Île Hunter (Pacifique Sud)

Île Hunter
Image illustrative de l'article Île Hunter (Pacifique Sud)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Revendication par Drapeau du Vanuatu Vanuatu
Archipel Nouvelle-Calédonie
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 22° 23′ 45″ S, 172° 05′ 10″ E
Superficie 1 km2
Point culminant non nommé (280 m)
Géologie Île volcanique
Administration
Statut Souveraineté française contestée par le Vanuatu

Drapeau de la France France
Collectivité sui generis Nouvelle-Calédonie

Vanuatu : Province Taféa
Démographie
Population Aucun habitant
Autres informations
Découverte 1798
Fuseau horaire UTC+11

Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Calédonie

(Voir situation sur carte : Nouvelle-Calédonie)
Île Hunter
Île Hunter
Îles en France - Îles au Vanuatu

L'île Hunter (autrefois connue sous le nom d'île Fern ou île Fearn) est une petite île de l'océan Pacifique Sud, de 1 km2, inhabitée, située à 521 km à l'est de la Nouvelle-Calédonie et au sud-est de l'archipel du Vanuatu. Comme l'île Matthew (située à 74 km à l'ouest), sa souveraineté est contestée entre la France et le Vanuatu. La France la rattache à la Nouvelle-Calédonie, le Vanuatu à la région de Tafea.

Géographie

Carte du Vanuatu et de la Nouvelle-Calédonie, l'île Hunter se situe au Sud-Est

D'origine volcanique, l'île fait environ 1,1 km de longueur sur 0,6 km de largeur et a une forme de dôme s'élevant à environ 260 mètres au-dessus du niveau de la mer pour son sommet principal[1].

Histoire

L'île a été découverte par le commandant Fearn, probablement en 1798, naviguant sur le navire baleinier Hunter qui lui donna son nom. Île aride, très difficilement abordable et sans eau douce, elle n'intéressait alors ni les Anglais, ni les Français dans leur conquête de l'Océanie. La France annexa officiellement l'île, ainsi que l'île Matthew distante d'environ 70 km à l'ouest, qu'en 1929 mais en 1965 le Royaume-Uni occupa les deux îles[réf. nécessaire], les déclarant rattachées aux Nouvelles-Hébrides (actuelle Vanuatu) avant d'être réoccupées par la France en 1975. En 1980, le Vanuatu, nouvel État indépendant, déclara sa souveraineté sur les deux îles, souveraineté non reconnue par la France à laquelle elles sont rattachées de facto par l'intermédiaire de la Nouvelle-Calédonie[2].

La Marine nationale française – ainsi que des missions scientifiques – visite régulièrement l'île, les accès à terre s'effectuant uniquement par hélicoptère (exceptionnellement par moto-marine) de l'armée de l'air de type Puma[3]. En juin 2015, la frégate Vendémiaire a héliporté des soldats pour réaffirmer la souveraineté française sur l'île[4].

Flore et faune

La dernière mission scientifique d'envergure a été menée en mai 2013. Le recensement exhaustif des espèces a confirmé le caractère plus ancien de la colonisation de l'île par les plantes et les animaux que celui de l'île Matthew mais aussi un mode encore évolutif et dynamique[5].

Flore

La flore de l'île se compose d'environ une quarantaine d'espèces différentes de végétaux. Parmi celles-ci se retrouvent trois espèces d'arbres et d'arbustes : Hibiscus tiliaceus, Pisonia grandis et Pandanus tectorius ; quelques variétés de fougères : Blechnum orientale, Histiopteris incisa et Haplopteris elongata ; mais également des végétaux qui témoignent d'une introduction ancienne et volontaire par l'homme : Erythrina variegata, Vigna adenantha et Luffa cylindrica[5].

Faune

La faune est essentiellement aviaire, avec la présence des espèces marines : Frégate du Pacifique (Fregata minor), Frégate ariel (Fregata ariel), Fou masqué (Sula dactylatra), Fou brun (Sula leucogaster), Fou à pieds rouges (Sula sula), Phaéton à brins rouges (Phaethon rubricauda), Puffin du Pacifique (Ardenna pacifica), Pétrel à ailes noires (Pterodroma nigripennis), Pétrel du Herald (Pterodroma heraldica), Noddi gris (Anous albivittus), Noddi brun (Anous stolidus), Sterne blanche (Gygis alba) ; mais également terrestres : Hirondelle messagère (Hirundo neoxena), Marouette fuligineuse (Porzana tabuensis), Héron à face blanche (Egretta novaehollandiae), Cormoran noir (Phalacrocorax sulcirostris)[5],[6],[7].

Des rats ont été observés à l'île Hunter qui n'est donc pas considérée exempte de rongeurs[7].

Notes et références

  1. Maillet P et Monzier M, « Volcanisme et pétrologie des îles Matthew et Hunter : données préliminaires. », Travaux et Documents de l'ORSTOM, vol. 147,‎ , p. 187-215
  2. Un arbitrage onusien pour l’épineux dossier des îles Matthew et Hunter ? dans Tahiti infos le 1er juin 2012.
  3. Ravitaillement du plot carburant de Walpole, sur le site du Ministère de la Défense, 13 septembre 2013.
  4. Mission de souveraineté pour le Vendémiaire sur le site www.colsbleus.fr le 19 juin 2015.
  5. a, b et c Fonfreyde, C., P. Simoni, N. Colombani, J.F. Buteau, C. Huruguen, P. Bachy, J. Baudat-Franceschi, N. Vuki, C. Desgrippes et G. Hnaije, Matthew et Hunter : Mission de suivi terrestre – mai 2013, Service de la pêche et de l'environnement marin ; Direction des affaires maritimes de la Nouvelle-Calédonie, 18 juillet 2014.
  6. Borsa P. et Baudat-Franceschi J., « Mission ornithologique aux îles Matthew et Hunter, 19-23 janvier 2009. Institut de recherche pour le développement, Nouméa, 10 pp. », Hyperarchives en ligne HAL-IRD, no 00666118,‎ (lire en ligne)
  7. a et b Borsa P., « Mission ornithologique aux îles Hunter et Matthew, 11-14 décembre 2004. Institut de recherche pour le développement, Noumea, 22 p. », Hyperarchives en ligne HAL-IRD, no 00666147,‎ (lire en ligne)

[1]