Affaire Asia Bibi

Affaire Asia Bibi
Nature du crime blasphème envers l'islam
(violation de la loi interdisant le blasphème au Pakistan)
Type de crime conscience
Titre affaire Asia Bibi
Pays de lieu du crime Drapeau du Pakistan Pakistan
Ville Ittan Wali
31° 32′ 27″ nord, 73° 39′ 38″ est
Jugement
Statut affaire jugée/en cours de requête en révision de jugement
Tribunal tribunal de Nankana Sahib (2010)
Haute Cour de Lahore (2014)
Cour suprême (2018)
Date du jugement

Recours acquittée le

L'affaire Asia Bibi est une affaire judiciaire pakistanaise dans laquelle une femme chrétienne, Asia Bibi, a été condamnée à mort en première instance en novembre 2010, accusée de blasphème envers l'islam en juin 2009. Ayant interjeté appel de la décision devant la Haute Cour de Lahore, Asia Bibi voit sa condamnation à mort confirmée le 16 octobre 2014[1], la Cour rejetant les arguments tendant à voir les témoins du plaignant désavoués et rejetant les allégations de faux témoignages. Asia Bibi est finalement acquittée en appel par la Cour suprême le [2]. À la suite de fortes pressions de ses opposants sur le gouvernement, elle reste toutefois emprisonnée et sujette à une demande de rejugement.

L'affaire est très médiatisée au Pakistan et dans le reste du monde. Elle provoque au Pakistan une polémique concernant la loi de 1986 interdisant le blasphème, et suscite de vives tensions entre les islamistes et les autorités. Différentes manifestations se sont formées pour et contre la loi, ainsi que des grèves, après que des membres du parti au pouvoir, le Parti du peuple pakistanais (PPP), eurent appelé à la modification de la loi.

Le , le gouverneur du Pendjab Salman Taseer, qui avait publiquement défendu Asia Bibi, est assassiné. Le 2 mars, le ministre fédéral des Minorités religieuses, Shahbaz Bhatti, de confession catholique, qui l'avait lui aussi publiquement soutenue, et avait appelé à un amendement de la loi sur le blasphème, est à son tour assassiné, par des hommes se réclamant d'une mouvance islamiste.

Depuis l'établissement de la loi interdisant le blasphème en 1986, plusieurs personnes ont été condamnées à mort mais aucune n'a jamais été exécutée, ayant été acquittées en appel ou graciées par décision du président. Les opposants à la loi affirment que celle-ci est détournée par ceux qui l'invoquent pour régler des comptes personnels.

Asia Bibi et sa famille

Le pape François avec l'époux et la fille d'Asia Bibi, en avril 2015.

Asia Bibi (également appelée en ourdou nastaliq : « Aasiya Bibi », RR : « Āsiyah Bī Bī », ourdou : آسیہ بی بی)[3], de son vrai nom « Asia Noreen » (ourdou nastaliq : « Aasiya Noreen », RR : « Āsiyah Naurīn », ourdou : آسیہ نورین)[4] est née à Ittan Wali (Pakistan) en 1971[Note 1]. Asia est une ouvrière agricole, qui a eu trois filles avec Ashiq Masih, un fabricant de briques né en 1960, et qui était déjà marié depuis dix ans à une chrétienne, Yasmine, qui n’a jamais accepté de divorcer. Ashiq et Yasmine ont eu deux filles. Dans la même maison habitent sous le même toit les cinq filles d’Ashiq, lui-même, sa femme Yasmine et Asia. Leur maison se trouve à Ittan Wali, un petit village sans eau courante ni électricité, où vivent 1 500 habitants dans des maisons construites en torchis. Le village appartient au district de Nankana Sahib de la province de Pendjab, à près de 50 km de Lahore.

Le procès

Les faits reprochés

Le [5], Asia Bibi, qui a 38 ans, participe comme chaque année à une cueillette de baies falsa avec trois autres femmes dans un champ de la ferme du propriétaire foncier « Idrees Mohammed ». Deux femmes demandent à Asia Bibi de l’eau à boire. Elle va chercher de l'eau à un puits à proximité du champ, prend un gobelet avec lequel elle boit une gorgée d’eau, puis ramène un récipient d’eau auprès des femmes. Mais une des femmes refuse de boire l’eau, disant qu’elle a souillé l’eau du puits parce qu’elle est chrétienne et donc impure (haram)[6],[7]. Asia Bibi se défend en disant qu’elle ne croit pas que le prophète Mahomet soit d’accord avec ce qu’elle dit. S'ensuit un échange tendu. La situation suscite l'indignation de cette femme et d’autres femmes renchérissent : « Comment oses-tu parler comme cela du prophète, tu viens de commettre un blasphème ». Mais les femmes ne vont pas tout de suite se plaindre[8].

Depuis 1986, année d'établissement de la loi anti-blasphème, trois cents personnes sont accusés chaque année de blasphème envers le prophète Mahomet ou le Coran.

Le mollah Qari Sallam va signaler le blasphème au commissariat de police de Nankana Sahib, qui enregistre la plainte au n° 326/2009. La police intervient pour protéger Asia Bibi. En raison des menaces de mort, sa famille entre dans la clandestinité et la police garde Bibi à la prison de Shekhupura pour sa propre sécurité[9].

La procédure

La police mène une enquête sur les propos de Bibi, qui est arrêtée et placée en détention dans l'attente de son jugement. Elle est inculpée pour blasphème[5].

Asia Bibi, qui est analphabète, nie avoir commis un blasphème envers l'islam[Note 2]. Elle déclare simplement qu'elle est victime d’une personne voulant « régler un vieux compte »[10] grâce à la loi anti-blasphème dont sont couramment victimes les Pakistanais, aussi bien musulmans que chrétiens[11].

Le , le juge Muhammed Naveed Iqbal, du tribunal de Nankana Sahib (district de Shekhupura), condamne Asia Bibi en première instance à la peine de mort par pendaison avec une amende de deux ans et demi de salaire (850 euros) pour avoir contrevenu aux paragraphes 295 B et C de la loi anti-blasphème envers l'islam du Code pénal pakistanais[12]. Ce premier procès ne respecte pas la procédure judiciaire, puisque l'avocat de la défense ne contre-interroge pas les témoins de l'accusation[13].

Asia Bibi interjette appel de la décision devant la Haute Cour de Lahore, qui émet une ordonnance de suspension contre une éventuelle grâce du président Asif Ali Zardari, qui était sur le point d'accorder sa libération. En attendant, elle est emprisonnée dans une petite cellule de 2,4 m × 3,0 m sans fenêtre à la prison de Lahore, dont le directeur est Khalid Sheikh.

Le mollah Yousuf Qureshi à Peshawar annonce offrir alors une récompense équivalente à 4 500  pour quiconque tuerait Asia Bibi[6].

D'après Human Rights Watch, la situation d'Asia Bibi n'est pas rare[14], bien que personne n'ait encore été exécuté pour blasphème au Pakistan[15].

Ultime recours

La Haute Cour de Lahore, plus haute juridiction de la province du Pendjab.

Le , la Haute Cour de Lahore rejette les arguments tendant à voir les témoins d’Asia Bibi désavoués et rejette les allégations de faux témoignages. La Cour confirme la condamnation à mort de Bibi qui fait un ultime recours devant la Cour suprême du Pakistan, laquelle a trois ans pour rendre son jugement.

Depuis l'établissement de la loi anti-blasphème en 1986, les personnes condamnées à mort n'ont jamais été exécutées, ayant été acquittées en appel ou bien graciées par décision du président du Pakistan. Si elle est exécutée, elle sera la première femme au Pakistan à être tuée légalement pour blasphème. Si elle est graciée, elle devra probablement quitter le Pakistan au risque que les fondamentalistes mécontents du verdict l’assassinent sans être inquiétés. En cas de libération, l'Italie, la France, et l’Espagne offrent l’asile à Achiq et sa famille, qui refuse de quitter le pays tant qu'elle reste en prison[16].

En attendant Asia Bibi est enfermée dans une petite cellule sans fenêtre de la prison de Multan. En cachette, et au risque d’être assassiné par les fondamentalistes, son compagnon Ashiq lui rend visite tous les quinze jours en prison pour lui apporter de la nourriture afin qu’elle ne soit pas assassinée par empoisonnement.

Le 22 juillet 2015, la Cour suprême du Pakistan doit statuer sur un ultime recours contre cette condamnation à mort[17].

En octobre 2015, elle serait placée à l’isolement pour sa propre sécurité. Des responsables pénitentiaires et des défenseurs des droits de l'homme s'inquiètent de sa santé et estiment qu’elle est la cible de « réelles menaces » de la part de sa co-détenue et même de ses gardiens[18].

Ajournement sine die

Le 13 octobre 2016 devait se tenir le procès en appel par la Cour suprême du Pakistan, qui devait déterminer si Bibi était finalement libre ou condamnée à mort par pendaison.

Mais, deux jours avant l'audience[19], 150 muftis édictent une fatwa exigeant la pendaison d'Asia Bibi et menaçant de mort quiconque porterait assistance aux « blasphémateurs ». De sorte que, le 13 octobre, l'un des juges se récuse et le procès est reporté à une date indéterminée.

Acquittement et réactions

Khadim Hussain Rizvi, chef du TLP, a juré la mort d'Asia Bibi.

Le parti islamiste Tehreek-e-Labbaik Pakistan (TLP), défenseur de la peine de mort pour blasphème, réclame à de nombreuses reprises l'exécution d'Asia Bibi[2]. Le 12 octobre 2018, des milliers d'extrémistes manifestent, notamment à Lahore[20] et à Islamabad[5]. Certains des responsables du TLP vont jusqu'à menacer les juges de mort s'ils devaient prononcer l'acquittement : « Les musulmans pakistanais prendront les mesures adéquates face aux juges [...] et les conduiront à une fin horrible. Les adorateurs du Prophète ne reculeront face à aucun sacrifice »[2].

Le , Asia Bibi est acquittée en appel par la Cour suprême du Pakistan[21]. Pour le juge en chef du pays Saqib Nisar, il n'y a « aucune remarque désobligeante envers le Coran dans le rapport d’enquête ». Il est appuyé par un second juge, Asif Saeed Khan Khosa, qui relève des erreurs de procédures[2].

À l'annonce de cette décision, les responsables du TLP menacent de « paralyser les villes ». Pour Maulana Abdul Aziz, imam de la Mosquée rouge, « cette décision envers une blasphématrice n'est pas de bon augure pour le pays. [...] C'est une décision extrêmement injuste, cruelle, totalement détestable contre la charia ». Dans tout le pays, des manifestations éclatent dès l'annonce du verdict : les manifestants bloquent les routes, brûlent des pneus, brandissent des slogans hostiles à la justice et appellent au meurtre d'Asia Bibi. Un millier d'entre eux bloquent, entres autres, l'échangeur autoroutier d'Islamabad[22].

Le gouvernement britannique appelle à la vigilance face à de potentielles représailles de « terroristes »[22]. Le gouvernement local du Sind déclenche l'alerte et annonce protéger « tous les lieux où vivent les minorités religieuses ». Pour l'avocat d'Asia Bibi, « le verdict montre que les pauvres, les minorités et la fraction la plus modeste de la société peuvent obtenir justice dans ce pays en dépit de ses défauts »[23]. L'un des meneurs de l'opposition, Bilawal Bhutto Zardari, appelle les institutions du pays à se souder derrière la Cour suprême[24]. Le Premier ministre récemment élu Imran Khan s'adresse à la nation, soutenant la décision de la Cour suprême et critiquant les propos des protestataires, une « petite section » de la population selon lui[25]. Le 2 novembre, après trois jours de manifestations, le gouvernement accepte pourtant de passer un accord avec les islamistes et engage une procédure visant à empêcher Asia Bibi, toujours emprisonnée, de sortir du pays avant l'examen d'une requête en révision du jugement déposée par un religieux[7]. Son avocat, quant à lui, décide de quitter le pays en raison des menaces de mort dont lui et sa famille sont victimes[26].

Dans la nuit du 7 au 8 novembre 2018, elle est transférée de sa prison de Multan vers la capitale Islamabad dans un avion privé[27].

Soutiens, controverses et protestations

Au Pakistan

La sénatrice pakistanaise Sherry Rehman, un des soutiens d'Asia Bibi.

L'affaire provoque une controverse dans l'opinion publique pakistanaise. Certaines personnalités politiques soutiennent l'abrogation ou l'amendement de la loi. Asia Bibi est soutenue par certains hommes politiques pakistanais, pour la plupart affiliés au Parti du peuple pakistanais (PPP).

Le , une manifestation à Lahore de l'APMA (All Pakistan Minorities Alliance) a dénoncé la condamnation d'Asia Bibi et a appelé à l'abrogation de la loi sur le blasphème[28].

Le , l'ancienne ministre et députée Sherry Rehman (PPP) a déposé à titre personnel un projet d'amendement au secrétariat de l'Assemblée nationale visant à abolir la peine de mort en cas de blasphème ainsi qu'à limiter la peine de prison à 10 ans. Elle a été soutenue par le gouverneur de la province de Pendjab Salman Taseer, ainsi que par Asma Jahangir, présidente de l'association du Barreau de la Cour suprême[29]. Chaudhry Shujaat Hussain, dirigeant de la Ligue musulmane du Pakistan (Q), a pour sa part rejeté l'idée de modifier la loi mais a soutenu la création d'une nouvelle loi pour empêcher les applications abusives de la loi sur le blasphème.

Les opposants à la loi critiquent surtout sa mise en œuvre : selon eux, la loi est surtout invoquée dans le but de régler des comptes personnels et elle est appliquée de façon subjective par certaines juridictions[30]. La loi est souvent invoquée contre des minorités religieuses ou dans le cadre de conflits entre plusieurs courants de l'islam.

Cela suscite de vives tensions entre les autorités et les fondamentalistes islamistes. Les idées émises contre la loi sur le blasphème ont provoqué de vives réactions de la part de certains religieux et des partis islamiques. Ces derniers ont appelé à une grève nationale et à des manifestations dans tout le pays pour soutenir la loi contre le blasphème[31]. Le gouvernement, accusé par certains de vouloir modifier la loi, a renié toute tentative en ce sens[30]. Le Parti du peuple pakistanais, vainqueur des élections législatives de 2008, avait pourtant sous-entendu une telle modification dans son manifeste (« les lois discriminantes à l'égard des minorités religieuses et sources de conflits communautaires seront revues »)[32].

Salman Taseer, gouverneur du Pendjab, un des principaux soutiens politiques d'Asia Bibi.

Le musulman Salman Taseer, gouverneur du Pendjab et le chrétien Shahbaz Bhatti, ministre fédéral des Minorités religieuses, défendent et soutiennent publiquement Asia. Taseer dénonce la loi interdisant le blasphème. Il visite plusieurs fois Asia à la prison avec sa femme, Aamna et sa fille Shehrbano, bien que les magistrats pakistanais aient jugé plus tard qu'elle ne pouvait plus être visitée que par son conjoint et son avocat. Le , Taseer est assassiné par son garde du corps Mumtaz Qadri sur le marché de Kohsar Market  d'Islamabad[33]. Le lendemain, des milliers de personnes viennent assister aux funérailles du gouverneur à Lahore en dépit de menaces des talibans[34]. L'assassinat fait de nouveau monter les tensions et divise l'opinion publique[30]. Le des manifestations de soutien à la loi réunissent près de 50 000 personnes à Karachi.

Le ministre fédéral des Minorités religieuses, Shahbaz Bhatti, qui se battait contre la loi de 1986 depuis plusieurs années, a également soutenu Asia Bibi. Il a en outre ouvertement demandé, à l'instar de plusieurs de ses collègues du Parti du peuple pakistanais, un amendement de la loi. Après que des demandes eurent été faites au président de la République Asif Ali Zardari de gracier Asia Bibi, celui-ci a demandé à son ministre des minorités religieuses Shahbaz Bhatti une enquête, qui conclut à l'innocence de l'accusée. Le président a d'abord annoncé qu'il pourrait la gracier, ce qui a provoqué de vives réactions des islamistes. Soucieux de préserver les fragiles équilibres politiques et religieux, Zardari a quelque peu tempéré ses propos, déclarant attendre la décision de la Haute Cour de Lahore. À Islamabad, le , près de la résidence de Shahbaz Bhatti, trois talibans pakistanais, se réclamant d'une mouvance fondamentaliste islamiste, prennent Bhatti en embuscade, alors qu'il se rend en voiture au conseil des ministres[35]. Bhatti reçoit au moins huit balles et décède peu après à l'hôpital[36],[35]. Le président du Pakistan et Amnesty International ont condamné l'attentat.

À l'international

Au niveau national et international, l’affaire provoque de nombreuses réactions[Note 3].

Le , Markus Löning, délégué du gouvernement fédéral allemand pour la Politique des droits humains et l'Aide humanitaire, déclaré : « Nous surveillons très étroitement les poursuites contre Asia Bibi. Sa condamnation en première instance nous inquiète vraiment. Poursuivre les gens en raison de leur foi n'est pas acceptable »[37]. Le , Anne-Isabelle Tollet publie son livre Blasphème sur Asia Bibi, ce qui lui interdit de se rendre au Pakistan sans courir le risque d’y être assassinée. Le gouvernement français soutient Asia Bibi en recevant Achiq et sa fille au ministère des Affaires étrangères le 30 mai 2011[38].

Le , la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) se joint à la déclaration d'Anne-Isabelle Tollet au Sommet de Genève des droits de l’homme et la tolérance, pour lancer un appel en faveur d’Asia[39],[40].

À Noël 2013, Asia envoie une lettre au pape François pour lui faire part de ses conditions d'incarcération, puis, en octobre 2014, elle le supplie « de prier pour elle […] pour son salut et pour sa liberté ». Elle écrit alors : « Je suis encore agrippée avec force à ma foi chrétienne. Je sais que grâce à ta prière, ma liberté pourrait être possible »[41]. En avril 2015, le Pape reçoit son époux et sa fille au Vatican et leur confie : « Je prie pour Asia, pour vous et pour tous les chrétiens qui souffrent »[42].

En mars 2015, elle est faite citoyenne d'honneur de la Ville de Paris[43].

Références

  1. « Asie/Pakistan – Confirmation de la part de la Haute Cour de Lahore de la condamnation à mort d’Asia Bibi », FIDES, (consulté le 16 octobre 2014).
  2. a b c et d La chrétienne Asia Bibi, condamnée à mort au Pakistan à cause d'une histoire de verre d'eau, a été acquittée, AFP, 31 octobre 2018.
  3. (en) « Fear for Pakistan's death row Christian woman », sur bbc.co.uk, BBC, (consulté le 5 décembre 2010).
  4. (de) Hasnain Kazim, « (de) Eine Ziege, ein Streit und ein Todesurteil » [« A goat, a fight and a death sentence »], Der Spiegel,‎ (lire en ligne).
  5. a b et c « Pakistan : trois questions sur le sort d'Asia Bibi, une chrétienne toujours emprisonnée malgré son acquittement », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
  6. a et b « Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème au Pakistan », FIGARO,‎ (lire en ligne)
  7. a et b « Pakistan: la libération d'Asia Bibi remise en question, son avocat fuit le pays », RFI,‎ (lire en ligne)
  8. http://radionotredame.net/emission/le-grand-temoin/17-03-2015/
  9. Agenzia Fides, « ASIE/PAKISTAN - Asia Bibi, nouveau renvoi de l’audience suite à l’absence tactique de l’avocat de la contrepartie - Agenzia Fides », sur www.fides.org (consulté le 3 novembre 2018)
  10. (en-GB) « Christian's death sentence suspended », BBC News,‎ (lire en ligne)
  11. (en) Rob Crilly et Aoun Sahi, « Christian Woman sentenced to Death in Pakistan for blasphemy », The Daily Telegraph,‎ (lire en ligne).
  12. « Une pakistanaise condamnée à mort pour blasphème », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  13. Emmanuel Derville, « Au Pakistan, le supplice judiciaire d'Asia Bibi se poursuit », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  14. Ali Dayan Hasan, « Pakistan: Filthy Business », Human Rights Watch,‎ (lire en ligne).
  15. Rob Crilly, « chrétienne condamnée à mort au Pakistan "pour blasphème' », The Telegraph,‎ (lire en ligne).
  16. « 'I'm Afraid She'll Be Killed Very Soon if Nothing Happens' », Christianity Today,‎ (lire en ligne).
  17. Actu chrétienne Journal Chrétien.net, « Ultime recours de la chrétienne Asia Bibi - Actualité chrétienne, Asia Bibi, Chrétiens, Chrétiens d'Orient, Chrétiens du Pakistan, Chrétiens persécutés » (consulté le 21 juillet 2015).
  18. Pakistan : Asia Bibi serait menacée au sein de sa prison.
  19. (en) « 150 Sunni Muslim Clerics demand death for Asia Bibi », sur www.pakistanchristianpost.com (consulté le 3 novembre 2018)
  20. « Au Pakistan, des milliers d'extrémistes défilent avant la décision sur l'affaire Asia Bibi », AFP, parismatch.com, 12 octobre 2018.
  21. « La Pakistanaise Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème, finalement acquittée », sur lemonde.fr, (consulté le 4 novembre 2018)
  22. a et b « Émeutes au Pakistan suite à l'acquittement d’Asia Bibi : les chrétiens en danger », sur Infochrétienne, (consulté le 31 octobre 2018).
  23. « Asia Bibi enfin acquittée et libre ! » sur infochretienne.com.
  24. (en) « Parliament, other institutions should stand with the Supreme Court: Bilawal » sur Dawn.com, 31 octobre 2018.
  25. (en) « PM Imran says Asia Bibi case verdict according to constitution » sur geo.tv, 31 octobre 2018.
  26. « Au Pakistan, les islamistes pèsent encore sur le sort d’Asia Bibi, acquittée pour blasphème », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  27. (en) FO dismisses reports of Aasia Bibi leaving the country sur The Express Tribune, le 8 novembre 2018
  28. (en) « L'APMA demande la libération d'Asia Bibi »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?) (consulté en 20130317), Dawn.com. Le 22 novembre 2010. Consulté le 12 janvier 2010.
  29. (en) La loi sur le blasphème est mal utilisée, The Express Tribune. Le 21 novembre 2010. Consulté le 12 janvier 2010.
  30. a b et c (fr) « Les Pakistanais divisés sur la peine de mort pour blasphème », France 24, 11 janvier 2011. Consulté le 12 janvier 2011.
  31. « Grèves et manifestations pour le maintien de la loi sur le blasphème », Radio Canada, 31 décembre 2010. Consulté le 12 janvier 2010.
  32. (en) « La position de Bilawal différente de celle des dirigeants du PPP », The Express Tribune, 12 janvier 2011. Consulté le 12 janvier 2011.
  33. « Le gouverneur du Pendjab tué dans une attaque à Islamabad », Le Nouvel Observateur, Consulté le 4 janvier 2011.
  34. « Salman Taseer: Thousands mourn Pakistan governor (trad. : Des milliers pleurent le gouverneur Pakistanais », BBC News, (consulté le 25 novembre 2013).
  35. a et b (en) « Pakistan minister shot dead on way to cabinet meeting in Islamabad », The Guardian, 2 mars 2011.
  36. Mathilde Gérard, « Asia Bibi, chrétienne du Pakistan, condamnée à mort pour blasphème », sur Le Monde.fr, (consulté le 29 mai 2012).
  37. (de) Blasphème au Pakistan : le ministre veut s'engager, consulté le 12 novembre 2010.
  38. http://www.peinedemort.org/document.php?choix=5126.
  39. « Speaker - Anne-Isabelle Tollet », sur Geneva Summit (consulté le 29 mai 2012).
  40. « Déclaration orale d'Anne-Isabelle Tollet aux Nations unies », sur Licra, (consulté le 29 mai 2012).
  41. « Dans une lettre Asia Bibi demande au pape de prier pour elle », La Croix, 30 octobre 2010.
  42. http://www.aleteia.org/fr/international/actualites/asia-bibi-son-calvaire-depose-dans-les-mains-du-pape-5891131699101696 le .
  43. « Paris : Asia Bibi, citoyenne d'honneur », Le Figaro, 17 mars 2015.
  1. Les sources sont contradictoires, Spiegel Online donne 38 ans contre 45 ans pour la [BBC https://www.bbc.co.uk/news/world-south-asia-11745100] et Focus.de, consultés le 12 novembre 2010.
  2. Asia est accusée d’avoir dit à des femmes musulmanes qu’elle croit en Jésus-Christ qui est mort crucifié sur la Croix pour les péchés de l'humanité, et de leur avoir demandé ce que le prophète Mahomet avait fait pour ces femmes[réf. nécessaire].
  3. Asia Bibi bénéficie également du soutien du Pape Benoît XVI qui a réclamé sa libération : « Je suis proche d'Asia Bibi et de sa famille et je demande que la liberté lui soit rendue au plus vite ». Le Pape a également appelé la communauté internationale à se pencher sur « la difficile situation dans laquelle se trouvent les chrétiens au Pakistan http://www.lexpress.fr/culture/livre/blaspheme-le-temoignage-poignant-d-asia-bibi_998270.html ».

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Jean Albert, 2010, "L'augmentation des persécutions contre les minorités religieuses dans quelques pays musulmans: le cas Aasia Bibi au Pakistan", CRI-IRC
  • Asia Bibi et Anne-Isabelle Tollet, Blasphème, Éditions Oh!, (ISBN 2361070227) (Oh! éditions, ce livre est le seul témoignage direct d'Asia Bibi. Le livre est publié en de nombreuses langues, dans le monde entier.)
  • Anne-Isabelle Tollet, La mort n'est pas une solution, Les Éditions du Rocher, (ISBN 2268077551)