Élie de Gontaut-Biron

Élie de Gontaut-Biron
Gontaut-Biron, Anne Armand Elie.jpg
Fonctions
Sénateur ()
Pyrénées-Atlantiques
-
Ambassadeur de France en Allemagne
-
Député
Pyrénées-Atlantiques
-
Maire
Navailles-Angos
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 72 ans)
Paris
Nationalité
Activités
Père
Enfants

Anne-Armand-Élie de Gontaut-Biron est un homme politique et diplomate français né à Paris le et mort dans la même ville le .

Biographie

Élie de Gontaut-Biron est le fils d'Aimé-Charles-Zacharie-Élisabeth de Gontaut-Biron.

Mandats électifs

  • Maire de Navailles-Angos de 1860 à 1890.
  • Député des Basses-Pyrénées de 1871 à 1876.
  • Sénateur des Basses-Pyrénées de 1876 à 1882[1].
  • Ambassadeur de France en Allemagne de 1871 à 1877.

Ses fils, Joseph de Gontaut-Biron et Bernard de Gontaut-Biron sont députés des Basses-Pyrénées. Sa fille Agnès est la mère du peintre Jean de Gaigneron.

Une distinction exceptionnelle

Nommé par Adolphe Thiers ambassadeur de la République française près l'empereur d'Allemagne, dans les circonstances difficiles de l'occupation d'une partie de notre territoire par ce dernier, le vicomte Élie de Gontaut-Biron parvint à obtenir une libération anticipée des forces étrangères, dès le début de 1873. Dans ces circonstances, Thiers décida de l'honorer d'une manière exceptionnelle en l'élevant directement au grade de grand'croix de l'ordre de la Légion d'honneur sans jamais avoir été nommé précédemment dans un grade inférieur. Ceci est un fait unique dans toute l'histoire de l'ordre. À cette occasion, le général Vinoy, grand chancelier de la Légion d'honneur, écrivit le au comte Charles de Rémusat, alors ministre des Affaires-étrangères, une longue missive[2]. Trois jours après cette lettre, Thiers faisait paraître au Journal officiel cinq décrets, signés le même jour, nommant le vicomte Élie de Gontaut-Biron chevalier, puis officier, commandeur, grand officier et enfin grand'croix de la Légion d'honneur[3].

Notes et références

  1. « Ancien sénateur des Basses-Pyrénées », sur senat.fr (consulté le 19 octobre 2011)
  2. « Monsieur le Président de la République que j'ai eu l'honneur de voir ce matin, m'a fait connaître son intention d'élever Monsieur le vicomte de Gontaut-Biron, député, ambassadeur de France à Berlin, à la dignité de Grand'Croix de l'Ordre. Il résulte des documents que possède la Grande Chancellerie, que M. de Gontaut-Biron n'a même pas reçu, jusqu'à ce jour, le premier grade dans la Légion d'honneur. Le décret organique du 16 mars 1852 établit que "Nul ne peut être admis dans la Légion d'honneur qu'avec le premier grade de chevalier". Il n'a jamais été fait à aucune époque de dérogation à cette prescription du décret, si ce n'est à l'égard des princes héritiers à qui la Grand'Croix était conférée dès leur berceau, ou des étrangers qui peuvent recevoir les hauts grades dans la Légion d'honneur, sans avoir passé par les grades inférieurs. Cependant, je dois signer à Votre Excellence que divers personnages ont été élevés aux grades supérieurs sans avoir passé par tous les grades intermédiaires, mais après avoir été toutefois au moins investi du premier. Monsieur le Duc de Morny a été élevé à la dignité de Grand'Croix n'étant que simple chevalier, Monsieur le duc de Padoue n'était qu'officier alors qu'il a reçu la même dignité. Enfin tout récemment, Monsieur le Président de la république a conféré le grade de grand officier à M. Pouyer-Quertier, ministre des Finances, qui n'était encore que chevalier. Chaque fois qu'un exception de ce genre s'est produite, elle a été en quelque sorte régularisée par une mesure sur laquelle, à propos du cas présent, je crois pouvoir appeler toute l'attention de Votre Excellence. Le Ministre, sur la proposition duquel le décret était rendu, faisait en même temps signer au chef de l'État d'autres décrets nommant le titulaire aux grades de l'ordre par lesquels il n'avait pas passé. J'ai cru, Monsieur le Ministre, comme grand chancelier de la Légion d'honneur chargé d'en garder scrupuleusement le prestige, assumant autant qu'il dépend de moi l'observation des décrets qui le régissent, devoir mettre sous les yeux de Votre Excellence l'exposé de la situation en ce qui concerne l'élévation de Monsieur de Gontaut-Biron à la dignité que M. le Président de la République désire lui conférer […] − Wattel (Michel et Béatrice), Les Grand'Croix de la Légion d'honneur de 1805 à nos jours, Paris, Archives & Culture, , 194 p. »

    .
  3. Journal Officiel de la République française, Paris, .

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes