Élections législatives ukrainiennes de 2014

Élections législatives ukrainiennes de 2014
26 octobre 2014
Type d’élection législatives
(scrutin mixte : 50 % proportionnel - 50 % majoritaire)
Postes à élire 450 députés de la Rada
Corps électoral et résultats
Inscrits 28 769 485
Votants 15 080 964
52,42 %
Arseniy Yatsenyuk 2011-09-28.jpg Front populaire – Arseni Iatseniouk
Voix 3 454 358
22,17 %
Sièges obtenus 82  +82
2014-09-12 - Vitali Klitschko - 9019.jpg Bloc Petro Porochenko – Vitali Klitschko[1]
Voix 3 398 588
21,81 %
Sièges obtenus 132  +132
Samopomich's presentation. Hanna Hopko.JPG Samopomitch – Hanna Hopko
Voix 1 713 489
11,00 %
Sièges obtenus 33  +33
Yuriy Boyko, June 2012 cropped (3×4).jpeg Bloc d'opposition – Iouri Boïko
Voix 1 460 960
9,37 %
Sièges obtenus 29  +29
Maidan Kiev 2014.04.13 12-09.JPG Parti radical – Oleh Liachko
Voix 1 159 945
7,44 %
 +6,4
Sièges obtenus 22  +21
Nadiya Savchenko.jpg Union panukrainienne « Patrie » – Nadia Savtchenko
Voix 885,714
5,68 %
 −19,9
Sièges obtenus 19  −82
Représentation des partis au sein de la Rada
Diagramme
Élu
Volodymyr Hroïsman

Les élections législatives ukrainiennes de 2014 se sont déroulées le [2]. Elles font suite à la dissolution de la Rada par le président Petro Porochenko, récemment élu lors de l'élection présidentielle du 25 mai 2014. Il s'agit d'élections anticipées, se déroulant seulement deux ans après les dernières élections législatives de 2012.

Ces élections s'inscrivent dans un contexte particulièrement tendu, à la suite du mouvement « Euromaïdan » qui contestait notamment la rupture du processus de ratification de l'accord d'association avec l'Union européenne puis le rapprochement avec la Russie. Celui-ci aboutit le 21 février 2014 à la fuite du président Viktor Ianoukovytch, puis à la formation d'un nouveau gouvernement, suivi par l'élection présidentielle le 25 mai. Les anciens fiefs électoraux du président font dans le même temps face à un mouvement séparatiste, d'abord en Crimée puis dans le Donbass, débouchant sur un conflit armé violent dans la dernière région, le tout sur fond d'importantes tensions entre la Russie et l'Ukraine.

Le scrutin conduit à la victoire de la formation du Premier ministre Arseni Iatseniouk, le Front populaire, et au bloc du président Petro Porochenko. Car si le premier dépasse légèrement le second en termes de votes populaires dans le scrutin proportionnel, le parti du président remporte plus de circonscriptions électorales et donc de députés. L'élection conduit également à l'émergence de Samopomitch, et à de relatives bonnes performances du bloc d'opposition, implanté dans les fiefs russophones de l'ancien pouvoir, et le Parti radical d'Oleh Liachko. Par ailleurs, il s'agit du premier scrutin législatif depuis l'indépendance où les partis pro-occidentaux sont largement majoritaires.

Contexte

Dernières élections législatives et renversement du président Ianoukovytch

Carte montrant la division électorale du pays lors des élection présidentielle de 2010 : en orange les zones ayant voté majoritairement pour Ioulia Tymochenko, et en bleu pour Viktor Ianoukovytch.

Les prochaines élections législatives étaient théoriquement prévues pour la fin de l'année 2017, faisant suite à la fin du mandat des députés reçus lors des élections législatives du 28 octobre 2012. Ces dernières avaient vu une victoire du Parti des régions, formation du président Viktor Ianoukovytch qui avait remporté l'élection présidentielle de 2010. Ces deux élections ont été reconnues par les observateurs internationaux comme « globalement transparentes », malgré quelques fraudes signalées[3]. Le Premier ministre Mykola Azarov se voit ainsi conforté par ce résultat en menant une coalition avec le Parti communiste d'Ukraine et des députés indépendants.

Dans le cadre du mouvement dit « Euromaïdan », des opposants au gouvernement manifestent à compter du 23 novembre 2013, contestant le refus du président Ianoukovytch de signer l'accord d'association avec l'Union européenne et son rapprochement consécutif avec la Russie. Le mouvement, qui commence par de vastes manifestations, puis se transforme en une occupation de la place Maïdan, mobilise aussi bien des mouvements pro-européens de l'opposition parlementaire, comme l'Union panukrainienne « Patrie » de Ioulia Tymochenko et UDAR de Vitali Klitschko, que des mouvements nationalistes et d'extrême droite, comme l'Union panukrainienne « Liberté » ou Secteur droit. En février 2014, la situation débouche sur d'importantes violences faisant une centaine de morts dans le centre de Kiev, puis à la fuite de Viktor Ianoukovytch le 21 février.

Ces évènements conduisent à un renversement de la situation au Parlement, qui vote dès le lendemain la destitution du président, puis forme un nouveau gouvernement issu des anciens partis de l'opposition, grâce à la défection d'une trentaine de députés du Parti des régions se regroupant dans un nouveau groupe parlementaire[4], permettant ainsi le dégagement d'une majorité absolue. Oleksandr Tourtchynov devient président par intérim et la prochaine élection présidentielle est fixée au 25 mai.

Crise en Crimée et dans le Donbass

Les circonscriptions électorales : en blanc, la Crimée (Sud, sous contrôle russe) et le Donbass (Est, sous contrôle de la « Nouvelle-Russie » où les élections ne se sont pas tenues.
Articles détaillés : Crise de Crimée et Guerre du Donbass.

Alors que la Russie dénonce ces évènements, et considère le nouveau gouvernement illégitime, la crise se reporte vers les anciens fiefs électoraux du Parti des régions du président déchu, à majorité russophone. La crise de Crimée débute quelques jours plus tard, et aboutit à une proclamation d'indépendance de la péninsule le 11 mars, puis son rattachement à la Russie le 18 mars, à la suite d'un référendum controversé, le tout alors que la Russie est accusée d'intervention militaire dans la péninsule.

Alors que la situation se calme rapidement en Crimée, les contestataires pro-russes dans le Donbass, qui ne reconnaissent pas les nouvelles autorités, organisent à leur tour un référendum d'indépendance pour les oblasts de Donetsk et Louhansk dans les zones qu'ils contrôlent. À la suite de son résultat positif, les séparatistes proclament leur indépendance et demandent le retrait de la région des troupes ukrainiennes, ces dernières ayant débuté dès le 6 avril une « opération anti-terroriste » visant à déloger les groupes armés, et mobilisant notamment des brigades de volontaires. Les combats et les bombardement augmentent ensuite sans cesse d'intensité, faisant plus de 3 000 morts et alors que Kiev accuse son voisin russe de soutenir les séparatistes. Le 5 septembre, un cessez-le-feu est conclu à Minsk et conduit à couper la région du Donbass en deux parties, réduisant ainsi l'intensité des combats, qui se poursuivent pourtant en certains endroits[5],[6].

Élection présidentielle de mai 2014 et dissolution

Carte du taux de participation dans les différentes régions.

L'élection présidentielle du 25 mai aboutit à la victoire de l'homme d'affaires Petro Porochenko dès le premier tour avec 55 % des voix. Il avait notamment soutenu le mouvement Euromaïdan et était par ailleurs supporté par le parti UDAR de Vitali Klitschko. Ioulia Tymochenko réunit 13 % des voix, alors que les candidats radicaux et nationalistes Oleh Liachko (Parti radical), Oleh Tyahnybok (Svoboda) et Dmytro Iaroch (Secteur droit) réalisent respectivement 8,3, 1,2 et 0,7 % des voix.

Alors que la Crimée et les zones du Donbass contrôlées par les séparatistes ne participent pas au scrutin, la participation s'affiche en baisse dans les autres anciens fiefs électoraux du président déchu, s'établissant notamment à 46 et 48 % dans les régions d'Odessa et de Kharkiv contre 60 % au niveau national[7]. Porochenko réunit pourtant une majorité de voix dans ces régions du sud et de l'est, malgré un relativement bon score de Mikhaïl Dobkine du Parti des régions et de Serhiï Tihipko.

En août, alors que le Parlement refuse d'une courte majorité de déclarer les républiques autoproclamés de Donetsk et Lougansk comme des « organisations terroristes », le président Porochenko condamne ce vote et dénonce notamment un large nombre de députés comme constituant une « cinquième colonne », à la solde de l'étranger, en référence à la Russie. Le 25 août, il annonce la dissolution de la Rada et la convocation de nouvelles élections dans le but de « purifier » la chambre des soutiens de l'ancien président, en leur reprochant également le vote de loi anti-manifestations durant le mouvement euromaïdan[8],[9].

Mode de scrutin et difficultés

Selon la loi, 450 députés sièges à la Rada : 225 élus sur des listes proportionnelles avec un seuil de 5 % pour être représenté et 225 dans des circonscriptions avec chacune un député élu à la majorité relative. Cependant les élections ne se dérouleront pas en Crimée et à Sébastopol dans lesquelles se trouvent douze circonscriptions. Les citoyens ukrainiens ayant conservé leur nationalité ukrainienne en Crimée (un peu de plus de 3 000) peuvent voter uniquement en se rendant à Kiev.

De même, à la suite de la guerre du Donbass, neuf circonscriptions de l'oblast de Donetsk sur 21 et dans six circonscriptions de l'oblast de Louhansk sur onze, les élections ne se dérouleront pas. Ce sont les circonscriptions no 41, 42, 43 et 44 (à Donetsk même), 51 (Horlivka), 54 (Chakhtarsk), 55 et 56 (Makïvka) et 61 (Starobecheve) dans l'oblast de Donetsk ; no 104 et 105 (à Louhansk même), 108 Khroustalny, 109 Sorokyne, 110 Altchevsk et 111 Dovjansk dans l'oblast de Louhansk. En conséquence, les élections ne se dérouleront pas dans 27 des 225 circonscriptions et seuls 198 députés seront élus dans le reste des circonscriptions, ce qui donnera un total de 423 députés élus (sur les 450).

Campagne

Le Premier ministre sortant, Arseni Iatseniouk.

Autour du président élu Petro Porochenko, se forme un bloc pour le soutenir et lui permettre d'avoir une majorité parlementaire. L'alliance UDAR du maire de Kiev Vitali Klitschko s'intègre au sein de cette coalition, ainsi que le parti politique de Porochenko « Solidarité ». Le parti défend la politique de rapprochement avec l'Union européenne du président, qui souhaite même la rejoindre en 2020, ainsi que les accords de cessez-le-feu du 5 septembre 2014 et donc les négociations de paix. La Voix de la Russie analyse la popularité de cette formation par la « fatigue » des ukrainiens pour la guerre[10]. Le manifeste du bloc promet aussi décentralisation et respect des minorités ethniques et linguistiques[11]. De son côté, le Premier ministre sortant, Arseni Iatseniouk, refonde le Front populaire qui s'était auparavant intégré à l'Union panukrainienne « Patrie » de Ioulia Tymochenko, isolant encore davantage cette dernière. Il intègre dans son équipe des chefs militaires engagés dans les opérations militaires et critique le cessez-le-feu et les accords de Minsk, qu'il voit comme un renoncement et la reconnaissance de la perte des villes de l'est, comme Donetsk et Louhansk. Le manifeste du parti prévoit aussi décentralisation et réduction du nombre de fonctionnaires[12].

Du côté des anciens alliés du président déchu Viktor Ianoukovytch, on trouve principalement trois formations. D'abord, Serhiï Tihipko, qui avait soutenu le gouvernement de transition après le renversement du président, refonde sa formation « Ukraine forte » en quittant le Parti des régions, critiquant le manque de patriotisme de ce dernier. Il défend l'intégrité territoriale de l'Ukraine mais préconise une décentralisation poussée, l’État central devant garder seulement entre ses mains la politique étrangère et la défense nationale. Il entend également réduire fortement les pouvoirs du président[13]. Enfin, outre le Parti communiste, on trouve la nouvelle formation « bloc d'opposition », qui agrègent divers anciens soutiens du président déchu, dont des membres du Parti des régions, cette dernière formation ne se présentant pas à ces élections. Le bloc dénonce l'usage de la force dans les bastions séparatistes et les nouvelles dépenses militaires, et préconise une autonomie budgétaire des régions et une nouvelle constitution[14].

Plusieurs partis nationalistes ayant émergé lors des dernières années font également campagne, dont les deux représentés dans le Parlement sortant : Svoboda et le Parti radical d'Oleh Liachko. Les deux ont activement participé aux évènements de Maïdan, et le dernier a soutenu les brigades de volontaires combattant dans le Donbass[15]. Ces partis sont très critiques envers le processus de paix entamé par le président, et entendent renforcer l'armée ukrainienne en priorité et « nettoyer » le pays des soutiens de l'ancien président et des séparatistes. Le Parti radical veut doter le pays de l'arme nucléaire et annuler unilatéralement la dette de son pays envers la Russie, mais souhaite décentraliser le pouvoir[16]. À l'inverse, Svoboda entend abroger la loi sur les langues, adoptée sous le précédent gouvernement, qui accorde le droit de reconnaitre le russe comme langue régionale aux parlements locaux qui le souhaitent. Il exige également rompre toute relation diplomatique avec la Russie[17].

Partis en lice

Parti Chef de file Idéologie Cessez-le-feu[18] pro-UE[18] Résultats en 2012
(% de voix)
Union panukrainienne « Patrie » ВО «Батьківщина».png Ioulia Tymochenko Conservateur, libéral et pro-européen  Non  Oui 25,5 %
Bloc Petro Porochenko Petro Poroshenko Bloc "Solidarity" logo.png Vitali Klitschko Libéral-chrétien et pro-européen  Oui  Oui -
(UDAR : 13,97 %)
Parti communiste d'Ukraine Communist Party of Ukraine logo.png Petro Symonenko Communisme, Marxisme-léninisme,
pro-Russie, eurosceptique
 Oui  Non 13,18 %
Svoboda Svoboda logo-2.svg Oleh Tyahnybok Nationalisme ukrainien  Non  Réticence 10,45 %
Parti radical Oleh Liachko Nationalisme ukrainien, pro-européen  Non  Oui 1,08 %
Position citoyenne Civil Position (Ukraine).png Anatoliï Hrytsenko Conservateur et pro-européen  Non  Oui -
Ukraine forte Strong Ukraine.png Serhiï Tihipko Décentralisation[19]  Oui  Réticence -
(Parti des régions : 30,00 %)
Front populaire Popular Front Ukraine.png Arseni Iatseniouk libéral-démocrate et pro-européen  Non  Oui -
Samopomitch Self Reliance (political party logo).png Andri Sadovy Moralité chrétienne  Oui -
Bloc d'opposition Опозиційний блок.png Iouri Boïko Anti-euromaïdan, neutralité de l'Ukraine,
eurosceptique, régionalisme
 Oui  Non -

Sondages

Les sondages publiés depuis l'élection présidentielle montrent que le Bloc Petro Porochenko, nouvellement formé, serait en tête des intentions de votes. Il fusionne notamment avec la troisième force de la Rada, l'UDAR de Vitali Klitschko. Des mouvements comme le Parti radical d'Oleh Liachko, Position citoyenne ou Samopomitch, pourraient également émerger à l'occasion de ces élections.

À l'inverse, les deux principales forces qui avaient soutenues le président Viktor Ianoukovytch, le Parti des régions (ou bloc d'opposition) et le Parti communiste d'Ukraine pourraient ne pas dépasser le seuil de représentation de 5 %. Un sondage indique d'ailleurs que près de 50 % de ceux qui avaient voté pour ces deux partis en 2012, majoritairement présents dans le sud et l'est russophone, comptent ne pas participer à cette élection[20].

Résultats

Carte des résultats : en haut, parti arrivé en tête dans les circonscriptions en ce qui concerne le scrutin proportionnel ; en bas, candidat arrivé en tête dans les circonscriptions au vote majoritaire.
Taux de participation selon les oblasts.

En raison de la l'absence de participation au scrutin de la Crimée et d'une partie du Donbass, 27 des 450 sièges de députés resteront vacants.

Les élections sont remportées par le Front populaire du Premier ministre Arseni Iatseniouk et le Bloc Petro Porochenko du président, qui sont au coude à coude[21]. Si le premier remporte de peu le scrutin proportionnel de liste qui concerne 225 députés, le parti du président réalise une bien meilleure performance dans les 198 circonscriptions au scrutin majoritaire simple, permettant ainsi d'être la première force de la Rada, avec 132 députés contre 82 pour la formation du Premier ministre.

Résultats
Nombre % des
inscrits
% des
votants
Inscrits
Votants 52,42 %
  suffrages exprimés
  bulletins blancs ou nuls
Abstentions
Parti politique
Chef
Voix % des
exprimés
Sièges sortants Sièges élus % sièges
Front populaire
Arseni Iatseniouk
3 454 358 22,17 % - 82 18,2 %
Bloc Petro Porochenko
Vitali Klitschko
3 398 588 21,81 % - 132 29,3 %
Samopomitch
Hanna Hopko
1 713 489 11,00 % - 33 7,3 %
Bloc d'opposition
Iouri Boïko
1 460 960 9,37 % - 29 6,4 %
Parti radical
Oleh Liachko
1 159 945 7,44 % 1 22 4,9 %
Union panukrainienne « Patrie »
Nadia Savtchenko
885 714 5,68 % 86 19 4,2 %
Svoboda
Oleh Tyahnybok
735 401 4,72 % 35 6 1,3 %
Parti communiste
Petro Symonenko
602 341 3,86 % 32 0 0 %
Position citoyenne
Anatoliï Hrytsenko
484 757 3,11 % - 0 0 %
Ukraine forte
Serhiï Tihipko
483 441 3,10 % - 1 0,2 %
Zastup
Vira Ouliantchenko
417 396 2,65 % - 1 0,2 %
Secteur droit
Dmytro Iaroch
284 574 1,81 % - 1 0,2 %
Indépendants - - - 96 21,3 %
Sièges vacants - - - 27 6 %
Total 100 % 450 450 (423) 100 %
Sources :

Conséquences

Les consultations pour la formation d'une coalition ressemblant les principaux partis commencent dès les premiers résultats proclamés. Le Premier ministre sortant Arseni Iatseniouk revendique la légitimité de former la nouvelle coalition, en précisant toutefois que le parti du président Porochenko serait nécessairement son principal partenaire. Il s’appuie ainsi sur la victoire de son parti dans le scrutin proportionnel, mais le leader du bloc présidentiel Iouri Loutsenko rappelle lui que c'est au parti disposant de la plus importante force à la Rada à qui il revient de former la coalition.

Le 31 octobre, le président Petro Porochenko annonce son soutien à Iatseniouk pour diriger le gouvernement[22].

Notes et références

  1. http://www.lesoir.be/653831/article/actualite/fil-info/fil-info-monde/2014-09-14/ukraine-vitali-klitschko-tete-liste-du-parti-du-president-porochenko
  2. « En Ukraine, élections anticipées et dissolution du Parlement », LeMonde.fr, 25 août 2014.
  3. (en) Organization for Security and Co-operation in Europe, « Ukraine, Parliamentary Elections, 28 October 2012: Final Report », sur osce.org,
  4. (en) Rada creates Group for Economic Development Compagnie nationale de radiodiffusion ukrainienne, le 25 février 2014
  5. Ukraine: un cessez-le-feu conclu entre Kiev et les séparatistes sur Le Figaro, le 5 septembre 2014
  6. Ukraine : le bilan des victimes s'alourdit, des combats sporadiques rapportés sur Le Monde, le 24 septembre 2014
  7. (uk) Хід голосування по регіонах України sur le site de la Commission électorale d'Ukraine
  8. (en) Poroshenko frustrated by Rada refusing to recognize self-proclaimed republics as terrorist organizations sur Interfax Ukraine, le 4 août 2014
  9. (en) Ukraine's Petro Poroshenko Dissolves Parliament, Sets Election Date sur The Moscow Times, le 26 aout 2014
  10. Élections en Ukraine : la grande révolution d'octobre ? sur La Voix de la Russie, le 17 septembre 2014
  11. (uk) ПРОГРАМА ПАРТІЇ sur solydarnist.org
  12. (uk) ПРОГРАМА «НАРОДНОГО ФРОНТУ» – «ВІДНОВЛЕННЯ УКРАЇНИ» sur nfront.org.ua
  13. (ru) Программа sur silnaukraina.com
  14. (en) Opposition Bloc Resolution sur opposition.org.ua
  15. (en) Thug Politics, Kiev sur Foreign Policy, le 9 octobre 2014
  16. (uk) Програма Радикальної партії Олега Ляшка sur liashko.ua
  17. (uk) Українська перемога: програма докорінних перетворень sur svoboda.org.ua
  18. a et b (en) Ukraine’s political parties at the start of the election campaign sur osw.waw.pl
  19. (ru) Приоритет # 1 sur silnaukraina.com
  20. (uk) With a low start. How to change the parliament for early elections sur Focus, le 4 août 2014
  21. « Elections en Ukraine : la victoire des pro-occidentaux », sur SudOuest.fr, (consulté le 17 février 2016)
  22. (en) Poroshenko nominates Yatseniuk for premier's post – Twitter sur interfax.com.ua, le 31 octobre 2014

Voir aussi