60e régiment d'infanterie

(Redirigé depuis 60e demi-brigade de deuxième formation)

60e régiment d’infanterie
Image illustrative de l’article 60e régiment d'infanterie
Image illustrative de l’article 60e régiment d'infanterie
Insigne régimentaire du 60e RI.
Insigne régimentaire du 60e régiment d'infanterie (1939).

Création 1669
Dissolution 1984
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Régiment d'infanterie
Rôle Infanterie
Fait partie de 11e division d'infanterie
Garnison Valdahon
Ancienne dénomination Régiment du Roi
Surnom l'As de cœur
Devise Ma peau peut être, mon sourire, jamais'ou tout droit
Inscriptions
sur l’emblème
Marengo 1800
Wagram 1809
valence 1812
Kabylie 1857
L'Ourcq 1914
Champagne 1914-1918
Verdun 1916-1917
L'Aisne 1917-1918
AFN 1952-1962
Anniversaire Saint Maurice
La fête du régiment est en juin (1857, Kabylie).
Guerres Première Guerre mondiale
Batailles Bataille de Dornach
Fourragères aux couleurs du ruban de la Médaille militaire
Décorations Croix de guerre 1914-1918
quatre palmes
Croix de guerre 1939-1945
une palme

Le 60e régiment d'infanterie (60e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment Royal-Marine, un régiment français d'Ancien Régime.

Pendant la Première Guerre mondiale il a été surnommé l’As de Cœur.

Création et différentes dénominations

La 14e division d’infanterie, dont les quatre régiments d'infanterie avaient obtenu la fourragère, fut appelée la « division des As », chacun d'eux ayant choisi pour signe distinctif un des as du jeu de cartes: 60e RI (Lons-le-Saunier) As de Cœur, 35e RI (Belfort) As de Trèfle, 42e RI (Belfort) As de Carreau, 44e RI (Besançon) As de Pique. Son régiment d'artillerie divisionnaire, quand il reçut à son tour la fourragère, choisit le joker.

Il est le régiment du Roi, appelé à l'époque, le Royal-Marine, utilisé ainsi, comme maintenant par des unités spécialisées comme les fusillers marins.

Colonels et chefs de brigade

  • 10 mars 1734 - 1745 : Colonel-lieutenant Guy Louis de Durfort, chevalier de Lorges
  • ...
  • 1789 : colonel Marquis de Merle d'Ambert ;
  • 1791 : colonel Henri François Maurille de Boulard (*) ;
  • 1796 : chef de brigade Armand Nicolas Wouillemont de Vivier (*) ;
  • 1800 : chef de brigade Étienne Bernard Cossard ;
  • 27 juillet 1808 : colonel Noël-Georges Castellan ;
  • ...
  • 30 avril 1840 : colonel Phippe Rey.
  • ...
  • 1er décembre 1855 : colonel Jean Pellé.
  • 1894-1898 : colonel Auguste Pelecier.
  • 1903 : colonel Louis Franchet d'Espèrey.
  • 1912 à 1914 : colonel Adolphe Joseph Charles Bourquin (né le 5/1/1858 à Rueil-Malmaison - Hauts-de-Seine, décédé le 5/5/1939).
  • 2 août 1914 : colonel Bourquin
  • 25 au 28 août 1914 : chef de bataillon Arnoulx de Pirey Gustave Marie remplaçant le colonel Bourquin parti lui-même remplacer le général Berge à la tête de la 27e Brigade
  • 29 août 1914 : colonel Bourquin
  • lieutenant-colonel Armbruster Jean Henri (né le 7/2/1864 à Paris 20e).
  • chef de bataillon Zeltner Marie Victor Joseph (né le 21/8/1852 à Besançon - Doubs, décédé le 14/4/1919 à Besançon).
  • 21 au 29 décembre 1914 : lieutenant-colonel Zeltner Marie Victor Joseph (nommé ensuite au 262e RI).
  • 29 décembre 1914 au 12 janvier 1915 : lieutenant-colonel Graux Georges Marie (né le 6/2/1860 à Rennes - Ille-et-Vilaine, tué le 12/1/1915 à Crouy - Aisne, lors de l'éboulement d'une creute où était installé le PC du régiment, provoqué par un obus de 210 allemand).
  • 12 au 28 janvier 1915 : commandant Poupinel Raymond Joseph Emile (né le 2/9/1879 à Joigny - Yonne, décédé le 23/10/1975 à Besançon - Doubs).
  • 28 janvier au 14 mai 1915 : lieutenant-colonel François Maurice Auroux (venu du 204e RI, puis pasé au Régiment de Tirailleurs du Maroc).
  • 14 au 16 mai 1915 : chef de bataillon Devant Jules Auguste (né le 7/12/1864 à Chauny - Aisne, tué le 25/9/1915 lors de l'offensive de Champagne à Jonchery-sur-Suippe - Marne).
  • 16 au 25 mai 1915 : lieutenant-colonel Laparra Adolphe Emile (né le 11/6/1861 à Douelle - Lot, tué à Tracy-le-Val - Aisne le 25/5/1915 d'un éclat d'obus à la tête alors qu'il était en mission dans le secteur de son précédent régiment).
  • 25 mai au 9 juin 1915 : chef de bataillon Devant Jules Auguste.
  • 9 juin au 29 septembre 1915 : lieutenant-colonel Mittelhausser Eugène Désiré Antoine (né le 7/8/1873 à Tourcoing - Nord, décédé le 19/12/1949 à Paris 5e).
  • 29 septembre au 17 octobre 1915 : chef de bataillon Peyrotte Eugène (né le 30/10/1868 à Vincelles - Yonne).
  • 17 octobre 1915 au 11 novembre 1918 : lieutenant-colonel puis colonel Arnoulx de Pirey. Gustave Marie, (né le 21/4/1865 à Scey-Maisières - Doubs, décédé le 9/1/1952 à Pirey - Doubs).
  • 1939 : lieutenant-colonel Deschard.
  • 1966-1968 : colonel Colin.
  • 1968-1970 : colonel Edmond Balladur.
  • 1970-1972 : colonel Sirvant.
  • 1972-1974 : colonel Roth Le Gentil.
  • 1974-1976 : colonel Olé-Laprune.
  • 1976-1978 : colonel Bénéfice.
  • 1978 a 1980 : colonel Charzat.
  • 1980 à 1982 : colonel Reveillon.
  • 1982 à 1984 : colonel Deschamps.

Historique des garnisons, combats et bataille du 60e RI

Uniforme du régiment de 1762 à 1776

Il est parmi de nombreux régiments de la Monarchie qui avaient pour mission de servir sur les bateaux et dans les colonies. Tous ces régiments ont été dotés en 1791 d'un numéro dans l'ordre de bataille de l'infanterie de ligne… alors qu'ils peuvent historiquement être considérés comme les « ancêtres » des régiments d'Infanterie de marine.

Ce sont:

Ancien Régime

1670 : Canaries 1672-1678 : Hollande 1684 : Luxembourg 1688-1697 : Guerre de la Ligue d'Augsbourg 1701-1713 : Guerre de Succession d'Espagne 1734 : Rhin 1740-1748 : Guerre de Succession d'Autriche 1756 : Minorque 1763 : Martinique

Révolution et Empire

C'est en 1791 que la Révolution supprimant les noms des régiments lui attribua le numéro 60.

De 1815 à 1848

1823 : Espagne

Second Empire et Guerre de 1870

La Première Guerre mondiale

insigne de béret d'infanterie

Casernement : Besançon.

Durant la guerre, il fera partie de la 27e brigade d'infanterie au côté du 44e régiment d'infanterie, à la 14e division d'infanterie (division des As), au 7e corps d'armée. Il y obtiendra sa fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire.

1914

  • 7 août 1914 : bataille d'ALTKIRCH
  • 19 août 1914 : Bataille de Mulhouse (1914)
  • 29 août 1914 : Bataille d'Albert (1914), combats de la Somme : Proyart, HARBONNIERES, FRAMMERVILLE
  • 6 au 13 septembre 1914 : Bataille de la Marne (1914)
  • 13 au 19 septembre 1914 : à la poursuite des régiments allemands de la 1re Armée de von KLUCK
  • 20 septembre 1914 : contre offensive allemande sur Autrêches aux lieux-dits Hautebraye, Massenancourt et Chevillecourt), Oise, (50 tués).
  • 12 novembre 1914 : attaque de la ferme Saint-Victor et du bois de la Justice à Autrêches avec la 14e DI face aux allemands du 31.IR de Hambourg-Altona (IX. AK)

1915

1916

1917

"Remarquable régiment qui s'est toujours trouvé aux endroits où il y avait des risques à courir et de l'honneur à gagner." Général Nivelle, 1917.

1918

Le 4 novembre 1918, le 60e régiment d’infanterie sous les ordres du colonel Arnoulx de Pirey, est cité à l'ordre de la 4e Armée, pour l'assaut de la Butte de Tahure, lors de l'offensive générale, du 26 septembre 1918.

La Seconde Guerre mondiale

En 1939, le 60e RI est sous les ordres du lieutenant colonel Deschard, il appartient à la 13e division d'infanterie. Région Militaire, Centre Mobilisateur d'infanterie ; réserve A RI type NE ; il est mis sur pied par le CMI 73 Besançon.

  • 20 mai 1940 au 4 juin 1940 : le 60e RI sous les ordres du général Gustave Teisseire contribue au succès de l'Opération Dynamo.
  • 1940 : « Attaqué par des forces cinq fois supérieures a résisté héroïquement en multipliant les actions d'éclat pendant 48 heures. » Citation 1940.
  • 1944 : Libération 1944-1945

De 1945 à nos jours

Recréé le 16 juin 1954 et intégré à la 11e division d’infanterie, il est dirigé dès le mois d'août 1954 sur la Tunisie où il forme, avec le II/28e RA, un détachement de la 178e compagnie de Transmissions de Besançon, et une antenne médicale le Groupement Mobile 211. Il combat dans le nord de la Tunisie, puis passe en Algérie. Il quitte sa division pour intégrer la 2e DIM. Il sert dans le Constantinois jusqu'en 1962.

À cette époque a compagnie de commandement est à Laverdure, son secteur postal est SP 88623. Le commandant de la compagnie de commandement est le capitaine Bordier. Le troisième bataillon (III/60 RI) est cantonné à Villars aux ordres du Chef de bataillon Georges Roidot. Son secteur postal est SP 88578 .

Au cessez-le-feu du 19 mars 1962 en Algérie, le 60°RI constitue comme 91 autres régiments, les 114 unités de la Force Locale. Le I/60 RI et le III/60 RI forment deux unités de la Force locale de l'ordre Algérienne, la 404 UFL-UFO et la 408°UFL-UFO, composés de 10 % de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans à Randon et à Laverdure, qui pendant la période transitoire devaient être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie. (Accords d'Evian du 18 mars 1962).

IL sera dissous ensuite.

Il est organisé en :

  • Compagnie de commandement, d'appui et des services.
  • 9e compagnie.
  • 10e compagnie.
  • 11e compagnie.
  • 12e compagnie.

L'as de cœur, alias le 60e RI était basé à Lons-le-Saunier.

Divisé en deux quartiers, une partie était basée au centre ville à la caserne Michel, les autres services à la caserne Bouffez à Lons-le-Saunier.

Le régiment a été dissous en juillet 1984 en tant que régiment d'active et devient régiment de réserve. Son drapeau est déposé au camp du Valdahon.

Dans le cadre de la refondation de l'armée de terre, les régiments de réserve sont dissous. Chaque régiment professionnalisé doit par contre mettre sur pied une unité de réserve de régiment professionnalisé (URRP ou IUR) constituée uniquement de réservistes. Les cadres qui ont formé la 5e Compagnie du 35e régiment d'infanterie et la 5e Batterie du 1er Régiment d'Artillerie sont issus du 60e RI .

Actuellement, son Drapeau se trouve dans la salle d'Honneur du 35e RI à Belfort.

Sa devise est la devise de la 5e Cie du 35e RI.

Insigne du 60e régiment d'infanterie

Héraldique

Ecu timbré de la couronne royale, d'or à une carte as de cœur au naturel brochant sur deux ancres posées en sautoir soutenu d'un croissant montant sommé des signes 60e RI. Les ancres de marine rappellent que le régiment était appelé le « Royal Marine » lors de sa création par le roi Louis XIV. L'as rappelle qu'ils étaient quatre lors de la création de la 14e division d’infanterie : l'as de cœur (60e RI - Besançon), l'as de trèfle (35e RI - Belfort), l'as de pique (42e RI, régiment de réserve administré par le 35e RI) et de carreau (44e RI, régiment de réserve administré par le 60e RI)

Devise du 60e régiment d'infanterie

Ma peau peut être, mon sourire, jamais

Refrain

« Quand le 60 marche et chante, les ennemis ne l'attendent pas. »

Drapeau du régiment

fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[2],[3]:

60e régiment d'infanterie de ligne - drapeau.svg

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 Croix de guerre 1914-1918 française.jpgavec quatre palmes. Et de la Croix de guerre 1939-1945 Croix de guerre 1939-1945 Française.jpg avec une palme.

Il a le droit au port de la Fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire décernée le 4 novembre 1918.

Personnes notoires ayant servi au 60e RI

Notes et références

  1. 'Les oubliés de la Somme' p. 199, Pierre Miquel.
  2. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  3. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie

Voir aussi

Bibliographie

  • Recueil d'Historiques de l'Infanterie Française, Général Andolenko, Eurimprim 1969.
  • Franqueville (Yves), Le 60e régiment d'infanterie, mai-juin 1940, Les Racines calcéennes, 2019.

Télévision

Articles connexes