Équipe cycliste Movistar

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Movistar
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Logo de l'équipe cycliste Movistar

Informations
Statuts
Équipe pro (-)
Groupe Sportif I () (-)
ProTeam (-)
WorldTeam (à partir de )
Code UCI
Inconnu (de à ), BAN (de à ), IBB (), IBA (), CEI (), GCE (de à ) et MOV (à partir de )
Discipline
Pays
Création
Saisons
15
Budget
8 millions d'€ (2014)[1]
Marque de cycles
Canyon (depuis 2014)
Encadrement
Directeur général
Eusebio Unzué (à partir de )
Directeurs sportifs
Eusebio Unzué (à partir de )
José Luis Arrieta (à partir de )
Alfonso Galilea () (à partir de )
José Vicente García Acosta (à partir de )
José Luis Jaimerena (à partir de )
José Luis Laguía (à partir de )
Pablo Lastras (à partir de )
Dénominations
-
Reynolds
-
Banesto
-
iBanesto.com
Illes Balears-Banesto
-
Illes Balears
-
Illes Balears-Caisse d'Épargne
Caisse d'Épargne-Illes Balears
-
Caisse d'Épargne
à partir de
Movistar

L'équipe cycliste Movistar est une formation espagnole de cyclisme professionnel sur route, intégrée au ProTour depuis sa création en 2005. Héritée des équipes Reynolds, Banesto et Caisse d'épargne, elles aussi dirigées par José Miguel Echavarri, c'est une des plus anciennes équipes du peloton (elle est présente depuis 1980) et l'une des plus titrées, notamment grâce à Pedro Delgado, Miguel Indurain, José María Jiménez, Alex Zülle, Francisco Mancebo ou plus récemment Alejandro Valverde et Nairo Quintana.

Historique des sponsors

L'équipe professionnelle nait en 1980 sous le nom d'une entreprise navarraise d'aluminium Reynolds, qui un an auparavant avait fait son entrée dans le monde du cyclisme en parrainant une équipe amateur dirigée par José Miguel Echavarri, alma mater de cette équipe.

En 1990, la banque espagnole Banesto devient le principal sponsor de l'équipe et lui donne son nom pendant douze années. En 2001, l'équipe prend le nom d'ibanesto.com.

La société Banesto cesse d'être le sponsor principal de l'équipe à la fin de l'année 2003 mais y reste associée en 2004. La Communauté autonome des îles Baléares s'engage jusqu'à la fin de l'année 2006 afin de s'offrir une publicité internationale susceptible de favoriser son tourisme[2]. L'équipe prend le nom d'Illes Balears-Banesto en 2004. En mars 2005, la banque française Caisse d'épargne devient co-sponsor de l'équipe[3]. Son engagement porte jusqu'en 2010. Elle devient sponsor principal en 2007[4], tandis que les îles Baléares ne prolongent pas au-delà de 2006[5]. La Caisse d'épargne annonce la fin de son engagement dans le cyclisme à la fin de l'année 2010[6]. Depuis 2011, l'equipe porte le nom de Team Movistar, le groupe de télécommunication Telefonica-Movistar étant devenu son principal sponsor.

Équipe filiale

Movistar dispose d'une filiale dans le cyclisme amateur, la formation navarraise Lizarte-Cromados Oreja du Club Ciclista Galibier . Cette équipe espoirs a notamment permis aux coureurs Joseba Beloki, Isidro Nozal et Andrey Amador de rejoindre la formation professionnelle. En outre, en 2011, sponsorisée par Movistar, une équipe continentale sud-américaine est créée : la Movistar Team Continental. Néanmoins, elle disparaît à la fin de la saison 2012.

Histoire de l'équipe

Reynolds (1980-1989)

Pedro Delgado en 2016, avec un maillot de l'équipe cycliste Reynolds.

L'équipe est créée en 1980. Son principal chef de file durant les années 1980 est Pedro Delgado, qui obtient les meilleurs résultats avec ses victoires dans le Tour de France 1988 et dans le Tour d'Espagne 1989. On pourrait citer d'autres coureurs, tant pour leurs victoires que pour leur trajectoire remarquable, Marc Gomez, Ángel Arroyo, José Luis Laguía et Julián Gorospe.

Banesto (1990-2003)

En 1990, c'est encore Pedro Delgado qui est le chef de file de cette équipe. Plus aussi fort qu'auparavant, il se classe quand même 4e du Tour de France 1990 et 2e de la Vuelta. L'année 1990 voit surtout la montée en puissance du Navarrais Miguel Indurain, qui, même si dévoué à Delgado dans le tour, remporte une étape de haute montagne (Luz-Ardiden) et se classe finalement 10e. Il confirme ses bons résultats en gagnant la Classique de Saint-Sébastien en août. La passation de pouvoir se fait vraiment dans le Tour de France 1991 : Indurain domine les deux chronos et impressionne dans la montagne. Par une gestion intelligente de la course, il gagne ce Tour de France, loin devant Delgado, 9e à plus de 20 minutes.

L'équipe se construit alors autour de Miguel Indurain qui peut compter sur des coéquipiers de qualité (Delgado, Gérard Rué, Jean-François Bernard). Entre 1991 et 1995, elle connaît ses plus belles années. On retient surtout les 5 victoires consécutives d'Indurain au Tour de France (1991-1995), ses deux victoires du Tour d'Italie (1992-1993), et du Critérium du Dauphiné libéré (1995, 1996). Jean-François Bernard apporte sa pierre à l'édifice en triomphant dans Paris-Nice 1992. À noter aussi le record de l'heure de Miguel Indurain en 1994 (53,040 km).
Ces années glorieuses couronnées de victoires dans les grands tours sont la marque d'un style nouveau de gestion des courses par étapes. Inspirée par Jacques Anquetil, la stratégie repose sur la domination dans les chronos et une gestion très attentive de la course par l'équipe qui donne des bons de sorties aux seuls coureurs considérés comme non menaçants pour le classement général. Miguel Indurain n'a alors qu'à finir le travail dans la fin de la dernière montée des étapes de haute montagne.

Cette stratégie est finalement mise à mal au Tour de France 1996, quand Bjarne Riis et son équipe Team Deutsche Telekom surclasse les Banesto en profitant en plus du déclin d'Indurain et du froid qui lui était peu propice. Une page se tourne pour la formation de José Miguel Echavarri quand son leader raccroche le vélo à la fin de l'année 1996. L'Espagnol Abraham Olano le remplace mais avec un succès moindre. Il triomphe tout de même dans le Tour d'Espagne 1998. Il rejoint finalement la ONCE en 1999. Alex Zülle, le dauphin de Miguel Indurain au Tour de France 1995, prend le relais. Arrivé seulement en mai car suspendu auparavant à cause de l'Affaire Festina, il ne démérite pas lors du Tour de France 1999, en faisant de bons chronos et en se classant 2e derrière Lance Armstrong qui gagne sa première grande boucle avec la très forte équipe US Postal Service.

Les leaders qui succèdent à Zülle ne sont pas de trempe à inquiéter Lance Armstrong, pour autant la Banesto des années 2000-2004 permet l'avénement des futurs outsiders de courses par étapes Leonardo Piepoli, Denis Menchov, Vladimir Karpets, du rouleur José Iván Gutiérrez et du spécialiste des classiques Juan Antonio Flecha. La Banesto se contente des seconds rôles durant ces quatre années, et en 2004 elle change de nom pour s'appeler Illes Balears-Banesto.

Illes Balears (2004-2005)

L'équipe est gérée pour la saison 2004 par la société Abarca Sport, propriété de José Miguel Echavarri et Eusebio Unzue[7]. Le sponsor principal est le Gouvernement des îles Baléares avec le soutien de Banesto pour la majeure partie de la saison et la Banco Santander lors du Tour de France[8]. Compte tenu de ce nouveau sponsor principal, l'équipe enregistre les signatures de divers cyclistes originaires des îles, tels que Joan Horrach, Antonio Tauler et Antonio Colom. Vladimir Karpets remporte le maillot blanc en tant que meilleur jeune du Tour de France, tandis que Francisco Mancebo termine sur le podium du Tour d'Espagne et Denis Menchov remporte le Tour du Pays basque. L'équipe gagne des étapes sur les Tours d'Allemagne, du Portugal, de Catalogne, ainsi que Paris-Nice.

En 2005, la Caisse d'épargne, une banque française devient co-sponsor de l'équipe. L'équipe obtient des succès en Suisse, au Portugal et en Italie. Alejandro Valverde gagne une étape du Tour de France au sommet du Col de Courchevel. En fin de saison, la Caisse d'Epargne prend la relève en tant que sponsor principal.

Caisse d'Épargne (2006-2010)

La saison 2006 est une des plus réussie de l'histoire de l'équipe. Après le déclassement pour dopage de Floyd Landis, Óscar Pereiro remporte le Tour de France, le septième pour l'équipe. Alejandro Valverde clôture la saison en tant que vainqueur du classement UCI ProTour, tandis que l'équipe est deuxième du classement par équipes derrière le Team CSC. Au total, la Caisse d'Épargne termine avec un total de 25 victoires. Outre le classement général du Tour de France, elle obtient des victoires d'étapes sur le Tour d'Espagne (Alejandro Valverde) et le Tour d'Italie (Joan Horrach). Valverde gagne de nombreuses courses sur le circuit ProTour : une étape du Tour du Pays basque, une du Tour de Romandie, la Flèche wallonne et Liège-Bastogne-Liège. Joaquim Rodriguez s'impose sur une étape de Paris-Nice et Florent Brard est champion de France. La fin de saison est marquée par la mort du sprinteur Isaac Gálvez alors qu'il participe au Six Jours de Gand.

En 2007, la Caisse d'épargne devient sponsor unique à la suite du retrait du gouvernement des îles Baléares. Elle obtient un total de 29 victoires, avec notamment une étape du Tour d'Espagne pour Vladimir Efimkin, une étape sur Paris-Nice de Luis Leon Sanchez. Les coureurs de l'équipe remportent trois courses par étapes du ProTour : Vladimir Karpets gagne le Tour de Catalogne et le Tour de Suisse et José Iván Gutiérrez le Tour du Benelux. José Iván Gutiérrez et Joaquim Rodríguez remportent les deux titres de champion d'Espagne.

: L'équipe Caisse d'Épargne sur le podium de la 5e étape des Quatre Jours de Dunkerque 2010

Luis León Sánchez se classe deuxième de la première course du calendrier mondial, le Tour Down Under, en janvier, et y remporte une étape. Le mois suivant, Alejandro Valverde gagne le Tour méditerranéen.

Lors de la première grande course par étapes au calendrier mondial, Paris-Nice, Valverde et Sánchez prennent les deuxième et troisième places du classement général, derrière Alberto Contador.

Movistar (depuis 2011)

Suspendu provisoirement pour dopage le Portugais Rui Costa revient dans l'équipe le 1er avril après avoir été blanchi. Xavier Tondo, nouveau leader de l'équipe pour le Tour de France, meurt accidentellement le 23 mai lors du stage en altitude de son équipe écrasé par une porte de garage.

Après une saison 2011 marqué par les drames (décès de Xavier Tondo et le grave accident de Juan Mauricio Soler), la saison 2012 est marquée par le retour à la suite de suspension de Alejandro Valverde.

L'équipe et le dopage

La période Reynolds

Juan María Azcarate est exclu de l'équipe Reynolds après son contrôle positif sur la Classique de Saint-Sébastien 1981[9].

Deux jours après l'arrivée du Tour d'Espagne 1982, course remportée par Angel Arroyo, le contrôle positif à la méthylphénidate de quatre coureurs, dont Arroyo, est annoncé. Arroyo et son équipe protestent de son innocence et demandent un nouvel examen. Celui-ci s'avère positif. Arroyo est déchu de son titre et déclassé à la treizième place au profit de Marino Lejarreta[10]. En avril 1983, José Luis Laguía est contrôlé positif à un stimulant après la 3e étape du Tour du Pays basque[11].

Lors du Tour de France 1988, à cinq jours de l'arrivée sur Paris, alors que Pedro Delgado est leader du Tour de France, il est contrôlé positif au probénécide, un produit masquant permettant de dissimuler la prise de stéroïdes anabolisants. Il se trouve alors que le produit incriminé est bien interdit par le CIO, mais pas encore inscrit sur la liste de l'UCI (Union cycliste internationale). Il parvient à ne pas être exclu et remporte le Tour[12].

La décennie Banesto

En 1994, l'information d'un possible contrôle positif de Miguel Indurain au salbutamol au Tour de l'Oise de cette même année est diffusée dans les médias. Cependant, il est apparu immédiatement après la publication de la nouvelle que l'usage du salbutamol via aérosol n'était pas prohibé par l'UCI[13]. Par ailleurs, les services médicaux de Banesto avaient dûment informé de l'usage du salbutamol à des fins thérapeutiques avant la course[13]. Par conséquent, Indurain est blanchi quelques mois plus tard,[14]. Indurain décide de ne pas participer aux championnats du monde pour se concentrer sur le record de l'heure[15] et le dossier définitivement classé négatif. En effet, il n'a pas été établi que le salbutamol a été utilisé par le cycliste à des fins autres que thérapeutiques[16]. À la suite de la diffusion de cette information, Indurain ne cache pas qu'il prend ce traitement depuis plusieurs années pour soigner ses problèmes d'allergie et que jusqu'alors il n'avait jamais été déclaré positif[17].

En 1996, le Comité olympique espagnol suspend Ángel Casero six mois pour dopage. Du 1er octobre 1996 au 31 mars 1997, il ne peut pas concourir en Espagne et ne peut participer aux Jeux olympiques d'été de 1996. Il est positif lors de la Classica Alcobendas à la nandrolone, un anabolisant qui augmente la masse musculaire[18]. En 2013, le rapport d'une commission d'enquête sénatoriale française sur l'efficacité de la lutte contre le dopage a révélé que des analyses réalisées en 2004 mettent en évidence la présence d'EPO dans l'urine d'Abraham Olano lors du Tour de France 1998[19].

En 2000, Thomas Davy témoigne lors du procès de l'affaire Festina. Il y décrit une organisation du dopage sous contrôle médical au sein de l'équipe Banesto du temps de Miguel Indurain[20].

Lors du Blitz du Giro 2001, huit coureurs et trois membres de l'équipe font partie de la liste d'accusation[21].

En 2005, Manuel Beltrán est cité par le Journal du Dimanche, qui révèle que des échantillons testés par le laboratoire de dopage de Châtenay-Malabry ont démontré l'utilisation d'EPO lors du prologue du Tour de France 1999[22],[23]. En 2013, le rapport d'une commission d'enquête sénatoriale française sur l'efficacité de la lutte contre le dopage a révélé que des analyses réalisées en 2004 mettent en évidence la présence d'EPO dans l'urine de Beltrán lors du Tour de France 1998[24]. La même année, Sandro Donati, expert italien anti-dopage et chercheur de l'Agence mondiale antidopage, affirme qu'Indurain et son équipe Banesto ont travaillé durant les années 1990 avec Francesco Conconi pour des « montants élevés ». Erwin Nijboer, coureur de Banesto de 1994 à 1996, déclare que « c'était seulement pour faire le test Conconi ». Donati déclare douter de cette version : « je ne pense pas que Banesto a payé autant uniquement pour tester ses coureurs »[25],[26].

Contrôlé positif au corticoïde après le Grand Prix Pino Cerami 2003, Rafael Mateos est suspendu 6 mois entre le 19 septembre 2003 et le 19 juin 2004 et doit payer 200 francs suisses[27].

Les cas Valverde et Pereiro

Lors d'un débat sur le dopage organisé à Laval le , Stéphane Mandard, journaliste au quotidien Le Monde, révèle que Alejandro Valverde figure parmi les coureurs impliqués dans l'affaire Puerto[28]. Il est, ensuite, mis en cause par le journal espagnol ABC le [29]. Il apparaîtrait dans les documents du Dr Fuentes sous le surnom de « Valv » et entre parenthèse la mention « Piti », du nom de sa chienne. Le , il est officiellement suspendu par le Tribunal arbitral du sport. Il est suspendu deux ans et perd ses victoires acquises en 2010, notamment le Tour de Romandie[30]. Le , son premier appel devant le Tribunal Fédéral Suisse concernant sa suspension en Italie est rejeté. Dés la fin de sa suspension en janvier 2012, il est réengagé par l'équipe, devenue Movistar entre-temps.

Le , le quotidien Le Monde révèle qu'Óscar Pereiro a été contrôlé deux fois positif au salbutamol lors des étapes de Gap et de La Toussuire Les Sybelles sur le Tour de France 2006, course qu'il a remporté après le déclassement pour dopage de Floyd Landis. À chaque fois, il s'est justifié en présentant une Autorisation à usage thérapeutique (AUT) délivrée par l'UCI. Le salbutamol est utilisé pour le traitement de l'asthme. L'agence française de lutte contre le dopage (AFLD) souhaite par la suite obtenir le dossier médical du coureur espagnol pour vérifier qu'il souffre bien d'une maladie justifiant l'usage de ce médicament. Or, jusqu'au , Pereiro n'avait fourni aucun élément[31],[32]. Le lendemain, le , l'AFLD reçoit par fax les justificatifs médicaux du coureur[33]. Le , l'AFLD déclare le cas de Pereiro clos, l'Espagnol ayant soumis assez de documents pour expliquer sa consommation de salbutamol[34].

Depuis 2007

Marco Fertonani est contrôlé positif à la testostérone lors du Tour méditerranéen 2007, dont il avait pris la quatrième place, il est suspendu pour deux ans par la fédération italienne de cyclisme[35].

Rui Costa subit un contrôle positif à la methylhexanamine  lors de son championnat national en juin 2010, révélé à la fin du mois d'octobre[36]. De nouveau autorisé à courir au début de l'année 2011, il se trouve sans équipe[37], jusqu'en avril où il rejoint l'équipe Movistar qu'il avait critiqué avant l'officialisation de son contrôle positif[38].

En décembre 2012, le tribunal du Comité national olympique italien (CONI) annonce, deux jours après celle de Michele Scarponi, une condamnation à une suspension de trois mois de Giovanni Visconti ainsi que 11000 euros d'amende pour avoir travaillé avec le médecin italien Michele Ferrari, ce que le CONI a interdit aux sportifs italiens en raison de l'implication du médecin dans plusieurs affaires de dopage. La suspension débute au [39].

En juin 2018, Jaime Rosón est suspendu provisoirement par l'UCI en raison d'une anomalie datant de janvier 2017 sur son passeport biologique. Le coureur qui était à l'époque de l'anomalie, membre de l'équipe Caja Rural, se déclare « étranger à l’utilisation de toute substance ou méthode de dopage. Je prendrai soin de me défendre n’importe où pour prouver mon innocence »[40].

Principaux coureurs depuis les débuts

Ce tableau présente les résultats obtenus au sein de l'équipe par une sélection de coureurs qui se sont distingués soit par le rôle de leader ou de capitaine de route qui leur a été attribué pendant tout ou partie de leur passage dans l'équipe, leur longévité au sein de celle-ci (comme José Vicente García Acosta, membre de l'équipe depuis 1995), soit en remportant une course majeure pour l'équipe (comme Jean-François Bernard, vainqueur de Paris-Nice 1992), soit encore par leur place dans l'histoire du cyclisme en général (comme Isaac Gálvez, deux fois champion du monde de l'américaine). La majorité des coureurs cités se distinguent par plusieurs de ces caractéristiques.

Principaux coureurs de l'équipe classés par année d'arrivée
Nom Naissance Nationalité Arrivée Départ Résultats
LaguiaJosé Luis Laguía 1959 Drapeau de l'Espagne Espagne 1980
1988
1986
1989
4 classements de la montagne du Tour d'Espagne
4 étapes du Tour d'Espagne
Tour du Pays basque (1982)
Championnat d'Espagne sur route (1982)
DelgadoPedro Delgado 1960 Drapeau de l'Espagne Espagne 1982
1988
1984
1994
Tour de France (1988)
Tour d'Espagne (1989)
1 étape du Tour de France
4 étapes du Tour d'Espagne
GorospeJulián Gorospe 1960 Drapeau de l'Espagne Espagne 1982 1994 Tour du Pays basque (1983 et 1990)
1 étape du Tour de France
2 étapes du Tour d'Espagne
DelgadoMiguel Indurain 1964 Drapeau de l'Espagne Espagne 1984 1996 Tour de France (1991), (1992), (1993), (1994) et (1995)
Tour d'Italie (1992) et (1993)
Tour de Catalogne 1988, 1991 et 1992
Paris-Nice (1989 et 1990)
Critérium du Dauphiné libéré (1995) et (1996)
Classique de Saint-Sébastien 1990
Championnat d'Espagne sur route (1992)
Classement intergiro du Tour d'Italie (1992)
12 étapes du Tour de France
4 étapes du Tour d'Italie
GomezMarc Gomez 1954 Drapeau de la France France 1986
1989
1987
1989
2 étapes du Tour d'Espagne
De las cuevasArmand de Las Cuevas 1968 Drapeau de la France France 1989
1997
1993
1998
Champion de France sur route (1991)
Grand Prix des Nations (1993)
Critérium du Dauphiné libéré (1998)
BernardJean-François Bernard 1962 Drapeau de la France France 1991 1994 Paris-Nice (1992)
HeulotStéphane Heulot 1971 Drapeau de la France France 1993 1995
RueGérard Rué 1965 Drapeau de la France France 1993 1995
JimenezJosé María Jiménez 1971 Drapeau de l'Espagne Espagne 1993 2001 9 étapes du Tour d'Espagne
4 classements de la montagne du Tour d'Espagne
Champion d'Espagne sur route (1997)
3e du Tour d'Espagne (1998)
Tour de Catalogne (2000)
Classement par points du Tour d'Espagne (2001)
CaseroÁngel Casero 1972 Drapeau de l'Espagne Espagne 1994 1997
BlancoSantiago Blanco 1974 Drapeau de l'Espagne Espagne 1995
2001
1997
2002
2 étapes du Tour d'Espagne
GarciaJosé Vicente García Acosta 1972 Drapeau de l'Espagne Espagne 1995 2011 1 étape du Tour de France
2 étapes du Tour d'Espagne
OsaUnai Osa 1975 Drapeau de l'Espagne Espagne 1997 2005 3e du Tour d'Italie (2001)
OsaAitor Osa 1973 Drapeau de l'Espagne Espagne 1997 2005 Tour du Pays basque (2002)
OlanoAbraham Olano 1970 Drapeau de l'Espagne Espagne 1997 1998 Tour d'Espagne (1998)
Champion du monde du contre-la-montre (1998)
Champion d'Espagne du contre-la-montre (1998)
LastrasPablo Lastras 1976 Drapeau de l'Espagne Espagne 1998 2015 1 étape du Tour de France
1 étape du Tour d'Italie
3 étapes du Tour d'Espagne
ZulleAlex Zülle 1968 Drapeau de la Suisse Suisse 1999 2000 2 étapes du Tour d'Espagne
2e du Tour de France (1999)
PiepoliLeonardo Piepoli 1971 Drapeau de l'Italie Italie 1999 2003
MenchovDenis Menchov 1978 Drapeau de la Russie Russie 2000 2004 Meilleur jeune du Tour de France (2003)
Tour du Pays basque (2004)
1 étape du Tour d'Espagne
MercadoJuan Miguel Mercado 1976 Drapeau de l'Espagne Espagne 2001 2003 1 étape du Tour d'Espagne
FlechaJuan Antonio Flecha 1977 Drapeau de l'Espagne Espagne 2002 2003 1 étape du Tour de France
GutierrezJosé Iván Gutiérrez 1978 Drapeau de l'Espagne Espagne 2002 2014 Champion d'Espagne du contre-la-montre (2004, 2005 et 2007)
Eneco Tour (2007 et 2008)
Champion d'Espagne sur route (2010)
KarpetsVladimir Karpets 1980 Drapeau de la Russie Russie 2003

2012

2008

2013

Meilleur jeune du Tour de France (2004)
Tour de Catalogne (2007)
Tour de Suisse (2007)
ValverdeAlejandro Valverde 1980 Drapeau de l'Espagne Espagne 2005
2012
2010
201?
Tour d'Espagne (2009)
Vainqueur de l'UCI ProTour 2006, 2008 et 2014
Liège-Bastogne-Liège (2006, 2008, 2015 et 2017)
Flèche wallonne (2006, 2014, 2015, 2016 et 2017)
Classique de Saint-Sébastien (2008 et 2014)
Critérium du Dauphiné libéré (2008 et 2009)
Tour de Catalogne 2009, 2017 et 2018
Tour du Pays basque 2017
Championnat d'Espagne sur route (2008 et 2015)
4 étapes du Tour de France
5 étapes du Tour d'Espagne
PereiroÓscar Pereiro 1977 Drapeau de l'Espagne Espagne 2006 2009 Tour de France (2006)
RodriguezJoaquim Rodríguez 1979 Drapeau de l'Espagne Espagne 2006 2009 Champion d'Espagne sur route (2007)
SanchezLuis León Sánchez 1983 Drapeau de l'Espagne Espagne 2007 2010 Paris-Nice (2009)
Champion d'Espagne du contre-la-montre (2008 et 2010)
Classique de Saint-Sébastien (2010)
2 étapes du Tour de France
CostaRui Costa 1986 Drapeau du Portugal Portugal 2009 2013 Champion du Portugal du contre-la-montre (2010)
Grand Prix cycliste de Montréal (2011)
Tour de Suisse (2012 2013)
2 étapes du Tour de France
Champion du monde sur route (2013)
QuintanaNairo Quintana 1990 Drapeau de la Colombie Colombie 2012 20?? Tour d'Italie (2014)
Tour d'Espagne (2016)
Tour du Pays basque (2013)
Tirreno-Adriatico (2015)
Tour de Catalogne (2016)
Tour de Romandie (2016)
Grand Prix de la montagne du Tour de France (2013)
Classement du meilleur jeune du Tour de France (2013)
1 étape du Tour de France
2 étapes du Tour d'Italie

Sont mentionnées en gras les victoires sur les trois grands tours et les cinq principales classiques, dites « monuments ».

Principales victoires

Classiques

Courses par étapes

Grands tours

Championnats nationaux

José Iván Gutiérrez, champion d'Espagne du contre-la-montre en 2004, 2005 et 2007, et de la course en ligne en 2010

Classements UCI

Jusqu'en 1998, les équipes cyclistes sont classées par l'UCI dans une division unique. En 1999 le classement UCI par équipes est divisé entre GSI, GSII et GSIII[41]. L'équipe Banesto, devenue ensuite Illes Balears, est classée en GSI durant cette période. Les classements détaillés ci-dessous sont ceux de l'équipe en fin de saison. Les coureurs demeurent en revanche dans un classement unique[42].

Saison Classement
par équipes
Meilleur coureur
au classement individuel
1995 5e Drapeau : Espagne Miguel Indurain (3e)
1996 17e Drapeau : Espagne Miguel Indurain (14e)
1997 9e Drapeau : Espagne Abraham Olano (10e)
1998 6e Drapeau : Espagne Abraham Olano (3e)
1999 8e Drapeau : Espagne José María Jiménez (28e)
2000 9e Drapeau : Italie Leonardo Piepoli (30e)
2001 6e Drapeau : Espagne Juan Carlos Domínguez (23e)
2002 8e Drapeau : Espagne Francisco Mancebo (34e)
2003 5e Drapeau : Espagne Francisco Mancebo (19e)
2004 11e Drapeau : Espagne Francisco Mancebo (14e)

À compter de 2005, l'équipe intègre le ProTour. Le tableau ci-dessous présente les classements de l'équipe sur ce circuit, ainsi que son meilleur coureur au classement individuel[43].

Saison Classement
par équipes
Meilleur coureur
au classement individuel
2005 10e Drapeau : Espagne Francisco Mancebo (15e)
2006 2e Drapeau : Espagne Alejandro Valverde (1er)
2007 3e Drapeau : Espagne Alejandro Valverde (4e)
2008 1re Drapeau : Espagne Alejandro Valverde (1er)

En 2009, le classement du ProTour est remplacé par le Classement mondial UCI.

Saison Classement
par équipes
Meilleur coureur
au classement individuel
2009 2e Drapeau : Espagne Alejandro Valverde (2e)
2010 9e Drapeau : Espagne Luis León Sánchez (4e)

En 2011, le Classement mondial UCI devient l'UCI World Tour.

Saison Classement
par équipes
Meilleur coureur
au classement individuel
2011 13e Drapeau : Espagne Beñat Intxausti (37e)
2012 5e Drapeau : Espagne Alejandro Valverde (5e)
2013 1re Drapeau : Espagne Alejandro Valverde (3e)
2014 1re Drapeau : Espagne Alejandro Valverde (1er)
2015 1re[44] Drapeau : Espagne Alejandro Valverde (1er)[45]
2016 1re Drapeau de la Colombie Nairo Quintana (2e)
2017 6e Drapeau de l'Espagne Alejandro Valverde (7e)

Movistar en 2018

Effectif

Effectif
CyclisteDate de naissancePaysÉquipe précédente
Andrey Amador29 août 1986CRC Costa RicaLizarte (2008)
Winner Anacona11 août 1988COL ColombieLampre-Merida (2014)
Jorge Arcas8 juillet 1992ESP EspagneLizarte (2015)
Carlos Barbero29 avril 1991ESP EspagneCaja Rural-Seguros RGA (2016)
Daniele Bennati24 septembre 1980ITA ItalieTinkoff (2016)
Carlos Betancur13 octobre 1989COL ColombieAG2R La Mondiale (2015)
Nuno Bico3 juillet 1994POR PortugalKlein Constantia (2016)
Richard Carapaz29 mai 1993ECU ÉquateurLizarte (2016)
Héctor Carretero28 mai 1995ESP EspagneLizarte (2016)
Jaime Castrillo13 mars 1996ESP EspagneLizarte (2017)
Víctor de la Parte22 juin 1986ESP EspagneCCC Sprandi Polkowice (2016)
Imanol Erviti15 novembre 1983ESP Espagne
Rubén Fernández Andújar1 mars 1991ESP EspagneCaja Rural-Seguros RGA (2014)
Mikel Landa13 décembre 1989ESP EspagneSky (2017)
Nélson Oliveira6 mars 1989POR PortugalLampre-Merida (2015)
Antonio Pedrero23 octobre 1991ESP EspagneInteja-MMR Dominican (2015)
Dayer Quintana10 août 1992COL ColombieLizarte (2013)
Nairo Quintana4 février 1990COL ColombieColombia es Pasión-Café de Colombia (2011)
José Joaquín Rojas8 juin 1985ESP EspagneAstana (2006)
Jaime Rosón13 janvier 1993ESP EspagneCaja Rural-Seguros RGA (2017)
Eduardo Sepúlveda13 juin 1991ARG ArgentineFortuneo-Oscaro (2017)
Marc Soler22 novembre 1993ESP EspagneLizarte-AD Galibier (2014)
Jasha Sütterlin4 novembre 1992GER AllemagneThüringer Energie (2013)
Rafael Valls25 juin 1987ESP EspagneLotto-Soudal (2017)
Alejandro Valverde25 avril 1980ESP EspagneComunidad Valenciana-Kelme (2004)

Victoires

Victoires
DateCoursePaysClasseVainqueur
1 fév.2e étape du Tour de la Communauté valencienneESP Espagne2.1ESP Alejandro Valverde
3 fév.4e étape du Tour de la Communauté valencienneESP Espagne2.1ESP Alejandro Valverde
11 fév.6e étape, Colombia Oro y PazCOL Colombie2.1COL Dayer Quintana
25 fév.5e étape du Tour d'Abou DabiUAE Émirats arabes unis2.UWTESP Alejandro Valverde
10 mars4e étape, Tirreno-AdriaticoITA Italie2.WWTESP Mikel Landa
20 mars2e étape du Tour de CatalogneESP Espagne2.UWTESP Alejandro Valverde
22 mars4e étape du Tour de CatalogneESP Espagne2.UWTESP Alejandro Valverde
31 marsGrand Prix Miguel IndurainESP Espagne1.1ESP Alejandro Valverde
8 avr.Klasika PrimaveraESP Espagne1.1CRC Andrey Amador
Classement général, Tour de la Communauté valencienneESP Espagne2.1ESP Alejandro Valverde
Classement général, Tour d'Abou DabiUAE Émirats arabes unis2.UWTESP Alejandro Valverde
Classement général, Paris-NiceFRA France2.UWTESP Marc Soler
Classement général, Tour de CatalogneESP Espagne2.UWTESP Alejandro Valverde

Saisons précédentes

Notes et références

Notes

Références

  1. Éric De Falleur, « Les forces en présence », La Dernière Heure/Les Sports - Supplément cyclisme : le guide de la saison 2014,‎ , p. 50
  2. (en) « iBanesto to continue as Illes Baleares », sur cyclingnews.com, (consulté le 25 juin 2010)
  3. (en) « Illes Balears co-sponsored by Caisse d'Epargne », sur cyclingnews.com, (consulté le 25 juin 2010)
  4. (en) « Caisse d'Epargne here to stay », sur cyclingnews.com, (consulté le 25 juin 2010)
  5. (en) « Illes Balears ends sponsorship », sur cyclingnews.com, (consulté le 25 juin 2010)
  6. (en) « Caisse d’Epargne to end cycling sponsorship », sur cyclingnews.com, (consulté le 25 juin 2010)
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  8. Illes Balears-Banco Santander designa a los corredores que irán al Tour
  9. Ni manipulaciones ni drogadictos, El Mundo Deportivo, 17/03/1984
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  11. Laguia positive
  12. Delgado jurisdiction
  13. a et b (es) « Francia acusa sin motivo a Indurain », sur elmundodeportivo.es (consulté le 31 octobre 2010)
  14. AFP, « Avant Chris Froome, Miguel Indurain s'était sorti d'un contrôle positif au Salbutamol », sur eurosport.fr,
  15. « Indurain renonce au Mondial sicilien. Le 3 septembre: ce sera l'heure. », Le Soir,‎ (lire en ligne)
  16. (es) « Absuelven a Indurain por falta de pruebas », sur elmundodeportivo.es (consulté le 31 octobre 2010)
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  18. Casero, hombre feliz y ciclista limpio
  19. « Dopage: Olano n’est plus le directeur technique de la Vuelta », sur lesoir.be, (consulté le 17 septembre 2013)
  20. « Procès Festina: Le grand déballage », sur ladepeche.fr, (consulté le 12 juillet 2009)
  21. Blitz raids [List 51]
  22. Three more names published from 1999 Tour
  23. Beltran and others deny EPO use in ’99 Tour
  24. Beltrán positive 1
  25. « Report: Indurain and Banesto were Conconi clients », sur cyclingnews.com,
  26. Banesto - Conconi link
  27. Latest doping sanctions
  28. Alejandro Valverde impliqué dans l'affaire Puerto ?
  29. http://www.cyclingnews.com/news.php?id=news/2007/jan07/jan09news2
  30. « Communiqué de presse - Décision du TAS sur le cas d’Alejandro Valverde : réaction de l'UCI »(Archive • Wikiwix • Archive.isGoogle • Que faire ?) (consulté le 28 mars 2015) sur uci.ch
  31. TDF - «Pereiro devra prouver son innocence»
  32. Pereiro aurait été contrôlé positif
  33. Pereiro a faxé ses justificatifs
  34. Le dossier Pereiro classé
  35. Fertonani suspendu deux ans, L'Equipe, 21 décembre 2007.
  36. (en) « Rui Costa and his brother test positive », sur cyclingnews.com, (consulté le 18 octobre 2010)
  37. (en) « Costa brothers reported as given permission to race, looking for teams », sur velonation.com, (consulté le 17 février 2011)
  38. « Champion du monde et bientôt libre », sur velochrono.fr,
  39. « Giovanni Visconti lui aussi suspendu trois mois », sur cyclismactu.net,
  40. Jaime Roson suspendu en raison d’une anomalie sur son passeport biologique
  41. Voir l'article Cyclisme sur route (Organisation du cyclisme sur route mondial).
  42. Classements UCI 2009 et archives des années 1995 à 2008 (Site internet officiel de l'UCI).
  43. Classements de l'UCI ProTour, sur le site de l'UCI ProTour (consulté le 13 mars 2008).
  44. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2015 - Team », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)
  45. (en) « UCI WorldTour Ranking - 2015 - Individual », sur dataride.uci.ch, UCI (consulté le 15 août 2017)

Voir aussi

Sources

Liens externes

  • (es) (en) Site officiel
  • Histoire de l'équipe
  • Classements de l'équipe depuis 1980
  • Victoires de l'équipe depuis 1980