Élections législatives grecques de septembre 2015

Élections législatives grecques de septembre 2015
300 sièges du Parlement grec
(Majorité absolue : 151 sièges)
Type d’élection élection législative
Corps électoral et résultats
Inscrits 9 840 525
Votants 5 566 295
56,57 %  −7,3
Alexis Tsipras 2015 (cropped).jpg SYRIZA – Aléxis Tsípras
Voix 1 925 904
35,46 %
 −0,9
Sièges obtenus 145  −4
Evangelos Meimarakis 2015 (cropped).jpg Nouvelle Démocratie – Evángelos Meïmarákis
Voix 1 526 205
28,10 %
 +0,3
Sièges obtenus 75  −1
Meandros flag.svg Aube dorée – Nikólaos Michaloliákos
Voix 379 581
6,99 %
 +0,7
Sièges obtenus 18  +1
Fofi Gennimata 2009 (cropped).jpg Coalition démocratique – Fófi Yennimatá
Voix 341 390
6,28 %
 +1,1
Sièges obtenus 17  +4
Dimitris Koutsoumpas 2014 (cropped).jpg Parti communiste de Grèce – Dimítris Koutsoúmbas
Voix 301 632
5,55 %
 +0,1
Sièges obtenus 15  0
Stavros Theodorakis 2014 (cropped).jpg La Rivière – Stávros Theodorákis
Voix 222 166
4,09 %
 −2
Sièges obtenus 11  −6
Panos Kammenos 2013 (cropped).jpg Grecs indépendants – Pános Kamménos
Voix 200 423
3,69 %
 −1,1
Sièges obtenus 10  −3
Vassilis Leventis.jpg Union des centristes – Vassilis Leventis
Voix 186 457
3,43 %
 +1,6
Sièges obtenus 9  +9
Carte électorale
Carte
Représentation de l'assemblée
Diagramme
Gouvernement
Sortante Élu
Vassilikí Thánou-Christophílou
Indépendante
Aléxis Tsípras
SYRIZA

Les élections législatives grecques de septembre 2015 sont les élections anticipées des 300 députés au Parlement grec organisées le 20 septembre 2015 pour un mandat de quatre ans. Elles font suite à la démission du Premier ministre Aléxis Tsípras, le . Elles sont remportées par la SYRIZA, ce qui permet à Aléxis Tsípras de former un nouveau gouvernement avec les Grecs indépendants.

Mode de scrutin

Les 300 députés du Parlement hellénique sont élus via un mode de scrutin mixte pour une durée de quatre ans[1] : une prime majoritaire de 50 sièges est attribuée au parti ayant obtenu le plus de voix, et les 250 sièges restants sont répartis à la représentation proportionnelle entre les partis ayant obtenu au moins 3 % des suffrages exprimés.

La Grèce est divisée en 56 circonscriptions législatives qui élisent un nombre variable de députés, fixé de 1 à 44 en fonction du recensement démographique. 12 députés sont en outre élus sur une liste nationale.

À la différence du mode de scrutin habituel, qui recourt au vote préférentiel, les députés sont élus sur des listes bloquées constituées par les partis politiques dans chaque circonscription. Cette règle s'applique lorsque les dernières élections législatives ont eu lieu moins de dix-huit mois auparavant[2].

L'âge minimal pour se présenter à la députation est 25 ans.

Contexte

Politique

Composition du Parlement grec peu avant sa dissolution.

Après un premier semestre marqué par des négociations tumultueuses avec les créanciers de la Grèce, Aléxis Tsípras annonce le 27 juin un référendum pour le 5 juillet où les citoyens grecs doivent décider s'ils acceptent ou non les propositions faites par ceux-ci[3]. Il appelle personnellement à voter « Non »[4], appel suivi par plus de 60 % des votants (malgré un taux d'abstention de 41 %)[5].

Le 13 juillet au matin, la Grèce et ses créanciers signent un accord comportant de nombreuses mesures d'austérité et de privatisations en Grèce. Bien que s'affirmant en désaccord avec l'esprit des mesures proposées, le Premier ministre « assume la responsabilité d'un texte auquel il ne croit pas, mais il le signe pour éviter tout désastre au pays »[6]. Cependant Yánis Varoufákis, son ministre des Finances, démissionne du gouvernement[7] après avoir été mis en minorité[8].

Ainsi le parti gouvernemental SYRIZA se scinde, 25 députés sur 149 se déclarants dissidents. Le 14 août 2015 lors du vote pour l’acception du nouveau plan d'aide au Parlement, les contestataires, 43 des 149 députés de SYRIZA, avec à leur tête Panayiótis Lafazánis, Zoé Konstantopoulou[9], votent contre ou s'abstiennent[10]. C'est ainsi que Tsípras perd sa majorité au Parlement[11].

Ainsi un nouveau parti politique, Unité populaire dirigé par Panayiótis Lafazánis, ancien ministre de l’Énergie du gouvernement Tsípras[9] est créé le 21 août 2015 devenant désormais le 3e parti grec, prenant la place à Aube dorée, lui permettant ainsi d'être consulté pour la former un gouvernement.

Le Premier ministre démissionne et appelle à la tenue d'élections législatives anticipées le 20 septembre[12],[13],[14].

Évolution des résultats définitifs des élections législatives des partis politiques ayant réalisé plus de 3 % depuis 2007[15]


10
20
30
40
50
60
70
80
90
100
2007
2009
mai 2012
juin 2012
janvier 2015
  •   Autres
  •   KKE
  •   OP
  •   SYRIZA
  •   DIMAR
  •   PASOK
  •   POTAMI
  •   ND
  •   ANEL
  •   LAOS
  •   XA

Constitutionnel

Selon la Constitution, la démission du Premier ministre entraîne automatiquement la procédure des « mandats exploratoires » : les trois premiers partis du Parlement sur la base de leur nombre de députés sont appelés l'un après l'autre à tenter de former un gouvernement de coalition dans un délai de trois jours. S'ils échouent, le président doit organiser des élections législatives anticipées[9].

Ainsi le chef d’État a demandé, le 20 août, à Evángelos Meïmarákis, président du parti d'opposition de droite Nouvelle Démocratie de former un gouvernement[16]. Cependant, il échoue à former le gouvernement après trois jours de consultation[17].

C'est pour cela que le , Panayiótis Lafazánis, chef du parti Unité populaire, est à son tour chargé de former un gouvernement[18],[19],[20].

Forces en présence

Si Nouvelle Démocratie, classé à droite, fait figure de rival principal pour SYRIZA[21], son score de 27,81 % obtenu en janvier dernier pourrait encore baisser, son seul programme étant d'appliquer la feuille de route négociée avec les créanciers avec le risque de rendre le pouvoir politique aux grandes familles (Papandréou et Karamanlis) qui dirigent le pays depuis des décennies. Son chef de file est Evángelos Meïmarákis.

Syriza, son chef de file est Aléxis Tsípras.

Le nouveau parti né de la scission de SYRIZA le 21 août 2015, Unité populaire, est le grand inconnu de ses élections. Son programme s'oppose au 3e plan d'aide de la Grèce négocié par le Premier ministre Aléxis Tsípras, très critiqué par Yánis Varoufákis, l’ancien ministre des finances, et Zoé Konstantopoulou, présidente du Parlement. Toutefois si ceux-ci ne font pas partie des 25 députés frondeurs, ce nouveau parti a le soutien de 12 organisations de la gauche radicale grecque[22]. Son chef de file est Panayiótis Lafazánis.

Le PASOK, qui passant de 160 députés en 2009, à 41 en mai 2012, 33 en juin 2012 et 13 en janvier 2015 pourrait continuer de s'effondrer et ne devenir qu'un simple figurant. Son chef de file est Fófi Yennimatá.

Concernant le parti d'extrême droite, Aube dorée, très présent lors des élections de 2012, sa stratégie sur le terrain a depuis disparu, une bonne partie de ses dirigeants ayant été incarcérés après le meurtre d'un militant antifasciste. Son chef de file est Nikólaos Michaloliákos, qui est actuellement incarcéré.

Si To Potami soutient l'accord sur le plan d'aide à la Grèce, celui-ci a exclu de participer à un gouvernement dirigé par SYRIZA. Son chef de file est Stávros Theodorákis[23].

Candidats aux élections législatives grecques de septembre 2015
Parti Chef de file Résultats en janvier 2015 Sièges au Parlement en janvier 2015
Coalition de la gauche radicale (SYRIZA) Aléxis Tsípras 36,34 % 149
Nouvelle Démocratie (ND) Evángelos Meïmarákis 27,81 % 76
Unité populaire (LAE) Panayiótis Lafazánis N/A N/A
Aube dorée (XA) Nikólaos Michaloliákos 6,28 % 17
La Rivière (To Potámi) Stávros Theodorákis 6,05 % 17
Parti communiste de Grèce (KKE) Dimítris Koutsoúmbas 5,47 % 15
Grecs indépendants (Anel) Pános Kamménos 4,75 % 13
Mouvement socialiste panhellénique (PASOK) Fófi Yennimatá 4,68 % 13

Campagne électorale

Déroulement

Sondages d'opinion

Pour être représenté au Parlement, un parti doit recueillir au moins 3 % des suffrages exprimés.

Intentions de vote pour les prochaines élections législatives en Grèce
Date Institut SYRIZA ND XA Potámi KKE ANEL PASOK Kinima EK Teleia  ANTARSYA LAE Autres Abstention / Indécis / Sans réponse
17-18 septembre Kapa Research 31,2 28,3 6,4 5,1 5,7 3,0 6,0 3,2 1,1 3,1 1,5 5,4
17-18 septembre PAMAK 31,0 28,5 6,5 4,5 5,0 2,0 5,0 3,0 3,0 3,0 8,5
17-18 septembre Palmos Analysis 23,8 25,6 5,9 2,9 5,5 1,9 4,5 2,2 2,5 1,5 23,7
16-18 septembre GPO 28,5 26,0 6,1 4,8 5,7 3,0 6,0 2,8 3,9 1,2 12,0
16-18 septembre Rass 28,2 27,5 6,7 4,1 5,4 2,5 6,0 3,0 3,0 2,5 11,1
15-18 septembre Marc 26,2 25,1 5,7 4,9 4,8 2,4 4,8 2,7 3,3 2,5 17,4
17 septembre ProRata 27,5 24,5 7,0 5,0 5,5 2,5 5,0 3,5 1,0 2,5 2,0 14,0
16-17 septembre MRB 27,4 26,9 5,9 4,9 4,9 2,6 5,0 3,2 1,1 3,1 1,0 14,0
16-17 septembre Metron Analysis 24,5 24,0 5,4 4,5 4,7 2,3 4,6 2,4 2,6 2,1 22,9
15-17 septembre ProRata 27,5 24,5 7,0 5,0 5,5 2,5 5,0 3,5 1,0 2,5 2,0 14,0
15-17 septembre Metrisi 27,1 28,5 5,6 4,7 5,4 2,7 5,1 3,1 3,2 2,9 11,7
15-17 septembre Interview 28,0 30,0 5,0 4,5 6,0 2,5 6,0 4,0 2,5 3,0 8,5
16 septembre GPO 27,0 27,0 5,8 4,1 5,0 2,9 5,8 2,9 3,1 2,0 14,4
15-16 septembre E-Voice 29,0 25,4 7,2 5,1 5,0 3,1 5,0 2,6 4,2 2,4 11,0
15-16 septembre Kapa Research 29,0 28,4 6,7 5,0 5,5 3,0 5,9 3,2 3,5 2,4 7,4
15 septembre ProRata 28,0 24,0 7,5 5,0 5,0 2,5 5,0 3,0 3,0 2,0 15,0
14-15 septembre PAMAK 29,5 30,0 6,5 5,0 5,5 2,5 5,0 4,0 3,0 3,0 6,0
11-14 septembre Data RC 26,3 27,1 5,5 4,7 5,2 2,6 5,7 2,6 2,7 0,5 17,0
10-14 septembre Metron Analysis 24,6 24,6 5,6 4,6 4,8 2,3 4,2 3,0 3,0 1,4 21,9
10-12 septembre Alco 25,4 24,7 6,4 4,0 6,2 2,6 5,1 3,9 3,4 1,3 17,0
10-11 septembre PulseRC 26,5 26,5 6,5 5,0 5,0 2,5 6,0 3,5 1,5 4,0 1,0 12,0
10-11 septembre Palmos Analysis 24,9 23,7 5,7 3,4 3,8 2,2 4,3 3,7 2,4 1,0 24,9
10-11 septembre GPO 26,0 25,8 6,5 4,4 5,7 3,0 6,0 3,3 3,6 1,3 14,4
9-11 septembre Bridging Europe 27,4 20,5 6,5 4,0 5,5 2,2 3,2 2,3 6,5 4,5 16,5
9-11 septembre PAMAK 28,5 27,5 7,0 5,0 6,0 2,0 5,5 4,5 3,0 3,0 8,0
9-10 septembre Kapa Research 26,7 26,2 7,0 5,0 5,9 3,1 6,1 3,6 4,2 2,0 10,2
8-10 septembre Alco 25,4 24,7 6,4 4,0 6,2 2,6 5,1 3,9 3,4 1,3 17,0
8-10 septembre Metron Analysis 25,0 24,7 4,9 4,4 4,7 2,4 4,1 4,6 2,6 1,5 21,1
7-9 septembre ProRata 28,5 23,5 6,5 4,0 4,5 2,5 4,5 3,5 2,5 2,5 17,5
5-9 septembre ProRata 28,0 23,5 6,5 4,0 4,5 2,5 4,5 3,5 2,5 3,0 17,5
4 septembre VoiceNews 21,0 20,0 9,0 5,0 6,5 3,3 4,1 3,9 7,6 19,6
3-4 septembre GPO 25,1 25,5 6,2 4,5 4,8 3,0 5,7 3,8 4,0 1,0 16,4
2-4 septembre PulseRC 25,5 25,0 6,0 5,0 5,0 2,5 5,5 4,0 1,0 4,0 1,5 15,0
2-4 septembre MRB 25,1 25,1 6,0 4,6 5,0 2,3 5,2 3,9 3,6 4,0 15,2
1er-10 septembre E.Panas 27,6 29,8 6,7 4,9 3,9 1,6 5,0 3,0 0,9 4,3 2,9 9,4
1er-4 septembre Marc[24] 24,4 24,0 5,9 5,1 4,9 2,8 4,3 3,6 3,6 1,7 19,8
2-3 septembre Kapa Research 26,5 25,9 6,5 5,1 5,3 3,0 5,8 3,5 4,7 11,6
1er-3 septembre PAMAK 27,0 27,0 6,5 5,5 6,0 1,5 4,5 4,5 4,0 3,0 10,5
1er-3 septembre Bridging Europe 26,9 19,8 6,1 5,9 5,6 2,0 3,1 2,4 6,2 4,6 17,4
1er-2 septembre Pulse RC 25,5 25,0 6,0 5,0 5,0 2,5 5,5 3,5 4,0 2,0 16,0
1er septembre VoiceNews 22,0 19,0 9,0 5,0 6,0 3,4 3,1 4,3 9,0 2,1 17,1
31 août-2 septembre AUTH 23,6 24,6 8,4 4,6 4,8 1,8 3,7 4,2 1,2 7,5 2,8 12,9
31 août-2 septembre Metron Analysis 23,4 24,0 5,1 4,8 5,2 2,0 4,0 4,0 3,4 3,1 21,0
31 août-2 septembre GPO 25,0 25,3 5,5 4,6 5,1 3,0 5,3 3,2 4,0 6,2 12,8
31 août-2 septembre Alco 23,0 22,6 6,1 4,4 5,5 2,0 4,2 3,6 3,9 3,5 21,2
31 août-1er septembre Pulse RC 26,0 25,0 6,0 5,0 5,0 2,5 5,0 1,0 3,0 4,0 1,5 16,0
30 août Rass 24,6 22,3 5,8 6,0 5,7 2,3 3,2 4,3 5,3 3,8 16,7
28 août Metron Analysis 22,2 21,2 6,4 5,1 4,5 1,7 4,1 3,8 1,0 3,1 3,3 23,6
28 août VoiceNews 21,3 17,0 8,1 5,0 7,0 3,5 3,2 4,2 9,2 2,0 19,5
28 août Metron Analysis 22,2 21,2 6,4 5,1 4,5 1,7 4,1 3,8 1,0 3,1 3,3 23,6
26–27 août E-Voice 26,2 22,0 5,8 4,4 3,9 3,4 3,3 2,9 3,9 6,0 18,2
25–28 août Alco 22,6 21,1 6,3 5,1 4,7 2,4 4,1 1,3 3,0 1,0 4,0 1,5 22,9
25–28 août Marc 25,3 23,2 5,5 5,8 4,2 3,0 4,4 3,8 3,8 18,8
25–27 août Pamak 25,0 22,0 5,5 6,0 6,0 2,0 4,5 4,5 5,0 5,0 14,5
25-27 août MRB 24,6 22,8 6,2 5,6 4,7 2,3 3,9 4,7 4,2 4,1 16,9
25-26 août Kapa Research 27,3 24,2 6,8 5,5 5,0 3,0 4,0 3,3 4,8 2,6 13,2
25–26 août ProRata 23,0 19,5 6,5 4,0 5,0 2,0 4,5 3,0 3,5 3,5 25,5
24-26 août Bridging Europe 26,8 18,3 5,9 6,2 5,8 2,4 2,9 2,6 6,1 3,2 19,8
24 août Interview 24,0 22,0 6,0 5,5 4,5 3,5 4,5 4,0 4,5 5,0 16,5
22–24 juillet Bridging Europe 33,2 18,6 5,9 6,4 5,2 4,1 3,0 4,2 19,4
20–21 juillet Metron Analysis 33,6 17,8 5,3 6,1 4,2 2,8 3,6 1,3 3,3 1,1 2,3 18,6
8–9 juillet Metron Analysis 38,5 19,1 4,3 5,3 3,8 2,7 4,2 1,1 3,5 2,0 15,5
2 juillet ProRata 26,0 15,0 5,0 4,0 4,0 1,5 2,0 1,5 2,0 38,0
24–26 juin Alco 31,1 20.5 5,1 5,1 4,9 3,1 3,7 1,5 1,9 1,1 2,6 19,4
15–16 juin ProRata 33,5 13,5 6,0 6,0 4,0 3,0 3,0 1,0 3,0 5,0 22,0
15 juin GPO 35,1 23,0 5,5 6,0 5,4 3,7 3,2 2,7 1,0 1,1 1,7 11,6
7–10 juin Marc 34,2 19,6 5,0 6,3 5,2 3,7 3,2 1,1 1,8 3,0 16,9
6 juin Metron Analysis 37,2 17,7 4,4 6,1 4,3 3,2 2,9
3–6 juin PAMAK 34,5 16,5 5,5 5,5 5,0 3,0 3,5 7,0 19,5
3–4 juin Alco 31,3 20.4 4,8 5,2 4,5 3,2 3,5 1,6 1,6 3,8 20,1
28–29 mai Metrisi 33,2 24,1 5,1 6,3 5,3 5,3 3,1 5,4 12,2
20–22 mai Metrisi 33,4 23,9 5,1 6,2 5,2 5,3 3,1 5,6 12,2
13–15 mai PAMAK 36,5 15,5 6,0 6,0 4,0 3,0 3,0 7,5 18,5
5–7 mai Rass 38,3 20.4 4,4 6,3 5,1 4,5 3,5 1,6 3,6 12,3
5–7 mai MRB 36,1 20.9 5,1 5,8 5,5 4,1 3,0 1,0 2,2 1,0 2,7 13,6
5–6 mai Palmos Analysis 36,7 16,5 5,4 6,1 3,9 3,1 2,5 1,1 1,9 3,3 19,4
4–6 mai ProRata 36,5 14,0 4,5 5,0 4,5 2,5 2,5 1,0 1,5 4,5 23,5
3–6 mai Marc 36,2 21,0 5,4 6,7 5,0 4,1 3,1 1,3 1,5 1,0 1,8 12,9
28–30 avril Metrisi 34,1 24,2 4,9 5,7 5,1 5,1 3,4 4,7 12,8
29 avril GPO 36,5 22,0 5,5 6,5 5,5 5,0 4,0 1,8 3,2 10.0
25–28 avril Marc 35,6 20.8 5,3 5,8 5,1 4,2 2,8 1,4 1,5 3,8 13,7
20–23 avril Alco 33,3 20,2 4,6 4,7 4,7 3,3 3,1 1,4 1,0 1,5 22,2
21–22 avril Kapa Research 36,9 21,7 5,7 7,3 5,0 4,6 3,9 4,8 10.1
14–16 avril Metrisi 34,6 24,2 5,2 5,5 5,2 4,9 3,1 5,2 12,1
2–4 avril Metron Analysis 38,1 17,4 4,6 6,3 4,2 3,2 3,6 1,5 1,8 2,8 10,0
31 mars–2 avril Metrisi 35,2 23,6 5,4 5,4 5,1 4,8 2,9 4,9 12,7
17–20 mars Metrisi 35,4 23,2 5,8 5,1 5,1 4,2 2,7 5,1 13,4
17–19 mars Palmos Analysis 42,8 16,3 3,6 3,4 3,9 3,2 2,0 1,0 1,6 2,5 19,6
18 mars Marc 40,2 21,0 4,8 4,3 4,9 4,5 2,5 1,8 1,4 1,0 3,3 10.3
16–18 mars Metron Analysis 41,9 18,4 5,3 4,9 3,9 3,8 3,0 2,0 1,9 2,4 12,5
16–17 mars Interview 39,8 17,0 5,7 4,2 5,1 4,8 3,2 5,9 14,3
27 février–2 mars MRB[25] 41,3 19,2 5,1 5,4 5,3 5,4 2,9 1,9 1,0 1,9 10.6
24–25 février Metron Analysis 42,1 18,3 5,3 5,7 4,1 3,8 3,0 1,4 2,5 1,1 1,3 11,4
12–13 février Marc 45,4 18,4 4,7 4,6 4,8 4,7 2,8 2,0 1,8 1,4 1,3 8,1
25 janvier 2015 Élections législatives de janvier 36,3 27,8 6,3 6,1 5,5 4,8 4,7 2,5 1,8 4,2 0,0

Résultats

Participation

5 566 295 électeurs se sont exprimés sur 9 840 525 inscrits, soit un taux de participation de 56,57 %.

Participation aux élections législatives grecques de septembre 2015[26]
Nombre  %
Inscrits +9 840 525, +100,
Votants +5 566 295, +056,57
Suffrages exprimés +5 431 850, +097,58
Votes blancs +0064 384, +001,16
Votes nuls +0070 061, +001,26

Résultats

Huit partis atteignent le seuil de 3 % des suffrages exprimés nécessaires pour être représentés au Parlement. La SYRIZA arrive en tête et remporte la prime majoritaire de 50 sièges. Avec 145 sièges sur 300, elle ne détient cependant pas la majorité absolue. Nouvelle Démocratie se classe deuxième et obtient 75 sièges, ce qui en fait le principal parti d'opposition. Aube dorée, l'alliance PASOK - DIMAR, le Parti communiste de Grèce, La Rivière et les Grecs indépendants restent représentés. L'Union des centristes fait sa première entrée au Parlement, tandis qu'Unité populaire échoue avec moins de 3 % des suffrages.

Résultats des élections législatives grecques de septembre 2015[26]
Rang Liste Voix  % Sièges Variation en sièges
par rapport à janvier 2015
1 SYRIZA +1 925 904, +035,46 +145, -4 en diminution
2 Nouvelle Démocratie (ND) +1 526 205, +028,1 +075, -1 en diminution
3 Aube dorée (XA) +0379 581, +006,99 +018, +1 en augmentation
4 Coalition démocratique (PASOK - DIMAR) +0341 390, +006,28 +017, +4 en augmentation
5 Parti communiste de Grèce (KKE) +0301 632, +005,55 +015, en stagnation
6 La Rivière (Potami) +0222 166, +004,09 +011, -6 en diminution
7 Grecs indépendants (ANEL) +0200 423, +003,69 +010, -3 en diminution
8 Union des centristes (EK) +0186 457, +003,43 +009, +9 en augmentation
9 Unité populaire (LAE) +0155 242, +002,86 +000,
10 ANTARSYA - EEK +0046 096, +000,85 +000,
11 EPAM  +0041 631, +000,77 +000,
12 Kinonía  +0035 334, +000,65 +000,
13 Recréer la Grèce +0028 936, +000,53 +000,
14 Démocrates (Grèce)  - Kinonía Axion  - Parti pirate +0015 257, +000,28 +000,
15 Parti communiste marxiste-léniniste de Grèce  +0008 944, +000,16 +000,
16 Union patriotique +0006 253, +000,12 +000,
17 Libération démocratique du peuple grec +0004 425, +000,08 +000,
18 Organisation des communistes internationalistes de Grèce  +0002 372, +000,04 +000,
19 Organisation pour la reconstruction du Parti communiste de Grèce  +0002 263, +000,04 +000,
Candidats indépendants +0001 139, +000,02 +000,
Total +5 566 295, +100, +300,

Analyse

Une victoire pour la SYRIZA et Aléxis Tsípras

Les élections anticipées sont une victoire nette pour la SYRIZA, au pouvoir depuis janvier 2015. Avec 35,46 % des voix, elle bénéficie d'une avance confortable sur ses concurrents directs de Nouvelle Démocratie. Elle obtient la majorité relative et 145 sièges, ce qui apparaît comme une confirmation des prédécentes élections qui l'avaient portée au gouvernement huit mois auparavant[27]. La SYRIZA bénéficie du rejet des partis traditionnels par les électeurs[28].

Le Premier ministre Aléxis Tsípras sort personnellement vainqueur des élections qu'il a lui-même provoquées en démissionnant le 20 août 2015[29]. Il bénéficie d'une forte popularité auprès des électeurs[30]. Les députés dissidents de la SYRIZA, qui avaient quitté celle-ci pour s'opposer au troisième accord avec les créanciers de la Grèce et fondé leur propre parti, Unité populaire, enregistrent une lourde défaite : ils ne parviennent pas à réunir les 3 % des suffrages nécessaires pour entrer au Parlement. Aléxis Tsípras dispose de 145 députés, soit quatre de moins qu'en janvier 2015, mais en ayant réussi à écarter les forces dissidentes[31].

Avec 145 sièges sur 300, la SYRIZA ne détient pas la majorité absolue au Parlement, malgré la prime majoritaire de 50 sièges qui lui est attribuée. Cependant, comme en janvier 2015, les Grecs indépendants forment une force d'appoint gouvernementale. Ils obtiennent 3,69 % des voix et 10 députés. Aléxis Tsípras et le président des Grecs indépendants Pános Kamménos annoncent dès le soir des élections leur intention de poursuivre leur coalition gouvernementale[32].

Les créanciers de la Grèce, qui avaient manifesté leur hostilité à la victoire de la SYRIZA aux élections de janvier 2015, n'émettent pas les mêmes critiques après sa reconduction au pouvoir. En effet, le Premier ministre Aléxis Tsípras a signé avec eux un accord à l'issue de sept mois de négociations, et s'est engagé à appliquer le mémorandum d'accord s'il était réélu[33].

Un scrutin marqué par une forte abstention

Le scrutin est marqué par une forte abstention, qui atteint 43 %. Elle s'explique principalement par la lassitude des électeurs en raison de la fréquence accrue des scrutins : il s'agit du troisième depuis le début de l'année[34]. Contrairement aux élections de janvier 2015, qui avait vu l'arrivée au pouvoir de la SYRIZA dans un contexte de forte mobilisation, de renouveau du paysage politique et de tensions avec les créanciers de la Grèce, ce scrutin suscite peu l'intérêt des électeurs. La campagne électorale a été marquée par l'absence de véritable enjeu, les deux principaux partis s'étant tous deux prononcés en faveur de l'application du mémorandum d'accord avec les créanciers[35]. Dans les jours précédant le vote, les sondages montraient une proportion importante d'électeurs indécis, de l'ordre de 15 % à 20 %, ce qui profitait à Nouvelle Démocratie : les intentions de vote plaçaient celle-ci au même niveau que la SYRIZA grâce à une plus forte mobilisation des électeurs conservateurs, tandis que les électeurs de la SYRIZA étaient davantage indécis ou abstentionnistes[36]. L'avance importante de la SYRIZA, qui enregistre sept points de plus que Nouvelle Démocratie, montre qu'elle est cependant parvenue à convaincre son électorat de lui accorder de nouveau ses suffrages.

Un échec pour l'opposition de Nouvelle Démocratie

Nouvelle Démocratie, le principal parti d'opposition, enregistre un score décevant avec 28,10 % des suffrages exprimés, soit sept points de moins que la SYRIZA. Elle maintient son statut de principale force d'opposition en remportant 75 sièges, soit un de moins qu'en janvier 2015, mais échoue à reconquérir le pouvoir. Son président intérimaire, Evángelos Meïmarákis, reconnaît sa défaite dès l'annonce des premiers résultats provisoires[37]. Le score de Nouvelle Démocratie est plus faible qu'attendu, car les électeurs jugent le parti responsable, avec le PASOK, de la crise économique subie par le pays[30].

Un paysage politique très fragmenté

Les élections législatives font apparaître un paysage politique très fragmenté, avec un nombre record de huit partis représentés au Parlement[38].

Les néonazis d'Aube dorée tirent parti de la fragmentation de l'électorat en restant la troisième force parlementaire, avec 6,99 % des voix et 18 députés, malgré les poursuites judiciaires engagées contre un grand nombre de leurs membres pour le meurtre de Pávlos Fýssas. Ils maintiennent un score stable depuis les élections de mai 2012. Aube dorée est aussi le mieux représenté au parlement des partis opposés à l'application du mémorandum conclu avec les créanciers de la Grèce[38].

Le Mouvement socialiste panhellénique (PASOK), qui a formé une alliance électorale Gauche démocrate (DIMAR), est en légère progression avec 6,29 % des voix et 17 députés. Il se maintient au Parlement, mais son score reste néanmoins très inférieur à ceux qu'il enregistrait avant la crise[39]. Le départ de la SYRIZA des députés opposés au mémorandum avec les créanciers permet un rapprochement idéologique de celle-ci avec le PASOK[40]. Une coalition gouvernementale avait été envisagée entre les deux partis, mais Aléxis Tsípras a préféré poursuivre son alliance avec les Grecs indépendants, un allié jugé loyal et discipliné. Le PASOK pourrait cependant apporter un soutien informel au programme de la majorité gouvernementale[41].

Le Parti communiste de Grèce enregistre un score de 5,55 % qui lui permet d'obtenir 15 sièges au Parlement, comme en janvier 2015.

La Rivière obtient 4,09 % des voix, en retrait de deux points par rapport à janvier 2015. Onze de ses dix-sept députés sont réélus.

Enfin, l'Union des centristes fait pour la première fois son entrée à la Voulí grâce à un score de 3,43 % qui lui donne neuf sièges.

Notes et références

  1. « Les bureaux de vote sont ouverts : tout ce qu’il faut savoir sur les élections en Grèce », lesechos.fr, 25 janvier 2015.
  2. « Grèce : Tsipras démissionne et annonce des élections anticipées », France Inter, 21 août 2015.
  3. « Grèce : Tsipras annonce un référendum pour le dimanche 5 juillet », liberation.fr, 27 juin 2015.
  4. « Tsipras appelle à voter non au référendum pour « vivre avec dignité en Europe », liberation.fr, 3 juillet 2015.
  5. « Référendum grec : le non l'emporte avec 61,31%, selon des résultats quasi-définitifs », francetvinfo.fr, 6 juillet 2015.
  6. Adéa Guillot, « Alexis Tsipras : « J'assume la responsabilité d'un texte auquel je ne crois pas », sur lemonde.fr, (consulté le 15 juillet 2015).
  7. « Yanis Varoufakis révèle les raisons de sa brusque démission du gouvernement grec », huffingtonpost.fr, 13 juillet 2015.
  8. « Crise en Grèce : Yanis Varoufakis dévoile les vraies raisons de sa démission », rtl.fr, 13 juillet 2015.
  9. a, b et c « La coalition Syriza est en train de voler en éclats », lexpress.fr, 21 août 2015.
  10. « Alexis Tsipras, un politique sévèrement « urné », lexpress.fr, 21 août 2015.
  11. « Grèce : Alexis Tsipras annonce sa démission et appelle à des élections anticipées », 20minutes.fr, 20 août 2015.
  12. « Grèce : Aléxis Tsípras démissionne et propose des élections anticipées », Libération, 20 août 2015.
  13. « Élections anticipées en Grèce, le nouveau pari d'Alexis Tsipras », La Nouvelle République, 20 août 2015.
  14. « Grèce : Tsipras démissionne et convoque des élections anticipées », Le Figaro, 20 août 2015.
  15. (en) European Election Database, « Greece », sur nsd.uib.no (consulté le 20 septembre 2015).
  16. « Grèce: une partie de Syriza fait sécession avant les élections », humanite.fr, 21 août 2015.
  17. « La droite grecque renonce à former un gouvernement », tempsreel.nouvelobs.com, 24 août 2015].
  18. « Grèce : les dissidents de Syriza appelés à tenter de former un gouvernement », lalibre.be, 24 août 2015.
  19. « Grèce : la droite échoue à former un gouvernement », latribune.fr, 24 août 2015.
  20. « Grèce. La droite renonce à former un gouvernement », ouest-france.fr, 24 août 2015.
  21. « Grèce : qui pourrait rivaliser avec Tsipras ? » europe1.fr, 21 août 2015.
  22. « Grèce : vers la constitution politique d'un front du Non », blogs.mediapart.fr, 13 août 2015.
  23. « Grèce-Le parti centriste To Potami soutiendra Tsipras au parlement », reuters.com, 14 juillet 2015.
  24. (el) « 70% δίνουν εντολή για συνεργασίες », sur ethnos.gr,‎ (consulté le 31 décembre 2015).
  25. « http://www.mrb.gr/Mrb/media/STAR_27_02-02_03_2015.pdf »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?).
  26. a et b (el) Υπουργείο Εσωτερικών, « Επικράτεια », sur ekloges.ypes.gr,‎ (consulté le 21 septembre 2015).
  27. « Élections en Grèce : une deuxième chance pour Syriza et Alexis Tsipras », L'Obs, 20 septembre 2015.
  28. « Le talent politique d'Alexis Tsipras », Euronews, 21 septembre 2015.
  29. « Une victoire personnelle pour Aléxis Tsípras », Libération, 21 septembre 2015.
  30. a et b « Alexis Tsipras remporte la rude tâche de gouverner la Grèce », La Croix, 21 septembre 2015.
  31. « Grèce : Tsipras parvient à se débarrasser des frondeurs du Syriza », Le Monde, 21 septembre 2015.
  32. « Grèce : Tsipras annonce la formation d’un gouvernement avec les Grecs indépendants », Le Monde, 21 septembre 2015.
  33. « Les créanciers pressés de se remettre au travail avec Athènes », Le Monde, 21 septembre 2015.
  34. « Grèce : Tsipras remporte son audacieux pari électoral », Le Figaro, 20 septembre 2015.
  35. « En Grèce, l'heure n’est plus aux débats pour ou contre les mesures d’austérité », Le Monde, 18 septembre 2015.
  36. « Grèce : une nouvelle élection qui rime avec indécision, abstention et désillusion… », La Dépêche, 19 septembre 2015].
  37. « Grèce : Le dirigeant de la droite reconnaît sa défaite », 20 minutes, 20 septembre 2015.
  38. a et b « En Grèce, les néonazis d’Aube dorée tirent profit de l'éparpillement des voix », Le Monde, 21 septembre 2015.
  39. « En Grèce, la dégringolade électorale des socialistes du Pasok », Le Monde, 21 septembre 2015.
  40. « Tsípras sauve sa tête et se débarrasse des frondeurs de Syriza », Les Inrocks, 21 septembre 2015.
  41. « En Grèce, la coalition gouvernementale consolidée », Le Monde, 21 septembre 2015.