Éperlecques

Éperlecques
Éperlecques
L’église Saint-Léger
Blason de Éperlecques
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Saint-Omer
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer
Maire
Mandat
Laurent Denis
2020-2026
Code postal 62910
Code commune 62297
Démographie
Gentilé Éperlecquois
Population
municipale
3 640 hab. (2017 en augmentation de 8,66 % par rapport à 2012)
Densité 142 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 48′ 25″ nord, 2° 09′ 09″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 97 m
Superficie 25,56 km2
Élections
Départementales Canton de Saint-Omer
Législatives Sixième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
City locator 14.svg
Éperlecques
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Voir sur la carte topographique du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Éperlecques
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Éperlecques
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Éperlecques
Liens
Site web www.mairie-eperlecques.fr

Éperlecques est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Éperlecquois.

Géographie

Vue d'Hellebrouck (été 2007).

Situation et site

La commune fait partie du parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale et elle est située à une extrémité du Marais audomarois. Elle se trouve à 10 km de Saint-Omer et 30 km de Calais.

La commune s'étend sur 2 550 ha dont 750 ha de forêt. Elle est composée de huit hameaux. En longueur, elle fait plus de 10 km. La forêt d'Éperlecques occupe une surface totale de 850 ha (avec la partie située en limite sud de Ruminghem) et constitue l'un des grands espaces naturels de l'agglomération.

Communes limitrophes

Topographie

La commune s'étend au fond d'un large vallon.

Hydrographie

Le village est traversé par un principal cours d'eau appelé la Liette, ou "petite rivière".

Toponymie

Histoire

Héraldique

Blason d'Éperlecques

Les armes d'Éperlecques se blasonnent ainsi :

Écartelé : au 1) et 4) d’azur aux trois barres d’or, au franc-quartier senestre échiqueté d’or et d’argent, au 2) et 3) d’argent aux trois étoiles d’azur.

Période romaine

L’Histoire antique d’Eperlecques est encore relativement méconnue. Le nom est mentionné sous la forme latinisée Spirliacum au XIe siècle, nom typiquement gallo-romain en -acum qui a évolué en -ecques dans les régions néerlandophones et les villages néerlandophones jusque vers Le Touquet-Paris-Plage. le s final s'explique peut-être par les formes au pluriel en -iacas, caractéristique du Nord jusque la Normandie qui ont donné la terminaison -ies. Ce suffixe est précédé d'un nom d'homme mal déterminé, peut-être latin *Spurilius (non attesté), hypocoristique de Spurius[2], porté par un indigène gallo-romain.

Eu égard au mobilier archéologique retrouvé lors de chantiers ou travaux agricoles, un passé gallo-romain est bien attesté. En effet, des fragments de poteries romaines, des pièces de monnaie, et parfois des sépultures ont été mis au jour à quelques reprises. De plus, et cela pourrait expliquer la présence de vestiges romains, on sait qu’à l’époque Eperlecques était traversée par deux voies romaines, connues de nos jours sous le nom de Grande Rue (au nord du village), et la Grande Leulène (extrémité ouest).

Période médiévale

Le comte Gérard en donna le domaine au monastère de Saint-Winoc en 821[3].

En 1071 Robert-le-Frison, comte de Flandres, cède Eperlecques à Eustache, comte de Boulogne.

Vers 1140, les chanoines de l'abbaye de Watten prennent à cens de l'aumônier de l'abbaye de Saint-Bertin de Saint-Omer et de son prévôt Manassès, une terre située à Éperlecques[4].

Vers 1150, Drogon d'Éperlecques est témoin d'une charte passée par le comte de Guînes Arnould Ier de Guînes en faveur de l'abbaye de Saint-Bertin de Saint-Omer, en présence de plusieurs seigneurs du comté de Guînes[5].

Le château, pris par les Français en 1487, fut repris par les Bourguignons en 1489.

Époque moderne

Le château d'Éperlecques, défendu par son capitaine Gauthier de Bersaques, est pris par les Français en 1542[6].

En 1627, la seigneurie d'Éperlecques, de même que Ruminghem, est détenue par un membre de la prestigieuse Maison de Croÿ, Charles Philippe Alexandre de Croÿ, marquis de Renty, prince d'Havré, châtelain-vicomte de Bourbourg, Grand d'Espagne, possesseur de nombreuses seigneuries[7].

Le maréchal de Châtillon se rend maître du château le ; après deux jours de siège. Le maréchal de la Meillearaye détruit complètement le château en août 1639 après s’être emparé d'Hesdin puis, ayant fait sa jonction avec Maillé-Brezé après la chute de Lens (1641), il ravagea les faubourgs de Lille.

Époque contemporaine

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le blockhaus d'Éperlecques fut construit pour être une base de lancement de missiles V2, mais les différents bombardements Alliés ont rendu son achèvement impossible.

Le , un arrêté reconnaissant l'état de catastrophe naturelle sécheresse a été pris, pour onze communes du Pas-de-Calais, dont Éperlecques, afin que puisse avoir lieu l'indemnisation par les assurances des cas de maisons ou bâtiments fissurés suite au retrait-gonflement des argiles[8].

Politique et administration

Éperlecques dans son canton et dans l'arrondissement de Saint-Omer.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1925 1936 M. Seigre-Dereudre    
mai 1945 1962 Louis Biecq    
1962 mars 1971 Benjamin Rozé    
mars 1971 mars 1983 Roger Decroix SE Agent SNCF
mars 1983 mars 2001 Gilles Cocquempot PS Attaché commercial
Député de la 7e circonscription du Pas-de-Calais (2001 → 2012)
mars 2001 mars 2014 Michel Guilbert[9] PS Fonctionnaire du Trésor Public
mars 2014[10],[11],[12] En cours
(au 4 juin 2020)
Laurent Denis
Réélu pour le mandat 2020-2026[13]
PS Chef de cuisine

Jumelages

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2017, la commune comptait 3 640 habitants[Note 1], en augmentation de 8,66 % par rapport à 2012 (Pas-de-Calais : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4151 3901 8291 8041 8371 8921 8741 8871 931
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9711 9241 9502 0522 1332 2302 2332 3012 142
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 1562 1392 1281 9941 9842 0522 0581 7941 879
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 0612 1682 2762 5562 7852 8853 1043 1353 350
2017 - - - - - - - -
3 640--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,9 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,4 % au niveau national et 48,2 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,5 %, 15 à 29 ans = 20,4 %, 30 à 44 ans = 20,3 %, 45 à 59 ans = 22,9 %, plus de 60 ans = 14,8 %) ;
  • 49,8 % de femmes (0 à 14 ans = 20 %, 15 à 29 ans = 19,7 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 22,2 %, plus de 60 ans = 19,1 %).
Pyramide des âges à Éperlecques en 2007 en pourcentage[18]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,1 
90 ans ou +
0,4 
4,5 
75 à 89 ans
6,3 
10,2 
60 à 74 ans
12,4 
22,9 
45 à 59 ans
22,2 
20,3 
30 à 44 ans
19,0 
20,4 
15 à 29 ans
19,7 
21,5 
0 à 14 ans
20,0 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[19]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments

Monuments historiques

Ruine du moulin d'Éperlecques.

Patrimoine religieux

  • Église Saint-Léger du XVe siècle et sa tour en pierre blanche du XVIe
  • Chapelle Notre-Dame-des-Neiges du XIXe siècle (hameau du Gandspette), chapelle bénite le [24].
  • 6 petites chapelles :
    • Notre-Dame-des-Trois-Cayelles (avant 1780, dans la forêt)
    • Notre-Dame-de-Lourdes (1907, rue de l'église)
    • Notre-Dame-des-Miracles (1912, rue du Mont)
    • Saint-Antoine (dans la forêt)
    • Saint-Pierre (rebâtie en 1837, rue Saint-Pierre)
    • de la Viergette (1957, rue du Pavillon).

Patrimoine civil

Vivre à Éperlecques

Éducation / Culture

  • Groupement scolaire de la Liette (maternelle/primaire, publique).
  • École maternelle et primaire Saint-Joseph (privée).
  • École de musique.
  • Bibliothèque municipale.
  • Centre aéré en juillet.

Associations, en tout plus de 25 associations.

  • Club de football CAE - Le Cercle Athlétique Eperlecques code fff : 525345, créé en 1971.

Transports

Festivités et traditions

Personnalités liées à la commune

Pour approfondir

Bibliographie

  • Louis Delozière, L'Histoire d'Eperlecques, foyer culturel de l'Houtland, réédition de 1994.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

  1. Centre de Recherche généalogique Flandre-Artois
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris 1978.
  3. Louis Joseph Harbarville, Mémorial historique et archéologique du département du Pas-de-Calais, (lire en ligne)
  4. Alphonse Wauters,Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique, 10 volumes en 11 tomes, Bruxelles, 1866 à 1904. Tome VII, 2ème partie, Année 1140.
  5. André Du Chesne, Histoire généalogique des maisons de Guines, d'Ardres, de Gand et de Coucy et de quelques autres familles illustres, Paris, 1632, p. 60, lire en ligne
  6. Louis Delozière, Histoire d'Éperlecques, par Louis Delozière,..., impr. de Hubert (Dunkerque), (lire en ligne)
  7. Georges Dupas, Seigneuries et seigneurs de la châtellenie de Bourbourg, Coudekerque-Branche, Galaad Graal, , p. 210
  8. Christian Canivez, « Nos habitats sont-ils adaptés à la nouvelle donne climatique ?», dans La Voix du Nord du 31 juillet 2019, p. 3.
  9. Jean-Marc Szuba, « Michel Guilbert, « exemple pour nous tous », devient maire honoraire d’Éperlecques : Michel Guilbert a été fait maire honoraire d’Éperlecques, mercredi soir. Une distinction qui met en avant un homme dont l’investissement au service des autres n’a eu d’égal que sa gentillesse de tous les instants, aussi bien avec les puissants qu’avec les humbles », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 4 janvier 2015).
  10. « Première écharpe tricolore pour Laurent Denis, le jeune maire d’Éperlecques : Victorieuse de la confrontation du 23 mars avec plus de 60 % des voix, la liste « Éperlecques Demain » a logiquement élu, samedi, son leader Laurent Denis au poste de premier magistrat (17 suffrages et 6 bulletins blancs). », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 4 janvier 2015).
  11. David Monnery, « Laurent Denis, le « gamin de la commune » devenu maire d’Éperlecques : Engagé en politique et membre du Parti socialiste depuis 2001, Laurent Denis est devenu maire en mars dernier. Itinéraire d’un enfant de la commune », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 4 janvier 2015).
  12. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 4 janvier 2015)
  13. https://reader.cafeyn.co/fr/1926576/21599233
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  18. « Évolution et structure de la population à Éperlecques en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)
  20. Notice no PA00108267.
  21. Notice no IA62000851.
  22. Notice no PM62000617
  23. Notice no PM62003144.
  24. Perrin, Miracle advenu en la Ville de Lyon en la personne d'un jeune enfant, lequel ayant esté mort vingt-quatre heures est ressuscité par l'intercession de la Sacrée Vièrge. Avec le vœu, prière et oraison faite par son Père et sa Mère, L. Perrin, « Miracle advenu en la Ville de Lyon en la personne d'un jeune enfant, lequel ayant esté mort vingt-quatre heures est ressuscité par l'intercession de la Sacrée Vièrge. Avec le vœu, prière et oraison faite par son Père et sa Mère », sur Google Books, Bibliothèque municipale de Lyon (Bibliothèque jésuite des Fontaines),