Élections législatives néo-zélandaises de 2017

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Élections législatives néo-zélandaises de 2017
23 septembre 2017
Bill English September 2016.jpg Bill English – Parti national
Sièges sortants 59
Andrew-little 5.jpg Andrew Little – Parti travailliste
Sièges sortants 32
Metiria Turei and James Shaw.png James Shaw et Metiria Turei – Parti vert
Sièges sortants 14
Winston Peters, 2011.jpg Winston Peters – Nouvelle-Zélande d'abord
Sièges sortants 12
Premier ministre
Sortant
Bill English

Des élections législatives auront lieu en Nouvelle-Zélande le 23 septembre 2017[1]. Il s'agit d'élire l'ensemble des cent-vingt députés (ou plus) de la cinquante-deuxième législature de la Chambre des représentants, assemblée législative monocamérale.

Système politique et électoral

La Nouvelle-Zélande est une démocratie multipartite et une monarchie parlementaire. C'est un royaume du Commonwealth : un État indépendant reconnaissant symboliquement la reine Élisabeth II comme chef de l'État. Le Parlement est élu au suffrage universel. À la suite de l'élection, les nouveaux députés renouvellent leur confiance dans le premier ministre sortant, ou bien choisissent un nouveau premier ministre, en accord avec le système de Westminster.

Les élections ont lieu tous les trois ans. Chaque électeur dispose de deux voix : une pour élire un député pour sa circonscription, et une pour un parti politique. Soixante-dix députés sont ainsi élus dans des circonscriptions à siège unique au scrutin uninominal à un tour ; les cinquante autres sont élus à la proportionnelle, à partir de listes de candidats soumises par les partis, afin de rééquilibrer les résultats des circonscriptions avec le rapport de forces sur le plan national. Si un parti remporte un nombre de circonscriptions inférieur à la proportion de voix qu'il a obtenue au niveau national, des candidats de la liste de ce parti sont élus députés, pour que la proportion de députés de ce parti corresponde à la proportion de voix[2].

En raison de ce système, il est possible qu'un parti remporte un nombre de circonscriptions supérieur à la proportion de voix qu'il obtient par les scrutins de liste. Dans un tel cas, le nombre de sièges obtenus par ce parti dépasse le nombre de sièges qui lui serait normalement alloué à la proportionnelle. Ce cas de figure engendre la création de « sièges excédentaires » (overhang seats), portant le nombre de sièges au Parlement au-delà de cent-vingt. Ainsi, parce que le parti Avenir uni en 2014 a remporté une circonscription mais n'a obtenu que 0,2 % des voix, le Parlement issu des élections de 2014 compte 121 députés[3].

Le pays est divisé en soixante-trois circonscriptions uninominale dites « circonscriptions générales » (general electorates), auxquelles sont superposées sept circonscriptions uninominales dites « circonscriptions maori » (Maori electorates)[4]. Chaque citoyen choisit s'il souhaite être inscrit sur les listes électorales générales ou maori. Les sièges maori existent depuis 1867, afin de garantir que les Maori soient représentés au Parlement. Les citoyens maori peuvent néanmoins choisir de s'inscrire sur les listes générales[5].

Contexte, partis et candidats

Majorité sortante

Lors des élections de 2014, le Parti national remporte une majorité relative des sièges, et gouverne avec l'appui de trois autres partis. Ceux-ci s'engagent à voter systématiquement la confiance au gouvernement, et à approuver le budget, mais conservent leur autonomie pour tous les autres votes au Parlement. Peter Dunne (seul député du parti Avenir uni) est ministre de l'Intérieur[6].

Le Parti national (59 députés), est dirigé par le premier ministre John Key jusqu'en décembre 2016, lorsqu'il démissionne pour se consacrer davantage à sa famille. Son vice-premier ministre Bill English lui succède alors. C'est un parti libéral-conservateur, au pouvoir depuis 2008. Il prône un rôle restreint pour l'État, une politique libérale en matière d'économie, la notion de responsabilité individuelle, et un développement durable respectueux de l'environnement[6].

Le Parti maori (2 députés) vise à représenter les intérêts particuliers de la population autochtone. Le député Te Ururoa Flavell est ministre du Développement maori. Le parti ACT (« Association des consommateurs et des contribuables », 1 député) est un parti de la droite néo-libérale, qui prône un « marché libre et ouvert », la responsabilité de chaque individu, et un rôle minime pour l'État sauf en matière de sécurité intérieure et de défense nationale. Le parti Avenir uni (1 député) se présente comme centriste, prônant une société axée sur la famille et les communautés locales, ainsi que sur une économie de marché. Tous ces partis s'accordent sur la nécessité de la protection de l'environnement[6].

Opposition sortante

L'opposition parlementaire sortante n'est pas unifiée. Elle comprend trois partis politiques.

Le Parti travailliste (32 députés) est le principal parti d'opposition ; son dirigeant, Andrew Little, est le chef de l'opposition officielle. C'est un parti de centre-gauche, défendant les principes du socialisme démocratique. Il promeut l'égalité des chances, le droit au travail, une plus juste répartition des richesses, la justice sociale, et une gestion durable des ressources du pays, respectueuse des intérêts des générations futures[6].

Le Parti vert (14 députés) est un parti écologiste et de gauche. Outre une économie soutenable et respectueuse de l'environnement, il prône « la participation de tous à la société, la justice et une bonne qualité de vie », qui doivent primer sur « l'enrichissement matériel individuel ». Troisième plus grand parti au Parlement, il est, de par ses statuts, co-dirigé par une femme (Metiria Turei) et un homme (James Shaw)[6].

Le parti Nouvelle-Zélande d'abord (12 députés), dirigé par Winston Peters, est un parti de droite, populiste, qui prône principalement une réduction de l'immigration, et se présente comme le défenseur des intérêts des retraités et des personnes âgées[7].

Résultats

Parti Dirigeant Circonscription du dirigeant Sièges
(circonscriptions)
Sièges
(liste)
Sièges
(total)
Changement par
rapport à 2014
Parti national Bill English
Premier ministre
aucune (liste)
Parti travailliste Andrew Little
Chef de l'opposition
aucune (liste)
Parti vert Metiria Turei
et James Shaw
aucune (liste)
New Zealand First Winston Peters aucune (liste)
Parti māori Te Ururoa Flavell
et Marama Fox
Waiariki
et aucune (liste)
ACT David Seymour Epsom
United Future Peter Dunne Ohariu
Autres, et
candidats sans étiquette
n/a n/a

Notes et références

  1. (en) "NZ to vote on 23 Sept", Radio New Zealand, 1er février 2017
  2. (en) "The MMP voting system", Elections New Zealand
  3. (en) "How are MPs elected?", Commission électorale néo-zélandaise
  4. (en) "Electorate profiles", Parlement de Nouvelle-Zélande
  5. (en) "Maori représentation", Commission électorale néo-zélandaise
  6. a, b, c, d et e (en) "MPs, parties and electorates: Parliamentary parties", Parlement de Nouvelle-Zélande
  7. (en) Kieran McNulty, "THE ROLE OF POLITICAL POSITIONING IN PARTY PERFORMANCE IN THE 2008 NEW ZEALAND GENERAL ELECTION", Université de l'Otago