Accusation de terrorisme d'État envers les États-Unis d'Amérique

La politique étrangère des États-Unis fait l'objet de critiques régulières de la part de divers commentateurs politiques ou d'adversaires politiques. Le terrorisme d'État américain (ou terrorisme américain) désigne ce que des commentateurs politiques[1] considèrent comme une constante du gouvernement des États-Unis dans sa manière de mener sa politique étrangère depuis son indépendance et de manière plus importante et fréquente depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cette analyse caractérise négativement une variété d'actions du gouvernement des États-Unis.

Noam Chomsky, par exemple, met en avant des éléments qui tendraient à prouver que ce pays est un des États les plus terroristes au monde. Il écrit : « (...) il faut commencer par reconnaître que dans la majeure partie du monde, les États-Unis sont considérés comme un grand pays terroriste. »[2]. Il s'appuie en particulier sur un jugement rendu par la Cour internationale de justice en 1986 qui a condamné les États-Unis pour leur ingérence dans les affaires intérieures du Nicaragua[3].

« On ne saurait oublier que si les États-Unis condamnent [après le 11 Septembre] le terrorisme d'État, c'est après l'avoir appuyé en Indonésie, au Cambodge, en Iran ou en Afrique du Sud » précise l'historien Jean-Michel Lacroix[4].

Accusation de terrorisme d'État envers les États-Unis d'Amérique

Sommaire

Voir aussi

Bibliographie

  • Nafeez Mosaddeq Ahmed, La Guerre contre la vérité, éditions Demi-Lune, 2006, 512 pages, (ISBN 2952557152)
  • Noam Chomsky, 11-9 : autopsie des terrorismes, Serpent à Plumes, 2001, 154 pages, (ISBN 2-84261-323-6)
  • Webster G. Tarpley, La Terreur fabriquée, Made in USA, éditions Demi-Lune, 2006, 512 pages, (ISBN 2952557144)

Articles connexes

Notes et références

  1. Tel Noam Chomsky
  2. Noam Chomsky, 11-9 : autopsie des terrorismes, Serpent à Plumes, 2001, p. 27.
  3. Noam Chomsky, op. cit., p. 27-30.
  4. Jean-Michel Lacroix, Histoire des États-Unis, PUF, coll. « Quadrige », 2006, p. 533.