164e régiment d'infanterie

164e Régiment d'Infanterie
Image illustrative de l’article 164e régiment d'infanterie
Insigne régimentaire du 164e Régiment d'Infanterie

Création 1913
Dissolution 1990
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d'infanterie
Rôle infanterie
Garnison Verdun
Inscriptions
sur l’emblème
Gorkum 1794-1795
Verdun 1916
Les Monts 1917
Soissonnais 1918
L'Ailette 1918
L'Aisne 1918
Guerres Guerres révolutionnaires
Première Guerre mondiale
Bataille de France
Fourragères aux couleurs du ruban de la Médaille militaire
Décorations Croix de guerre 1914-1918
cinq palmes

Le 164e régiment d'infanterie (164e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir de la 164e demi-brigade de première formation, dissoute dès 1796. Le régiment renaît en 1913 comme régiment attaché à la place fortifiée de Verdun. Le régiment est dissout à l'issue de la Première Guerre mondiale. Il est recréé en 1939 comme régiment d'infanterie de forteresse, affecté à la ligne Maginot. Détruit en 1940, il est finalement recréé en 1963 comme unité d'instruction puis comme régiment de réserve. Il est dissout en 1990.

Création et différentes dénominations

  • 1793 : formation de la 164e demi-brigade
  • 1796 : dissolution
  • 1913 : Création du 164e régiment d'Infanterie, le
  • 1914 : À la mobilisation, il donne naissance au 364e Régiment d'Infanterie
  • 1919 : Dissout en décembre.
  • 1939 : Reformé sous le nom de 164e régiment d'infanterie de forteresse.
  • 1940 : dissout
  • 1963 : recréé comme centre d'instruction-164e régiment d'infanterie ;
  • 1970 : dissolution, devient un régiment de réserve, le 164e régiment d'infanterie ;
  • 1990 : dissolution.

Historique des garnisons, combats et batailles du 164e RI

La 164e demi-brigade des guerres révolutionnaires

La 164e demi-brigade est formée en 1793 par l'amalgame du 2e bataillon du 90e régiment d'infanterie (ci-devant Chartres), du 1er bataillon de volontaires d'Eure-et-Loir et du 8e bataillon de volontaires de la Meurthe. La 164e demi-brigade, fait les campagnes de l'an III et de l'an IV à l'armée du Nord. Lors de l'amalgame de 1796, elle est incorporée dans la 29e demi-brigade.

Formation du 164e RI

En application de la loi du , créant 10 nouveaux régiments (de 164 à 173), le 164e régiment est constitué le , à partir des unités du 1er groupe d'infanterie de forteresse, affecté à la défense de Verdun. Le 1er bataillon vient du 4e bataillon du 91e RI, le 2e bataillon, du 4e bataillon du 94e RI, le 3e bataillon, du 4e bataillon du 161e RI et le 4e bataillon, du 4e du 162e RI[1].

Le régiment est en garnison à Verdun et le 4e bataillon est détaché à la garnison de Longwy[1].

Première Guerre mondiale

Poilus du 164e RI dans une tranchée de première ligne, région de Verdun, 1916.

Affectations:

1914

  • À la mobilisation, le régiment aligne 3 030 hommes, 170 sous-officiers et 63 officiers[3].

1915

1916

1917

1918

Marne : Montagne de Paris (15-). Fontenay, Cote 129 (), Ferme Colombe (25-). Ligne Hundling-Stellung[N 1] ()[4]

Fin octobre, le bataillon mixte du Pacifique est temporairement rattaché au régiment[5].

1919

À partir d', le 164e RI occupe Aix-la-Chapelle en Allemagne. Régiment parmi les plus décorés[2], son drapeau et une compagnie d'honneur défilent lors du défilé du à Paris, puis à Londres[6].

Revenu en France en août, le régiment est dissous en . La CHR et les 2 premiers bataillons sont versés au 109e RI. Le 3e bataillon est versé, pour sa part, au 21e RI[6].

Le 1er bataillon de marche du 164e RI

Créé le , il comprend 4 compagnies du régiment et 5 sections de mitrailleuses[7].

Il alterne travaux et tenue de secteurs dans la région fortifiée de Verdun (Douaumont, Bezonvaux, plateau des Caurrières, côte du Poivre, cote 378)[7],[8].

Il est dissous le [8].

Le 2e bataillon de marche du 164e RI

Formé le avec 4 compagnies du régiment (27e, 27e bis, 32e et 32e bis)[8].

En défense à la tranchée de Calonne dès , il effectue ensuite des travaux de fortifications dans la zone de Verdun, alternant avec la tenue de secteurs[9].

Le bataillon est dissous le [9].

Le 4e bataillon

Ce bataillon, qui ne sera jamais joint au régiment, fait partie de la garnison de Longwy au déclenchement des hostilités[10].

La garnison ne comportait qu'un autre bataillon d'infanterie[N 2], une batterie et demie d'artillerie[N 3] et quelques autres éléments, 3 500 hommes en tout[10].

Le , la ville, évacuée par la population civile, est assiégée. Elle résiste jusqu'au . Les survivants du bataillon sont en majorité capturés, même si quelques-uns parviennent à rejoindre Verdun[11].

Le 4e bataillon du 164e RI sera nommé dans la citation à l'ordre de l'armée accordée le à la garnison de Longwy pour sa résistance[12].

Seconde Guerre mondiale

Reconstitution de l'uniforme de 1940 du 164e RIF. Équipés de mousquetons Berthier, les soldats portent le béret kaki des troupes de forteresse et la fourragère jaune de la médaille militaire du 164e RI.

Reformé le sous le nom de 164e régiment d'infanterie de forteresse, mis sur pied par le CMI 67/66 de Metz[13] à partir du 3e bataillon du 162e RIF[14]. Il est composé de trois bataillons de mitrailleurs le Ier, le IIe et le IIIe (ce dernier avec 2 compagnies seulement) et des compagnies d'ouvrages et de casemates. Affecté au secteur fortifié de Boulay, il est responsable du sous-secteur de Hombourg-Budange avec PC au château de Hombourg. Les bataillons occupent les quartiers de Férange-Ebersvillers, Helling et Klang. Début 1940, à la suite de la dissolution de la région fortifiée de Metz, le 164e RIF est affecté au secteur fortifié de Thionville et occupe les quartiers d'Ising, Helling et Klang. À la suite de l'offensive allemande qui risque d'encercler par l'ouest la ligne Maginot, les bataillons d'intervalle passent à compter du à la division de marche Besse alors que les équipages d'ouvrages intègrent le groupement Cochinard[15]. C'est un adjudant-chef du 164e RIF qui, le , confia le drapeau à Camille Mathieu un spinalien et qui, à la suite du bombardement de sa maison en 1944, le remit à un de ses voisins lequel le remettra à l'armée après la Libération[16].

De 1945 à nos jours

insigne de béret d'infanterie

Recréé en 1963 en tant que Centre d'instruction - 164e régiment d'infanterie à Verdun, il a pour mission de former les engagés volontaire du rang au profit de toute l'Armée de terre[réf. souhaitée].

En , le CI-164e RI est dissous[17]. Le 164e RI est recréé en tant que régiment de réserve du 150e régiment d'infanterie, toujours à Verdun. Les deux régiments sont dissous en 1990[réf. souhaitée].

Chefs de corps

  •  : lieutenant-colonel Passaga[1],
  •  : colonel Bagès[3],
  •  : commandant Meyer[18],
  •  : commandant puis lieutenant-colonel Roussel[19],
  • -  : colonel Nayral Maurin de Bourgon[réf. nécessaire]
  •  : lieutenant-colonel Jamet[20],
  •  : lieutenant-colonel Leroy[21],
  •  : lieutenant-colonel Leyraud[22].
  •  : lieutenant-colonel Priquet
  •  : commandant Orgebin[15]


Drapeau du régiment

Les noms de huit batailles s'inscrivent en lettres d'or sur le drapeau[23] :

Fourragère aux couleurs de la Médaille militaire

164e régiment d'infanterie -drapeau.svg

Décorations

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec cinq citations à l'ordre de l'armée[2].

Il reçoit est de la fourragère verte aux couleurs de la croix de Guerre le , pour ses deux premières citations à l'ordre de l'armée[24]. Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire, décernée le [25].

Insigne

Écu losangique vert fond jaune main tenant épée armes de Verdun. Il s'agit de l'insigne du 164e RI d'après-guerre, le 164e RIF de 1939 n'a pas eu d'insigne.

Personnages célèbres ayant servi au 164e RI

Sources et bibliographie

  • campagne 1914-1918, le 164e Régiment d'Infanterie, s.d., imprimerie de l'E.A.A, Châlons-sur-Marne.
  • Historique du 164ème régiment d'infanterie. France. 1914-1918, Paris, Librairie Chapelot, 88 p. (lire en ligne).
  • L'infanterie française des origines à 1945, Historama HS 8, 1969.
  • Jean-Yves Mary, Alain Hohnadel, Jacques Sicard et François Vauviller (ill. Pierre-Albert Leroux), Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 1, Paris, éditions Histoire & collections, coll. « L'Encyclopédie de l'Armée française » (no 2), (réimpr. 2001 et 2005), 182 p. (ISBN 2-908182-88-2).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 2 : Les formes techniques de la fortification Nord-Est, Paris, Histoire et collections, , 222 p. (ISBN 2-908182-97-1).
    • Hommes et ouvrages de la ligne Maginot, t. 3 : Le destin tragique de la ligne Maginot, Paris, Histoire et collections, , 246 p. (ISBN 2-913903-88-6)

Notes et références

Notes

  1. La Hundling-Stellung, dernière ligne de défense allemande composée de tranchées, casemates, barbelés.... qui passait par Saint-Quentin-le-Petit.
  2. Le 5e bataillon du 45e RI territorial.
  3. Du 5e régiment d'artillerie à pied.

Références

  1. a b et c Historique 1914-1918, p. 5.
  2. a b et c Historique 1914-1918, p. 56.
  3. a et b Historique 1914-1918, p. 6.
  4. a b c d e f g h i et j « Parcours et historique des Régiments d'Infanterie durant 14/18 », sur www.chtimiste.com (consulté le 15 février 2021)
  5. Historique 1914-1918, p. 54.
  6. a et b Historique 1914-1918, p. 57.
  7. a et b Historique 1914-1918, p. 18.
  8. a b et c Historique 1914-1918, p. 19.
  9. a et b Historique 1914-1918, p. 20.
  10. a et b Historique 1914-1918, p. 59.
  11. Historique 1914-1918, p. 61.
  12. Historique 1914-1918, p. 62.
  13. « Regiments français », sur www.atf40.fr (consulté le 15 février 2021)
  14. Mary et al. 2000, tome 1, p. 64, 84 et 88-140.
  15. a et b Mary et al. 2003, tome 3, p. 191.
  16. À partir du Recueil d'Historiques de l'Infanterie Française (Général Andolenko - Eurimprim 1969).
  17. « Verdun. Le collège des Planchettes est prêt pour sa première rentrée », sur www.estrepublicain.fr (consulté le 15 février 2021)
  18. Historique 1914-1918, p. 11.
  19. Historique 1914-1918, p. 12.
  20. Historique 1914-1918, p. 36.
  21. Historique 1914-1918, p. 38.
  22. Historique 1914-1918, p. 51.
  23. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'Armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  24. Historique 1914-1918, p. 35.
  25. Historique 1914-1918, p. 50.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes