Épithalame

L'épithalame (en grec ancien ἐπιθαλάμιον / epithalámion) est une sorte de poème lyrique composé chez les Anciens à l'occasion d'un mariage et à la louange des nouveaux époux. En Grèce antique, il était chanté par un chœur avec accompagnement de danses.

Antiquité (grecque, romaine et hébraïque)

Grèce antique

Les épithalames de Sappho étaient célèbres : nous n'en avons que des fragments. La 18e idylle de Théocrite est un épithalame en l'honneur de Ménélas et d'Hélène.

Rome antique

Chez Catulle, il y a un beau chant nuptial en l'honneur de Julie et de Manlius[1], et l'épithalame de Thétis et de Pélée[2].
Claudien : épithalame d'Honorius et de Marie.

Hébreux

Chez les Hébreux, le 44e psaume de David et le Cantique des cantiques passent pour être des épithalames.

XVIe et XVIIe siècles

Au XVIe et XVIIe siècles, Buchanan (1506 - 1582), Ronsard (1524 - 1585), Malherbe (1555 - 1628), Scarron (1610 - 1660), Marini (1569-1625), se sont distingués dans ce genre de composition. Lorsqu'il est mis en musique, l'épithalame prend parfois le nom d'hyménée (Claude Le Jeune, Jean de Castro...).

Exemple

Épithalame : Chant d'amour de Jean de Saint-Samson ((1571 - 1636) Carme, 1571-1636), traduit de l'ancien français par Jean Perrin (MEP, 1914-2005), collection Livre de vie, n° 155, Éd. du Seuil, Paris, 1997, 176 p. (ISBN 2-02-030898-3)

XIXe et XXe siècles

Homonymie

  • L'écrivain français Jacques Chardonne intitule ainsi son premier « roman de couple » L'Épithalame (1921).

Musique

Certains compositeurs ont nommé leur pièce musicale épithalame :

  • Henry Purcell a inséré un épithalame dans son semi-opéra The Fairy Queen.
  • Franz Liszt a écrit un épithalame pour violon et piano (S. 129), puis l'a arrangé pour piano seul (S. 526).
  • Gabriel Fauré a composé un épithalame pour orchestre dans Shylock, opus 57.
  • Jean Roger-Ducasse a composé un grand poème symphonique qui s'intitule Epithalame, à l'occasion du mariage de Margareth Damrosch, fille du chef d'orchestre Walter Damrosch.
  • On rencontre également un épithalame dans Roméo et Juliette de Gounod.
  • André Jolivet Épithalame pour "orchestre vocal à 12 voix" (1953 commande de la RTF pour l'ensemble vocal de France (Marcel Couraud)

Notes et références