9e corps d'armée (France)

9e corps d’armée
Création
Dissolution
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type corps d’armée
Fait partie de 2e armée en 1914
4e armée en 1918
Garnison Tours (1906)
Guerres Guerres napoléoniennes
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Batailles 1914 - Bataille de la Marne
(Bataille des Marais de Saint-Gond)
1914 - Bataille de l'Aisne
1914 - Bataille d'Ypres
1915 - deuxième bataille d’Artois
1915 - troisième bataille d’Artois
1916 - Bataille de Verdun
1916 - Bataille de la Somme
1917 - Chemin des Dames
1918 - 3e bataille de Picardie
1918 - bataille du Chesne et de Buzancy

Le 9e corps d’armée est une grande unité militaire française, qui a existé à plusieurs époques différentes.

Création et différentes dénominations

  • 9e corps d’armée
  • 25 février 1916 : renommé Groupement Curé
  • 20 juin 1916 : renommé 9e corps d’armée

Les chefs du 9e corps

Premier Empire

En 1809, ce corps regroupe sous les ordres du maréchal Bernadotte, des troupes saxonnes, alliées de la France.

De 1870 à 1914

Garnison : Tours
Comprend les départements de Maine-et-Loire, d'Indre-et-Loire, de l'Indre, des Deux-Sèvres et de la Vienne.
Composition :

Première Guerre mondiale

Il est constitué dans la région de Tours et est subordonné à la 2e armée. Il regroupe deux divisions d'infanterie et la division marocaine.

Composition à la mobilisation

Composition au 6 septembre 1914

Historique

1914

28 août : Bataille de la Meuse, combats de Domery et de la Fosse-à-l'Eau
30 août : combat de Bertoncourt
1er septembre : combats de Juniville, de Neuflize et d'Alincourt
le 27 septembre front réduit jusqu'au bord de Baconnes.
  • 20 - 23 octobre : retrait du front et transport par V.F. vers Cassel.
  • 23 octobre 1914 - 5 avril 1915 : Engagé dans la bataille d'Ypres, au nord-est et à l'est d'Ypres, puis occupation d'un secteur dans la région Poelcappelle, Zonnebeke :
23 octobre : prise de Zonnebeke, en novembre secteur étendu à droite vers le bois du Polygone puis vers le sud-est de Zillebeke.
20 novembre : front réduit à gauche à Wallemollen.
6 décembre : front réduit à gauche à la voie ferrée Ypres, Roulers.
8 décembre : front réduit à droite, vers le château d'Herenthage.
14 - 17 décembre : attaque au nord-est et à l'est d'Ypres.
24 décembre : attaque vers Broodseinde.
25 décembre : front étendu à droite vers Zwarteleen.
25 janvier 1915 : attaque allemande vers Broodseinde.
18 février : attaque allemande à l'est du château d'Herenthage.
4 mars : secteur réduit à gauche au bois du Polygone.

1915

Attaque devant Loos.
15 mai : secteur réduit à gauche jusque vers le Rutoire et le 16 étendu à droite vers Grenay.
25 - 29 mai : combat au nord d'Angres. Mouvement de rocade et occupation d’un nouveau secteur au nord de Neuville-Saint-Vaast jusqu’au 5 juillet.
8 et 9 juin : attaques au nord de Neuville-Saint-Vaast.
16 juin : attaque en direction du carrefour des Cinq Chemins.
  • 5 juillet - 8 août : retrait du front et repos dans la région d'Anvin. À partir du 14 juillet, mouvement vers la région de Clermont ; repos. Le 6 août, mouvement par camions dans la région de Moreuil.
  • 8 - 25 août : occupation d’un secteur dans la région Frise, Maucourt, le 18 août étendu jusque vers Andechy.
  • 25 août - 25 septembre : retrait du front ; puis à partir du 27 août occupation d'un nouveau secteur dans la région Agny, Berles-au-Bois.
  • 25 - 30 septembre : engagement dans la troisième bataille d’Artois
  • 30 septembre 1915 - 7 janvier 1916 : retrait du front ; puis à partir du 1er octobre, occupation d'un secteur vers Loos, Grenay.
8 octobre : attaque allemande sur Loos.

1916

  • 7 - 11 janvier : retrait du front (relève par l'armée britannique) et repos à Barlin.
  • 11 janvier - 11 mars : occupation d'un secteur vers la fosse Calonne, Aix-Noulette, abords sud d'Angres.
21 février : attaque allemande au bois de Givenchy.
15 et 25 février : extension du secteur à droite jusque vers Neuville-Saint-Vaast.
4, 5, 6, 7, 8, 10, 18, 19 mai attaques allemandes
5 mai contre-attaque française
  • 19 mai - 3 juin : retrait du front dans la région nord-est de Saint-Dizier ; repos. À partir du 28 mai, mouvement vers le nord.
  • 3 juin - 4 septembre : occupation d'un secteur entre la butte de Souain et Auberive-sur-Suippe. Le 25 juillet extension du secteur à droite jusqu'à Tahure. Le 29 août, limite droite ramenée à la butte de Souain.
  • 4 - 20 septembre : retrait du front, puis transport par camion au camp de Mailly, instruction.
  • 20 septembre - 6 octobre : transport par V.F. dans la région Saint-Omer-en-Chaussée, Grandvilliers ; repos.
  • 6 octobre - 4 décembre : mouvement vers le front ; à partir du 10 octobre, engagé dans la bataille de la Somme dans la région nord-est de Morval.
12, 18, 22, 23, 26 et 27 octobre ; 1er, 2 et 5 novembre attaques françaises.
27 octobre au 6 novembre, réduction du saillant de Sailly-Saillisel.
  • 4 - 23 décembre : retrait du front (relève par l'armée britannique) ; repos dans la région sud-ouest d'Amiens.
  • 23 décembre 1916 - 22 janvier 1917 : mouvement vers le front et occupation d'un secteur dans la région Cléry-sur-Somme, ferme du Bois de l'Abbé, Bouchavesnes (en liaison avec l'armée britannique).

1917

  • 22 janvier - 12 avril : retrait du front (relève par l'armée britannique) ; repos à Conty. À partir du 8 février, transport par V.F. dans la région de Juvisy ; repos et travaux. Du 4 au 29 mars instruction au camp de Mailly, puis mouvement vers Avize et repos.
  • 12 - 18 avril : mouvement vers Romigny et Faverolles-et-Coëmy. Préparatifs en vue d'exploiter l'offensive projetée.
15 avril : rassemblement au nord d'Épernay, mouvement vers l'Aisne dans la région de Ventelay, Romain. Tenu prêt à être intervenir, non engagé.
  • 18 avril - 31 juillet : occupation d'un secteur vers Craonne et les abords de la route de Reims Laon.
8, 9, 22 et 24 mai, engagements violents.
26 mai : extension du front, à gauche jusqu'au plateau de Californie.
12 juin : réduction du secteur à droite jusque vers Chevreux.
16 juin : front étendu à gauche jusqu'à la ferme Hurtebise. De fin juin et courant juillet de nombreuses attaques locales françaises et allemandes.
28 juillet : réduction du secteur à droite jusqu'au plateau des casemates.
20 septembre : front étendu à gauche jusqu'à Moncel-lès-Lunéville.
23 octobre : secteur réduit à gauche vers Bezange-la-Grande.

1918

4 avril : violentes attaques allemandes sur le front du corps d'armée particulièrement à Grivesnes.
5 avril : contre-attaques françaises en direction de Mailly-Raineval, de Sauvillers-Mongival et d'Aubvillers. Arrêt de l'offensive allemande. Organisation d’un secteur dans la région Grivesnes, nord de Thory.
9 mai : prise du parc de Grivesnes
28 mai : extension du secteur à gauche jusqu’à la lisière sud du bois de Sénécat. Le 29 mai, réduction à droite jusqu'à l'est d'Ainval ; le 30 mai extension à gauche jusqu'à l’Avre. Fréquentes actions locales françaises et allemandes.
12 juillet : offensive française sur Castel, le bois de Bellois et le bois du Billot.
23 juillet : offensive française au nord de Grivesnes ; prise de Mailly-Raineval d'Aubvillers et de Sauvillers-Mongival.
2 août : secteur réduit à gauche vers Morisel.
violents combats dans cette région.
13 octobre : extension du front, à gauche jusqu'à l'ouest de Voncq et réduction à droite jusque vers Falaise.
18 octobre : nouvelle extension à gauche jusqu'à la région d'Attigny.
28 octobre : réduction à gauche jusque vers Voncq et le 29 octobre vers Terron-sur-Aisne.

Rattachement

27 mars - 6 septembre 1918
2 - 20 août 1914
13 avril - 26 mai 1916
6 - 18 septembre 1918
20 - 29 août 1914
7 - 22 octobre 1914
26 mai - 20 septembre 1916
8 février - 29 mars 1917
18 septembre - 11 novembre 1918
17 avril - 21 avril 1917
23 juillet - 25 août 1915
2 - 13 avril 1916
20 septembre - 12 décembre 1916
16 novembre 1914 - 4 avril 1915
6 août 1917 - 27 mars 1918
5 septembre - 7 octobre 1914
9 - 25 avril 1915
6 mai - 23 juillet 1915
25 août 1915 - 2 avril 1916
12 décembre 1916 - 5 février 1917
29 mars - 16 avril 1917
21 avril - 6 août 1917
  • Détachement d'armée de Belgique
22 octobre - 16 novembre 1914
4 - 9 avril 1915
25 avril - 6 mai 1915
  • Détachement d'armée Foch
30 août - 5 septembre 1914

Seconde Guerre mondiale

L'état-major et les services sont reformés à Tours au début de septembre 1939, à partir d'éléments de la 9e région militaire[2].

Le 9e corps d'armée est commandé par le général Émile Laure, il est intégré à la 4e armée du général Requin, elle-même incluse au sein du groupe d'armée 2, sur la ligne Maginot. De la fin 1939 à mai 1940, le corps d’armée est déployé autour du secteur de Saint-Avold - Faulquemont, en Moselle (État-major à Landroff), avec l'effectif de deux divisions d'infanterie encadrant un secteur fortifié.

À la fin mai 1940, la situation militaire étant désespérée à la suite de la percée allemande dans les Ardennes, les forces stationnées sur la ligne Maginot sont progressivement retirées et expédiées vers le front de la Somme. À partir du 27 mai 1940, le 9e corps d’armée, commandé par le général Ihler[3] fait mouvement vers Sarcus, puis vers Lyons-la-Forêt en Normandie aux côtés de la 10e armée du général Altmayer. À l'image de ce qui se déroule lors dans tout le pays (voir l'article concernant la Bataille de France), les unités françaises sont systématiquement tournées et forcées au repli. Les restes du 9e C.A. seront encerclés à Saint-Valery-en-Caux et forcés à la reddition le [4]. La plupart des soldats resteront en captivité en Allemagne jusqu'en 1945.

Unités organiques de corps d’armée

Cavalerie
  • 11e groupe de reconnaissance de corps d’armée (11e GRCA) - Colonel Malcor
Infanterie
  • 609e régiment de pionniers - Lieutenant-colonel Holl
    • 1er bataillon (I/609e RP)
    • 2e bataillon (II/609e RP)
    • 3e bataillon (III/609e RP)
Artillerie

Commandant de l'artillerie du 9e corps : général Durand

  • 121e régiment d'artillerie lourde hippomobile - Colonel Delaval, puis chef d'escadron Brasard (février 1940)
    • 1er groupe (I/121e RALH) - 12 canons de 105 mm L 13
    • 2e groupe (II/121e RALH) - 12 canons de 105 mm L 13
    • 3e groupe (III/121e RALH) - 12 canons de 155 mm L 17
    • 4e groupe (IV/121e RALH) - 12 canons de 155 mm L 17
  • 109e compagnie d'ouvriers d'artillerie
  • 109e section de munitions automobiles
  • 139e section de munitions automobiles
Génie

Commandant du génie du 9e corps : Colonel Tournoux

  • 109e bataillon de sapeurs-mineurs[5]
    • compagnie 109/1
    • compagnie 109/2
  • compagnie d'équipage de ponts 109/16
  • compagnie de parc du génie 109/21
Transmissions[6]
  • compagnie télégraphique 109/81
  • compagnie radio 109/82
  • détachement colombophile 109/83
Train des équipages
  • compagnie hippomobile 259/9
  • compagnie automobile 359/9
Intendance
  • groupe d'exploitation 109/9
  • compagnie de ravitaillement en viande 209/9
Service de santé
  • 209e ambulance chirurgicale légère
  • 9e groupe sanitaire de ravitaillement hippomobile
  • 9e section hygiène, lavage et désinfection
Forces aériennes

Commandant des forces aériennes du 9e corps : lieutenant-colonel Du Corail

  • 509e groupe aérien d'observation
  • section de parc d'aérostation 9/153

Divisions et grandes unités rattachées au corps d’armée

Troupes de forteresse

De septembre 1939 à mai 1940, le 9e corps d’armée se déploie sur la ligne Maginot et prend en charge un secteur fortifié.

Divisions d'infanterie

Jusqu'en mai 1940, le 9e corps d’armée est formé de deux divisions d'infanterie dites « de renforcement » destinées à soutenir les sous-secteurs de la ligne Maginot sus-cités. Selon les périodes, les régiments d'infanterie occupent des portions situées à l'avant de la ligne fortifiée ; les bataillons s'y alternent et s'organisent dans différentes positions de campagne (tranchées, points-d'appuis…).

Une relève est organisée à l'échelon du régiment, afin de permettre à toutes les unités « d'être en ligne » quelques semaines.

Au niveau divisionnaire, les divisions seront elles-mêmes plusieurs fois changées, pour aboutir en mai 1940 à la présence de deux D.I. de renforcement sur le secteur du 9e C.A. Elles seront progressivement retirées à la suite des évènements, les lignes avancées creusées pendant la drôle de guerre étant abandonnées. La ligne Maginot restera alors seule…

En juin 1940 sur le front de la Somme, le commandement du 9e C.A. s'exercera sur d'autres divisions[8], les 11e et 47e D.I. ayant été affectées à d'autres C.A. au fil des évènements.

  • 13e division d'infanterie (13e DI)
  • 31e division d'infanterie (31e DI)
  • 40e division d'infanterie (40e DI)
  • 2e division légère de cavalerie (2e DLC)
  • 5e division légère de cavalerie (5e DLC)…

Notes et références

  1. En captivité à partir de 12 juin 1940
  2. Historiques succincts des grandes unités de l'armée de terre, guerre 1939-1945 tome no 1, Paris, imprimerie nationale, 1967.
  3. Depuis le 22 mai 1940.
  4. Général Robert Altmayer, La Xe Armée, éditions Défense de la France, sans date.
  5. Dissous le 16 novembre 1939, les compagnies devenant autonomes
  6. En 1940, les transmissions sont encore rattachées à l'arme du Génie.
  7. Petits ouvrages du S.F.F. : Kerfent, Bambesch, Einseling, Laudrefang et Téting.
  8. Effectifs de ces divisions évidemment très réduits, car ayant toutes déjà plus ou moins combattu.

Bibliographie

Liens externes