Adidas

Adidas
Image illustrative de l'article Adidas

Création 1949[1]
Fondateurs Adolf Dassler
Forme juridique Société anonyme à directoire et conseil de surveillance
Action Bourse de Francfort (ADS) et Pink Sheets (ADDYY)
Slogan Adidas is all in[2]
(« Adidas donne tout »)
Siège social Drapeau de l'Allemagne Adi-Dassler-Strasse 1 Herzogenaurach, Bavière Allemagne (Allemagne)
Direction Kasper Rorsted (président du directoire) (2017-)
Erich Stamminger (CEO, Adidas Brand)

Igor Landau (président du conseil de surveillance) (2009-)
Guillaume Guillemin de Monplanet (Directeur marque France - 2014)

Activité Équipementier sportif
Produits Chaussures, vêtements de sport, équipement sportif
Filiales Adidas Originals, Adidas Performance, Adidas Style, Reebok, CCM Hockey, TaylorMade, Five Ten 
Effectif 55 555 (2015)
Site web www.adidas.com

Capitalisation 854 142 588.91 €
Chiffre d’affaires en augmentation 14,8 milliards d'€ (2014)[3]
+2% vs 2013
Résultat net en augmentation +49% 787 millions d'€ (2013)

Adidas est une firme allemande fondée en 1949 par Adolf Dassler, spécialisée dans la fabrication d'articles de sport, basée à Herzogenaurach en Bavière.

Elle est mondialement connue sous l'appellation « la marque aux trois bandes », en raison des trois bandes parallèles qui constituent son logo. Principal concurrent de Nike, le leader du secteur, Adidas est l'un des équipementiers sportifs les plus connus au monde.

Historique

Adolf Dassler (plus connu sous le nom d'Adi Dassler), fils d'un savetier bavarois, commença à fabriquer des chaussures de sport au début des années 1920[4].

Sculpture en bronze d'Adolf Dassler au Adi Dassler Stadium, à Herzogenaurach (Bavière).

En 1924, les frères Adolf et Rudolf Dassler fondèrent l'entreprise Schuhfabrik Gebrueder Dassler (fabrique de chaussures des frères Dassler) à Herzogenaurach près de Nuremberg. Ils en étaient propriétaires, chacun pour moitié, et la géraient ensemble.[réf. nécessaire]

En 1936, aux Jeux olympiques de Berlin, l'athlète américain Jesse Owens gagne quatre médailles d'or, alors qu'il porte des espadrilles faites par l'un des Dassler. Selon la légende, ce serait Adolf qui les aurait fabriquées.[réf. nécessaire]

Adolf était chargé de créer les chaussures et d'organiser leur fabrication. Rudolf lui gérait la vente à travers toute l'Allemagne et réussissait même à les exporter. Leur entreprise était florissante. Alors qu'Hitler arrive au pouvoir, ils rejoignent le Parti national-socialiste des travailleurs allemands. Puis vient la Seconde Guerre mondiale. Bien que quadragénaires, les frères Dassler sont mobilisés et obligés de s'éloigner de leur entreprise.[réf. nécessaire]

Pendant la guerre, la gestion de l'entreprise échoit alors à leurs épouses respectives. De statut d'épouses, elles passent ainsi au statut de cogérantes. Pendant cette période, l'entreprise ne doit son salut qu'aux commandes de l'armée nazie (chaussures et bottes pour les soldats). En 1945, lorsque les frères Dassler reviennent à Herzogenaurach, il est devenu impossible de réconcilier les deux femmes. Par ailleurs, Rudi, ardent nazi, est soupçonné au moment où il se voit fait prisonnier par les Alliés (les Américains), d'être un SS. Ce n'est autre qu'Adi qui aurait donné ces informations aux Américains. Les deux frères décident donc par la suite de liquider l'entreprise « Schuhfabrik Gebrueder Dassler » et de la partager en deux parties égales. Ils font construire des cloisons pour diviser les locaux et se partagent les machines.[réf. nécessaire]

Le logo Adidas utilisé jusqu'en 1997, puis seulement pour les collections Adidas Originals.

Avec son surnom, « Adi », et la première syllabe de son nom de famille, « Das », Adolf crée l'entreprise qui portera officiellement le nom d'Adidas AG à partir du , date de création officielle de la société (avec à l'époque 47 employés), ainsi que du dépôt de la chaussure aux trois bandes[5]. Son frère Rudolf fonde la marque sportive Puma, un nom prononçable dans toutes les langues. Il installe son entreprise dans la même ville que son frère, mais de l'autre côté de la rivière Aurach[6].

Une chaussure Adidas reconnaissable par son logo aux trois bandes.

Dans les années 1960, Horst, le fils d'Adolf, arrive à la tête de l'entreprise. Il créé la marque Arena en 1973, spécialisée dans la natation, puis en 1974 reprend le célèbre concurrent français d'Adidas, Le Coq Sportif, qui se trouve en difficulté financière. Après son décès brutal en 1987, le groupe entre dans une phase de crise. En 1990, Adidas est au bord du gouffre. Les héritiers décident de vendre la société à Bernard Tapie.[réf. nécessaire]

Celui-ci change le logo de la marque, renouvelle les collections, revoit la politique de distribution et délocalise une partie de la production en Asie à l'instar de ses concurrents Reebok et Nike, comprimant ainsi les coûts de fabrication. À nouveau profitable en 1993, la société est revendue à Robert Louis-Dreyfus, qui poursuit le plan de redressement de Bernard Tapie.[réf. nécessaire]

Adidas est introduite en Bourse en 1998. La société achète ensuite Salomon avant de le revendre, faute de synergies réalisées, puis rachète son concurrent Reebok en 2005. La société vaut actuellement près de dix milliards d'euros[7] à la Bourse, et talonne Nike pour la position de leader mondial des équipements sportifs.[réf. nécessaire]

Elle reste une des dix marques les plus connues au monde[7] et compte des adeptes sur les cinq continents.[réf. nécessaire]

Depuis 1970, Adidas fournit les ballons de la coupe du monde de football[8].

Dans les années 2000, par l'intermédiaire de son patron d'alors, Robert Louis-Dreyfus, Adidas relance la marque française Le Coq Sportif via une société suisse d'investissement, Airesis.

En mai 2017, Adidas vend ses marques d'équipements de golf TaylorMade, Adams Golf et Ashworth à un fonds d'investissement pour 425 millions de dollars[9].

Identité visuelle

Le premier signe distinctif de la marque apparaît en 1949, quand Adolf Dassler invente les trois bandes qui ornent le cuir des chaussures et les renforcent. Ce logo est associé au slogan « la marque aux 3 bandes ». Les années 1960 marquent la diversification de l'entreprise qui lance des ballons à sa marque en 1964, des survêtements en 1968.

C’est pour les vêtements de sport et les équipements (sacs, ballons, etc.) qu'Adidas redessine son logo : les trois bandes traversent horizontalement un trèfle à trois feuilles qui symbolise la diversité du groupe, les trois feuilles représentant les trois principales masses terrestres du monde et les trois grands marchés du groupe (les Amériques, l’Europe/l’Afrique et l’Asie).

En 1972, la marque devient le sponsor officiel des Jeux olympiques de Munich et le « trèfle » est lancé à cette occasion[10].

En 1991, la marque lance, sous la nouvelle division Adidas Equipment (future Adidas Sport Performance en 2002), une ligne de chaussures et de vêtements fonctionnels orientés vers la performance. Leur logo, les « trois barres », symbolise, par la montagne, le défi et le but à atteindre. La division Originals, créée en 1993 (future Sport Héritage en 2002), remet au goût du jour le trèfle, abandonné au cours des années 1980 puis remis au goût du jour pour des séries « vintage » rééditant d’anciens best-sellers de la marque[11].

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Produits

Adidas vend de nombreux produits grâce à son site et ses nombreux magasins à travers le monde. Elle vend essentiellement des souliers, des vêtements de sport et des équipements sportifs.

Équipementier officiel

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Adidas sponsorise une multitude de clubs et d'athlètes dans de nombreux sports [réf. nécessaire]:

Athlétisme

Adidas est sponsor de beaucoup d'athlètes mondiaux, tels que Jeremy Wariner, David Rudisha, Yohan Blake, Tyson Gay, Wilson Kiprotich, Tadesse Abraham, Jessica Ennis, Dayron Robles, Sally Pearson, mais aussi français comme Jimmy Vicaut, Romain Barras. Adolf Dassler a quant à lui personnellement créé les chaussures avec lesquelles Jesse Owens allait participer aux JO de Berlin en 1936.[réf. nécessaire]

La marque est aussi présente dans le trail et sponsorise une équipe avec notamment Sébastien Spehler.[réf. nécessaire]

Basket-ball

En 2006, Adidas devient commanditaire des trente équipes de la NBA avec un contrat de dix ans. La marque succède à Champion, Nike et Reebok. Elle équipe également les quatorze franchises de WNBA.[réf. nécessaire]

Elle sponsorise aussi de grands joueurs comme Damian Lillard, Dwight Howard, Tim Duncan, Derrick Rose, Josh Smith, Joakim Noah, James Harden ou plus récemment le rookie Andrew Wiggins.[réf. nécessaire]

En octobre 2013, Adidas devient l'équipementier officiel de la fédération française de basket-ball.[réf. nécessaire]

Boxe

Adidas équipe Prince Nassem Ahmed boxeur poids mouche anglais d'origine yéménite. En 1971, Adidas chaussait les deux boxeurs Mohamed Ali et Joe Frazier lors de leur « combat du siècle »[12].

Le joueur de cricket indien Sachin Tendulkar en train de jouer avec sa batte personnalisée, fabriquée par la marque.

Cricket

Cyclisme

Adidas est l'actuel équipementier de l'équipe britannique de cyclisme sur piste.

Elle fut également l'équipementier de Sky Professionnalisme Cycling Team[13] de 2010 à 2012.

Auparavant elle fut longtemps partenaire de l'Équipe cycliste T-Mobile.

Football

Maillot de l'équipe d'Allemagne de football fabriqué par Adidas.
Maillot de l'équipe d'Espagne de football fabriqué par Adidas pour la Coupe du monde de 2014.

Adidas tient des contrats de sponsoring avec de nombreux clubs dans différents championnats. Adidas équipe notamment les clubs suivants :[réf. nécessaire]
CR Flamengo, Real Madrid CF, AC Milan, Bayern Munich, Schalke 04, RSC Anderlecht, Chelsea FC, SE Palmeiras, CA River Plate, Athletic Club ajaccien[14], RC Lens, FC Lorient, Olympique de Marseille, JS Kabylie, USM Alger, Olympique lyonnais[15], Raja Club Athletic, Benfica, Al Ahly SC, Fenerbahçe SK, Besiktas JK, Kayserispor, Sivasspor, Yokohama F·Marinos et tout récemment Manchester United et la Juventus et des 19 équipes de la Major League Soccer (MLS), et de nombreux autres clubs régionaux ou départementaux.

Outre Drapeau : Allemagne l'Allemagne, l'entreprise équipe aussi les équipes nationales suivantes :

Le contrat avec la France s'est arrêté le , puisque Nike est devenu le nouvel équipementier après cette date et jusqu'en 2017.[réf. nécessaire]

La marque a décroché son plus gros contrat avec le club de l'AC Milan, lui permettant de rivaliser avec son concurrent Nike, qui sponsorise le FC Barcelone ou Manchester City (champion d'Angleterre en 2012 et 2014)[réf. nécessaire]

La marque est également l'équipementier historique du Bayern Munich. Le contrat avec Liverpool FC s'est arrêté à la fin de la saison 2011-2012. New Balance est maintenant le nouvel équipementier du club anglais.[réf. nécessaire]

En 2015, ils ont décroché un contrat avec Manchester United et la Juventus de Turin.

Elle sponsorise aussi de grands joueurs de football, à l'image de Kaká (Ballon d'or 2007) du AC Milan, David Beckham, Karim Benzema et Gareth Bale du Real Madrid CF,Mesut Özil du Arsenal FC, Luis Suarez du FC Barcelone , Manuel Neuer et l'égérie de la marque Lionel Messi (Ballon d'or 2009, Ballon d'or 2010 Ballon d'or 2011 Ballon d'or 2012).[réf. nécessaire]

Des évènements comme la Coupe du monde de football, Euro 2008, Euro 2012, Ligue des champions de l'UEFA, Coupe d'Afrique des nations.[réf. nécessaire]

En 2016, la marque fait signer le jeune joueur français Paul Pogba, star de la Juventus puis de Manchester United pour plusieurs dizaines de millions d'euro[17], pour qu'il devienne à long terme la principale égérie d'Adidas, succédant ainsi à Messi[18].

Football américain professionnel et universitaire

De nombreuses équipes universitaires de football américain telles que Miami University, Michigan, Eastern Carolina University ou UCLA sont équipées par Adidas, permettant à la marque de viser également un public étudiant et jeune.[réf. nécessaire]

En 2016 la marque allemande est devenue partenaire des neufs équipes de la Ligue Canadienne de Football .

Handball

Natation

Rugby

Sélections nationales : Nouvelle-Zélande Drapeau : Nouvelle-Zélande, France Drapeau : France, Italie Drapeau : Italie, Portugal Drapeau : Portugal[réf. nécessaire]

Adidas sponsorise également les plus grands joueurs mondiaux comme Dan Carter, Byron Kelleher, Richie McCaw, Ronan O'Gara, Bryan Habana, Jonny Wilkinson, Brian O'Driscoll, Leigh Halfpenny, Danny Cipriani, James Haskell, Ma'a Nonu, Morgan Parra, Mathieu Bastareaud, François Steyn, Yoann Huget, Benjamin Fall, Antonie Claassen, Andrea Lo Cicero, Rémy Martin, Julien Malzieu[réf. nécessaire]

Skateboard

La marque allemande profite aussi de la street culture des fans de skateboard pour remettre au goût du jour ces vêtements amples, uniquement autour de ces 3 pays. Il y a 2 ans, « Adidas Originals » avait déjà édité des maillots du même type, sur de vieux succès[23].

Tennis

Tennis de table

Après avoir créé quelques modèles de maillots/polo pour le tennis de table, Adidas propose maintenant également des tables et des revêtements de la marque Adidas pour tenter de concurrencer les acteurs du marché.[réf. nécessaire]

Dirigeants

Données financières

Données financières en millions d'euros
Années 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
Chiffre d'affaires 5 065 5 354 5 835 6 112 6 527 6 266 6 478 6 636 10 084 10 299
Résultat net part du groupe 205 228 182 208 229 260 314 382 483 551
Dettes financières 1 655 1 591 1 791 1 679 2 498 1 018 665 -551 2 231 1 766
Source : Rapport annuel Adidas AG[24]

Communication

Activité de lobbying

Auprès des institutions de l'Union européenne

Adidas SA est inscrit depuis 2016 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Le groupe déclare en 2015 pour cette activité des dépenses d'un montant compris entre 400 000 et 500 000 euros, et indique avoir perçu sur le même exercice 545 000 euros de subventions de l'Union européenne[25].

Aux États-Unis

Selon le Center for Responsive Politics, les dépenses de lobbying d'Adidas aux États-Unis s'élèvent en 2015 à 40 000 dollars[26].

Adidas en France

En 1960, Horst Dassler ouvre une usine à Dettwiller dans le Bas-Rhin. Elle compte alors une trentaine d'employés. Dans les années 1970, Adidas fait travailler près de 1 500 personnes en Alsace[27].

Le siège social d'Adidas France est construit en 1973 à Landersheim, il a compté jusqu'à 900 salariés dans les années 1980[27]. La plus grande usine du groupe en France se trouvait à Saint-Vincent-de-Tyrosse dans les Landes[27].

En 1987, Adidas France supprime 400 emplois, 530 en 1988 puis 320 en 1990. Les usines alsaciennes de Dettwiller (320 salariés) et Pfaffenhoffen (260 salariés) sont fermées en 1992[27]. En 1994, Adidas ne possède plus aucune usine en France mais le siège social emploie encore 330 personnes[27].

Au début de 2018, le siège social d'Adidas France (200 employés en 2015) quittera Landersheim pour s'installer à Strasbourg[28],[29].

Controverses

Affaire Adidas

Article détaillé : Affaire Tapie - Crédit lyonnais.

Cet historique a sa source principale dans la publication d'un article paru dans Les Échos du 11 juillet 2008[30].

  •  : le groupe Bernard Tapie achète 80 % d'Adidas pour 244 millions d'euros, puis rachète six mois plus tard les 15 % d'Adidas encore détenus par le groupe suisse Metro.
  •  : Tapie met en vente Adidas pour 317 millions d'euros.
  •  : annonce de la vente d'Adidas pour 315,5 millions d'euros à un groupe d'investisseurs, dont le Crédit lyonnais (CL).
  •  : Tapie affirme que le CL détient de façon occulte plus que les 19,9 % officiels d'Adidas. La banque dément.
  •  : Tapie est personnellement placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Paris (TCP).
  •  : Robert Louis-Dreyfus, président du Directoire d'Adidas depuis avril 1993, prend le contrôle d'Adidas pour 701 millions d'euros.
  •  : Tapie réclame au CL les 229 millions de plus-value dégagés lors de la cession.
  •  : Louis-Dreyfus introduit Adidas en bourse à Francfort pour 1,677 milliard d'euros.
  •  : le TCP condamne le CL à verser à Tapie une provision de 91,5 millions d'euros.
  • En 1997, Adidas acquiert le fabricant de skis Salomon, mais s'en sépare après huit ans, les profits escomptés n'étant pas au rendez-vous.
  •  : la cour d'appel de Paris autorise une médiation entre Tapie et l'État pour un accord amiable.
  •  : échec de la médiation. Tapie réclame toujours 990 millions d'euros.
  • En , la société annonce une OPA amicale, pour la somme de 3,8 milliards de dollars, sur Reebok, une société concurrente.
  •  : La Cour d'Appel de Paris condamne le CDR à verser la somme de 234 millions d'euros.
  •  : La Cour de Cassation casse l'arrêt de la cour d'appel de Paris condamnant le CDR à verser à monsieur Tapie la somme de 234 millions d'euros.
  •  : L'État nomme une commission d'arbitrage et renonce à se présenter à nouveau devant la cour d'appel de Paris qui aurait dû suivre les motifs de la Cour de cassation.
  •  : la commission d'arbitrage condamne le CDR à verser 285 millions d'euros à Bernard Tapie[31].
  •  : la cour d'appel annule l'arbitrage entre le Crédit Lyonnais et Bernard Tapie et oblige ce dernier à rembourser les 403 millions d'euros qu'il a eu en indemnisation.

Processus de fabrication

Le , le groupe de défense de l’environnement Greenpeace annonce avoir trouvé parmi des échantillons de vêtements Adidas (mais aussi d'autres marques comme Lacoste, Ralph Lauren, Puma), des traces d'éthoxylates de nonylphénol (un perturbateur hormonal), qui sont également rejetés dans les eaux chinoises et s’intégreraient dans la chaîne alimentaire notamment au travers des poissons. Contrairement aux marques Puma et Nike qui se sont engagées à éliminer de leurs processus de fabrication toute substance chimique toxique d'ici à 2020, Adidas n'a pris aucun engagement[32].

Modèle de chaussure controversé

Le , Adidas fait l'objet d'une polémique en raison de la présentation sur internet d'un nouveau modèle de baskets, les Adidas JS Roundhouse Mids, une réinterprétation d'un des modèles de la marque[33]. Conçues par le designer Jeremy Scott, ces chaussures de sport sont munies des chaines en caoutchouc jaunes qui s'accrochent aux chevilles, tels les boulets des anciens prisonniers. Ces chaussures évoquent pour un certain nombre de commentateurs les chaînes que portaient les esclaves au XIXe siècle, et taxent la marque de faire référence à l'esclavagisme pour promouvoir ce modèle[34]. Notamment, le révérend Jesse Jackson s’insurge, affirmant que « la tentative de commercialiser et de rendre populaires plus de deux cents ans de mépris, au cours desquels les Noirs étaient considérés comme humains seulement aux trois cinquièmes dans la Constitution, est offensante, épouvantable et insensible »[34].

En raison de la polémique et après avoir défendu le designer de ces chaussures (celui-ci expliquant par ailleurs s'être inspiré d'une peluche appelée « My Pet Monster », dont les mains sont attachées par des chaînes orange), Adidas annule la commercialisation du modèle, prévue en août 2012[34].

Le rapeur Chuck D en tenue Adidas.

Dans la culture populaire

  • Un rétroacronyme peut être formé avec les lettres de Adidas : « All Day I Dream About Sports » (Tous les jours je rêve de sport). Le groupe de néo-métal Korn, souvent habillé par Adidas, a également composé une chanson sur le rétroacronyme A.D.I.D.A.S, cependant il signifie cette fois : All Day I Dream About Sex (Tous les jours je rêve de sexe).[réf. nécessaire]
  • En 1986, le groupe de rap Run–D.M.C., avec sa chanson My Adidas, fait une publicité extraordinaire de façon involontaire. Ses membres chantent cette chanson en portant des Adidas modèle Superstar, lacets défait et languette sortie. Durant un concert rassemblant 20 000 spectateurs à New York, lorsqu'ils chantent My Adidas, presque tous les spectateurs ont levé leurs chaussures Adidas. Les dirigeants de la firme allemande furent très surpris. En 1986, Adidas signe un contrat de 1 million USD, c'est le lancement des contrats engageant des emblèmes du Hip Hop avec des marques sportswear.[réf. nécessaire]
  • Le chanteur anglais Chris Martin de la formation Coldplay portait, lors de concerts entre 2005 et 2007, une paire d'Adidas blanche lignée noir. Le chanteur Jason Kay du groupe Jamiroquai est aussi un fidèle de la marque aux trois bandes depuis ses débuts en 1992 tout comme Madonna et Freddie Mercury.[réf. nécessaire]
  • Dans la nuit du 4 au , plus de 200 000 commandes sont passées sur le magasin en ligne d'Adidas après qu'un code promo offrant 60 euros de bon d'achat ait été mis en ligne. Cet événement crée la panique au sein de la marque allemande[35].

Notes et références

  1. Historique de la marque sur le site http://www.adidas-group.com (consulté le 17 août 2015).
  2. [1]
  3. Le chiffre d'affaires d'Adidas dépasse les attentes en 2014, Reuters - 23.01.2015
  4. (en) History, sur adidas-group.com
  5. (en) History, sur adidas-group.com (consulté le 24 novembre 2013).
  6. [2], Le Devoir.com, 4 août 2005.
  7. a et b « Adidas »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), sur www.planetjogging.com (consulté le 5 novembre 2015).
  8. « Les ballons officiels de la Coupes du monde FIFA », sur coupedumonde2014.net (consulté le 5 novembre 2015).
  9. Adidas sells golf unit Taylormade to buyout group KPS, 10 mai 2017
  10. Jean Watin-Augouard, Histoires de marques, Ed. d'Organisation, , p. 21.
  11. (en) Stone Twins, Declan Stone, Garech Stone, Logo R.I.P., BIS, , p. 174.
  12. Histoire d'Adidas
  13. « http://www.teamsky.com/article/0,27290,17618_5792271,00.html »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?) (consulté le 18 juillet 2017)
  14. http://www.ac-ajaccio.corsica/Attualita/ADIDAS__nouvel_equipementier_de_l_ACA-08457
  15. « http://www.olympique-et-lyonnais.com/club/adidas-prochain-equipementier-de-l-ol,2890.html »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?) (consulté le 18 juillet 2017)
  16. « Le nouveau maillot Adidas de l’Algérie débarque le 15 mars à Alger ! », sur LaGazetteduFennec.com, (consulté le 29 juin 2016)
  17. « Adidas officialise la signature de Paul Pogba », (consulté le 9 août 2016)
  18. « Paul Pogba devient officiellement l’égérie d’Adidas | Brand and Celebrities – Celebrity Marketing Intelligence », sur brandandcelebrities.com (consulté le 9 août 2016)
  19. (en) « Archived copy » [archive du ] (consulté le 1er juin 2009)
  20. http://www.web-libre.org/breves/Manaudou,4649.html
  21. (en) « Archived copy » [archive du ] (consulté le 7 juillet 2009)
  22. https://www.swimmingworldmagazine.com/news/josh-prenot-signs-on-with-adidas/
  23. https://www.pkfoot.com/53847/lifestyle/adidas-copa
  24. « Rapport annuel Adidas AG »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?) (consulté le 18 juillet 2017)
  25. « Registre de transparence », sur le site de la Commission européenne (consulté le 21 janvier 2017)
  26. (en) « Opensecrets.org », sur le site du Center for Responsive Politics (consulté le 21 janvier 2017)
  27. a, b, c, d et e « 80 ans d'histoire agitée », article des DNA du 25 septembre 2015.
  28. « Adidas part à Strasbourg », article des DNA du 24 septembre 2015.
  29. « Premiers bureaux début 2018 », article des DNA du 22 janvier 2016.
  30. Chronologie de l'affaire Adidas - Les Échos, 11 juillet 2008
  31. Adidas : la justice donne raison à M. Tapie - Le Monde, 12 juillet 2008
  32. « Des produits toxiques dans les vêtements de 14 grandes marques », sur 20 minutes.fr (consulté le 23 août 2011)
  33. « Jeremy Scott x adidas Originals Roundhouse Mid ‘Handcuff’ », Lesitedelasneaker.com (consulté le 4 avril 2017).
  34. a, b et c Hayat Gazzane, « Adidas stoppe le lancement de baskets jugées "racistes" », sur Le Figaro.fr, (consulté le 4 avril 2017)
  35. « Une soirée pas comme les autres : le buzz du code promo Adidas », sur http://coupon-addict.fr,

Voir aussi

Bibliographie

  • Barbara Smit, Sport Business, Adidas, Puma, la guerre des logos, New York, Presse de la cité (traduction française par Thierry Arson), (ISBN 978-2-258-07513-9)

Articles connexes

Liens externes