d'habitants en 2017 d'après l'ONU, un chiffre qui devrait atteindre 1,5 milliard voire 2 milliards en 2050. Son taux de croissance annuel est de 2,3 %[3]. Le sous-continent abrite quarante des cinquante pays ayant le plus haut taux de fécondité de la planète. Tous les pays présentent, à l'exception de l'Afrique du Sud (2,5) et des Seychelles (2,8), un nombre d'enfants par femme supérieur à 4[199].

La situation démographique de l'Afrique subsaharienne conditionne sa situation économique actuelle et à venir[200],[201],[202],[203] ; mais les effets futurs sont constrastés selon que l'on adopte un point de vue malthusien et afro-pessimiste ou non[204],[205]. Le concept-clé est celui de « dividende démographique » : la Banque mondiale présente en 2015 un rapport intitulé « La transition démographique africaine : dividende ou désastre[206] ? » qui expose qu'une partie de l'Asie a connu une situation similaire à celle de l'Afrique avant d'opérer sa transition démographique et de voir le décollage économique des tigres asiatiques[207],[208].

Pour les aspects positifs, on peut citer le fait que la concentration croissante des populations en ville crée des marchés solvables pour les agricultures locales[209] et constater que l'accroissement démographique génère un développement du marché de la téléphonie mobile[210]. La croissance de la population est aussi celle de la consommation domestique et du développement économique qui l'accompagne[211] notamment grâce aux « classes moyennes »[212] qui croissent plus vite (3,1 %) que la population dans son ensemble (2,6 %)[213]. Dans ce contexte, la transition démographique du continent, entamée dans certains pays (Kenya, Sénégal, Botswana[208]…), si elle se confirme, est une chance potentielle[214],[215] grâce à la baisse du taux de dépendance qu'elle entraînerait avec une population active plus importante que celle des inactifs. Quelques pays (Ghana, Côte d’Ivoire, Malawi, Mozambique et Namibie) ont déjà été identifiés comme étant sur cette voie[216].

Les positions malthusiennes, à rebours, invitent à considérer la croissance de la population comme un fardeau en parlant de « suicide démographique[217] », avançant que la transition démographique est loin d'être globalement acquise et que les taux de dépendances sont, pour l'heure, extrêmement élevés[218]. De même, les investissements, notamment en éducation, qui devront accompagner la transition démographique pour la transformer en vraie chance, sont considérables et encore à venir[218]. Enfin la création d'emploi qui devrait et devra absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail est, pour l'heure, en panne[219].

Santé

L'Afrique subsaharienne reste la région du monde où l'on enregistre le plus fort taux de mortalité infantile (75,5  contre 39,1  en moyenne mondiale)[220]. Mais un rapport conjoint de l'Unicef, l'OMS et la Banque mondiale souligne que des progrès notables ont été accomplis. Ce taux a en effet diminué entre 1990 et 2010 dans la plupart des États concernés, à l'exception de la Somalie, du Zimbabwe et du Cameroun. Quatre pays — Madagascar, le Liberia, l'Érythrée et le Malawi — sont même en passe d'atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Ce plan, adopté en l'an 2000 par les Nations unies, a pour but d'éradiquer la pauvreté dans le monde d'ici à 2015. Parmi les moyens d'y parvenir figure la réduction de la mortalité infantile de deux tiers avec une cible à 58  pour l'Afrique subsaharienne[221].

Sur le plan sanitaire, elle est frappée par le sida, outre les taux élevés de mortalités maternelle et infantile[222] et un accès limité aux soins de santé. Concernant l'insécurité alimentaire, quoique la situation reste préoccupante[223], le nombre des mal nourris en Afrique subsaharienne a régressé en proportion[note 29], passant de une personne sur trois en 1990 à une personne sur quatre en 2015[223],[note 30].

Éducation

Malgré les hausses de scolarité au cours des dernières décennies, des millions de jeunes, surtout des filles, ne reçoivent pas d'enseignement élémentaire[226].

Économie

L'Afrique subsaharienne est la partie du continent la plus démunie en matière économique ; elle dispose, en 2016, d'un PIB par habitant d'environ 3 460 dollars PPA/an[227],[note 31] et, en 2015, d'un IDH de 0,523[note 32]. La fiabilité des statistiques concernant le sous-continent est cependant sujette à caution et les chiffres tendent à être minorés[229].

Par ailleurs, il n'y a pas nécessairement de lien univoque entre le niveau de développement économique, la santé et la malnutrition. Ainsi, malgré un niveau de revenu par habitant cinq fois inférieur, l'Éthiopie présente de meilleurs indicateurs sanitaires que le Nigeria : mortalité infantile 47  (78  au Nigeria), mortalité maternelle 350  (630  au Nigeria)[230]. De la même manière, l'aridité est correlée avec la malnutrition mais, pour des raisons politiques, elle sévit lourdement en République démocratique du Congo, pourtant un des pays les plus arrosés de la planète[231]. La principale cause de malnutrition est liée aux conflits armés qui frappent les pays concernés[note 33].

Production d'énergie

Production d'énergie renouvelable

Bien que bénéficiant d'un ensoleillement exceptionnel (un km2 de désert reçoit en moyenne par an « une énergie solaire équivalent à 1,5 million de barils de pétrole. La surface totale des déserts sur la planète entière fournirait plusieurs centaines de fois l'énergie utilisée actuellement dans le monde »[233]), et malgré quelques projets de coopération et développement sur ce thème, l'Afrique subsaharienne manque d'infrastructure de production solaire et éolienne, laissant en 2017 encore un demi-milliard de personnes sans accès à l'électricité selon un rapport de la Banque mondiale de février 2017[234]. Les pays africains sont en retrait quant à leurs politiques d'accès à l'énergie, notamment celle renouvelable : « Jusqu'à 40 % d'entre eux sont dans la zone rouge, ce qui veut dire qu'ils ont à peine commencé à prendre des mesures pour accélérer l'accès à l'énergie », selon la banque mondiale[234]. Quelques pays (en 2017 : le Kenya, la Tanzanie, l'Ouganda et d'autres) se classent mieux et l'Afrique du Sud est en meilleure situation énergétique[234].

Le projet Desertec, qui visait à couvrir 0,3 % des 40 millions de km2 de déserts de la planète en centrales solaires thermiques, permettrait de couvrir les besoins électriques de la planète en 2009 (environ 18 000 TWh/an)[235],[236], mais plutôt au profit de pays riches périphériques, semble avoir été au moins provisoirement gelé[237],[238].

Notes et références

  • Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Afrique » (voir la liste des auteurs)

Notes

  1. Hérodote, Manéthon, Pline l'Ancien, Strabon, Claude Ptolémée[7]
  2. al-Mas‘ūdī (mort vers + 950), al-Bakrī (1029-1094), al-Idrīsī (1154), Yākūt (vers 1200), Abu’l-fidā’ (1273-1331), al‘Umarī (1301 -49), Ibn Baṭṭūṭa (1304-1369) et Hassan Ibn Mohammadal-Wuzza’n (connu en Europe sous le nom de Léon l’Africain, vers 1494-1552)[7]
  3. Eux-mêmes inspirés par, voire héritiers de Ptolémée[10],[11].
  4. Ainsi Léon l'Africain n'arrive-t-il pas à faire se superposer sa représentation mentale avec les informations géographiques (au sens moderne) qu'il possède : « Cette interruption des informations relative à la localisation des royaumes par rapport au fleuve révèle bien l'embarras de Léon devant l'impossible adéquation de ses informations avec l'idée d'un Nil pan-soudanais irriguant tous les pays de la Terre des Noirs[16]. »
  5. Notamment la célèbre Chronique de Guinée[19], rédigée par Gomes Eanes de Zurara, datant de 1453.
  6. « Dans la Genèse, Noé maudit son fils Cham […] et en particulier sa descendance […] une tradition s'est développée depuis l'Antiquité et le haut Moyen Âge, tant en milieu chrétien que juif ou musulman, désignant les peuples noirs comme étant les victimes de cette malédiction. Cette sorte de péché originel reboublé a été conforté au XVIIIe et XIXe siècles par les discours tendant à justifier l'esclavage de Noirs et le racisme qui lui était lié[23]. »
  7. « C'est la malédiction de Cham qui, dans l'Europe et l'Amérique des XVIIIe et XIXe siècles, servit le plus souvent à justifier l'esclavage racial. Même après l'abolition de l'esclavage, elle continua de fournir, convenablement modifiée, un argument en faveur de la ségrégation, de l'apartheid et autres formes de discrimination raciale[24]. »
  8. Parfois critiquée : (en) Herbert Ekwe-Ekwe, « What exactly does 'sub-Sahara Africa' mean? », Pambazuka News, .
  9. « Il existe, au sein de l'Afrique, une nette distinction entre Afrique du Nord et Afrique subsaharienne. L'Afrique noire, dit « subsaharienne » selon la terminologie de l'ONU, forme un ensemble de 24 millions de km2 avec une population dépassant les 800 millions d'habitants. Elle est séparée de l'Afrique du Nord par le Sahara. Cette dernière est très souvent associée au Proche et Moyen-Orient, aux pays du Golfe ou encore à la Turquie (dans la continuité de la rive méditerranéenne)[31]. »
  10. Par exemple, Moussa Konaté, L'Afrique noire est-elle maudite ?, Paris, Fayard, (ISBN 9782213651521) et Lilyan Kesteloot et Bassirou Dieng (préf. François Suard), Les épopées d'Afrique noire, Karthala, .
  11. Ou, peut-être, Homo habilis[41].
  12. Les vagues antérieures n'avaient pas atteint l'Eurasie[84].
  13. En Afrique du Nord[86].
  14. « Quand bien même les cultures du Croissant fertile adaptées aux pluies hivernales auraient pu franchir le Sahara, elles auraient eu du mal à pousser dans la zone sahélienne aux précipitations estivales[99]. »
  15. « Les anglo-saxons ne parlent pas de période Néolithique en Afrique, mais d'un passage du Paléolithique à l'Âge du Fer[101]. »
  16. L'apparition du désert du Sahara a longtemps été datée de 2 à 3 Ma BP, en même temps que l'englacement du Groenland[107].
  17. « Ce qu’on appelle l’« effet de pompe du Sahara » a influé sur l’évolution des communautés écologiques dans une période marquée par l’entrée dans les âges glaciaires. Pendant les périodes clémentes, le Sahara se couvre de savanes arborées autour d’un immense lac paléo-Tchad. Pendant les périodes froides, le désert s’étend. Les communautés écologiques sont repoussées à sa périphérie[112]. »
  18. « Le dernier optimum climatique en Afrique (environ 9 000 à 6 000 ans) correspond à un épisode de fortes moussons qui a conduit au reverdissement du Sahara, à son occupation humaine et au développement de grands écosystèmes lacustres tel que le Mégalac Tchad[107]. ».
  19. muntu = « un homme » ; bantu = « des hommes ».
  20. Une expansion « démique » selon la terminologie de Luigi Luca Cavalli-Sforza[120].
  21. Les végétation actuelles se mettent en place vers 1000 à [124]
  22. « Il y a environ 140 000 ans, les populations humaines d'Afrique orientale ou centrale se sont déplacées vers le sud et ont "colonisé" l'ouest de l'Afrique australe. Les parents vivants probables les plus proches de ces populations sources sont les Hadzabe du centre-nord de la Tanzanie et les Pygmées Mbuti de l'est du Congo. Cette migration a donné naissance aux chasseurs-cueilleurs San actuels. Beaucoup plus récemment — il y a environ 2 000 ans — il y a eu un deuxième mouvement de "colons" du nord vers le sud-ouest de l'Afrique. Ils ont donné naissance au peuple pastoral Khoikhoi[132]. »
  23. « Les Khoïsans correspondent à une population ancienne qui constituerait le substrat génétique originel de l’Afrique sub-saharienne. Au cours de leur expansion, les bantous auraient repoussé les Khoïsans dans les forêts et les déserts, mais se seraient aussi mélangés à eux[141]. »
  24. Le site est occupé depuis le VIe siècle av. J.-C.
  25. Parfois rattachée à la plaque africaine, parfois considérée comme une plaque distincte[163].
  26. Par exemple, le craton de Pilbara, en Australie, formait, avec le craton du Kaapvaal, le supercontinent Vaalbara, entre 3,6 Ga et 2,5 Ga.
  27. Le craton du Kaapvaal par exemple[169].
  28. Auxquelles on peut rajouter les déplacements de population et les conflits[197].
  29. « Bien que la prévalence de la malnutrition chronique ait connu une réduction au cours des deux dernières décennies dans le monde, la malnutrition chronique (rachitisme) des enfants (petite taille par rapport à l’âge) persiste à un niveau très élevé en Afrique principalement dans les pays du sahel et de la corne de l’Afrique[224]. »
  30. Une évaluation récente de l’insécurité alimentaire basée sur les informations provenant de ceux qui « ont connu la faim » révèle qu’en Afrique subsaharienne, 153 millions d’individus, soit environ 26 pour cent de la population âgée de plus de 15 ans, vivaient dans l’insécurité alimentaire grave en 2014/2015. En d’autres termes, dans la région, une personne sur quatre de plus de 15 ans « avait eu faim mais n’a pas mangé ou est resté sans manger pendant toute une journée parce qu’il n’y avait pas assez d’argent ou d’autres ressources pour s’alimenter »[225].
  31. 12 140 $ pour l'Afrique du Nord et le Moyen Orient (hors revenus élevés) et 15 080 $ de moyenne mondiale[227].
  32. Moyenne mondiale 0,717[228].
  33. […] les conflits sont l’une des causes majeures de l’insécurité alimentaire, la faim et la pauvreté et les personnes vivant dans les pays touchés par les conflits courent plus de risques de sécurité alimentaire et de malnutrition[232].

Références

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Liens externes

  • Michel Maldague, Développement intégré des régions tropicales, vol. I, fasc. 2 : Bases biophysiques de l’environnement tropical (lire en ligne)
  • (de)(en)(fr) Bibliothèque virtuelle de l'Afrique subsaharienne (internet library sub-saharan Africa)
  • Transition démographique et emploi en Afrique subsaharienne Ouvrage publié en avril 2011 par l'Agence Française de Développement