9e division d'infanterie (France)

9e division d'infanterie motorisée
9e Division d'Infanterie
Image illustrative de l’article 9e division d'infanterie (France)
Insigne de la 9e Division d’Infanterie

Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Division d'Infanterie
Rôle Infanterie
Guerres Première Guerre mondiale
Batailles 1914 - Bataille des Ardennes
1914 - Bataille de la Marne
(Bataille de Revigny)
1916 - Bataille de Verdun
1917 - Chemin des Dames
1918 - 1re Bataille de Noyon
1918 - 2e Bataille de la Marne
1918 - Poussée vers la position Hindenburg
1918 - Bataille de Saint-Thierry
1918 - Poussée vers la Meuse
Commandant historique Général Gamelin

La 9e division d'infanterie devenue 9e division d'infanterie motorisée est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale.

Création et différentes dénominations

  • 1939 : devient 9e division d'infanterie motorisée

Devise

Chefs de la 9e DI

  • 18 octobre 1873 - 27 février 1883 : Général de Colomb
  • 3 mars 1883 : Général Sée
  •  : Général Cailliot
  • 20 septembre 1889 - 2 décembre 1890 : Général Deffis
  • 29 décembre 1890 : Général Larchay
  • 11 septembre 1893 : Général de Boisdeffre
  • 28 septembre 1893 - 9 janvier 1894 : Général Maurand
  • .
  • 28 août 1894 - 30 octobre 1897 : Général Cary
  • 9 novembre 1897 - 27 avril 1898 : Général Florentin
  • .
  • 19 mai 1899 : Général Callet
  • 29 août 1900 - 11 mars 1904 : Général Oudri
  • 14 mars 1904 - 2 juin 1909 : Général Roidot
  • .
  • septembre 1909 : Général d'Amade
  • 31 janvier 1912 : Général Balfourier
  • - 10 août 1914 : Général Peslin[1]
  • 13 août 1914 : Général Martin
  • 23 janvier 1915 - 29 mai 1915 : Général Bonfait
  • 29 mai 1915 - 8 novembre 1916 : Général Arlabosse
  • 8 novembre 1916 : Général Gadel
  • 7 mai 1917 : Général Gamelin
  • 12 janvier - 8 mars 1919 : Général Mangin
  • .
  • 1939 - 1940 : Général Didelet

Révolution française et Premier Empire

De 1815 à 1848

Second Empire

De 1871 à 1914

Première Guerre mondiale

Mobilisée dans la 5e Région

Composition

  • Infanterie
4e Régiment d'Infanterie d'août 1914 à novembre 1918
82e Régiment d'Infanterie d'août 1914 à novembre 1918
113e Régiment d'Infanterie d'août 1914 à décembre 1916
131e Régiment d'Infanterie d'août 1914 à juillet 1915
313e Régiment d'Infanterie de juin 1915 à décembre 1917 (Dissolution)
329e Régiment d'Infanterie du 5 novembre 1917 au 18 janvier 1919
122e Régiment d'Infanterie Territoriale d'août à novembre 1918
66e Bataillon de Chasseurs à Pied de juillet 1915 à décembre 1917
  • Cavalerie
1 escadron du 8e régiment de chasseurs à cheval d'août 1914 à janvier 1917
2 escadrons du 8e régiment de chasseurs à cheval de janvier à juillet 1917
1 escadron du 8e régiment de chasseurs à cheval de juillet 1917 à novembre 1918
  • Artillerie
3 groupes de 75 du 30e régiment d'artillerie d'août 1914 à novembre 1918
101e batterie de 58 du 45e régiment d'artillerie de juillet 1917 à janvier 1918
151e batterie de 75-150 du 45e régiment d'artillerie de juillet 1917 à janvier 1918
101e batterie de 58 du 30e régiment d'artillerie de janvier à novembre 1918
9e groupe de 155c du 105e régiment d'artillerie de janvier à juillet 1918
5e groupe de 155c du 105e régiment d'artillerie de juillet à novembre 1918
  • Génie
compagnie 5/1, 5/2 du 1er régiment du génie

Historique

1914

2 septembre : combat vers Cierges-sous-Montfaucon.
4 septembre : combats vers Vauquois.
6 au 13, Bataille de Revigny : Combats vers la ferme des Merchines, Sommaisne et Pretz-en-Argonne. À partir du 13, poursuite, par Triaucourt et Clermont-en-Argonne, jusque vers Charpentry et Baulny.
  • 16 septembre - 6 novembre : violents combats dans cette région et vers Montblainville, Varennes-en-Argonne et Boureuilles ; puis stabilisation du front et occupation d’un secteur entre le Four de Paris et la vallée de l'Aire.
28, 29 et 30 octobre : attaques françaises.
  • 6 novembre 1914 - 15 janvier 1915 : mouvement de rocade et occupation d’un nouveau secteur entre le pont des Quatre Enfants et l’Aire :
8 et 9 décembre : attaques françaises sur Vauquois.
20 - 24 décembre : attaques françaises sur Boureuilles.

1915

14 février : front réduit, à droite, jusque vers la Haute Chevauchée.
17 février et 14 mars : attaques françaises sur la cote 263.
4, 5 et 6 avril : attaques françaises sur la cote 263 et sur la Haute Chevauchée.
12 juin : mouvement de rocade et occupation d’un secteur vers Vauquois et la Haute Chevauchée
13 juillet : front réduit, à droite, jusqu’à l’Aire.
13 et 14 juillet : attaques allemandes sur la cote 263 et sur la Haute Chevauchée.
19, 20 et 21 juillet : attaques françaises et contre-attaques allemandes.
  • 14 - 21 août : retrait du front ; repos vers Nubécourt.

1916

  • 21 août 1915 - 11 septembre 1916 : mouvement vers le front et occupation d’un secteur dans la région de l’Aire, la Haute Chevauchée (guerre des mines)
27 septembre 1915 : attaque allemande sur la cote 285 et la Fille Morte ; 28 septembre, contre-attaques françaises.
  • 11 - 30 septembre : retrait du front ; repos au sud de Revigny.
  • 30 septembre - 14 décembre : transport par camions au sud de Verdun ; travaux.
24 octobre : participation (avec la 133e D.I.) à la 1re Bataille Offensive de Verdun. À partir du 28 octobre, organisation et occupation du terrain conquis, vers le fort de Douaumont et Vaux-devant-Damloup.
6 novembre 1916 : Le général Arlabosse, commandant la division, est grièvement blessé au cours d'une visite aux premières lignes.
D'après les mémoires de son fils Jean Arlabosse : « Comme partout où il est passé, malgré la fatigue écrasante que cela représente, dans la boue des boyaux et à travers le terrain labouré d'obus, il va visiter les premières lignes. En revenant, sur les pentes du fort de Souville, il est atteint au pied et au bras par des éclats d'obus. Il perd son sang en abondance. Grâce au dévouement de quelques chasseurs à cheval, il est amené au poste de secours et, de là, transporté à l'ambulance de Dugny ; il n'a qu'un souci : surmonter sa douleur, rassurer les nombreux officiers accourus à son chevet. C'était le 6 novembre 1916. Deux jours plus tard, après avoir été opéré, il est évacué sur l'hôpital de Jean d'Heurs ou il reçoit la croix de commandeur de la légion d'honneur. ».
  • 14 - 27 décembre : retrait du front, transport par camions dans la région de Blesmes ; repos.
  • 27 - 31 décembre : transport par V.F. vers Dormans ; repos vers Ville-en-Tardenois.
  • 31 décembre 1916 - 3 février 1917 : mouvement vers le front, et, à partir du 4 janvier 1917, occupation d’un secteur vers le Godat et Berry-au-Bac.

1917

  • 3 février - 8 avril : retrait du front ; repos et instruction vers Romigny (à partir du 21 février, éléments occupés aux travaux de 2e position). À partir du 26 février, mouvement vers la région Damery, Châtillon-sur-Marne ; repos et instruction.
  • 8 - 19 avril : mouvement vers le front, puis occupation d’un secteur vers la Miette et le bois des Buttes.
15 avril : Bataille du Chemin des Dames, attaque en direction de Juvincourt-et-Damary ; puis organisation et défense des positions conquises.
  • 19 avril - 1er mai : retrait du front ; repos vers Ventelay.
  • 1er - 14 mai : occupation d’un secteur vers la Miette et le bois des Buttes.
  • 14 - 30 mai : retrait du front ; repos vers Arcis-le-Ponsart.
  • 30 mai - 16 juin : mouvement vers le front ; occupation d’un secteur vers la Miette et le Ployon.
  • 16 juin - 10 juillet : retrait du front ; repos et instruction au camp de Bourgogne.
30 juin : mouvement vers Serzy-et-Prin ; repos.
  • 10 juillet - 5 août : mouvement vers le front et occupation d’un secteur vers la Miette et le Ployon.
  • 5 - 23 août : retrait du front ; repos vers Serzy-et-Prin et Ventelay.
  • 23 août - 14 septembre : occupation d’un secteur vers la Miette et le Ployon.
  • 14 septembre - 3 octobre : retrait du front ; repos vers Arcis-le-Ponsart.
  • 3 - 30 octobre : retour en secteur vers la Miette et le Ployon.
  • 30 octobre - 12 novembre : Retrait du front ; repos vers Serzy-et-Prin.
  • 12 novembre - 18 décembre : occupation d’un secteur vers Chevreux et le Ployon, étendu à gauche, le 14 décembre, jusque vers la forêt de Vauclerc.
  • 18 décembre 1917 - 22 mars 1918 : retrait du front ; repos vers Serzy-et-Prin. À partir du 10 janvier 1918, mouvement vers Concevreux ; travaux. À partir du 31 janvier, regroupement vers Arcis-le-Ponsart ; à partir du 4 février, mouvement vers Estrées-Saint-Denis ; repos.

1918

  • 22 - 31 mars[3] : mouvement vers Noyon ; à partir du 23 mars, engagée, au nord de Guiscard (en liaison avec des éléments britanniques), dans la 1re Bataille de Noyon (2e Bataille de Picardie) : repli vers le mont Renaud et l’est de Thiescourt ; combats défensifs dans cette région.
  • 31 mars - 12 avril : retrait du front et mouvement vers Villers-Cotterêts.
8 avril : transport par V.F. dans la région de Belfort.
4 septembre, prise de Courlandon ; le 5, prise de Breuil-sur-Vesle.
12 septembre, front étendu, à gauche, jusqu’à l’ouest de Romain.
14, combat de l’arbre de Romain (Poussée vers la position Hindenburg)
10 et 11, combats vers Berry-au-Bac. À partir du 12, progression par Juvincourt-et-Damary et Amifontaine vers la région du camp de Sissonne.
19 octobre : prise de la Selve.

Affectations

Affectation organique 5e Corps d'Armée d’août 1914 à novembre 1918

3 - 11 juillet 1918
26 juin - 25 décembre 1916
2 août 1914 - 25 juin 1916
21 mars - 1eravril 1918
15 juillet 1918
26 décembre 1916 – 20 avril 1917
16 juillet - 11 novembre 1918
8 octobre 1917 - 20 mars 1918
8 avril - 2 juillet 1918
12 - 14 juillet 1918
21 avril – 27 octobre 1917

L’Entre-deux-guerres

Seconde Guerre mondiale

À la mobilisation, elle est rattachée au 16e corps d'armée à la 7e armée[5]

Composition

Le 10 mai 1940 la 9e DI, sous les ordres du général Henri Didelet, est rattachée au 16e corps d'armée qui est intégré à la 7e armée.

  • 13e régiment d'infanterie motorisée
  • 95e régiment d'infanterie motorisée
  • 131e régiment d'infanterie motorisée
  • 30e Régiment d'Artillerie Divisionnaire Tractée
  • 230e Régiment d'Artillerie Divisionnaire Tractée
  • 2e Groupe de Reconnaissance de Division d'Infanterie Motorisée
  • Et tous les services (compagnies de sapeurs mineurs, compagnies de génie, compagnie télégraphique, compagnie radio, 9e groupe sanitaire divisionnaire, 9/5e groupe d'exploitation divisionnaire, compagnie auto du QG, 309/5e compagnie auto de transport, parc d'artillerie divisionnaire no 9, groupe d'exploitation etc.)

L’après Seconde Guerre mondiale

Notes, sources et références

  1. Le général Peslin se suicide le 10 août 1914
  2. Du 21 janvier au 16 juin 1915, la brigade coloniale Marchand est aux ordres de la 9e D.I.
  3. Du 6 au 13 septembre 1914, la 17e brigade est à la disposition du 6e C.A.
  4. Du 14 novembre 1914 au 17 janvier 1915, la 150e brigade est mise aux ordres de la 9e D.I.
  5. À partir du Recueil d'Historiques de l'Infanterie Française (Général Andolenko - Eurimprim 1969).

cf ; Journal de marche du 82e régiment d'infanterie (01/08/1914 au 24/09/1914) SHAT cote 26N665

Voir aussi

Sources et bibliographie

  • De Lattre de Tassigny, Histoire de la première armée française - Plon - 1949.
  • AFGG, vol. 2, t. 10 : Ordres de bataille des grandes unités : divisions d'infanterie, divisions de cavalerie, , 1092 p. (lire en ligne).

Articles connexes

Liens externes