Équipement de protection individuelle médicale

EPI médical jetable

L'équipement de protection individuelle (EPI) médical est un vêtement ou un équipement spécialisé porté par un professionnel en soins de santé (médecin, infirmier, soignant, etc., sans distinction de sexe) pour se protéger d'un risque biologique[1], comme une contamination dangereuse liée à l'exposition à un liquide biologique corporel naturel (sang, salive, sueur, lymphe, mucus, urine, etc.) ou pathologique (pus), présent sous forme fluide ou d'aérosol respiratoire. Ceux-ci peuvent transporter des agents infectieux viraux (ex : VIH, rage, Ébola, SARS-CoV-2, etc.) ou bactériens (ex : vibrion du choléra, Staphylocoque doré, etc.).

L'EPI médical crée une barrière physique entre l'élément infectieux potentiel et le travailleur de la santé, empêchant le contact et limitant la transmission[1],[2].

De nombreuses législations nationales obligent l'employeur des travailleurs en santé exposés à leur fournir de tels équipements de protection[notes 1],[3].

Différents éléments

Les composants de ces EPI comprennent[4] les gants, le masque (chirurgical, FFP), les lunettes de protection, l'écran facial, la blouse, la sur-blouse ou casaque, le bonnet, les couvre-chaussures, l'embout buccal pour réanimation cardiopulmonaire. La qualité de certains de ces équipements peut être normalisée (toujours au niveau européen, parfois au niveau international) : les gants[5], les masques[6], les casaques[7],[8],[9], les lunettes[10], tenues de bloc opératoire[11].

Utilisation

4 étapes pour mettre ses équipements de protection

Le nombre de composants utilisés et leur utilisation sont souvent déterminés par la réglementation ou le protocole de contrôle des infections[4] de l'établissement en question. Leur bonne mise en oeuvre (habillage - deshabillage) doit faire l'objet de procédures[12]. La plupart de ces articles sont jetables pour éviter de transporter des matières infectieuses d'un patient à un autre[notes 2],[3].

L'utilisation inappropriée d'équipements de protection individuelle comme les gants a été liée à une augmentation des taux de transmission des infections[13] et leur utilisation doit être compatible avec les autres moyens d'hygiène des mains utilisés[14].

Notes et références

Notes

  1. ex : aux États-Unis avec la Occupational Safety and Health Administration (OSHA)
  2. Aux États-Unis, l'OSHA exige le retrait et la désinfection ou l'élimination immédiats de l'EPI d'un travailleur avant de quitter la zone de travail exposée aux matières infectieuses

Références

  1. a et b « Les risques biologiques en milieu professionnel - Brochure INRS ed6034 Avril 2019 », sur inrs.fr (consulté le 27 mars 2020)
  2. (en) Khalid M., « Infection prevention and control: General principles and role of microbiology laboratory », World Journal of Pharmaceutical Research, vol. 8, no 9,‎ , p. 68-91 (ISSN 2277-7105, lire en ligne, consulté le 23 mars 2020)
  3. a et b (en) « Bloodborne Pathogens Regulations », Occupational Safety and Health Administration
  4. a et b « EPI Protections contre les risques biologiques », sur inrs.fr (consulté le 24 mars 2020)
  5. « Norme NF EN 455-1 -2 -3 et -4 », sur boutique.afnor.org (consulté le 24 mars 2020)
  6. « Norme NF et DIN EN 14683 », sur boutique.afnor.org (consulté le 24 mars 2020)
  7. « Norme NF EN 13795-1 Avril 2019 », sur boutique.afnor.org (consulté le 24 mars 2020)
  8. « Norme NF EN ISO 22610 Novembre 2006 », sur boutique.afnor.org (consulté le 24 mars 2020)
  9. « Norme ISO 22610:2018 Septembre 2018 », sur boutique.afnor.org (consulté le 24 mars 2020)
  10. « Norme PR NF EN ISO 16321-1 Juillet 2018 », sur boutique.afnor.org (consulté le 24 mars 2020)
  11. « Norme NF EN 13795-2 Avril 2019 », sur boutique.afnor.org (consulté le 27 mars 2020)
  12. CHU Bordeaux, « Modalités de mise en œuvre d’une tenue de type «TYCHEM C® » », sur solidarites-sante.gouv.fr, (consulté le 24 mars 2020)
  13. (en) « Does glove use increase the risk of infection? », sur Nursing times, (consulté le 23 mars 2020)
  14. (en) « Hand Hygiene and Glove Issues: », sur infectioncontroltoday.com, (consulté le 23 mars 2020)

Voir aussi

Articles connexes