1870 en France

1870 en France
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Cette page concerne l'année 1870 du calendrier grégorien.

Événements

Janvier

Février

Mars

  • Mars : grève des métallurgistes et intervention de l’armée.

Avril

  • Algérie : une expédition conduite dans le Sud-Oranais par le général de Wimpffen porte un sérieux coup à la rébellion.
  • 20 avril : un sénatus-consulte met en œuvre une véritable Constitution pour un empire libéral.
    • L'empereur garde le droit de renvoyer les ministres responsables, mais il ne préside plus le Sénat ni le Conseil d'État.
    • L'Empereur ne peut nommer plus de vingt sénateurs en un an et le nombre des sénateurs ne peut excéder les deux tiers de celui des membres du Corps législatif.
    • Le Sénat ne garde plus qu'une attribution, celle de discuter et de voter les projets de loi, concurremment avec le Corps législatif. Il est nommé pour au moins six ans.
    • Le droit de pétition s'exerce auprès du Corps législatif et du Sénat. Le droit d'amendement n'est plus soumis au contrôle du Conseil d'État.

Mai

  • 8 mai : plébiscite approuvant la nouvelle constitution avec 7 358 000 oui (69 %), 1 572 000 non et 1 894 000 abstentions. L'opposition l'emporte dans la Seine, les Bouches-du-Rhône, les grandes villes, le Sud-Est et le Midi provençal.
  • 21 mai : sénatus-consulte fixant la Constitution de l’Empire (régime libéral, bicamériste, avec un rôle législatif et financier important attribué au Corps législatif et un rôle de contrôle effectif donné au Sénat).

Juin

Juillet

Article détaillé : Guerre franco-prussienne de 1870.
La Guerre, Illustrated London News, 3 septembre
Position des armées françaises et allemandes le 31 juillet

Août

  • 2 août : combats de Sarrebruck.
  • 4 août : bataille de Wissembourg dans le Bas-Rhin, qui se solde par la retraite des troupes françaises du maréchal de Mac-Mahon (division Douay) devant les troupes prussiennes du Kronprinz.
  • 6 août : bataille de Frœschwiller-Wœrth, où les troupes françaises du Maréchal de Mac-Mahon sont mises en déroute.
  • 6 et 7 août : renouvellement des conseils municipaux, dernières élections de l'Empire.
  • 8 août :
    • à Marseille, face à la situation désastreuse du pays, un mouvement insurrectionnel, avec à sa tête l'avocat des pauvres Gaston Crémieux, tente en vain de proclamer la République et d'instaurer une Commune révolutionnaire. Mais le mouvement est rapidement étouffé ; Crémieux est arrêté le lendemain et déféré devant un conseil de guerre.
  • 9 août : le ministère Émile Ollivier est renversé par le Corps législatif. Il se réfugiera en Italie jusqu'en 1873.
  • 10 août : nouveau ministère du général Charles Cousin-Montauban, comte de Palikao.
  • 12 août : Napoléon III, malade, laisse Bazaine prendre la tête de l'armée.
  • 14 août :
    • combats indécis de l'armée du maréchal Bazaine à Borny-Colombey. Les Allemands mettent le siège devant Toul;
    • un groupe de blanquistes attaque le poste de sapeurs-pompiers de la Villette pour y prendre des armes, et tuent un sergent de ville. Puis ils tentent de soulever le quartier de Belleville mais la police réussit à les arrêter.
  • 15 août : défaite de Bazaine à Vionville.
  • 16 août :
    • bataille de Mars-la-Tour (ou de Rezonville) en Moselle;
    • l'armée du maréchal de Mac-Mahon se replie sur Châlons;
    • affaire de Hautefaye en (Dordogne), à la foire annuelle aux bestiaux où vient de parvenir la nouvelle du désastre de Reichshoffen : dans l'après-midi, un jeune aristocrate, Alain de Monéys, accusé à tort d'être au service de la Prusse, est roué de coups, torturé et brûlé vif par la foule. L'affaire défraya la chronique qui colporta des rumeurs de cannibalisme et de retour des jacqueries.
  • 17 août : le général Trochu est nommé au poste de gouverneur militaire de Paris.
  • 18 août : bataille de Saint-Privat-la-Montagne (ou bataille de Gravelotte).
  • 19 août : le maréchal Bazaine s'enferme dans Metz avec 175 000 soldats.
  • 23 août : début du siège de Strasbourg (fin le 28 septembre).
  • 25 août : avec les restes de l'armée du Rhin, Mac-Mahon reconstitue une armée 140 000 soldats pour tenter de dégager Bazaine de Metz. L'empereur Napoléon III se joint à troupe. À la suite de mouvements indécis, Mac-Mahon, le commandant en chef de l'armée dite du camp de Châlons, décide de se replier vers la forteresse de Sedan. Deux armées prussiennes se mettent en marche sur Sedan
  • 28 août : Napoléon III venant de Vouziers installe son campement au Village Le Chesne sur la place de Stonne, Mac-Mahon installe son état major dans la mairie où il passe la nuit. Napoléon loge dans un débit de boissons à gauche de la mairie, appartenant à la famille Nicaise. Cette maison existe toujours sur la place, seule la façade a été refaite après 1914.
2 septembre : capitulation de Sedan

Septembre

4 septembre : Gambetta proclamant la République à l'Hôtel de ville de Paris
La défense de Paris - Étudiants allant garnir les barricades L'une des images les plus iconiques de la guerre de 1870. Après la reddition de Napoléon III, la république refusa les termes du traité signé par l'empereur, et la guerre a continué. Paris assiégée par les Prussiens a été défendue par ses habitants de toutes origines sociales.
27 septembre : La capitulation de Strasbourg - Départ des prisonniers Français (sur la Illustrated London News du 15 octobre 1870)
  • 4 septembre : Napoléon III considéré comme prisonnier de guerre est emmené en captivité en Allemagne (à Wilhelmshoehe, près de Kassel). Le même jour à Paris la déchéance de l'empereur est prononcée et la république proclamée ; une foule de Parisiens envahit le Palais Bourbon. Les députés républicains (Gambetta, Favre, Ferry…) proclament la République et la fin de l'Empire sur la place de l’Hôtel-de-Ville. Ils instaurent un Gouvernement de la Défense nationale et un ministère dit « du 4 septembre » ; le jeune prince impérial se réfugie en Belgique.
  • 5 septembre :
  • 7 septembre : Léon Gambetta demande aux administrateurs provisoires et aux préfets de « s'appuyer sur les conseils municipaux élus sous l'influence du courant libéral et démocratique … ou sur des municipalités provisoires ».
  • 8 septembre : décret convoquant les collèges électoraux pour le 16 octobre « à l'effet d'élire une assemblée nationale constituante ».
  • 9 septembre : l'impératrice Eugénie arrive à Hastings en Angleterre.
  • 11 septembre : création d'une fédération des comités de vigilance, qui se sont constitués lors des cinq derniers jours dans les arrondissements parisiens, et qui se nomme « Comité central républicain de Défense nationale des vingt arrondissements », regroupant les blanquistes, les socialistes et les radicaux.
  • 12 septembre : le gouvernement, afin de conserver « sa complète liberté d'action pour organiser la défense dans les départements et maintenir l'administration », désigne, Adolphe Crémieux, le garde des Sceaux comme « délégué pour représenter le gouvernement et en exercer les pouvoirs », et Tours devient le siège de la délégation du gouvernement de la Défense nationale (Gambetta et général Trochu).
  • 12 - 18 septembre : Adolphe Thiers est à Londres, mandaté par Jules Favre, ministre des Affaires étrangères.
  • 13 septembre : création du Comité central républicain des Vingt arrondissements.
  • 16 septembre :
    • décret fixant les élections municipales au 25 et 28 septembre, et avançant les élections à la Constituante au 2 octobre (elles seront repoussées) ;
    • décret instaurant « la délégation du gouvernement de la Défense nationale, appelée à exercer les pouvoirs de ce gouvernement dans les départements non occupés par l'ennemi », qui est confiée à Adolphe Crémieux auquel sont adjoints 2 autres ministres, Glais-Bizoin et l'amiral Fourichon, ministre de la Marine.
  • 17 septembre :
  • 18 septembre :
    • après la bataille de Sedan, la IIe armée prussienne du Kronprinz de Prusse, entreprend le siège de Paris (jusqu'au 28 janvier 1871);
    • décret fixant les élections au conseil municipal de Paris « dont les attributions seront les mêmes que celles des autres conseils municipaux de la République ». Le conseil comprendra 80 membres, soit quatre par arrondissement;
    • les départements du Midi de la France et du Sud-Est créent la « Ligue du Midi pour la défense de la République ».
  • 19 septembre : le siège de Paris se met en place avec 2 armées allemandes, représentant 400 000 soldats prussiens.
    • En face, le général Trochu, gouverneur militaire de Paris, dispose de 500 000 défenseurs aux qualités disparates (17 régiments, 15 000 marins, 200 canons, 12 000 gendarmes, 135 000 gardes nationaux de province, 330 000 gardes nationaux de Paris).
    • Dès le début, les défenseurs français sont défaits à la bataille de Châtillon.
    • Les troupes du maréchal von Molke commencent d'importants travaux de terrassement et de fortification pour empêcher toute sortie des assiégés, ils occupent les hauteurs autour de la capitale et y installent leur artillerie.
  • 20 septembre : à Ferrières, échec de la tentative de paix entre Favre et Bismarck.
  • 22 septembre : dans un manifeste, les « blanquistes » demandent une Commune de Paris et la « levée en masse » comme lors de la Révolution de 1793.
  • 23 septembre : après trente neuf jours de siège, la garnison de Toul capitule avec ses 3 000 hommes.
  • 27 septembre : capitulation de la garnison française de Strasbourg après un siège de 46 jours et entrée des troupes badoises à Mulhouse.
  • 28 septembre : échec de la tentative du leader anarchiste russe Bakounine, venu de Genève pour soulever la ville de Lyon, en proclamant l'abolition de l'État.

Octobre

Novembre

Décembre

Notes et références

Articles connexes