28. SS-Freiwilligen-Panzergrenadier-Division Wallonien

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28e division SS « Wallonie »
Appellation allemande :
28. SS-Freiwilligen-Panzergrenadier-Division « Wallonien »
Image illustrative de l’article 28. SS-Freiwilligen-Panzergrenadier-Division Wallonien
Insigne de la 28e SS-Freiwilligen-Panzergrenadier-Division « Wallonien ».

Création Août 1941
Dissolution
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Allégeance Flag of the German Reich (1935–1945).svg Allemagne nazie
Branche Waffen-SS
Type Division
Rôle Infanterie
Guerres Seconde Guerre mondiale
Batailles Gromovaia Balka
Bataille de Tcherkassy
Offensive Vistule-Oder
Commandant historique Lucien Lippert 
Léon Degrelle

La 28e division SS « Wallonie » ou la division « Wallonie » ou encore la légion Wallonie[a] (appellation allemande : la 28. SS-Freiwilligen-Panzergrenadier-Division « Wallonien »[1]) est l'une des 38 divisions de la Waffen-SS durant la Seconde Guerre mondiale, composée de volontaires belges francophones issus du rexisme.

Historique

Affiche de recrutement de la division SS « Wallonie ».

La division SS « Wallonie » était composée de volontaires wallons. Elle est issue de la légion « Wallonie » formée en sous les auspices conjugués de Fernand Rouleau, bras droit de Léon Degrelle, de l'occupant (Kommandostab Z de l'administration militaire - Militärverwaltung) et du mouvement rexiste de Léon Degrelle.

En mai 1942, les volontaires wallons de la légion Wallonie combattent dans la région du Donetz, principalement contre des partisans soviétiques. En juin 1943, la légion est versée dans la Waffen-SS devenant la 5. Sturmbrigade « Wallonien » (5e brigade d'assaut « Wallonie »). Entre décembre 1943 et février 1944, elle combat en Ukraine, subissant d'énormes pertes dans la poche de Tcherkassy.

Engagée en Estonie sur le front de Narva en août 1944, elle devient la 28. SS-FreiwilligenPanzergrenadier-Division en septembre 1944. Le , la légion Wallonie intégrera une compagnie d'une centaine de volontaires espagnols issus de la División Azul.

De février à avril 1945, la division se bat à Stargard, Stettin et Altdam en Poméranie et sur les rives de l'Oder. Les survivants capitulent dans la région de Schwerin le .

Après la Seconde Guerre mondiale, dès les années 1950, d'anciens volontaires de la légion et de la division « Wallonie » se sont retrouvés dans des amicales de soutien social. En 1978, l'ABSL Les Bourguignons sera fondée. En 1994, la majorité des membres de celle-ci - opposée à son dirigeant Jean Vermeire - fonderont l'amicale le Dernier Carré. En 2009, ces deux amicales d'anciens combattants belges, wallons et bruxellois du front de l'Est étaient toujours actives.

Désignations successives

  • Juillet - août 1941 :
    • Corps franc « Wallonie »
    • Légion Wallonie
    • Légion belge Wallonie
  • Août 1941 - mai 1945 :
    • Légion Wallonie/Wallonisches Infanterie-Bataillon 373

Elle fut attachée temporairement à :

  • 1942 :
  • 1943 :
    • SS-Freiwilligen-Brigade « Wallonien » du au 3 juillet 1943 ;
    • SS-Sturmbrigade Wallonien du 3 juillet 1943 à mars 1944 : temporairement attachée à la 5e Panzerdivision SS « Wiking » de novembre 1943 à février 1944 ;
  • 1944 :
    • 5. SS-Freiwilligen-Sturmbrigade « Wallonien » de mars 1944 au 18 septembre 1944 : temporairement attachée au Gruppe Wagner/III. SS-Panzerkorps, août 1944 ;
    • SS-Freiwilligen Grenadier Division « Wallonien » (créée le 19 octobre 1944 suivant l'ordre du 18 octobre 1944) ;
    • 28. SS-Freiwilligen-Grenadier-Division « Wallonien », 19 octobre 1944[3] : temporairement attachée au III. SS-Panzerkorps - Steiner, de février 1944 à mars 1945 ; puis au SS-Divisiongruppe Müller en date du 15 avril 1945.

Liste des commandants successifs

Début Fin Grade Nom
Mai 1942 Juin 1943 Hauptmann puis SS-Hauptsturmführer Lucien Lippert 
Juin 1943 13 février 1944 SS-Obersturmbannführer Lucien Lippert 
SS-Hauptsturmführer Léon Degrelle
SS-Sturmbannführer Léon Degrelle
SS-Obersturmbannführer Léon Degrelle
SS-Standartenführer Léon Degrelle

[réf. nécessaire]

Théâtres d'opérations

Affiche de recrutement.

L'unité participe sous le nom de légion Wallonie :

  • Novembre 1941 : Front de l'est, secteur sud.
  • Mai 1942 : combats sur le Donetz

En juin 1943 elle est versée dans la Waffen SS sous le nom de SS-Sturmbrigade « Wallonien » et participe :

  • Novembre 1943 à février 1944 aux combats en Ukraine, et en particulier aux combats de Tcherkassy où la brigade est décimée.
  • Septembre 1944 : Recomplétée, elle participe aux combats en Estonie

En décembre 1944 elle devient la 28e SS Panzer Grenadier Division (28. SS Pz Gren Div) et est engagée en :

Organigramme du Bn 373

[4],[5]

tableau organique Bn 373 - EM

Historique de la légion Wallonie, document anonyme rédigé par d'anciens cadres de la légion pendant leur captivité après la guerre (réserve précieuse de la bibliothèque du Ministère de la Défense belge

Bn 373 Cie EM

[6]

Bn 373 colonne ravitaillement
Bn 373 pionniers et anti-chars
Bn 373 Cie fusiliers
Bn 373 pelotons de fusiliers
Bn 373 Cie lourde
Bn 373 pelotons mitrailleuses
Bn 373 peloton mortiers

Ordre de bataille

Drapeau de la 28e division SS « Wallonie » arborant la croix de Bourgogne.

Bataillon d'infanterie wallon 373 - Bassin du Donetz, novembre 1941

  • État-major
    • Commandant : capitaine Georges Jacobs
    • Aide de camp : 1er lieutenant L. Lippert
    • Officier d'ordonnance : lieutenant L. Thys
    • Peloton transmission : adjudant d'Hayer
    • Officier d'intendance : lieutenant Du Welz
    • Aumônier : abbé Salesse
    • Service de santé : 1er lieutenant Jacquemin (médecin), lieutenants Albert (médecin) et Miesse (chirurgien)
    • Service vétérinaire : lieutenant Boullienne (vétérinaire)
  • 1re compagnie
    • Commandant : capitaine Vanrutten
    • Chefs de peloton : lieutenant J. Vermeire, adjudants J. Mathieu et A. Lassois
  • 2e compagnie
    • Commandant : 1er lieutenant Heyvaert
    • Chefs de peloton : lieutenant P.S. Daulie, adjudants C. Brasseur et A. Godsdeel
  • 3e compagnie
    • Commandant : capitaine G. Tchekhoff
    • Chefs de peloton : 1er lieutenants A. Buydts et H. Renier, adjudant G. Ruelle
  • 4e compagnie
    • Commandant : capitaine R. Dupre (tué à Grichino le )
    • Chefs de peloton : 1er lieutenant Baron R. Sloet, adjudants A. Lisein et C. Bosquion

Les compagnies 1 à 3 sont des compagnies de fusiliers. La 4e compagnie est celle des mitrailleuses et mortiers.

Bataillon d'infanterie wallon 373 - Lors des combats de Gromovaia Balka, février 1942

  • État-major
    • Commandant : capitaine B.E.M. Pierre Finfe
    • Aide de camp : 1er lieutenant L. Lippert
    • Officier d'ordonnance : lieutenant L. Thys jusqu'au 24 février 1942, puis le 1er lieutenant A. Renier
    • Peloton transmission : adjudant d'Hayer
    • Officier d'intendance : lieutenant R. Du Welz
    • Service de santé : 1er lieutenant Jacquemin (médecin), lieutenants A. Albert (médecin) et S. Miesse (chirurgien)
    • Aumônier : abbé Salesse
    • État-major de liaison : Hauptman von Lehe et Leutnant Sluck
  • 1re compagnie
    • Commandant : lieutenant A. Lisein
    • Chefs de peloton : adjudants J. Mathieu, A. Lassois et L. Closset
  • 2e compagnie
    • Commandant : lieutenant J. Daulne
    • Chefs de peloton : adjudants A. Godsdeel (blessé le 23 février 1942), Nicolas (tué le 28 février 1942 à Gromovaia Balka) et C. Brasseur (tué le 28 février 1942 à Gromovaia Balka)
  • 3e compagnie
    • Commandant : capitaine G. Tchekhoff (jusqu'au 24 février 1942), lieutenants L. Thys (tué le 28 février 1942 à Gromovaia Balka) et S. Miesse
    • Chefs de peloton : 1er lieutenant H. Renier (jusqu'au 24 février 1942), adjudant G. Ruelle
  • 4e compagnie
    • Commandant : 1er lieutenant A. Buydts (tué le 28 février 1942 à Gromovaia Balka), adjudant C. Bosquion (jusqu'au )
    • Chefs de peloton : adjudants C. Bosquion, Vervloet et P. Dengis, 1er sergent Matton

Lors des combats de Gromovaia Balka, la légion Wallonie est attachée au groupement tactique du lieutenant-Colonel Tröger qui comprend également le 1er bataillon du SS-Inf. Rgt. « Germania », un bataillon d'infanterie croate, une compagnie d'éclaireurs sur traîneaux, un groupe d'obusiers de 105 mm, une compagnie de canons d'infanterie de 75 mm et quelques Panzer. Ce Kampfgruppe est rattaché à la 100e division légère du Generalmajor Werner Sanne.

La légion Wallonie est citée à l'ordre du jour de la 100e division légère et gagne 37 croix de fer de 2e classe.

Léon Degrelle est promu adjudant candidat-officier.

Bataillon d'infanterie wallon 373 - Offensive de printemps, mars à juin 1942

En date du 5 mai 1942, la légion Wallonie est rattachée à la 97e division légère du Generalmajor Ernst Rupp qui deviendra division de chasseurs en juillet 1942.

  • État-major
    • Commandant : capitaine Georges Tchekhoff
    • Aide de camp : 1er lieutenant L. Lippert
    • Officier d'ordonnance : lieutenant L. Degrelle
    • Peloton transmission : adjudant d'Hayer
    • Peloton pionnier : adjudant J. Migrain
    • Service d'intendance : lieutenant R. Du Welz
    • Service de santé : 1er lieutenant Jacquemin (médecin), lieutenant A. Albert (médecin), 1er adjudant C. Petre (pharmacien)
    • État-Major de liaison : Hauptman Von Lehe, Leutnant Schulk et Winterscheid
  • 1re compagnie
    • Commandant : adjudant J. Mathieu
    • Chefs de peloton : adjudants A. Lassois, L. Closset et F. Daras
  • 2e compagnie
    • Provisoirement dissoute.
  • 3e compagnie
    • Commandant : adjudant G. Ruelle
    • Chefs de peloton : adjudant C. Dohet, 1er adjudant Thirionnet
  • 4e compagnie
    • Commandant : lieutenant J. Daulne
    • Chefs de peloton : adjudants C. Bosquion, P. Dengis et Rorive, sergent M. Bonnivier.

Le lieutenant Vermeire est devenu l'officier de liaison avec la 97. Jäger-Division.

Bataillon d'infanterie wallon 373 - Campagne du Kouban (Caucase), juillet à novembre 1942

  • État-major
    • Commandant : 1er lieutenant L. Lippert
    • Aide de camp : lieutenant A. Lassois
    • Aide de camp a.i. : Chenot
    • Officier d'ordonnance : lieutenant L. Degrelle et lieutenant J. Vermeire (du 6 juillet 1942 au 8 octobre 1942)
    • Peloton transmission : adjudant d'Hayer
    • Officier d'intendance : lieutenant R. du Welz
    • Service de santé : 1er lieutenant Jacquemin (médecin), lieutenant A. Albert (médecin), Candidat médecin Lambrichts, 1er adjudant C. Petre (pharmacien)
    • État-major de liaison : Hauptman von Lehe, Rittm. von Rabenau (instructeur), Leutnant Schluck et Winterscheid
  • 1re compagnie
    • Commandant : lieutenant J. Mathieu
    • Chefs de peloton : lieutenants H. Thyssens (jusqu'au 6 juillet 1942) et J. Dumont, adjudants F. Daras et Verporten (après le 28 août 1942)
  • 2e compagnie
    • Commandant : lieutenant J. Vermeire (jusqu'au 6 juillet 1942) et remplacé par le lieutenant L. Closset
    • Chefs de peloton : lieutenant H. Thyssens (après le 6 juillet 1942 et blessé le 25 août 1942), adjudants Daras et Palque
  • 3e compagnie
    • Commandant : lieutenant G. Ruelle (jusqu'au 8 octobre 1942) et remplacé par le lieutenant J. Vermeire
    • Chefs de peloton : adjudants R. Denie, P. Mezetta (blessé le 23 août 1942) et Verpoorten (jusqu'au 28 août 1942), sergent Ch. Generet (après le 28 août 1942)
  • 4e compagnie
    • Commandant : lieutenants J. Daulne (jusqu'au 10 juillet 1942) et C. Bosquion (jusque fin septembre 1942), adjudant J. Migrain (après octobre 1942)
    • Chefs de peloton : adjudants M. Bonnivier (MG), Rorive (MG), J. Graff (Gr.W.), Migrain (Pi) et P. Dengis (Pak)

5e Sturmbrigade « Wallonien » - Campagne d'Ukraine, 1943 - 1944 (Tcherkassy)

Organigramme de la brigade d'assaut « Wallonie ».

[7]historique de la légion Wallonie rédigée en captivité par des cadres anonymes (bibliothèque du ministère de la défense nationale belge)


  • État-major
    • Commandant : Major L. Lippert (tué le 13 février 1944 à Novo-Buda)
    • Aide de camp : adjudant R. Wastiau (jusqu'au ), puis le lieutenant A. Lassois (jusque fin novembre 1943), puis le capitaine F. Anthonissen et l’Obersturmführer Drekesel (après le 20 décembre 1943)
    • Officier de renseignements : lieutenant H. Forsteneichner
    • Officier d'ordonnance : 1er lieutenants N. Kamsky et L. Degrelle
    • Service judiciaire : Hstuf. Dr Flechsig et lieutenant A. Godsdeel
    • Aumônier : abbé Fierens
    • Service social : Hauptsturmführer Reinfhart
    • Quartier maître : non identifié
    • Service intendance : Obersturmführer Yehn et Hauptsturmführer Schluck
    • Service de santé : Hauptsturmführer Schultz (hongrois), lieutenant Stahl (médecin), Candidat médecin P. Roekens, lieutenant R. Lejeune (dentiste) et 1er adjudant C. Petre (pharmacien)
    • Service technique : lieutenant St. Devrees
    • Officier de liaison : Ostubaf. Wegener (jusqu'au 14 janvier 1944), puis le lieutenant Winterscheid
  • Compagnie d'État-major
    • Commandant : 1er lieutenant Baron Sloet (jusqu'au ), puis capitaine F. Anthonissen (tué le 10 février 1944 à Derrenkowez)
    • Peloton moto : adjudant M. Deravet et le 1er lieutenant Renier (à partir du )
    • Peloton transmission : 1er lieutenant Renier (jusqu'au ), puis adjudant Lantiez
    • Peloton pionnier : lieutenant J. Migrain
    • Peloton musique : adjudant Deltenre
  • 1re compagnie - grenadiers
    • Commandant : lieutenant Jules Mathieu
    • Chefs de peloton :
      • 1er - lieutenant Van Eyser (tué le 13 décembre 1943 à Kom Kuom)
      • 2e - adjudant d'Aoust
      • 3e - adjudant Vernier
      • 4e - adjudant Van Ischot
  • 2e compagnie - grenadiers
    • Commandant : 1er lieutenant Derriks
    • Chefs de peloton :
      • 1er - lieutenant A. Wehinger
      • 2e - 1er sergent Guelton (jusqu'au 11 janvier 1944), puis le sergent V. Vanderwalle
      • 3e - sergent Muller (jusqu'en novembre 1943) puis l'adjudant Sapin
      • 4e - sergent Regibeau (jusqu'au 4 janvier 1944), puis le sergent R. Ladriere
  • 3e compagnie - grenadiers
    • Commandant : 1er lieutenant Degrelle (honorifique) et lieutenant R. Denie (effectif)
    • Chefs de peloton :
      • 1er - adjudant Philips puis le sergent Hellin
      • 2e - adjudant L. Michaux (jusqu'au 14 janvier 1944), puis l'adjudant E. Muller (tué le 17 janvier 1944 à Teklino)
      • 3e - adjudant H. Declercq (blessé en décembre 1943) et remplacé par l'adjudant G. Quoidbach
  • 4e compagnie - mitrailleuses et mortiers
    • Commandant : lieutenant Bonnivier
    • Chefs de peloton :
      • 1er - adjudant Lempereur
      • 2e - adjudant Blavier
      • 3e - lieutenant N. Zavadsky (tué le 17 février 1944)
      • 4e - adjudant Marliere
  • 5e compagnie - Pak
    • Commandant : lieutenant M. Lamproye
    • Chefs de peloton :
      • 1er - lieutenant F. Darss (tué le 17 février 1944 à Kamarov)
      • 2e - adjudant L. Gillis
      • 3e - adjudant Falque
  • 6e compagnie - Li.Flak
    • Commandant : 1er lieutenant L. Calonne
    • Chefs de peloton :
      • 1er - lieutenant Thyssens
      • 2e - lieutenant Hannicq (jusqu'en septembre 1943), puis adjudant Bastin (jusqu'en janvier 1944) et après le sergent Stagier
      • 3e - sergent Debruxelles F
  • 7e compagnie - Schw.Flak
    • Commandant : lieutenant J. Dumont
    • Chefs de peloton : lieutenant P. Foulon, adjudant L. Basrin (jusqu'en septembre 1943) et le sergent J. Nignon
  • 8e compagnie - Inf.Kanone
    • Commandant : lieutenant J. Graff
    • Chefs de peloton : adjudant G. Dupire et sergent Grisay
  • 9e compagnie - StuG
    • Commandant : lieutenant P. Dengis
    • Chefs de peloton : adjudants Paquot et Rossi
  • 10e compagnie - train automobile
    • Commandant : lieutenant G. Ruelle
    • Chef de peloton : sergent Salengros

Léon Degrelle est promu capitaine le 30 janvier 1944. À la mort du Major L. Lippert en date du 13 février 1944, le commandement est remis provisoirement au 1er lieutenant Mathieu. À ce moment, Degrelle se trouve à Chadérovka où il soigne ses blessures. Les rescapés du Kessel seront commandés par le capitaine Degrelle et le 1er lieutenant Mathieu. Le capitaine Degrelle sera promu commandant de la brigade d'assaut « Wallonie » avec effet rétroactif à la date du 16 février 1944.

Kampfgruppe « Wallonien » - Campagne d'Estonie, août à septembre 1944

  • État-major
    • Commandant : capitaine G. Ruelle puis le Major L. Degrelle (à partir du 8 août 1944)
    • 1er adjoint : capitaine J. Mathieu
    • 2e adjoint : capitaine G. Ruelle (blessé le 23 août 1944)
    • Aide de camp principal : lieutenant Sandron
    • Officier d'ordonnance : lieutenant J. Wauthelet (blessé le 23 mai 1944)
    • Peloton de Commandement : lieutenant J. Wauthelet, puis le lieutenant J. Theatre (à partir du 6 avril 1944)
    • Transmission : sergent Kaison
  • 1re compagnie - grenadiers
    • Commandant : lieutenant J. Capelle
    • Chefs de peloton : lieutenant M. Thomas (blessé le 18 août 1944), adjudants P. Chenut et Dolhen
  • 2e compagnie - grenadiers
    • Commandant : lieutenant M. Willem (tué le 16 août 1944 à Patska)
    • Chefs de peloton : lieutenant M. Capoen (tué le 16 août 1944 à Patska), adjudants Cabaret, Foucart et Philippet.
  • 3e compagnie
    • Non constituée
  • 4e compagnie - lourde
    • Commandant : 1er lieutenant M. Bonnivier (blessé le 20 août 1944)
    • Groupe de commandement : adjudant Lietard
    • Chefs de peloton : lieutenant R. Verenne (tué le 14 août 1944 à Liivia), adjudants Lempereur et Deschrijver
    • Peloton mortiers : adjudant Liebart
    • Peloton antichar : Chefs de peloton : lieutenant Fillis (blessé le 21 août 1944), adjudant Tilburgs
Organigramme de la 28.Division « Wallonien ».

28. SS-Freiwilligen-Grenadier-Division « Wallonien » - à partir d'octobre 1944

Le 18 septembre 1944, la décision d'ériger la brigade « Wallonie » en division a été prise. Les prescriptions concernant son organisation et son équipement sont émises le 19 octobre 1944. Elles sont très largement optimistes. Pour le type de division projeté, quelques 10.000 hommes sont nécessaires. La « Wallonie » en dispose d'environ 4.000 dont 1.000 récemment arrivés. Peut-être les autorités allemandes ont-elles espéré voir arriver des milliers de volontaires. Plus probablement ont-elles eu l'idée d'utiliser le renom de la « Wallonie » à des fins de propagande et projetèrent de compléter les effectifs avec des troupes d'autres provenances.

Mais bien d'autres problèmes entravent la constitution de la division « Wallonie ». Parmi les 4.000 hommes présents, beaucoup n'ont pas reçu d'instruction spécialisée et ont été envoyés aux quatre coins du Reich pour suivre des formations dans les écoles d'armes (en particulier des artilleurs). Le matériel, la charroi et les armes lourdes font défaut également.

N'ayant jamais pu être entièrement constituée et les éléments existants n'ayant jamais été tous réunis pour une action commune, le titre de "Division" restera un instrument de propagande. Seul le 69e régiment d'infanterie participera, avec quelques sous-unités, aux derniers combats, sur le sol allemand, côte à côte, pour la première et la dernière fois, avec leurs collègues volontaires belges flamands de la division Langemark.

Division « Wallonie » - Combats sur l'Oder entre Stargard et Stettin février à mai 1945

Les éléments de la division qui sont constitués : l'état-major divisionnaire, un groupement d'appui de services logistiques et techniques, une compagnie de transmissions, une compagnie anti-char et une batterie anti-aérienne légère, ainsi que les 69e et 70e Régiments d'infanterie sont envoyés au Front sur l'Oder. Toutefois, le 69e Régiment qui a bien 2 bataillons de fusiliers au complet, dont un bataillon cycliste, n'a pas ses compagnies d'appui. Et le 70e Régiment, ne possède qu'un seul bataillon au lieu de deux et ce bataillon ne comprend que 3 compagnies au lieu de 4. La division Langemark sera engagée avec 2 bataillons d'infanterie, une compagnie anti-chars et une compagnie anti-aérienne ainsi qu'une batterie de canons d'infanterie (telle que celles qui équipait les Brigades d'assaut).

Les deux Divisions seront engagées dans de violents combats et lanceront, sur ordre, plusieurs contre-attaques, aussi courageuses qu'inutiles et sans espoir. Elles feront honneur à leur réputation et à leur serment et les troupes subirent de très lourdes pertes. La dernière unité constituée appartenant à la division « Wallonie » et qui comptait 400 hommes, s'est présentée en bon ordre devant les avant-postes américain, le 3 mai 1945, pour déposer les armes. Aucune unité wallone n'a été poursuivie pour crime de guerre perpétré sur le Front de l'Est durant leur engagement.

Drapeaux

La croix de Bourgogne fut le symbole utilisé par les rexistes sur les étendards de leur division SS durant la Seconde Guerre mondiale. Léon Degrelle rêvait en effet de restaurer les anciens États bourguignons. Le premier drapeau de la légion Wallonie fut remis le 8 août 1941, dans la Salle de Marbre du Palais des Beaux Arts de Bruxelles.

Il s'agissait d'un drapeau à champ noir, à croix de saint André écarlate (croix de Bourgogne) et frange d’or c'est-à-dire aux trois couleurs de la Belgique. Ce drapeau ne respectait pas les règles de l'héraldique du fait de la superposition du noir et du rouge (règle de contrariété des couleurs).

Lors du départ du second contingent de la légion Wallonie, le , Victor Mathys remit un nouvel étendard. Celui-ci était blanc, découpé à deux pointes, avec croix de saint André rouge et orné sur ses deux faces d’une banderole avec la devise « Dur et Pur Rex vaincra ». À cette occasion, furent également remis quatre fanions de compagnie reprenant l’étendant mais sans la devise et avec en plus un dextrochère sortant d'un nuage brandissant un glaive représentant le bras de Dieu. L’étendard et les fanions avaient été dessinés par John Hagemans, prévôt de la Jeunesse Rexiste.

Le 8 août 1943, un nouvel étendard et quatre fanions furent remis aux légionnaires. Les fanions de compagnie étaient identiques à ceux remis en mars 1942, mais numérotés de 5 à 8. L’étendard était identique à celui de 1942, mais avec une nouvelle devise sur la banderole : « Qui s’y frotte s’y pique ».

Dans leur retraite, des officiers de la légion Wallonie auraient confié les drapeaux au bourgmestre d’un village allemand, aux alentours de Lübeck. Plusieurs années plus tard, quelques anciens seraient retournés dans ce village où le bourgmestre les aurait soigneusement conservés. Ils auraient alors été remis à Léon Degrelle en Espagne. De fait, Léon Degrelle exposa de tels drapeaux dans son bureau.

Notes et références

Notes

  1. S'agissant d’une division principalement composée de Belges francophones, ce sont des appellations simplifiées en français, couramment employées.

Références

  1. Note classifiée secret de la direction générale de la SS no 3712/44 g.Kdos du .
  2. L'appellation 28. SS-Freiwilligen-Panzer-Grenadier-Division « Wallonien » n'aurait jamais existé.
  3. Tableaux organiques des unités wallones( KstN und KAN ) au Militärbundesarchiv Freiburg
  4. Correspondances avec MM. Mathieu et Lemaire, anciens officiers de la légion Wallonie.
  5. Mémoires du Maj Jules Mathieu ( Bibliothèque du Ministère de la Défense belge )
  6. Note de service de la direction générale de la Waffen SS no 820/43 du 03 juillet 1943

Bibliographie

  • Eddy de Bruyne, For Rex and Belgium.
  • Saint-Loup, Les SS de la Toison d'Or, Presses de la Cité, 1978.
  • Front de l'Est 1941-1945, La Table Ronde, 1969.
  • Paul Terlin, La neige et le sang, Pensée Moderne, 1972
  • Jean Mabire, Légion Wallonie au front de l'Est 1941 - 1944, Presses de la Cité, 1987
  • Jean Mabire et Eric Lefevre, Leon Degrelle et la légion Wallonie 1941 - 1945, Art et histoire d'Europe 1988
  • Anonymes, Historique de la légion wallonie 1941 - 1945, bibliothèque du ministère de la Défense Nationale Belge 1946

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