Émile Friol

Émile Friol
Emile Friol 1909.jpg
1909
Informations
Naissance
Décès
(à 35 ans)
Amiens
Nationalité
Distinction
Principales victoires

Émile Louis Friol, né le à Lyon[1] et mort le [2], est un coureur cycliste français.

Biographie

Émile Friol est né à Lyon. Il suit une formation de mécanicien. Il est marchand de cycle, place de l’Église à Tain-l'Hermitage. Parallèlement, il participe dans les alentours à des petites courses amateurs.

En 1904, après son service militaire à Briançon, il déménage à Paris pour devenir professionnel. Encore amateur, un match l'oppose à Frank Kramer, la veille des Six jours de New York 1904[3]. Il s'entraîne avec succès, avec le coureur allemand Henri Mayer . Il remporte à deux reprises le championnat du monde de vitesse (1907 et 1910). Il est également quintuple champion de France de la discipline. Il collectionne les victoires sur les Grands Prix de vitesse, dont quatre Grands Prix de Paris.

Ironiquement, un duel entre Friol et son ami allemand Henri Mayer conduit à un désaccord entre la Fédération allemande de cyclisme et l'UCI, lors des mondiaux sur piste 1910 à Bruxelles. Alors que Friol remporte la série, les Allemands protestent en vain contre ce résultat. Par la suite, tous les coureurs allemands se retirent des mondiaux et la Fédération allemande décide de quitter l'UCI. Elle ne reviendra sous le giron de l'organisation qu'en 1912.

Friol se marie avec Angélique Lagouge, le 9 décembre 1910, à Paris 16e [1]. Ils eurent une fille Émilienne.

Émile Friol est mobilisé depuis le début de la Première Guerre mondiale comme conducteur au 20e Escadron du Train (20e ETEM), d'abord attaché comme automobiliste à une des grandes administrations militaires, puis affecté, vers le mois de juillet 1915, à l'état-major d'un convoi automobile sur le front, mais comme motocycliste. Il meurt le 16 novembre 1916, au pavillon Duvauchel à l'Hôpital Civil, 3 boulevard Saint-Charles à Amiens, qui servait d’hôpital militaire, touché par une bombe, en service commandé, alors qu'il conduisait une moto[2],[4],[5]. Il est inhumé à la Nécropole nationale Saint-Pierre à Amiens, Tombe 444.

Palmarès

Championnats du monde

Championnats d'Europe

Championnats de France

Grands Prix

Hommage

Une rue porte son nom à Tain-l'Hermitage. Un prix de cyclisme sur piste est créé à son nom. Il est inscrit sur la plaque commémorative 1914-1918 du musée du vélo à Saint-Usuge[10].

Notes et références

  1. a et b Registres paroissiaux et d'état civil de Lyon, 3e arrondissement, acte no 386, 9 mars 1881, (consulté le )
  2. a et b Base des Morts pour la France de la Première Guerre mondiale sur le site Mémoire des hommes du ministére de la défense
  3. Le Journal du 6 novembre 1904 disponible sur Gallica
  4. L'Homme enchaîné du 18 novembre 1916 disponible sur Gallica
  5. Le Matin du 18 novembre 1916 disponible sur Gallica
  6. La Vie au grand air du 15 mai 1910 disponible sur Gallica
  7. Le Sport universel illustré du 4 janvier 1914 disponible sur Gallica
  8. Le Sport universel illustré du 4 juillet 1909 disponible sur Gallica
  9. La Vie au grand air du 16 juillet 1910 disponible sur Gallica
  10. « Plaque commémorative 1914-1918 du musée du vélo à Saint-Usuge », sur http://www.memorialgenweb.org

Liens externes