Accusations d'ingérences russes dans l'élection présidentielle américaine de 2016

Déclaration conjointe du département de la Sécurité intérieure (DHS) et du cabinet du directeur du renseignement national (DNI) sur la sécurité de l'élection.

La communauté du renseignement des États-Unis a rendu publics ses soupçons d'une ingérence de la Russie dans les élections américaines de 2016 dès octobre 2016[1] et le gouvernement américain a accusé le gouvernement russe d'avoir interféré avec les élections présidentielles en décembre 2016 tout en effectuant les représailles diplomatiques[2] les plus importantes depuis la guerre froide. Le cabinet du directeur du renseignement national (DNI), qui représente dix-sept services de renseignement, déclare dans une lettre commune avec le Département de la Sécurité intérieure (DHS), que la Russie interfère dans l'élection présidentielle américaine de 2016[1]. Le 7 octobre, le DNI et le DHS déclarent que la communauté du renseignement considère comme probable que la Russie ait commandité le piratage des ordinateurs du Comité national démocrate (DNC) et la publication de documents confidentiels[1]. Le rapport déclare que ces agissements ont été menés dans le but de peser sur les résultats de l'élection présidentielle[3],[4],[5]. La Russie nie son implication[6].

De hauts dirigeants ainsi que les services de renseignement américains ont déclaré considérer comme fiables[7] les indices selon lesquels la Russie a aidé WikiLeaks à obtenir les courriels qui ont fuité de la DNC et du directeur de campagne de Clinton, John Podesta, pour peser sur l'élection et faire élire Donald Trump[8],[9],[10],[11]. Un officiel américain a décrit comme consensuelles les conclusions des différentes agences[12], fondées sur un faisceau de preuves circonstancielles remontant à avant les élections[13].

« C'est une opération qui consiste malgré tout à révéler la vérité, c'est au fond tout le mal que ces gens ont fait ici »[14].

Chronologie

  • 14 juin 2016, le journal Washington Post déclare que des hackers liés au pouvoir russe se sont infiltrés dans le réseau du Comité national démocrate (DNC)[15].
  • 24 juillet 2016, Robby Mook accuse le site WikiLeaks d’avoir révélé des documents « fournis par les Russes pour aider Donald Trump »[18].
  • Dès août 2016, la CIA avertie le président Barack Obama que les piratages du Parti démocrate ont été ordonnés par Vladimir Poutine dans le but de nuire à Hillary Clinton et d’aider Donald Trump[19].
  • 4 août 2016, le patron de la CIA, John Brennan, avertie le patron du FSB, Alexandre Bortnikov[19].
  • , Hillary Clinton dénonce Donald Trump comme le commanditaire du piratage informatique, déclarant « Donald Trump a demandé aux Russes de me pirater. Il s'est souvent aligné sur ce qui constitue la ligne politique du Kremlin. Il est troublant de voir un candidat à la présidence aussi inconscient de l'impact de ses propres mots »[20].
  • 7 octobre 2016, les 17 agences américaines de renseignement affirment que le piratage a été organisé à partir de la Russie.
  • 11 octobre 2016, troisième série d’e-mails publiée par Wikileaks[21].
  • 9 décembre 2016, le Washington Post rapporte que l'agence du renseignement intérieur « a identifié des individus, ayant des connexions avec le gouvernement russe, qui ont transmis à Wikileaks des milliers d'e-mails hackés du parti démocrate et du directeur de campagne d'Hillary Clinton »[22] .
  • 29 décembre 2016, le FBI et le Département de la sécurité nationale (DHS) publient un document démontrant techniquement l’implication de la Russie dans les piratages des serveurs du Parti démocrate.
  • 6 janvier 2017, le FBI, la CIA et la NSA publient un rapport commun sur le piratage russe.

Moyens

Les trolls

En décembre 2015, Adrian Chen remarque que les comptes pro-russes se mettent brusquement à soutenir Trump.
Une « usine à trolls » de propagande russe est localisée à Saint-Pétersbourg.

À partir de l'automne 2014, Adrian Chen  du New Yorker enquête durant six mois sur la propagande russe en ligne menée par une « usine à trolls »[note 1] de 400 personnes basée à Saint Pétersbourg[23] et qui se fait appeler Internet Research Agency[23]. Le terme usine à trolls qualifie une entreprise de propagande qui contrôle de nombreux comptes utilisateurs en ligne dans le but de simuler des mouvements de masse[23],[24]. Selon Adrian Chen, l'usage de trolls sur Internet est employé comme tactique par le gouvernement russe essentiellement depuis que celui-ci a observé l'effet des organisations via les médias sociaux dans la contestation des élections législatives russes de 2011[23]. Adrian Chen recueille les témoignages de reporters et de militants russes qui rapportent que le but du gouvernement russe est de semer la discorde et le chaos sur Internet[23]. En décembre 2015, Adrian Chen observe sur les réseaux sociaux que des comptes russes se mettent à soutenir Donald Trump lors de la campagne pour l'élection présidentielle américaine[25].

En novembre 2016, The Guardian signale que beaucoup des soutiens de Donald Trump les plus fervents sur Internet étaient en réalité des propagandistes russes salariés[26]. L'article estime à plusieurs milliers le nombre de trolls impliqués dans cette opération[26]. Toujours en novembre 2016, BuzzFeed News affirme que « des trolls professionnels, soutenus par l'État russe, ont admis avoir créé et diffusé des articles de fausses nouvelles qui renforcent Trump et dénoncent Hillary »[27]. L'entreprise de sécurité informatique FireEye (sous contrat avec le Parti démocrate[28]) conclut que la Russie utilise les média sociaux comme une arme en vue d'influencer l'élection américaine[29].

Mathew Ingram du magazine Fortune, déclare que « relier des centaines de comptes Twitter à un dark Web d’agents contrôlés par les Russes, avec une liste de sites créée à la va-vite, ressemble plus à une théorie du complot qu’à une analyse scientifique du problème »[30].

De plus, Donald Trump était soutenu par la Trump's Troll Army[31], un groupe d'internautes favorables à Donald Trump, qu’ils appellent le Dieu-Empereur[32], dans le but de le faire élire, en trollant Hillary Clinton, harcelant ses détracteurs, piratant des lignes téléphoniques utilisées par les Démocrates et créant de puissants mèmes, durant l'élection présidentielle américaine de 2016.

Les hackers

David DeWalt, dirigeant de FireEye, déclare que l'opération de 2016 est un nouveau développement dans la campagne de guerre électronique de la Russie[29]. Kevin Mandia, PDG de FireEye, déclare que le schéma de la menace informatique russe a changé après l'automne 2014, pour passer de techniques secrètes à des tactiques sans dissimulation et de moindre sécurité opérationnelle[29]. Des experts et des entreprises de sécurité informatique, comprenant CrowdStrike, Fidelis Cybersecurity, Mandiant, SecureWorks et ThreatConnect, ainsi que le rédacteur de Ars Technica, déclarent que la fuite de courriels lors de l'élection de 2016 s'inscrit dans une série d'attaques informatiques contre la convention démocrate, perpétrée par deux groupes liés aux services russes, baptisés Fancy Bear et Cozy Bear[33],[34],[35],[36],[37],[38] ou respectivement APT28 et APT29[note 2],[39].

L'entreprise de sécurité informatique ThreatConnect conclut son analyse en considérant que le site web DC Leaks a toutes les caractéristiques d'un travail des services russes, et qu'il correspond aux schémas d'attaque du groupe de hackers « Fancy Bear » issu du GRU[40],[41],[42],[43],[44]. D'autres sources relient directement Pawn Storm (ou Fancy Bear ou APT28) aux services secrets militaires russes (GRU), sans pour l'instant avoir produit de preuve irréfutable de ce lien[45].

Jeffrey Carr, expert américain en cybersécurité, conteste les conclusions de ces entreprises en disant que « ce n’est pas parce qu’on utilise une Kalachnikov qu’on est forcément russe ou qu’on travaille pour Kalachnikov ». Gérôme Billois, expert en cybersécurité pour Wavestone explique que Cozy Bear et Fancy Bear « sont bien connus, leurs modus operandi a été détaillé dans plusieurs rapports et les logiciels malveillants qu’ils utilisent sont comme les fusils mitrailleurs russes : facile à trouver si on sait où chercher, facile à copier. Il serait donc possible qu’un autre groupe de pirates informatiques ait cherché à se faire passer pour eux afin de brouiller les pistes »[46].

Stéphane Koch, conseiller en stratégie digitale et sécurité de l’information, affirme que ces cyberattaques « sont si peu sophistiquées qu’elles ne sont pas forcément le fait d’un Etat »[47].

Un hacker connu sous le pseudonyme de Guccifer2.0 se prétendant citoyen roumain revendique le piratage du Parti démocrate tout en niant travailler pour la Russie [48],[49].

Pour François-Bernard Huyghe, directeur de recherche à l'IRIS, « les sociétés de sécurité américaines accusent presque systématiquement les Russes dès qu'il se passe quelque chose. Il y avait eu, par exemple », un cas typique en août dernier lors d'une attaque du département d’État. On avait accusé systématiquement des pirates russes, comme on accusait systématiquement des pirates chinois à une certaine époque. Ce sont les "usuals suspects" qu'on ressort à tous les coups[14].

Technique du phishing

NSA Report on Russia Spearphishing

Le New York Times explique que les courriels de John Podesta ont été piratés grâce à la technique dite du phishing (hameçonnage). Podesta a d'abord reçu un courriel lui demandant de modifier son mot de passe pour des raisons de sécurité. Un collaborateur de Podesta a fait suivre ce courriel à Charles Delavan, technicien informatique, pour s’assurer qu’il ne s’agissait pas d’un faux. Charles Delavan répondit « ce courriel est authentique. John doit changer son mot de passe immédiatement[50]. » Selon le magazine Slate, le technicien « avait prévu d'écrire que ce n'“était pas un courriel légitime”, mais a oublié le mot “pas”[51]. »

Dans leur rapport, le FBI et le département américain de la Sécurité intérieure affirment que les piratages informatiques attribués à la Russie reposent sur « une technique assez fréquente, appelée phishing[52]. »

Julian Assange affirme qu'un adolescent de 14 ans aurait pu pirater les courriels de Podesta puisque, selon lui, le mot de passe du Windows 8 de John Podesta était « p@ssw0rd »[53], un des mots de passe les plus fréquents.

Andreï Soldatov, journaliste d’investigation et spécialiste des services secrets russes explique au journal Libération que « le « piratage » du Parti démocrate, c’était de l’ingénierie sociale - trouver des mots de passe, induire les gens en erreur pour qu’ils les livrent d’eux-mêmes… »[54].

Défense américaine

En 2008, Barack Obama avait déclaré que « Nous savons que le cyberespionnage est en constante augmentation. Des pays comme la Chine l’ont pris en compte très rapidement, cela fait huit ans que nous traînons les pieds ». « Si j’étais président, je mettrais la cybersécurité à la place qu’elle doit être, c’est-à-dire, une priorité principale. Je déclarerais notre infrastructure informatique comme un avantage stratégique et nommerait un conseiller national du cyber, sorte de conseiller personnel. » [55]. Puis en février 2013, Barack Obama réitère l'importance de la lutte contre la menace cybernétique lors de son discours sur l'état de l'Union [56].

Selon l'International Business Times, le Département d'État des États-Unis avait prévu de déployer une unité baptisée « équipe de contre-désinformation » dans le but de combattre la désinformation diffusée par le gouvernement russe ; elle a été dissoute en septembre 2015, du fait que les responsables du Département sous-estimaient l'étendue de la propagande russe avant l'élection présidentielle américaine de 2016[57] ou par crainte de provoquer la Russie[58],[59]. Un représentant du Département d'État, sollicité pour commenter la dissolution de l'unité, rapporte à l'International Business Times que les États-Unis sont préoccupés par la propagande russe et que la meilleure défense est une « communication honnête »[57].

Des août 2016, le gouvernement d'Obama a la volonté de rendre le commandement de l'armée «cyber» du Pentagone chargée de lutter contre les cyberattaques indépendante de la NSA. [60]. Ce projet n'a jamais été réalisé [61]

Objectifs et résultats

Objectifs

Selon les services de renseignements américains, le but de la campagne russe est de « dénigrer madame Clinton, et de nuire à sa capacité à être élue et à sa présidence potentielle »[62]. Mais d'autres sources américaines suggèrent que l'objectif du Kremlin « n'est pas d'influencer ou de modifier le résultat de l'élection, mais de semer la confusion dans la population et de saper la confiance dans les institutions démocratiques[63]. » Quant à Robby Mook, le chef de la campagne d’Hillary Clinton, celui-ci affirme que le but de Moscou est de déstabiliser le camp démocrate afin d’aider Donald Trump[64].

Pendant une audition du Comité de renseignement de la Chambre des Représentants, le FBI déclare ne pas être certain des motivations de l'opération[65].

Andreï Soldatov affirme ne pas être certain que le premier objectif était de faire élire Trump [66].

Résultats

Le Washington Post reconnaît qu'« Il n’y a aucune façon de savoir si la campagne russe a été décisive dans l’élection de Trump. »[67].

Analyse des services de renseignement américains

Directeur du renseignement national, département de la Sécurité intérieure et CIA

Déclaration conjointe d'octobre 2016

La communauté de renseignement américaine a demandé à ses ressources de débattre de la raison pour laquelle Poutine avait choisi l'été 2016 pour intensifier les mesures actives destinées à influençer la politique intérieure des États-Unis[68]. Le directeur du renseignement national James R. Clapper déclare qu'après la contestation des élections législatives russes de 2011, la confiance de Poutine dans sa viabilité en tant qu'homme politique a été mise à mal, et que Poutine a réagi avec une opération de propagande[68]. L'ancien agent de la CIA Patrick Skinner explique que l'objectif en était de répandre le doute[69]. En juillet 2016, un consensus grandissant s’établit au sein de la CIA sur le fait que la Russie a piraté le Comité national démocrate[7].

Le 7 octobre 2016, dans une déclaration commune, le département de la Sécurité intérieure et le Bureau du directeur du renseignement national[3],[4],[70] se basant sur les conclusions des 17 organisations de renseignement américaines[1], certifient que la Russie a interféré dans l'élection en dérobant les courriels de politiciens et de groupes américains et en les diffusant publiquement[1].

Le 2 décembre 2016, la communauté du renseignement américaine a acquis la conviction que les efforts de la Russie étaient destinés à aider Trump à remporter l'élection[71].

Rapport de la CIA de décembre 2016

Le 9 décembre, la CIA déclare que la communauté du renseignement a conclu que la Russie a mené des opérations pendant l'élection de 2016 pour aider Donald Trump à remporter la présidence[72],[73],[74]. Plusieurs agences de renseignement américaines ont conclu que des personnes ayant des liens directs avec le Kremlin avaient fourni à WikiLeaks les courriels piratés provenant du Comité national démocrate et de sources comme John Podesta, le directeur de campagne de Hillary Clinton[72],[9],[11].

Ces agences sont arrivées à la conclusion que la Russie avait aussi piraté le Comité républicain (RNC) et avait choisi de ne pas divulguer les informations obtenues du RNC[75], une certitude basée sur les preuves obtenues avant l'élection[13]. Selon Reince Priebus, les ordinateurs du Comité national républicain (RNC) auraient été attaqués mais n'auraient pas été piratés[75].,[76].

La CIA indique également que les agents de renseignement étrangers ont été identifiés comme des agents secrets russes déjà connus des service américains[72]. Elle déclare aux sénateurs qu'il apparaît de manière claire que les intentions de la Russie étaient d'aider Donald Trump à se faire élire[73].

En décembre 2016, en rappelant les fausses informations sur les preuves d'armes de destructions massives en Irak, le site Numerama écrit que « les services d’intelligence ont un jeu à jouer dans la diplomatie et leur meilleure carte est l’information »[77].

Implication de Vladimir Poutine

NBC News, CBS News, ABC News, CNN, et Reuters ont chacun de leur côté recueilli les témoignages de différents officiels du renseignement disant que Vladimir Poutine avait contrôlé directement l'opération secrète[78],[79],[80],[81],[82].

La chaîne NBC News rapporte que deux hauts fonctionnaires fédéraux ont déclaré que des renseignements obtenus après l'élection avaient conduit des représentants officiels à considérer que Vladimir Poutine avait directement contrôlé l'opération[78],[83],[84]. Ils déclarent que les motivations de Poutine étaient au départ une vendetta contre Hillary Clinton, avant de devenir une volonté de fomenter une méfiance généralisée envers les États-Unis[78],[83],[84]. Ils indiquent que Poutine exerçant un contrôle absolu, l'opération a nécessité l'autorisation de hauts fonctionnaires russes[78],[83],[84], un jugement qui a été repris sur CBS News par des représentants officiels[79].

La chaîne ABC News rapporte des comptes rendus similaires venant de représentants officiels américains et étrangers[80],[85] Selon ABC News, l'opération débuta avec un effort de faible intensité des militaires russes pour infiltrer les ordinateurs des politiciens démocrates et républicains[80]. Poutine commença à s'impliquer personnellement après que la Russie accéda au Comité démocrate[80]. Deux hauts fonctionnaires déclarent à CNN que l'envergure de l'opération a requis le soutien de la plus haute autorité gouvernementale russe[81]. L'agence Reuters rapporte que sous la direction de Poutine, les objectifs évoluèrent pour passer de la critique de la démocratie américaine à une attaque contre Clinton[82]. Les intentions de Poutine ont changé au cours de l'année 2016 en aide à l'élection de Trump, quand il a pensé que ce candidat favoriserait la Russie vis-à-vis des sanctions financières des États-Unis[82]. Un agent du renseignement a expliqué à Reuters que du fait de l'expérience antérieure de Poutine comme agent du KGB, il maintenait un contrôle plus strict sur les opérations du renseignement russe[82].

Le conseiller adjoint à la Sécurité nationale Ben Rhodes déclare sur MSNBC être d'accord avec cette évaluation, estimant que des opérations de cette importance nécessitaient l'aval de Poutine[86],[82]. Lors d'une conférence de presse le 15 décembre 2016, le porte-parole de la Maison-Blanche Josh Earnest note que la Communauté du renseignement américaine avait abouti à des conclusions similaires, et citant la déclaration commune du directeur du renseignement national et du département de la Sécurité intérieure, il déclare que l'opération a nécessité une approbation au plus haut niveau du gouvernement russe[86].

François-Bernard Huyghe déclare « si cette opération avait été menée par des professionnels du SVR, auraient-ils eu la stupidité d'utiliser des ordinateurs russes en laissant une trace bien visible, alors qu'ils peuvent parfaitement utiliser des ordinateurs américains ou chinois dont ils auraient pris le contrôle ? De plus, il est possible qu'il y ait des éléments russes, ou résidant sur le territoire russe, qui soient intervenus dans cette affaire. Pour autant, en quoi serait-ce un coup de Poutine? Personnellement, je n'en sais rien. Si les adresses IP étaient venues de France, aurait-on pointé la responsabilité de François Hollande? »[14].

FBI

En juin 2016, le FBI avertit le Parti Républicain de l'Illinois que certains de ses comptes mail ont été piratés[87]. Le 31 octobre 2016, le New York Times rapporte que le FBI avait enquêté sur les rapports entretenus entre Trump et la Russie, sans en trouver[88]. À cette époque, les dirigeants du FBI pensaient que la Russie essayait de répandre le chaos de façon générale, et non de faire spécifiquement élire Trump[88].

Rôle déstabilisant du FBI contre Clinton

Courant automne 2015, le FBI contacte le comité national démocrate afin de surveiller tout signe d'activité inhabituelle dans ses systèmes informatiques sans jamais mentionner que l'agence soupçonnait un acte de piratage russe. ICI Radio-Canada rapporte qu'une source du bureau fédérale soutient qu'« en agissant de la sorte le FBI a empêché le Parti démocrate d'adopter des mesures qui auraient pu permettre de limiter le nombre de courriels et de documents que les pirates informatiques ont réussi à voler »[89].

Le quotidien suisse Le Temps rappelle que c'est le FBI « qui a précipité la défaite d’Hillary Clinton à l’élection du 8 novembre » 2016 quand le bureau d'enquête fédérale a relancé une enquête sur la boîte de messagerie privée utilisée par Hillary Clinton quand elle était secrétaire d’État[90]. Le 12 novembre 2016, Hillary Clinton a estimé lors d'une conversation téléphonique avec ses principaux donateurs que le directeur du FBI James Comey était responsable de sa défaite à la présidentielle américaine[91].

Un rapport polémique

Le 29 décembre 2016, le FBI et le Département de la sécurité nationale (DHS) publient un document démontrant techniquement l’implication de la Russie dans les piratages des serveurs du Parti démocrate[92].

Le contenu de ce rapport suscite une polémique. Le chercheur Jonathan Zdziarski twitte au sujet du rapport du FBI que « n’importe quelle société de cybersécurité faisant son travail aurait été capable d’apporter des preuves plus solides que celles du FBI »[93] quant au contenu « la moitié du rapport est un guide public sur comment sécuriser vos systèmes. L'autre moitié est ce qu'il reste d'un rapport classifié plus intéressant, après épuration »[94]. Un autre spécialiste en cybersécurité Gérôme Billois partage le même avis sur le manque de matière dans ce rapport en disant que « sur les 13 pages du document, 8 sont remplies de rappels de bonnes pratiques qu’on peut trouver dans n’importe quel manuel de cybersécurité et seulement cinq concernent des aspects techniques, mais essentiellement pour rappeler les faits »[93].

En janvier 2017, BuzzFeedNews rapporte que selon Eric Walker, le responsable des relations publiques du Comité national démocrate, le FBI n'a jamais demandé une demande d'accès aux serveurs du Parti démocrate piratés lors de la présidentielle afin de les étudier dans le cadre de l'enquête sur le piratage des serveurs de ce parti[95].

Dans l'annexe du rapport du FBI publié par les services de Renseignements américains le 9 janvier 2017, figure une liste de 875 adresse IP dans laquelle le FBI confond la Suisse avec le Swaziland et se méprend entre des adresses danoises et allemandes[96].

Contre-enquête d'anciens de la NSA

Un mémorandum remis au Président Trump en juillet 2017[97] démonte le rapport de la CIA affirmant que des agents russes avaient attaqué le serveur du parti démocrate. Rédigé par VIPS, un groupe célèbre pour avoir en 2003 déconstruit le rapport de la CIA justifiant l'invasion de l'Irak par l'administration Bush, il démontre que la fuite des documents provient d'une copie directe effectuée par quelqu'un qui avait un accès physique aux ordinateurs du Comité national démocrate[98],[99].

Ces anciens analystes de la NSA et du CIA déclarent que « le soir du 5 juillet 2016, près de 2 To de données ont été récupérées depuis le serveur du DNC, l’opération a duré 87 secondes. Cela donne un taux de transfert de 22,7 Mo par seconde » et selon leurs analyses des métadonnées de Guccifer 2, les fichiers sont trop volumineux pour avoir pu être transmis par Internet, et qu'à la mi-2016 il n'y avait pas de fournisseur d’accès à Internet capable de télécharger des données à cette vitesse. Ils en déduisent que le piratage des données du DNC s’est fait sur une clé USB ou un support de stockage amovible et concluent que le piratage est dû à une fuite interne au parti démocrate[100].

Réactions

États-Unis

Jeff Sessions avant son audition de confirmation au Sénat, lors de laquelle il est accusé d'avoir menti.
La déclaration commune de John McCain, Lindsey Graham, Charles Schumer et Jack Reed sur le rapport selon lequel la Russie a interféré avec l'élection de 2016.

Des membres du Comité de renseignement du Sénat se sont rendus en Ukraine et en Pologne en 2016 pour s'y renseigner sur les opérations russes visant à influencer les élections dans ces pays[101]. Le sénateur américain Angus King a déclaré que les tactiques utilisées par la Russie pendant l'élection présidentielle de 2016 étaient semblables à celles employées dans d'autres pays[101]. Le 30 novembre 2016, sept membres du Comité de renseignement du Sénat ont demandé au président Obama de rendre public davantage d'informations sur le rôle de la Russie dans l'élection présidentielle[101],[102]. Des représentants du Congrès américain se sont mobilisés pour le suivi de la sécurité nationale des États-Unis en proposant un texte de loi visant à surveiller la propagande[103],[104]. Le 30 novembre 2016, les législateurs approuvent une mesure dans le cadre du National Defense Authorization Act, visant à demander au département d'État d'agir contre la propagande par le truchement d'un groupe conjoint des agences de renseignement[103],[104].

Le 9 décembre 2016, le président Barack Obama commande un rapport sur les ingérences étrangères dans les scrutins à partir de l'élection présidentielle américaine de 2008[75],[105],[106]. Des sénateurs républicains, notamment John McCain, président du Comité des forces armées, ont réclamé une enquête bipartisanne[107],[108]. Le futur président Trump a pour sa part rejeté les conclusions du rapport[109],[110] et critiqué les services de renseignement, dans un communiqué officiel publié par son équipe de transition[111],[112]. Le 12 décembre, le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a affirmé sa confiance dans les renseignements américains, et apporté son soutien à une enquête bipartisanne[113],[114]. McConnell a annoncé qu'un groupe sénatorial spécialisé dans le renseignement allait enquêter sur l'implication de la Russie[115].

L'expert en sécurité et ancien analyste de la NSA John R. Schindler estime que l'existence de liens avec le Kremlin pourraient faire la lumière sur la nouvelle administration Trump[116].

Russie

Le 7 octobre 2016, Dimitri Peskov, porte parole du Kremlin déclare que ces accusations sont « une espèce de foutaise » et ajoute que « nous n'accusons pas à chaque fois la Maison Blanche. Les sites internet (du président Vladimir) Poutine sont attaqués quotidiennement par des dizaines de milliers de pirates. On peut tracer nombre de ces attaques vers le territoire des Etats-Unis, mais nous n'accusons pas à chaque fois la Maison Blanche ou Langley »[117].

Le 16 décembre 2016, sur l'antenne de BFM TV, Alexandre Orlov, l'ambassadeur de la Russie en France balaie cette accusation en la jugeant « ridicule » qui relève de « paranoïa ». Et assure que la« la Russie n'a jamais piraté le parti démocrate. Ce n'est pas notre façon d'agir[118]. »

Le 23 décembre 2016, Vladimir Poutine déclare que le piratage informatique du parti démocrate américain a révélé « la vérité » c'est-à-dire « une manipulation de l'opinion » venant des démocrates. Le président russe ajoute que « le plus important, c'est le fond de ces informations. Et la meilleure preuve que les hackers ont mis au jour des informations véridiques, c'est qu'après que les pirates ont montré une manipulation de l'opinion publique d'un candidat contre un autre, la dirigeante d'un comité du parti démocrate a démissionné. Cela veut dire qu'elle a reconnu que les hackers avaient montré la vérité. Et au lieu de s'excuser devant les électeurs, ils ont commencé à pousser des hauts cris sur les auteurs de ces attaques mais est-ce bien important? »[119].

Le 9 janvier 2017, le porte-parole du gouvernement russe, Dmitri Peskov dénonce des « accusations absolument infondées, d'un niveau d'amateur », et souligne l'absence de preuves tangibles[120].

France

Réactions françaises

Florian Philippot estime en évoquant les écoutes de plusieurs présidents français par la NSA qu' « Entendre parler les Etats-Unis d'ingérence est assez cocasse » car « Le grand pays de l'ingérence sont les Etats-Unis »[121].

Accusations d'ingérences russes dans l'élection présidentielle française de 2017

Dans une tribune publiée dans Le Monde datée du mardi , le secrétaire général d'En Marche! Richard Ferrand et le porte-parole d'En Marche! Benjamin Griveaux dénoncent la Russie qui tente de déstabiliser la présidentielle en France notamment en « effectuant plusieurs milliers d’attaques mensuelles »[122] et l'influence de sites internet « contrôlés à 100% par l'État russe » ainsi que des attaques informatiques venant des « frontières russes »[123]. Le 15 février 2017, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, déclare que « Nous n’accepterons aucune ingérence dans notre élection, que ce soit par la Russie ou par un autre État ». L'entreprise japonaise de cybersécurité Trend Micro annonce que le site d'En marche! aurait été la cible de tentatives de phishing par un groupe russe appelés Pawn Storm en mars 2017[124]. À ce jour, aucune preuve ne relie Pawn Storm (ou Fancy Bear ou APT28) aux services secrets militaires russes (GRU)[45]. Mounir Mahjoubi déclare que le site d'En Marche! a été la cible d'attaque de déni de service[125]. Le mouvement en marche avait déjà alerté en début d’année sur des attaques visant leurs systèmes, mais pour Loic Guezo, cadre de Trend Micro « les méthodes du groupe évoquées par les responsables du mouvement En Marche ne correspondaient pas à celles traditionnellement employées par Pawn Storm. Le mouvement avait fait face à des attaques Ddos, ainsi qu’à des injections SQL, autant de techniques qui ne sont pas habituellement utilisées par ce groupe[126] ». Le Canard enchaîné, annonce 1922 tentatives d'intrusion, dont 907 venant d'Ukraine[123].

François Fillon alors candidat de droite pour la présidentielle française qualifie de « fantasmes » en déclarant qu'« il faut éviter les fantasmes » sur les accusations selon lesquelles la Russie s’ingère dans l’élection présidentielle française[127]. François Asselineau déclare que « Ça me fait rire, parce qu'habituellement, les gens disent que je suis conspirationniste ou complotiste, et là c'est typiquement du complotisme » et réclame des preuves[128].

Mais comme le rappelle Europe 1[129], « les adresses IP des hackers sont ukrainiennes, ce qui ne prouve pas que ces attaques proviennent effectivement d'Ukraine et qu'elles sont téléguidées par la Russie de Vladimir Poutine » et pour Télérama et L'Obs c'est un « plan marketing »[130] car « cette communication autour des cyberattaques supposées russes sert le candidat Macron, comme elle a pu en servir d'autres, en lui conférant une stature d'homme d'Etat »[131].

Le 6 mai 2017, Médiapart titre que les « Macron Leaks », sont « une boule puante venue de l'extrême droite américaine »[132].

Fin avril 2017, Guillaume Poupard, le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) incite à la «prudence» en disant que « le mode opératoire ressemble beaucoup (à Pawn Storm), mais on ne peut absolument pas exclure qu’un groupe très compétent puisse chercher à les imiter »[133]. Puis le 1er mai 2017, Guillaume Poupard, affirme que « les attaques dont a été victime la campagne de Macron ont été si génériques et simples qu’elles pouvaient provenir de partout »[134],[135].

Allemagne

Le chef du service de renseignement extérieur allemand (BND), Bruno Kahl, met en garde contre le danger d'ingérence russe dans les élections fédérales allemandes de 2017[39] et estime que les attaques prendraient la forme de campagnes de désinformation délibérée[39]. Hans-Georg Maassen, chef de l'Office fédéral de protection de la Constitution, le service de renseignement intérieur allemand, déclare que le sabotage par les services russes est une menace constante pour la sécurité de l'information en Allemagne[39].

Pays-Bas

Avec la possibilité d'une cyberattaque russe le jour du scrutin, le ministre de l'Intérieur néerlandais Ronald Plasterk décide que les bulletins de vote utilisés pour les élections législatives de mars seront exclusivement des feuilles de papier et annonce renoncer à employer un logiciel de comptage, les bulletins seront comptés à la main[136].

Royaume-Uni

Alex Younger, chef du Secret Intelligence Service donne un discours au quartier général du SIS dans lequel il dénonce « l'interférence russe » comme un danger pour la souveraineté sur le territoire national, et qualifie la désinformation et la propagande de délétères pour la démocratie[137],[138]. Younger déclare que la mission du MI6 est de lutter contre la propagande et la désinformation de façon à fournir à son gouvernement un avantage stratégique dans le domaine de la guerre de l'information, et d'assister d'autres nations telles que les États-Unis et l'Europe[138].

Représailles

Ripostes diplomatiques

Fin décembre 2016, le président Barack Obama ordonne en réponse à ces soupçons l'expulsion de 35 diplomates russes de l'ambassade à Washington et du consulat de San Francisco, la fermeture de deux sites de renseignement russe dans le Maryland et à New York et de sanctions économiques contre les services de renseignements russes et trois entreprises. Il s'agit des plus importantes représailles des États-Unis vis-à-vis de la Russie depuis la fin de la guerre froide[139]. Se concentrant sur la présidence de Donald Trump qui doit entrer en fonctions le mois suivant, Vladimir Poutine rompt avec la pratique habituelle de réciprocité d'expulsion et invite même les enfants des diplomates en poste à Moscou au Noël du Kremlin[140].

Le 6 janvier 2017, le FBI, la CIA et la NSA publient — fait inédit — un rapport commun afin de convaincre Donald Trump de la responsabilité de Vladimir Poutine[141]. Après avoir reçu les responsables des services, le président élu s'engage — sans désigner la Russie — « à combattre agressivement et à stopper les cyberattaques », prévoyant ainsi de nommer une « équipe » qui disposera de 90 jours pour lui remettre un plan d’action, alors qu'il mettait en doute jusqu'ici les travaux des services de renseignement[141]. Donald Trump confirme par ailleurs son intention de nommer au poste de directeur du renseignement national l'ancien sénateur Dan Coats, visé par des sanctions russes[142].

Le 12 juillet 2017, l'administration des services généraux du gouvernement américain retire Kaspersky Lab, une société russe spécialisée dans la sécurité des systèmes d'information, de la liste des fournisseurs approuvés pour la fourniture de services dans le domaine du traitement de l'information et d'équipements photographique numérique. En juin, le comité des forces armées du Sénat avait vote une motion interdisant l'utilisation des produits de Kaspersky Lab à des fins militaires. Ces mesures interviennent dans le cadre de « soupçons de liens trop proches avec des agences d'espionnage russes accusées de cyberattaques contre les Etats-Unis ». Kaspersky Lab et la Russie démentent ces accusations[143].

Arrestations de citoyens russes

Le 5 octobre 2016, un informaticien russe du nom de Evgueni Nikouline est arrêté par la police tchèque lors d’une opération conjointe avec le FBI américain, dans un hôtel de Prague en République Tchèque où il séjournait avec son amie, soupçonné d’avoir effectué des attaques informatiques aux Etats-Unis[144] en l'occurrence sur des piratages informatiques qui ont touché le réseau social LinkedIn en 2012[145]. Euronews signale que « Evguéni Nikouline est soupçonné par Washington d’avoir piraté les comptes du parti démocrate américain avant l‘élection du républicain Donald Trump »[146].

Le 7 avril 2017, à Barcelone, la police espagnole a arrêté l'informaticien russe Piotr Levachov à la suite d'« une enquête ardue menée en collaboration avec le FBI américain » qui le désigne comme le roi du spam[147]. Maria Levachova, l'épouse de Piotr Levachov a indiqué que la police lui aurait dit qu'un virus semblant avoir été créé par son mari « était lié à la victoire de Trump » à l'élection présidentielle américaine de novembre. Ces affirmations ont été fermement démenties de Washington[148]. Cependant, une source judiciaire annonce qu'il est « soupçonné d'avoir participé au piratage de la campagne électorale aux Etats-Unis »[149],[150].

Scepticisme sur l'hypothèse d'une ingérence russe

Contestation des accusations

Absence de publication de preuve

Edward Snowden déclare que « si la Russie a piraté le DNC, elle doit répondre de ses actes. Mais durant le piratage de Sony, le FBI avait au moins présenté des preuves »[18].

Le journal Mediapart souligne que « malgré les multiples accusations, souvent proférées dans la presse sous couvert d’anonymat par des responsables du renseignement, les autorités américaines n’ont apporté aucune preuve définitive que le gouvernement russe est bien derrière le groupe Guccifer 2.0 »[141]

Selon Nicolas Arpagian, expert en cybersécurité, « on en reste à des déclarations politiques et solennelles. Mais aucune preuve, aucun élément formel, incontestable, n’a encore été fourni qui matérialisent les conditions de l’attaque. Pour l’instant, nous sommes seulement face à des éléments concordants qui permettent de penser que : Est-ce que la Russie a la capacité de le faire ? Oui. Est-ce qu’elle l’a déjà fait dans le passé ? Oui. Est ce qu’elle a intérêt à le faire ? Oui, connaissant la culture de Poutine, homme du renseignement et ses vues sur Clinton et Trump. Mais il n’y a pas de preuve. »[151].

Le Washington Post écrit que des désaccords persistent entre responsables du renseignement, en partie parce que « certaines questions demeurent sans réponses : les agences de renseignement ne disposent d’aucune preuve montrant que des responsables du Kremlin auraient « ordonné » à des individus identifiés de transmettre les mails du Parti démocrate à Wikileaks »[151].

Le journaliste Stéphane-Xavier Trano estime que « les services du renseignement américain (...) ne sont pas tenus de produire le moindre élément de preuve au public, puisque de telles informations sont par essence classées « secret défense ». Il faut donc les croire sur parole[152]. »

Un article du magazine Afrique Asie du 10 janvier 2017 rappelle que les États-Unis ont développé PRISM et Echelon. Le magazine ajoute que le Parlement européen déclara en juillet 2001 que « toutes les communications électroniques, téléphoniques et par fax en Europe sont quotidiennement interceptées par la NSA » et vise « principalement les gouvernements, les organisations, entreprises, associations ou particuliers ». L'article rappelle qu'en juin 2015 WikiLeaks révéla que la NSA avait intercepté les communications de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande. Le magazine estime que « la Communauté du renseignement n’aurait eu aucune difficulté à apporter des preuves à ses accusations anti-Russie et anti-Poutine, si elles avaient existé »[153].

Certains analystes ont critiqué le manque de preuves publiquement disponibles et ont souligné des analogies avec la mystification de l'administration Bush sur les armes de destruction massive prétexte pour envahir l'Irak en 2003. James Bamford déclare que « la nature négligent et semblable à l'inspecteur Clouseau de l'opération Guccifer 2.0... rappelle davantage une opération amateur ou une tromperie délibérée »[154]. La journaliste Scott Shane  note que « le message des agences s'élève essentiellement à : Faites nous confiance »[155], et l'analyste politique Leonid Bershidsky  signale que pointer du doigt la Russie peut être « une erreur à l'échelle de l'Irak ce qui entraîne un échec dangereux de réaliser que la victoire de Donald Trump était un phénomène américain, pas russe »[156].[pas clair]

Crédibilité des autorités mise en doute

Le Quotidien juge « impossible de prendre pour argent comptant les dires de Washington » et énumère « l’invasion de l’Irak en 2003 et la fable des armes de destruction massive, l’attaque imaginaire par les Nord-Vietnamiens de navires de guerre américains dans le golfe du Tonkin et le déclenchement de la guerre du Vietnam en 1964, l’affaire des couveuses du Koweït lors de la première guerre du Golfe »[157].

William Binney et Ray McGovern critique le rapport publié par le FBI et le DHS du 29 décembre 2016, en disant qu'étant donné le faux témoignage de James Clapper au congrès des Etats-Unis sur la surveillance des Américains par la NSA et son implication dans la mystification des armes de destruction massive en Irak , le scepticisme de ses revendications au sujet d'un piratage russe est justifié[158].

Selon le journaliste Glenn Greenwald du Intercept, l'enquête du Washington Post « repose sur des sources si peu fiables qu’elle est à son tour dénoncée comme un « cas chimiquement pur de fake news » »[159] car l'auteur de cette recherche, Clint Watts est un membre de la Foreign Policy Research Institute, un think tank pro-occidental et « conservateur financé et animé par des partisans de la guerre froide entre les États-Unis et la Russie »[160].

Le magazine Afrique Asie déclare que « les services de renseignement et de propagande américains qui pratiquent la désinformation et le complot depuis qu’ils existent, connaissent bien le vieil adage: « Mentez, mentez, il en reste toujours quelque chose !» »[153].

De hauts responsables des élections des États du Wisconsin et de Californie ont rejeté la notification d’ingérence russe envoyée par les autorités fédérales à 21 États le 22 septembre 2017. Le secrétaire d'État de Californie, Alex Padilla, déclarait le 27 septembre: « les électeurs californiens peuvent être certains que l'infrastructure et les sites Web électoraux du secrétariat d'État de Californie n'ont pas été piratés ou pénétrés par des cyber-agents russes. Non seulement la notification que nous a envoyé le DHS vendredi dernier avait une année de retard, mais il s’est également avéré qu’elle était erronée » [161].

Thèses alternatives

Une fuite interne du Parti démocrate

Selon Gérôme Billois, spécialiste en cybersécurité pour Wavestone, « si deux groupes ont eu accès au système informatique de la convention nationale démocrate, d’autres pirates informatiques ont également pu y parvenir. Il peut aussi s’agir d’une fuite interne au Parti démocrate, notamment d’un partisan du candidat malheureux aux primaires démocrates, Bernie Sanders. Les emails publiés illustrent, en effet, l’hostilité d’une partie de l’establishment démocrate à l’égard de l’adversaire d’Hillary Clinton[46]. » Le Baltimore Sun suggère que les courriels du parti démocrate ont pu être divulgués de l'intérieur, plutôt que piratés et exfiltrés par un groupe extérieur[158].

Le 9 août 2016, Julian Assange laisse supposer que Seth Conrad Rich[162], employé du Comité national démocrate et fervent partisan de Bernie Sanders, pourrait être le lanceur d'alerte[163] en déclarant à la chaîne télévisée néerlandaise Nieuwsuur que « les lanceurs d’alerte doivent faire de grands efforts pour nous transmettre des documents et prennent de très grands risques. Un homme de 27 ans, qui travaillait pour le DNC, a été assassiné d’une balle dans le dos il y a deux semaines, pour des raisons inconnues, alors qu’il marchait dans la rue à Washington »[164]. Newt Gingrich soutient la théorie selon laquelle Seth Rich est le lanceur d'alerte[165]. Seth Rich a été abattu à Washington le 11 juillet 2016 de deux balles dans le dos[166].

Craig Murray, ancien ambassadeur britannique en Ouzbékistan, confirme avoir reçu les documents compromettant Hillary Clinton de la part d’un démocrate dégoûté par la corruption de la Fondation Clinton et non par un piratage russe[167],[168].

En août 2017, Dana Rohrabacher, membre républicain de la Chambre des représentants des États-Unis, déclare dans un interview qu'il voit le piratage du Comité national démocrate comme un « travail de l'intérieur » (Inside job)[169].

Une fuite orchestrée par les services de renseignements américains

En août 2016, William Binney affirme que le piratage et le fuitage peut provenir de l’intérieur des agences de renseignement, de la NSA en particulier, par des agents hostiles à Hillary Clinton pour son mépris des procédures de confidentialité[170].

En aout 2017, le hacker roumain Marcel Lazar Lehel, alias Guccifer, affirme lors d'une interview à la chaîne Fox News, en se basant sur ses 15 ans d'expérience en cyber-piratage, que les autorités américaines ont orchestré les attaques informatiques survenues lors de la campagne présidentielle aux États-Unis : « Donc je pense que Guccifer 2.0 est une opération interne... Guccifer 2.0 est un montage (something made) par quelques gens du département d'État. Par des gens du commandement cybernétique de la NSA, et des gens du projet Vault 7 de la CIA[171] ». D'après lui, les hackers des services secrets russes sont trop professionnels (more skillful than this[171]) pour laisser des traces pointant vers la Russie.

Autres

Julian Assange, fondateur de Wikileaks, a déclaré que la Russie n'était pas impliquée dans les fuites[6],[172],[173] et qu'un « ado de 14 ans pouvait avoir piraté Podesta »[174]. Ce que Donald Trump a repris en déclarant que ce piratage pouvait avoir été commis par « un pirate amateur et obèse depuis son lit », tout en acceptant les conclusions des agences de renseignement[175].

Une théorie du complot

En juillet 2016, Donald Trump déclare au sujet de l'ingérence russe que « c'est l'une des théories du complot les plus étranges que j'ai jamais entendue ! »[176]. Le 12 décembre 2016, il twitte : « pouvez-vous imaginer si les résultats de l'élection avaient été l'inverse et si nous essayions de jouer la carte de la Russie/CIA. Ce serait qualifié de théorie du complot[177] ! ». Le réalisateur conspirationniste Alex Jones a déclaré à ce sujet qu'« absolument aucune preuve n'a été produite pour étayer la théorie du complot »[178].

Conspiracy Watch relève une « configuration rare où des médias notoirement complotistes s’émeuvent des soupçons de piratage qui pèsent sur la Russie de Vladimir Poutine en les raillant comme une simple « théorie du complot ». Ainsi les médias russes RT ou Sputnik, le site néoconservateur Dreuz.info (qui diagnostiqua un « délire conspirationniste » chez Hillary Clinton) ou encore Alex Jones, pape du complotisme ultra-conservateur américain et fervent soutien de Trump »[179],[180].

Pour ne pas parler des e-mails fuités

En juillet 2016, Julian Assange estime qu'accuser la Russie de piratage informatique est une manœuvre de diversion, afin de ne pas parler du contenu des emails d'Hillary Clinton[181]. Alors que Julian Assange est accusé de faire le jeu de Moscou en publiant les emails piratés, le journaliste Glenn Greenwald affirme que « les démocrates ont adopté une rhétorique maccarthysme de la Guerre Froide » qui « essaye d’insinuer que tout personne qui s’oppose aux Clinton est un agent russe, alors que ce sont les Clinton qui ont des liens avec la Russie »[182].

En octobre 2016, Vladimir Poutine déclare que « l'hystérie a pour but de détourner l'attention du peuple américain de l'essence du contenu divulgué par les pirates informatiques. Et son essence est la manipulation de l'opinion publique. Personne n'en parle, mais tout le monde parle de celui qui l'a fait »[183].

En décembre 2016, le journaliste américain Eric Margolis déclare qu'« ils ont tenté de cacher le fait honteux que le Parti démocratique a truqué la candidature pour exclure un candidat honnête, le sénateur Bernie Sanders. C'était le scandale, pas des balivernes sur des machines à voter vaudou et craintes rouge »[184],[185].

Pour expliquer la défaite d'Hillary Clinton

Le 11 décembre 2016, dans l’émission Fox News Sunday, Donald Trump déclare que « les démocrates sortent ça parce qu’ils ont subi une des plus grandes défaites de l’histoire politique de ce pays. […] C’est seulement une autre excuse. Je n’y crois pas[186]. »

Le Quotidien estime qu'« en se focalisant sur cette éventuelle implication russe, on en oublie les réelles causes de la défaite d’Hillary Clinton (...) Cette polémique évite ainsi de se demander comment «la femme la plus qualifiée pour ce job» a pu perdre »[157].

En décembre 2016, Florian Philippot estime qu'accuser la Russie d'être intervenue sur l'élection présidentielle américaine est « une attitude de mauvais perdant »[187].

Pour saboter l'élection de Donald Trump

Le 15 juin 2016, le journal le Figaro rapporte que selon des sources, le Washington Post « exagère des soupçons de piratage russe pour mettre en difficulté le candidat républicain »[188].

Le 22 octobre 2016, Jean-Paul Baquiast déclare sur Mediapart qu'affirmer que « Donald Trump bénéfice des piratages russes et n'est donc qu'une « pupett » de Poutine, permet de détourner de lui de nombreux électeurs horrifiés de sa trahison » et ajoute que « l'establishment américain est si inquiet de ce que pourrait être une victoire de Trump qu'il n'hésite pas à employer tous les « coups tordus » contre lui. La pseudo révélation du hacking russe en fait partie »[189].

Le 6 janvier 2017, le journaliste canadien Loïc Tassé évoque la possibilité de motifs secrets pour expliquer le comportement des services secrets américains en évoquant que les déclarations de Donald Trump pour « réorganiser les services secrets américains, la CIA en particulier. Il est probable que cela dérange. D’autre part, les dirigeants de l’OTAN s’acharnent contre la Russie depuis plusieurs années. Les liens que Trump veut rétablir avec la Russie ne font manifestement pas l’affaire de certains intérêts militaires et industriels »[190].

En août 2017, Dana Rohrabacher, membre républicain de la Chambre des représentants des États-Unis, soutient que le piratage du DNC est interne et que « si l'information sort, il y aura un affront parmi les Américains selon lequel leur temps a été gaspillé ». Cette histoire que les « Russes s'étaient entendu avec Donald Trump, est une tentative (...) de nier leur vote dans le bureau de vote. Quand les Américains se rendront compte que c'est une arnaque et une prise de pouvoir, ils seront fâchés »[191].

Notes et références

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Notes

  1. troll farm en anglais
  2. "APT" signifiant Advanced Persistant Threat, "adversaire persistant et technologiquement avancé", locution de sécurité informatique qui désigne les groupes de hackers qui combinent expertise et patience, souvent des services gouvernementaux.

Références

Articles connexes

Liens externes