Étang-sur-Arroux

Étang-sur-Arroux
Image illustrative de l'article Étang-sur-Arroux
Blason de Étang-sur-Arroux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Autun
Canton Autun-2
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Autunois Morvan
Maire
Mandat
Dominique Commeau
2014-2020
Code postal 71190
Code commune 71192
Démographie
Population
municipale
1 922 hab. (2014 en diminution de 1,59 % par rapport à 2009)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 52′ 01″ nord, 4° 11′ 25″ est
Altitude Min. 266 m
Max. 433 m
Superficie 34,63 km2
Localisation

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Étang-sur-Arroux

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Étang-sur-Arroux

Étang-sur-Arroux est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle est membre du parc naturel régional du Morvan.

Géographie

Géologie

Hydrographie

Hameaux, lieux-dits, écarts

Communes limitrophes

Histoire

De 1893 à 1954, Étang-sur-Arroux fut relié à Digoin (via Gueugnon) par un pittoresque « tacot »[1].

Héraldique

Blason de Étang-sur-Arroux Blason D'azur au pont de cinq arches d’argent sur une rivière du même, entre deux collines losangées de sinople et d'or mouvant des flancs, le pont surmonté à senestre d'un cristal de neige d'argent ; au chef bandé d'azur et d'or et à la bordure de gueules.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2014 Robert Jacquemard PRG Conseiller général
mars 2014 en cours Dominique Commeau Sans étiquette  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3].

En 2014, la commune comptait 1 922 habitants[Note 1], en diminution de 1,59 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : +0,19 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
696 909 1 040 1 052 1 086 1 093 1 144 1 157 1 093
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 121 1 149 1 310 1 434 1 555 1 664 1 818 1 801 1 852
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 965 1 916 1 930 1 875 1 826 1 662 1 653 1 726 1 628
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 587 1 524 1 567 1 760 1 835 1 836 1 912 1 953 1 922
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Lieux et monuments

  • Au XIIe siècle, le village d'Etang-sur-Arroux était tenu en arrière fief par une noble famille, les d’Estang.
  • L’ancienne église Saint-Pierre du XIe siècle laissa place, au milieu du XIXe siècle, à l’édifice actuel de style néogothique. À partir du XIXe siècle, avec l’essor de l’industrie, la commune devint un important carrefour routier et ferroviaire.
  • Le pont à 5 arches, symbole du nouvel essor d’Étang-sur-Arroux, devint vite, et demeure encore aujourd’hui, le blason de la ville.
  • La Perrière, sur la rive gauche de l’Arroux, est un lieu très ancien et formait autrefois, comme Étang, une dépendance de l’évêché d’Autun. Il fut cédé en fief au comte de Nevers. Une ancienne voie romaine conduisait les habitants d’Autun à Toulon-sur-Arroux en passant par le Mousseau.
  • Le Château de la Perrière : le castel était un fleuron du patrimoine du chancelier Nicolas Rolin. L’équipe du centre de castellologie de Bourgogne s’est intéressée au site et a entrepris des fouilles. Voici les conclusions des travaux de fouille menés à ce jour : « Nous voyons apparaître aujourd’hui un bâtiment au plan fortement contraint par le relief, avec au nord un château « haut », bâti au sommet d’un rocher, et sans doute rapidement victime de la désagrégation du substrat, et au sud un château bas qui enveloppe le rocher à la base et essaie d’en régulariser le plan. Le château haut est sans doute un peu plus ancien, c’est en tout cas ce que donne à penser l’archère à étrier. Il est composé d’une tour ronde à l’est et d’un bâtiment à base carrée à l’ouest. Cet ensemble a souffert précocement de l’instabilité du substrat. La tour ronde s’est ouverte et a sans doute été rapidement détruite. Le bâtiment ouest a été dans un premier temps stabilisé par une terrasse de chemisement, qui elle-même a été absorbée dans un talus. Tous ces efforts n’ont pas empêché la totale disparition de la courtine nord. Au sud, les structures, plus basses, ont moins souffert. Elles sont sans doute également plus tardives. On imagine mal la savante stéréotomie des tours octogonales avant le XIVe siècle, aussi est-il tentant d’attribuer ce chantier à Nicolas Rolin. Le passage du rond à l’octogone pourrait être une référence à la tour du château Rivau (tour des Ursulines à Autun) ou de celle du Plessis à Blanzy. Néanmoins, aucun de ces exemples ne met en place une stéréotomie aussi maîtrisée. Au sommet du tertre, des prospections de surface ont permis de repérer de larges tâches cendreuses noires, riches en céramiques médiévales. Assurément, il ne s’agit ni de terre végétale, ni de couche de démolitions. Comme nous l’avons vu, le château a été soigneusement démonté. Le sommet de la butte n’est donc pas recouvert par d’épaisses couches de remblais, mais il semble au contraire que les couches d’occupation soient à l’air, et disparaissent rapidement sous l’agression de l’érosion, accélérée par le défrichement et les visiteurs de plus en plus nombreux. Enfin, dernier mystère : nos dégagements n’ont pas permis de mettre en évidence l’emplacement d’une porte, ce qui compromet évidemment la compréhension générale du site. Le dégagement des derniers remblais qui cachent la périphérie du château, au milieu du flanc ouest et sur l’angle nord-ouest, pourrait peut-être apporter des réponses à cette question. »
  • La Maison du Passeur : située en bordure de l’Arroux, cette maison du XVIIe siècle est le symbole du village de cette époque. En effet c’est ici que vivait « le passeur » qui permettait aux Etangois de passer d’une rive à l’autre grâce à sa barque. L’actuel pont, aujourd’hui ne fut construit qu’au XIXe siècle.
  • La grotte de la Garenne : appelée ainsi pour sa situation au lieu-dit « La Garenne », a été construite comme une réplique de Lourdes. C’est l’abbé Gadant qui, avec l’aide de sa paroisse, édifia cette grotte en 1936.
  • Panorama de Beauvoir : en montant sur les hauteurs de la commune d'Étang-sur-Arroux, en direction de Saint-Didier-sur-Arroux, peu après le hameau de Velet.
  • Le gymnase des Guillemots : l'architecte Daubert a réalisé le gymnase d'Étang-sur-Arroux dans la plus pure tradition néogothique de Viollet-le-Duc. Il décida de faire évacuer les eaux de cette enveloppe d'ardoises noires au moyen de gargouilles au dessin contemporain. Ce monolithe noir est devenu un repère dans ce paysage sans le dénaturer.

Personnalités liées à la commune

Bibliographie

Voir aussi

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références

  1. « Ce que furent les transports dans l'ouest du département », article de Paul Chaussard paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 93 (printemps 1993), pages 7 à 10.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.


Liens externes

  • Site officiel de la mairie d'Étang-sur-Arroux
  • Parc naturel régional du Morvan
  • Écomusée du Morvan
  • Étang-sur-Arroux sur le site de l'Institut géographique national