Étaples

Étaples
Étaples
Le port de plaisance et le pont rose.
Blason de Étaples
Blason
Étaples
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Montreuil
Intercommunalité Communauté d'agglomération des Deux Baies en Montreuillois
Maire
Mandat
Philippe Fait (UDI)
2020-2026
Code postal 62630
Code commune 62318
Démographie
Gentilé Étaplois
Population
municipale
10 865 hab. (2017 en diminution de 3,1 % par rapport à 2012)
Densité 839 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 31′ 07″ nord, 1° 38′ 29″ est
Altitude Min. 2 m
Max. 78 m
Superficie 12,95 km2
Élections
Départementales Canton d'Étaples
(bureau centralisateur)
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Étaples
Liens
Site web etaples-sur-mer.fr

Étaples (parfois appelée Étaples-sur-Mer) est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

C'est un port de pêche et de plaisance.

Géographie

Localisation

Carte de la Côte d'Opale
Étaples est sur la Côte d'Opale.

Étaples[1] se situe au sud du Boulonnais, au nord des Bas-Champs, à l'ouest de l'Artois, entre les villes de Boulogne-sur-Mer (située à 23 km[2]) et de Berck (à 13 km[3]). Elle est par ailleurs à 48 km d'Abbeville[4], 50 km de Calais[5] et 100 km de Lille[6].

La commune est située sur la Côte d'Opale. Elle est bordée par la Canche qui se jette dans la Manche à l'ouest.

Communes limitrophes

Une entrée de la commune.

Voies de communication et transports

Réseau routier

La commune est reliée à l'autoroute A16 (qui relie la région Île-de-France à la frontière franco-belge), desservie par la sortie no 26 « Étaples - Le Touquet ».

Elle est également sur le trajet de plusieurs routes nationales et départementales, dont la RN 39 reliant Arras au Touquet-Paris-Plage, et la RN 40 qui relie l'estuaire de la Seine à la frontière franco-belge.

Réseau ferroviaire

La gare.

La gare d'Étaples - Le Touquet est située au centre de la commune. Elle est desservie par deux lignes : la ligne Paris-Boulogne et la ligne Arras-Étaples (momentanément arrêté en 2020).

Elle est desservie par des TGV, qui permettent de rejoindre les gares de Boulogne, Calais et Lille, par des Intercités vers Boulogne, Amiens et Paris et de nombreux TER Nord-Pas-de-Calais.

Transport aérien

L'aéroport du Touquet-Côte d'Opale est à proximité immédiate de la commune.

Transports en commun

Géologie, hydrographie et relief

Étaples à l'ouest du bassin de la Canche.
Le port d'Étaples, sur l'estuaire de la Canche en 2006.

La commune dispose d'un port de pêche et de loisirs situé sur la Côte d'Opale sur la Canche[7].

Climat

Le climat d'Étaples est de type océanique.

Urbanisme

Morphologie urbaine

La commune est constituée de plusieurs lieux-dits et hameaux.

  • les Bergeries ;
  • le Blanc-Pavé ;
  • la Butte aux Signaux ;
  • le Camp d'Hilbert ;
  • le Fond des Mortiers ;
  • la Fosse aux Lions ;
  • la Fosse Aza'hu ;
  • Fromessent ;
  • la Garenne de la Justice ;
  • la Grande Fosse ;
  • Hilbert ;
  • les Mollières ;
  • les Moulins ;
  • le Mont de la Clef ;
  • la Palette ;
  • le Pendu ;
  • la Pièce-à-Liards ;
  • les Pins ;
  • le Puits d'Amour ;
  • Rombly ;
  • les Sablins ;
  • la Tombe ;
  • Tombelle ;
  • la Zac.

Logements

Projets d'aménagements

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Stapula (IVe siècle), Stapulae (IXe siècle), Staplae (1042), Staples (1141), Estaples (1170), Estagles (XIIIe siècle), Estaples-sur-le-Mer (1322), Estapples (1346), Estaplez (1404), Estaple (1553), Estappes (1660)[8], Estaples (1793), Étaples (depuis 1801)[9].

Vient du latin stapula (forme latinisée du vieux néerlandais stapal[10]) signifiant « entrepôt ».

Du VIe siècle à la fin du IXe siècle, le port voisin de Quentovic lui est préféré, dont le nom est attesté sous les formes Wic (718), Wicus (799), Quentawie (VIIIe siècle), Quoentavie (VIIIe siècle), Quentavich (IXe siècle), Quentowicus (831), Quentavicus (835), Cuentavicus (840), Quantovicus (842), Contwig (842), Quentvicus (844), Quentwicus (857), Quintovicus (858), Quintuicus (866), Quentovicus (877-879), Qwentowic (879-884), Quentovic (IXe siècle)[8].

Son nom serait formé de Quentia, nom latin de la Canche, et de vicus ou wicus ; vicus désignant une petite agglomération[11], alors que wicus pourrait signifier « baie, port » selon Léon Levillain qui traduit Quentovic par « Port-sur-Canche »[12].

On l'écrit Étap en picard et Stapel en néerlandais[13].

Histoire

Préhistoire

L'emplacement occupé aujourd'hui par la ville d'Étaples présente des traces de présence humaine remontant au Paléolithique. Certains silex taillés découverts sur le site de Bagarre sont vieux d'environ 240 000 ans.

On trouve, à partir du Hallstatt, à l'âge du fer (800 ans avant Jésus-Christ), de nombreux sites de l'installation des Gaulois sur la côte et dans les dunes bordant le nord-ouest de la ville.

Moyen Âge

Bien que le site fut occupé au début du premier millénaire de notre ère par les Romains, la ville elle-même fut probablement fondée par les Francs qui envahirent la Morinie au cours du IVe siècle et du Ve siècle. Elle porte à cette époque le nom de Stapula, « l'entrepôt ».

De la fin du Ve siècle à la fin du IXe siècle, du fait de la montée du niveau de la mer, la ville est lentement abandonnée au profit de la ville portuaire de Quentovic, qui elle, profite de cette montée des eaux et de l'augmentation du tirant d’eau et de l’élargissement naturel des voies navigables afin de devenir un port prospère du royaume des Francs, et ce jusqu'à la fin du IXe siècle où celle-ci, victime de ses richesses, fut pillée, mise à sac et brûlée à maintes reprises par les Normands qui se répandaient dans tout le pays à la recherche de butin. Ils avaient fait de la ville leur base de départ et l'entrepôt de toutes les richesses recueillies aux alentours. Suite à cela, la ville retrouve son nom de Stapula.

Mathieu d'Alsace, comte de Boulogne, y construisit une forteresse en 1172 qui fut élevée sur les ruines d'un château beaucoup plus ancien (datant de la domination romaine) dont les traces d'incendie laissent penser qu'il fut brûlé lors d'un raid des Normands.

Philippe Auguste en fit le principal port des flottes du Nord (1193).

En 1346, les Anglais incendièrent la ville en revenant vainqueurs de la bataille de Crécy, et en 1355, le duc de Lancastre la pilla.

Étaples subit des sièges en 1351, 1378 et 1435.

Lancelot de Fromessent, sur la commune actuelle d'Étaples, combattit et trouva la mort à la bataille d'Azincourt en 1415[14].

En 1455 et 1546, elle fut à nouveau détruite par les flammes.

Signé le , le traité d'Étaples entre Charles VIII et Henri VII d'Angleterre fut le premier traité entre la France et l'Angleterre depuis le traité de Picquigny marquant la fin de la guerre de Cent Ans.

Temps modernes

Relevé par le géographe du roi Christophe Tassin en 1634.

Lors de la tenue du Camp du Drap d'Or, la réunion diplomatique près de Calais entre François Ier de France et Henri VIII d’Angleterre, François Ier séjourna au château d'Étaples. La réunion a eu lieu à Balinghem entre le 7 et le et François Ier y dormi le 27.

Le château fut démantelé vers 1641 et détruit en 1660.

XIXe siècle

De 1803 à 1805, Napoléon Ier réunit une puissante armée tout le long des côtes de la Manche dans le but d'envahir l'Angleterre. Ce fut le célèbre Camp de Boulogne. Pendant deux ans, les troupes du 6e corps d'armée du maréchal Ney stationnèrent dans la ville d'Étaples et ses proches environs. Les trois divisions d’infanterie et la brigade de cavalerie étaient réparties en six camps. L’empereur vint plusieurs fois à Étaples pour y passer ses troupes en revue.

Parmi ces troupes, figurait le 6e régiment d’infanterie légère. Il regroupait en six cantonnements trois divisions d'infanterie et une brigade de cavalerie[15].

En 1848, fut inaugurée la ligne de chemin de fer reliant Amiens à Boulogne-sur-Mer passant par Étaples.

Après la guerre de 1870, une épidémie de choléra décime le quart de la population[16].

Entre 1880 et 1914, la ville fut le siège d'une importante colonie d'artistes peintres internationaux que l'on appela par la suite l'école d'Étaples. La Première Guerre mondiale mis une fin brutale à cette colonie artistique.

Pendant la Première Guerre mondiale, Étaples vécut à l'heure britannique : l'armée britannique installa un immense camp d'entraînement au mont Levin[17], aujourd'hui couvert d'habitations (camp britannique d'Étaples). Dans ce camp, qui compta jusqu'à 80 000 hommes, éclata en 1917 une violente mutinerie. Étaples vécut pendant plusieurs jours des heures dramatiques ; dans ses rues se déroulèrent des scènes extrêmement violentes. Ce camp était un centre de préparation des soldats venant du Commonwealth, mais aussi un centre disciplinaire réputé très dur. C'est aussi l'endroit où étaient réceptionnées et montées les mitrailleuses qui devaient partir pour le front allié. L'ennemi allemand, attiré par les installations militaires, bombarda la ville, malgré la présence d'un hôpital militaire, causant destructions et victimes parmi la population. La grippe espagnole a également fait de nombreuses victimes dans la population en 1918-1919.

Pour le lourd tribut payé pendant quatre ans, la ville reçut la Croix de guerre en 1920.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Étaples fut à nouveau la cible des bombardements aériens qui firent 70 victimes civiles et détruisirent ou endommagèrent le tiers des habitations. En 1949, le ministre de la Défense vint agrafer une palme sur la Croix de guerre de la ville. Il lut la citation suivante : « Ce port de pêche a payé un lourd tribut pour la libération du territoire et a bien mérité de figurer parmi les cités les plus glorieusement meurtries. Le courage de sa population et particulièrement la ténacité de ses marins restera un exemple pour tous les artisans du relèvement national ».

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Administration municipale

La commune est le chef-lieu du canton d'Etaples.

Liste des maires

L'hôtel de ville.

Neuf maires se sont succédé depuis 1945 :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
19 mai 1945 25 octobre 1947 Marcel Rosey PCF Chauffeur
26 octobre 1947 19 mars 1959 François Guilluy   Docteur en médecine
20 mars 1959 22 novembre 1968 Albert Héraud   Employé à l'administration maritime
23 novembre 1968 5 mai 1981
(décès)
Jean Bigot MRP puis CD
puis UDF-CDS
Ébéniste
Conseiller général du canton d'Étaples (1963 → 1981)
6 mai 1981 15 juin 1981 Marie-Madeleine Gauffeny   Fait fonction de maire
16 juin 1981 18 mars 1989 Jean-Pierre Lamour SE  
19 mars 1989 16 mars 2008 Marcel Guerville PS Professeur de mathématiques
17 mars 2008 4 avril 2014[19] Jean-Claude Baheux DVG 2e vice-président de la CC Mer et Terres d'Opale (? → 2014)
4 avril 2014[20],[21],[22], En cours Philippe Fait
Réélu pour le mandat 2020-2026[23]
DVD puis UDI Enseignant
Conseiller départemental du canton d'Étaples (2015 → )
1er vice-président de la CC Mer et Terres d'Opale (2014 → 2017)


Jumelages

Étaples dans son canton et dans l'arrondissement de Montreuil.

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[24],[Note 1]

En 2017, la commune comptait 10 865 habitants[Note 2], en diminution de 3,1 % par rapport à 2012 (Pas-de-Calais : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1681 2661 4541 6001 7641 8091 9842 1342 267
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2902 5762 7192 8513 0623 2803 3423 8164 389
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 7095 2785 8235 8466 5346 8156 7686 6347 758
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
8 6289 09510 55911 29211 30511 17711 81311 11311 034
2017 - - - - - - - -
10 865--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,4 %, 15 à 29 ans = 20,8 %, 30 à 44 ans = 21 %, 45 à 59 ans = 19,4 %, plus de 60 ans = 15,5 %) ;
  • 51,2 % de femmes (0 à 14 ans = 18,9 %, 15 à 29 ans = 19,9 %, 30 à 44 ans = 19,2 %, 45 à 59 ans = 19,6 %, plus de 60 ans = 22,3 %).
Pyramide des âges à Étaples en 2007 en pourcentage[27]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90 ans ou +
0,5 
4,3 
75 à 89 ans
7,6 
11,1 
60 à 74 ans
14,2 
19,4 
45 à 59 ans
19,6 
21,0 
30 à 44 ans
19,2 
20,8 
15 à 29 ans
19,9 
23,4 
0 à 14 ans
18,9 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[28]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement

Les établissements scolaires d'Étaples dépendent de l'académie de Lille et les écoles primaires dépendent de l'inspection académique du Pas-de-Calais. Pour le calendrier des vacances scolaires, Étaples est en zone B.

La commune administre quatre écoles primaires, le département un collège et la région un lycée professionnel. Les Étaplois disposent par ailleurs de deux écoles primaires, d'un collège et d'un lycée professionnel de l'enseignement privé.

Manifestations culturelles et festivités

  • Festival de musique "Rock en Stock" ;
  • Festival rencontres folkloriques ;
  • Festival du Hareng Roi ;
  • Triathlon international d'Étaples ;
  • La Joute à canotes ;
  • Ducasse de la Saint-Michel ;
  • Défilé de Saint-Nicolas ;
  • Défilé des Guénels ;
  • Festival des arts dans la rue "Quartiers Libres" le 14 juillet ;
  • Salon "Je lis Jeu'nesse" ;
  • La Fête de la Coquille, organisée par le club local de football, l'AS Étaples, ayant lieu tous les ans, durant un week-end du mois d'avril ;
  • La procession et bénédiction de la mer.

La joute à canotes

La joute a canotes est une course de petites embarcations à rames qui se déroule en automne sur l'estuaire de la Canche à Étaples. Elle est devenue au fil du temps une véritable institution qui rassemble une centaine de participants et quelques milliers de spectateurs.

Plusieurs épreuves sont organisées par catégories (nombre de rameurs, avec ou sans barreur etc.). Les compétitions sont très sérieuses, mais elles laissent une large part au folklore et à l'humour assurant une ambiance "bon enfant", gage de son succès populaire. La réunion se termine généralement par une course à la godille où le rameur est seul. C'est peut-être la moins spectaculaire mais sans doute la plus éprouvante pour les compétiteurs.

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Santé

De nombreux médecins généralistes et spécialistes pratiquent sur la commune. Des spécialistes de thérapies non conventionnelles y sont également disponibles : homéopathie, acupuncture, ostéopathie, chiropraxie, kinésiologie.

L'institut départemental Albert-Calmette, qui fut d'abord un préventorium (traitement des tuberculoses, anémies), est construit en 1928 et nommé ainsi en 1934. Il est aujourd'hui un établissement public de santé mentale comprenant un secteur médical en pédopsychiatrie et un secteur médico-social (accueil d’adultes polyhandicapés, maison de retraite et institut médico-éducatif)[29].

Sports

  • Association Sportive Étaploise de Football (ASE Football)
  • Association Sportive Étaploise de Basket (ASE Basket)
  • Association Sportive Étaploise de Boxe Américaine (ASE Boxe Américaine)
  • Les Bons Z'Enfants d'Étaples
  • Poney-Club de Rombly, Poneys & Chevaux
  • Touquet-Étaples Rugby Club (TERC)
  • AF Haute Ville Étaples Football
  • Club Nautique de la Canche

Médias

Cultes

Étaples possédait autrefois trois lieux de culte, la chapelle du Saint-Sacrement, située au milieu de la place (aujourd'hui, place du Général-de-Gaulle), démolie en 1640, Notre-Dame-de-Foi, située rue du Chœur et l'église Saint-Michel.

L'ancienne église Saint-Michel, (XIIIe siècle-XXe siècle), située rue de l’Abreuvoir, l’actuelle place Jeanne-d’Arc, a été détruite lors du bombardement du [30].

L'église Saint-Michel actuelle, qui a été reconstruite après guerre, entre 1955 et 1960, sur les plans des architectes Clément Tambuté et Pierre Requier, est située rue du Bac, au lieu-dit « Le mont à baudet »[31].

Économie

Port de pêche et de plaisance géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Boulogne-sur-Mer Côte d'Opale, devenu port départemental dans le cadre des lois de décentralisation.

L'usine de Saint-Frères Étaples est une ancienne fabrique de cordages et filets de pêche située à Étaples-sur-Mer. Les frères Saint ont ouvert cette usine en 1920. Ils représentent à l'époque un groupe familial important dans le textile et possèdent d'autres usines, notamment à Flixecourt et dans la Somme [32]. Jusqu'à 600 salariés furent employés par l'usine [33], dont de nombreuses femmes de pêcheurs[33]. L'usine a fermé en 1989, et a été reconvertie en bâtiment administratif et sportif (judo et ping-pong), abritant également l'office du tourisme[33]. Durant la Seconde Guerre mondiale, la Kommandantur allemande y installa ses QG[34].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Monuments historiques

L'hôtel Souquet-Marteau.

Autres monuments

L'ancienne corderie.

Sur le territoire de la commune, se trouvent :

  • le moulin ;
  • le calvaire des Marins ;
  • la chapelle Notre-Dame-de-la-Garde ;
  • la gare d'Étaples - Le Touquet ;
  • le cimetière militaire du Commonwealth d'Étaples (Étaples Military Cemetery) ;
  • l'ancienne corderie ;
  • la Brasserie Delaporte construite en 1754, mais en grande partie détruite par les bombardements en 1918. Reconstruite en 1924, elle n'est plus en activité.

Patrimoine naturel

La réserve naturelle nationale de la baie de Canche, à cheval sur trois communes dont Étaples, a été classée en 1987. Elle est aujourd'hui classée réserve naturelle nationale ainsi que deux autres sites de la région. Le territoire fait également partie du réseau Natura 2000, et sera probablement intégré dans le parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale.

Patrimoine culturel

Costume traditionnel

Espaces culturels

Personnalités liées à la commune

Ils y sont nés ou y ont grandi

  • Jean Avantage, († 1456), médecin, ecclésiastique, évêque d'Amiens, né à Étaples ;
  • Jacques Lefèvre d'Étaples (1450-1537), théologien et humaniste, né à Étaples ;
  • Charles François Dauphin (1702-1769) seigneur d'Halinghen, avocat et président de la Sénéchaussée du Boulonnais, né à Étaples ;
  • Marc Antoine Marie Obert (1774-1830), général des armées de la République et de l'Empire, né à Étaples, mort à Saint-Germain-en-Laye ;
  • Gustave Souquet (1805-1867), inventeur, imprimeur, historien et précurseur de la photographie archéologique, né et mort à Étaples ;
  • Achille Caron (1912-1996), photographe et passionné d'histoire, né à Étaples ;
  • Roger Dambron (1921-2017), inventeur ;
  • Guy Seradour (1922-2007), peintre, né à Étaples.
  • Matthieu Bataille (1978-), judoka français.

Ils y vivent ou y ont vécu

Héraldique

Blason de Étaples Blason
De gueules à trois coquilles d’or.
Ornements extérieurs
Croix de guerre 1914-1918.
Croix de guerre 1939-1945.
Détails
Les coquilles renvoient à la traditionnelle pêche étaploise des coques (appelées localement « hénons ») et plus récemment celle de la coquille Saint-Jacques (ou « écalites » en picard).
Il semble que par le passé, les armes de la ville étaient : « De gueules à trois coquilles de hénon d'argent ».
Adopté par la municipalité.

Pour approfondir

Bibliographie

Ouvrages historiques

  • William Allison et John Fairle, Les Mutins, 1978
  • (en) William Allison, John Fairley, The monocled mutineer, Quartet Books, London, 1978 (récit de la mutinerie d'Étaples en novembre 1917)
  • Pierre Baudelicque, Histoire d'Étaples, des origines à nos jours (trois tomes), 2002 (ISBN 978-2-95061-432-2)
  • Pierre BaudelicqueHistoire religieuse d'Étaples, des origines à l'an 2000, 2005 (ISBN 978-2-90124-528-5)
  • Pierre Baudelicque, Étaples, collection Mémoire en Images, 2004 (ISBN 978-2-84910-015-8)
  • Bruno Béthouart, Histoire de Montreuil-sur-mer, Étaples, Le Touquet-Paris-Plage, 2006 (ISBN 978-2-70898-341-0)
  • Achille Caron et Eanger Irving Couse, Scènes de la Vie Étaploise (tomes 1 et 2), 1987
  • Sophie Chegaray, Pierre Bigot et Jean-Pierre Grandidier, Marins-pêcheurs, un défi permanent en Côte d'Opale, 2008 (ISBN 978-2-73734-636-1)
  • Gilles Desnots, Messieurs les Citoyens d'Étaples, 1991 (ISBN 978-2-95061-430-8)
  • Marguerite LecatQuand les laboureurs courtisaient la terre, 1983 (ISBN 978-2-70480-315-6)
  • Henri Leprêtre, Marin-pêcheurs au temps des voiliers, 1984
  • Jean-Claude Lesage, L'Album Couse, 1995
  • Jean-Claude Lesage, Peintres australiens à Étaples, 2000 (ISBN 978-2-90495-916-5)
  • Bernard Maire, Mosaïque en Baie de Canche, 1989
  • Raymonde Menuge-Wacrenier, La Côte d'Opale à la Belle Époque (tome 2), 2004 (ISBN 978-2-84435-086-2)
  • Gustave Souquet, Histoire et description du château d'Étaples, 1855
  • Gustave Souquet, Histoire militaire et navale d'Étaples, depuis 1800 jusqu'à 1806, 1856
  • Gustave Souquet, Recherches historiques sur les hommes célèbres de la ville d'Étaples, 1857
  • Gustave Souquet, Histoire chronologique de Quentowic et d'Étaples, 1863

Ouvrages universitaires

  • Christophe Drugy, Étaples dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, une petite ville ?, 1997
  • Sophie Joule, Les Rues d'Étaples (1860-1960), mémoire de maîtrise, 1998
  • Valérie Souche, Le Port d'Étaples en 1866

Ouvrages fictifs

  • Jean-Christophe Macquet, L'Anneau de la Myère

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

  1. « Code officiel géographique : Fiche de la commune d'Étaples », sur le site de l'Insee (consulté le 23 octobre 2019).
  2. « Distance à vol d'oiseau entre Étaples et Boulogne-sur-Mer », sur www.lion1906.com (consulté le 8 janvier 2013).
  3. « Distance à vol d'oiseau entre Étaples et Berck », sur www.lion1906.com (consulté le 8 janvier 2013).
  4. « Distance à vol d'oiseau entre Étaples et Abeville », sur www.lion1906.com (consulté le 8 janvier 2013).
  5. « Distance à vol d'oiseau entre Étaples et Calais », sur www.lion1906.com (consulté le 8 janvier 2013).
  6. « Distance à vol d'oiseau entre Étaples et Lille », sur www.lion1906.com (consulté le 8 janvier 2013).
  7. Jean Voisin, Notice complémentaire sur le port d'Etaples : modifications survenues de 1873 à 1907, Paris, Imprimerie nationale, , 30 p. (lire en ligne).
  8. a et b Auguste de Loisne, Dictionnaire topographique du département du Pas-de-Calais, Paris, (lire en ligne), p. 140-141.
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  10. (nl) M. Philippa, Etymologisch Woordenboek van het Nederlands, Amsterdam, 2003-2009 (lire en ligne).
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  12. Léon Levillain, Études sur l'abbaye de Saint-Denis à l'époque mérovingienne, t. XCI, Bibliothèque de l'École des chartes, , chap. 3, p. 25.
  13. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  14. « Azincourt 1415 : d'où venaient les chevaliers français morts à la bataille ? ».
  15. Mahaut Tyrelle, Un camp napoléonien à Étaples-sur-Mer : l’apport de l’archéologie à l’histoire, INRAP, , en ligne Un camp napoléonien à Étaples-sur-Mer L'apport de l'archéologie à l'histoire - institut de recherches archeologiques, consulté le 27 octobre 2008.
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  17. - FRANCOIS Lionel, Putkowski Julian, Le camp britannique d'Étaples, Sucellus, 2e semestre 1998. Mémoire de maîtrise, Université d'Artois (Archives départementales du Pas-de-Calais).
  18. Société académique du Touquet-Paris-Plage écrits de Pierre Baudelicque, Mémoires de la Société académique du Touquet-Paris-Plage 1988-1990, Imprimerie du moulin 62170 Saint-Josse 1993, page 23.
  19. M.L., « Étaples : le point final du maire, Jean-Claude Baheux : C’est sans surprise que Jean-Claude Baheux annonçait en septembre dernier qu’il ne renouvellerait pas son mandat de maire d’Étaples : « C’était prévu, il faut laisser la place aux jeunes. » À ce poste depuis 2008, il a organisé sa dernière cérémonie de vœux, hier, salle de la Corderie », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 12 janvier 2015).
  20. Élise Chiari, « Étaples: Philippe Fait veut « donner plus d’autonomie aux adjoints » : Le nouveau maire d’Étaples, Philippe Fait, prend ses marques dans sa « location », comme il dit. Parcours personnel et politique, priorités pour la ville… Qui est le successeur de Jean-Claude Baheux ? Éléments de réponse. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 12 janvier 2015).
  21. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 12 janvier 2015).
  22. Élise Chiari, « Philippe Fait, maire d’Étaples : « Nous n’avons aucune marge de manœuvre » : Pour son premier mandat à la tête d’Étaples et de ses 11 500 habitants, Philippe Fait, adjoint à l’éducation sous Jean-Claude Baheux, a du pain sur la planche. La ville croule sous les dettes, le chômage et les vieux dossiers empoisonnés. Mais l’élu mise entre autres sur le tourisme et les économies pour redresser la barre », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 12 janvier 2015).
  23. https://reader.cafeyn.co/fr/1926576/21598216
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  27. « Évolution et structure de la population à Étaples en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010).
  28. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010).
  29. Historique de l'institut départemental Albert Calmette., sur le site de l'institut, consulté le 16 août 2011
  30. « L’église Saint Michel a retrouvé son triptyque », sur site de la ville d'Étaples (consulté le 17 mars 2020).
  31. Notice no IA62001282, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  32. Les Usines textiles des Saint-Frères, Encyclopédie Picardie, Service Régional de l'Inventaire", publié le 03/03/08
  33. a b et c Étaples-sur-Mer, la cité résolument tournée vers la mer, La Voix du Nord, 18 août 2010
  34. Etaples, monuments aux morts
  35. Notice no PA00108273, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. a et b Bases de données Ministère de la culture
  37. Notice no PM62000647, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  38. Musée Quentovic