1945 en dadaïsme et surréalisme

Éphémérides

Janvier

Février

Mars

Avril

  • 2 avril
    Publication à New York d'une nouvelle édition actualisée de l'essai de Breton Le Surréalisme et la peinture aux éditions Brentanno's. À cette occasion, la vitrine du libraire est décorée par Marcel Duchamp et Enrico Donati[2].

Juin

  • 8 juin
    Mort de Robert Desnos au camp de concentration de Terezin (Tchécoslovaquie).

Août

Septembre

Décembre

  • 4 décembre
    Breton arrive à Port-au-Prince (Haïti). Par l'entremise de Pierre Mabille, conseiller culturel de l'Ambassade de France, il assiste à plusieurs cérémonies vaudou[3].
  • 15 décembre
    Exposition Surréalisme organisée par René Magritte, à Bruxelles, à la galerie des Éditions La Boétie.
    Conférences de Marcel Mariën, Le Surréalisme en 1945 et d'Achille Chavée, Points de repères.
    Quelques œuvres jugées « provocantes » tel un sapin de Noël garni de croix gammées (L'Arbre du Bien et du Mal de Christian Dotremont), des fragments de miroir encadrés et intitulés Portrait de l'artiste (réalisés par Magritte), et quelques tracts anonymes intitulés L'Imbécile, L'Emmerdeur et L'Enculeur[4] causent des réactions hostiles de la critique qui désire « tourner la page du surréalisme ».
    Même au sein du groupe, Chavée désapprouve ces tracts. Ce qui lui vaut la réplique de Mariën et Magritte : « […] il est visible que pour emmerder les charognes on ne saurait jamais exagérer » et de Jacques Denis, l'un des auteurs des tracts : « Mais nous connaissons l'humour et nous ne sommes pas des gens sérieux. Nous espérons jamais le devenir. »[5]
  • Première exposition d'Arshile Gorky à New York dont la préface du catalogue est de Breton : « Le ressort de l'œil […] Arshile Gorki est pour moi le premier peintre à qui se soit entièrement dévoilé ce secret. L'œil […] est fait pour jeter un linéament, pour faire passer un fil conducteur entre les choses d'aspect le plus hétérogène. »

Cette année-là

  • Exposition André Breton, Wifredo Lam et Pierre Mabille à Fort-de-France (Martinique).
  • Achille Chavée publie un numéro spécial de l'hebdomadaire Salut public consacré au surréalisme et tente de rassembler « tous ceux dont il était permis de considérer qu'étant acquis à certains principes, il n'est pas exclus d'envisager entre eux un travail commun. »[6].

Œuvres

Notes et références

  1. Réédition en fac-similé en 1996 à Bruxelles, Didier Devillez éditeur. Canonne, op. cit., p. 45.
  2. La photographie de la vitrine a été publiée dans la revue Le Surréalisme en 1947 (éditions Maeght). A. E. Hubert, A. Breton, œuvres complètes, tome 4 : notice, Gallimard, p. 1261.
  3. Biro, op. cit., p. 252.
  4. Reproduction dans Canonne, op. cit., p. 48.
  5. Canonne, op. cit., p. 48.
  6. Canonne, op. cit., p. 46.
  7. Biro, op. cit., p. 50.
  8. Reproduction dans Breton, LSELP, p. 126.
  9. 28,3 × 21,3 cm. Dédicacé à Élisa Claro le 16 février 1944. Collection André Breton, avant sa dispersion en 2003. [1]
  10. Supra, 15 décembre. Cité dans Canonne, op. cit., p. 48.
  11. Canonne, op. cit., p. 45.
  12. 50 × 65 cm. Reproduction dans Varian Fry et les candidats à l'exil, catalogue d'exposition, Actes Sud, 1999, p. 84.
  13. Pierre, op. cit., p. 236.
  14. MNAM, Paris. Reproduction dans Beaux arts magazine no 75, janvier 1990, p. 52.
  15. a et b Bédouin, op. cit., p. 282.
  16. Biro, op. cit., p. 207.
  17. 152,5 × 212,5 cm. Musée national d'Art moderne, Paris. Reproduction dans Lam et les poètes, Hazan, Paris, 2005, p. 30.
  18. Reproduction dans Beaux Arts magazine no 346, avril 2013, p. 134.
  19. Colvile, op. cit., p. 234.
  20. Biro, op. cit., p. 14.