Élections législatives françaises de 2017

Élections législatives françaises de 2017
577 députés

(1er tour)

(2e tour)
Type d’élection Élections législatives
Corps électoral et résultats
Population 67 595 190[note 1]
Inscrits 47 570 988 (1er tour)
47 292 967 (2d tour)
Votants au 1er tour 23 170 218
48,71 %  −8,5
Votes exprimés au 1er tour 22 654 564
Votes blancs au 1er tour 354 391
Votes nuls au 1er tour 161 263
Votants au 2d tour 20 167 432
42,64 %
Votes exprimés au 2d tour 18 176 777
Votes blancs au 2d tour 1 397 496
Votes nuls au 2d tour 593 159
Édouard Philippe (cropped).jpg Majorité présidentielle – Édouard Philippe
Voix au 1er tour 7 323 496
32,32 %
Voix au 2e tour 8 927 212
49,12 %
Députés élus 350  +350
François Baroin.JPG Droite parlementaire – François Baroin
Voix au 1er tour 4 885 997
21,57 %
 −13,1
Voix au 2e tour 4 898 061
26,95 %
Députés élus 136  −90
Le Pen, Marine-9586.jpg Front national – Marine Le Pen
Voix au 1er tour 2 990 592
13,20 %
 −0,4
Voix au 2e tour 1 590 869
8,75 %
Députés élus 8  +6
Bernard Cazeneuve 21 February 2013.jpg Gauche parlementaire – Bernard Cazeneuve
Voix au 1er tour 2 154 269
9,51 %
 −20,9
Voix au 2e tour 1 361 190
7,49 %
Députés élus 45  −237
Meeting Mélenchon Toulouse - 2017-04-16 - Jean-Luc Mélenchon - 41 (cropped 2).jpg La France insoumise – Jean-Luc Mélenchon
Voix au 1er tour 2 497 622
11,03 %
Voix au 2e tour 883 573
4,86 %
Députés élus 17  +17
Pierre Laurent - Fête de l'Humanité 2013 - 001.jpg Parti communiste français – Pierre Laurent
Voix au 1er tour 615 503
2,72 %
 −1,6
Voix au 2e tour 217 883
1,20 %
Députés élus 10  +3
Transparent flag waving on Infobox grey background.svg
Autres
Députés élus 11  −6
Députés élus par circonscription
Carte
Assemblée nationale élue
Par partis politiques
Diagramme
Partis politiques :
Gouvernement
Sortant Élu
Dernière séance de l'Assemblée :
Cazeneuve
Majorité présidentielle
(PS, PRG, )

Après l'élection présidentielle :
Philippe I
Majorité présidentielle
(REM, MoDem, PRG dissidents LR et PS)
Philippe II
Majorité présidentielle
(REM, MoDem, PRG dissidents LR et PS)
Site web

Les élections législatives françaises de 2017 qui désignent les députés de la XVe législature de la Cinquième République française ont eu lieu les dimanches 11 et [2],[note 2]. Ces élections font suite à l'élection présidentielle qui s'est déroulée les et [4].

Depuis les débuts la Ve République, quand les élections législatives se sont déroulées dans la foulée de son investiture, le président élu a toujours disposé à l'Assemblée nationale d'une majorité absolue ou relative[5],[6]. Emmanuel Macron, élu le 7 mai 2017, obtient la majorité absolue pour son nouveau parti La République en marche ! avec 308 sièges, dans un scrutin marqué au deuxième tour par un fort taux d'abstention, à plus de 57 %. Le MoDem obtenant 42 députés, la majorité présidentielle compte 350 élus. Le parti Les Républicains est la deuxième force de la législature 2017-2022 avec 112 députés alors que le parti socialiste majoritaire sur la période 2012-2017 totalise 30 sièges. La France insoumise compte 17 élus, le Parti communiste français 11 et le Front national 8 députés.

Parmi les députés sortants, 223 ne se sont pas représentés[7], conséquence notamment de l'application de la loi sur le non-cumul des mandats qui concerne une majorité des parlementaires et 206 ont été battus, dont 125 au premier tour et 81 au second tour. L'Assemblée nationale fortement renouvelée, avec seulement 145 députés réélus (25,13 %)[8] et 17 députés ayant déjà siégé lors de législatures antérieures, soit 415 primo-députés (71,92 %), compte désormais 224 femmes (38,82 %), contre 155 (26,86 %) dans la précédente législature.

L'Assemblée de la XVe législature compte sept groupes parlementaires, un nombre record sous la Ve République : La République en marche !, majoritaire, appuyée par le groupe MoDem, alors que la droite parlementaire se scinde en deux, avec Les Républicains et le groupe LR constructifs-UDI , qui n'entend pas faire de l'opposition « systématique » au gouvernement Macron. Moins nombreux sont les groupes du Parti socialiste, de la France insoumise et du Parti communiste, ce dernier atteignant le nombre de quinze députés grâce au ralliement de quatre élus ultra-marins.

Logo de l'élection.

Scrutin

Les 577 députés qui composent l'Assemblée nationale sont élus selon le scrutin uninominal majoritaire à deux tours dans chaque circonscription. Les candidatures doivent être déposées avant le 19 mai[9].

Pour être élu dès le premier tour, un candidat doit réunir la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de voix au moins égal au quart des électeurs inscrits[10]. Si aucun des candidats ne satisfait ces conditions, un second tour est organisé. Seuls peuvent se maintenir les candidats ayant réuni 12,5 % des électeurs inscrits. Si aucun ou un seul candidat y parvient, les deux candidats en tête du 1er tour peuvent se maintenir[11]. Au second tour, est élu le candidat arrivé en tête.

D'une durée de 20 jours, la campagne officielle finit à minuit, le vendredi précédant les élections[12].

Résultats précédents

Le Parti socialiste et son allié le Parti radical de gauche (PRG) ont une courte majorité à l'Assemblée nationale sortante, issue des élections législatives de 2012, avec 39,9 % obtenus au 1er tour. Ce total inclut les 1,65 % du PRG et les 5,46 % d'Europe Écologie Les Verts, qui a obtenu 17 députés et a donc pu constituer un groupe parlementaire.

Derrière les 39,9 % de la nouvelle majorité vient les 34,7 % de la droite parlementaire menée par Jean-François Copé, les 13,6 % du Front national de Marine Le Pen et les 6,9 % du Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon. Le MoDem n'a obtenu que 2 députés, avec 1,77 % des voix.

En 2012, comme lors des deux autres scrutins législatifs d'après l'inversion du calendrier électoral de 2002, le camp du président avait gagné les législatives[13],[14],[15]. Dans les trois cas, la participation aux législatives de 2002 avait baissé entre la présidentielle et les législatives : 64,4 % (-7,2 points après les 71,6  % de la présidentielle), puis de 60,4 % en 2007 (présidentielle : 83,8  %, -23,4 points), et 57,2 % en 2012 (présidentielle : 79,5  %, -22,3 points).

Renouvellement

La loi sur le cumul des mandats en France interdisant d'être maire et député oblige 93 des 194 députés Les Républicains et 51 des 280 socialistes dans le même cas à faire un choix entre les deux fonctions[16]. 211 députés sortants ne se représentent pas, en raison notamment de la loi sur le non-cumul des mandats[17], mais aussi des bouleversements politiques[18].

Depuis les municipales de 2014, la droite détient 572 communes de plus de 10 000 habitants, la gauche 349 et le Front national onze, la gauche ayant perdu 121 communes de plus de 15 000 habitants.

Parmi les députés qui renoncent, trois anciens premiers ministres, Bernard Cazeneuve, Jean-Marc Ayrault et François Fillon, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, ainsi que cinq trentenaires, plus jeunes que le nouveau président Emmanuel Macron : Marion Maréchal-Le Pen (FN, Vaucluse), Laurent Marcangeli (LR, Corse-du-Sud), Laurent Grandguillaume (PS, Côte-d'Or), Sébastien Pietrasanta (PS, Hauts-de-Seine) et Nicolas Bays (PS, Pas-de-Calais)[17].

Le fort renouvellement constaté avec ces élections est régulièrement évoqué par le terme de « dégagisme », popularisé par Jean-Luc Mélenchon et ses partisans[19],[20].

Partis

La République en marche ! et MoDem

Ces deux partis ont noué une alliance.

La République en marche !

Le 19 janvier 2017, le parti En marche ! d'Emmanuel Macron lance un appel aux candidatures pour les législatives, la commission d'investiture présidée par Jean-Paul Delevoye sélectionnant les candidats pour les 577 circonscriptions sur des critères de probité : casier judiciaire vierge, parité, renouvellement : au moins la moitié de candidats pour la première fois et en grande partie issus de la société civile, pluralisme et cohérence[21]. Les élus sortants sont notés sur leur popularité, leur implantation ou leur couverture médiatique, les cas délicats sont tranchés directement par Emmanuel Macron[22].

Après sa victoire à l'élection présidentielle, Emmanuel Macron a démissionné de la présidence d'En marche ! et laissé la place par intérim à Catherine Barbaroux ; le mouvement, rebaptisé La République en marche !, présentera des candidats qui pourront garder la carte de leur ancien parti, avec l'objectif d'obtenir une majorité absolue[23]. Les candidats seront investis la seule étiquette La République en marche ! et s'engagent à faire partie du même groupe parlementaire, sauf le MoDem qui pourra former son propre groupe[24].

Le 11 mai sont présentés 428 candidats sélectionnés parmi 19 000 : 214 hommes et 214 femmes, dont 52 % n'ayant jamais eu de mandat ; 93 % sont en activité, 2 % en recherche d'emploi, 4 % sont retraités et 1 % étudiants ; 95 % de non sortants, pour un âge moyen de 46 ans, entre 24 et 72 ans[25]. Manuel Valls n'aura pas d'opposant La République en marche !. Parmi ces 428, il y a 24 députés sortants de gauche et des membres du MoDem, mais aucun député LR[25]. Dans les circonscriptions non pourvues, le mouvement sollicite de nouveaux ralliements avant le 19 mai, Richard Ferrand explique : « Nous souhaitons laisser un espace pour ceux qui souhaiteraient se manifester »[26].

Le choix du Premier ministre aurait un impact important sur le vote de 76 % des Français aux élections législatives ; Alain Juppé est le préféré de 26 %, François Bayrou pour 22 %, Jean-Louis Borloo pour 19 % et Jean-Yves Le Drian pour 18 %[27].

À la clôture des inscriptions, 51 circonscriptions n'ont pas de candidat La République en marche !, afin de ne pas concurrencer certains candidats considérés comme « Macron-compatibles » : ex-ministres de Hollande, juppéistes et lemairistes[28]. Jean-Paul Delevoye déclare au Monde qu'une vingtaine de circonscriptions d'outre-mer sont « “gelées” en raison de particularités locales de financement des partis », et confirme qu'il s'agit pour les autres de « gestes politiques en faveur d’hommes ou de femmes qui traduisent la volonté de construire une offre politique nouvelle, en tenant compte de la sincérité de leur soutien[29] ».

En intégrant les 29 qui se sont déjà présentés, 14 ayant des expériences militantes (à la tête de formations politiques locales), 6 assistants parlementaires et trois conseillers ministériels, les « initiés » de la politique représentent 60 % des candidats, contre 40 % venant de la « société civile ». Sur les 526 candidats, il y a 242 non affiliés, 98 sont issus du PS, 63 du MoDem, 24 divers gauche, 20 de l'UDI, 19 divers droite, 10 centristes, 10 du Parti radical de gauche, 9 d'EELV et 5 des Républicains. On y trouve 75 fonctionnaires, 47 cadres et 38 chefs d'entreprises[30].

MoDem

Suite au ralliement de François Bayrou à la candidature d'Emmanuel Macron, le MoDem dont il est le président aurait conclu un accord sur 90 circonscriptions dont 50 gagnables[31]. Il n'y aura pas d'autres accord d'appareils[32]. En février, plus d’une centaine de circonscriptions avaient été réclamées, dont au moins une trentaine gagnables, pour obtenir au moins 15 députés, afin de constituer un groupe à l’Assemblée ; pour assurer son financement, le MoDem doit présenter 50 candidats sous sa propre étiquette, qui devront recueillir au moins 1 % dans chacune de leurs circonscriptions[33].

La publication des 428 candidats REM contrarie François Bayrou, qui espérait davantage de candidatures MoDem, et convoque le bureau politique de son mouvement le lendemain en souhaitant plus d'investitures communes[34]. Seuls 35 MoDem avaient été initialement sélectionnés, au lieu des 120 promis[35]. Les équipes des deux mouvements ont trouvé un accord avec En Marche ! le 12 mai, que François Bayrou appelle « solide et équilibré », afin de répondre « à deux questions essentielles : est-ce qu’il s’agit d’un parti unique ou d’une majorité plurielle ? Quel est le point d’équilibre de la majorité ? Nous souhaitons qu’il soit au centre, central et pas déséquilibré d’un côté ou de l’autre »[36].

Les Républicains et UDI : Majorité pour la France, union de la droite et du centre

François Baroin, le chef de file pour LR, Bernard Accoyer, le secrétaire général de LR et Jean-Christophe Lagarde, le président de l'UDI.

L'alliance Les Républicains-UDI a réuni 20,01 % au 1er tour de la présidentielle de 2017 après un score de 31,7 % au 1er tour des régionales de 2015. La première liste établie au milieu de l'année 2016 est soumise à la commission nationale d'investiture, reprise en main par les proches fidèles de François Fillon[37]. L'hebdomadaire Le Point a enquêté sur les investiture LR dans les 313 circonscriptions gagnées par des députés de gauche en 2012, parmi lesquelles vont concourir 62 investis LR proches de Nicolas Sarkozy, 40 proches de Alain Juppé et 32 proches de François Fillon[38]. L'alliance électorale conclue entre l'UDI et LR pour les législatives réserve au parti centriste 96 circonscriptions, dans lesquelles environ un tiers des candidats seront des femmes[39].

Le 2 mai 2017, François Baroin est désigné chef de file du comité de campagne de la droite et du centre pour les législatives par le bureau politique des Républicains, réuni en fin d'après-midi à son siège parisien[40]. Les projections en nombre de sièges pour son parti sont « À 150, c'est bien. De 100 à 150 c'est pas mal. En-dessous de 100 c'est un échec »[41].

François Baroin lance la campagne LR en Île-de-France lors d'un grand meeting au parc floral du bois de Vincennes, le samedi 20 mai à la Porte de Vincennes, et affirme sa détermination à « offrir une alternance » à la France[42]. Il vante les avantages d'un cohabitation, situation qui s'est déjà produite trois fois sous la Cinquième République : le gouvernement de Jacques Chirac entre 1986 et 1988, puis le gouvernement d’Édouard Balladur entre 1993 et 1995 sous la présidence de François Mitterand, et enfin le gouvernement de Lionel Jospin entre 1997 et 2002, sous la présidence de Jacques Chirac. Une situation à laquelle Emmanuel Macron se prépare, en nommant Édouard Philippe Premier ministre, car le positionnement idéologique de ce dernier est bien différent du sien[43].

Devant un peu moins de 2 000 personnes, il dépeint les élections législatives comme « la mère des batailles » et souhaite qu'Emmanuel Macron ait « une majorité sans ambiguïté, sans faux-semblant. une vraie majorité et non une majorité de circonstances, de rencontres et d’ambitions personnelles »[44].

Front national

Nicolas Bay, le chef de file pour le FN et Marine Le Pen, présidente du FN.

Le Front national a réuni 21,5 % au 1er tour de la présidentielle de 2017 après un score de 27,8 % au 1er tour des régionales de 2015. Le parti de Marine Le Pen a terminé en décembre 2016 ses pré-investitures pour juin 2017[45]. La moyenne d'âge est de 47 ans et la parité quasiment respectée, avec 247 femmes pour 259 hommes. 80 % des candidats aux législatives ont déjà un mandat local, notamment dans un conseil municipal, départemental ou régional. À titre de comparaison, ils étaient à peine 10 % dans ce cas en 2012[45]. Marion Maréchal-Le Pen, députée sortante de la troisième circonscription de Vaucluse, confirme le 9 mai ne pas se représenter[46].

Le FN présente une liste de 553 candidatures le 15 mai, 24 circonscriptions restant à pourvoir avant le 19[47]. Le parti présente 86% de nouveaux candidats aux législatives par rapport à 2012, selon la liste dont le quotidien Le Figaro a eu connaissance[48]. Plusieurs des maires FN élus en 2014 ont décidé de ne pas se représenter aux législatives, pour conserver leur mandat local, comme celui de Beaucaire Julien Sanchez, celui de Villers-Cotterêts Franck Briffaut, et le sénateur-maire de Fréjus David Rachline, remplacés dans leur circonscription. D'autre part, l'alliance entre le FN et le SIEL (Souveraineté, indépendance et libertés), petit parti fondé par le souverainiste Paul-Marie Coûteaux, dont trente-quatre candidats aux législatives de 2012 étaient issus, a été rompue en 2016[48]. Depuis les élections municipales françaises de 2014, le Front national détient onze villes de plus de 10 000 habitants.

Marine Le Pen se présente dans l'une des 8 circonscriptions du Pas-de-Calais sur 12, pour la plupart détenues par des socialistes[49], dans lesquelles la présidente du FN avait obtenu le 7 mai plus de la moitié des voix face à M. Macron, ce qui était également le cas dans 7 des 13 circonscriptions du Nord. Comme en 2012, elle choisit la 11e circonscription du Pas-de-Calais[50], à Hénin-Beaumont et Carvin, où elle avait réalisé son meilleur score de France le 7 mai: 60,52%[49],[51]. Elle en fait l'annonce le 18 mai, 11 jours après le second tour de la présidentielle, et assure ne pas avoir « particulièrement hésité »[52].

Après l'annonce de sa candidature, l'alliance des partis d'extrême droite à laquelle participent notamment les Comités Jeanne de Jean-Marie Le Pen décide de retirer son candidat dans cette circonscription, à la demande de ce dernier[53]. Marine Le Pen a demandé aux Français « d'aller aux urnes » pour « s’offrir une assurance contre la politique menée par Emmanuel Macron ». Dénonçant les ordonnances prévues pour la réforme du code du travail, elle a déclaré que « des ordonnances pour faire passer des textes dont on sait que le peuple y est opposé, cela s'appelle un coup de force »[54] et jugé que la réforme du code du travail « n’est pas la priorité », car « ce que demandent les petits patrons, c’est d’avoir des contrats, d’être libéré de la concurrence internationale déloyale », alors que « les grands patrons » qui pensent qu’en « licenciant plus facilement on va créer de l’emploi, ils se trompent »[55].

Florian Philippot affirme le 19 mai sur BFM-TV qu'il quittera « bien sûr » le Front national si son parti, dont il est vice-président, recule sur la sortie de l'euro. Cette déclaration est qualifiée par le numéro trois du parti, Nicolas Bay, de « chantage », mais Marine Le Pen avertit qu’il ne s’agit pas d’un chantage et que son vice-président ira, selon elle, au bout de ses convictions[56].

La France insoumise

Jean-Luc Mélenchon, dirigeant de FI.

La France insoumise est un mouvement citoyen ouvert aux adhérents et tous les partis politiques, ou non-adhérents, lancé le en vue de permettre l'application du programme L'Avenir en commun[57] via l'élection de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle de 2017 ou via une cohabitation portée par une majorité de députés aux élections législatives de 2017. Le 14 janvier 2017, LFI envisage de présenter des candidats partout, y compris face aux sept députés PCF sortants[58] puis présente un mois après 410 candidats, d'une moyenne d'âge de 41 ans, dont la moitié de femmes et 60 % n'ayant jamais adhéré à un parti politique[59].

Le directeur de la campagne est Manuel Bompard, 30 ans, salarié d'une start-up de l'aéronautique et candidat dans la 9e de la Haute-Garonne, face à Christophe Borgel, numéro 2 du PS et responsable de l'organisation de la primaire citoyenne en janvier[60].

Certains candidats sont sans-étiquette[61], comme le journaliste et cinéaste François Ruffin. Certains viennent du Parti socialiste[62], comme les économistes Liêm Hoang-Ngoc (ex-député européen) et Jacques Généreux (chroniqueur au mensuel Alternatives économiques), d'autres du PCF, comme Marie-George Buffet, ex-ministre des sports du gouvernement de Lionel Jospin, ou d'Europe Écologie Les Verts, comme Sergio Coronado, ex-directeur adjoint de Noël Mamère, ou encore de formations moins connues (Ensemble ! pour Clémentine Autain et Danièle Obono).

La France insoumise présente des ouvriers en position éligible, dont deux dans le Nord, où sont situées les 7 circonscriptions sur 13 qui ont donné plus de 50% à Marine Le Pen au 2e tour de la présidentielle. Parmi eux, dans la 9e, Jean-Louis Van-de-Wiele, ex-militant de la CFDT et de la Jeunesse ouvrière chrétienne, à Tourcoing, où Mélenchon est arrivé en tête à la présidentielle (28 %)[63] et Aurélien Motte, 32 ans, leader CGT de la contestation des licenciements chez Sambre et Meuse, dans la troisième circonscription du Nord, considéré comme « le territoire le plus pauvre de France »[64], où le socialiste Rémi Pauvros a perdu la mairie de Maubeuge en 2014.

Le mouvement a élaboré une « charte des candidats », reprenant la charte de déontologie de l'association anti-corruption Anticor[65], exigeante sur la transparence financière et les conflits d'intérêt, qui réclame aussi une discipline de vote au sein du futur groupe parlementaire[66]. Les candidats défendent le programme L'Avenir en commun, également défendu par Jean-Luc Mélenchon lors de l'élection présidentielle[67].

Jean-Luc Mélenchon se présente dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône où il a obtenu 39 %[68] au 1er tour de la présidentielle face au député PS sortant Patrick Mennucci[69], leader socialiste aux municipales de 2014 (20,77 % des voix sur toute la ville), au cours desquelles il avait perdu sa mairie de secteur, candidat jusqu'en 2012 dans la circonscription voisine, où Sarah Soilihi, 23 ans championne du monde de kick-boxing, affrontera Stéphane Ravier (FN), maire du 7e secteur de la ville.

Parti socialiste et Parti radical de gauche

Bernard Cazeneuve, le chef de file pour le PS et Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS.

Lors de la convention nationale d’investiture le 17 décembre 2016, le Parti socialiste a investi 395 candidats à qui le secrétaire national chargé des élections Christophe Borgel rappelle qu' « être candidat socialiste aux législatives, c’est soutenir le candidat socialiste à l'élection présidentielle »[70], qui n'a alors pas été encore désigné et ne le sera qu'un mois et demi plus tard.

Parmi ces candidats investis, plusieurs soutiennent déjà le candidat d’En marche ! : Alain Calmette (1re circonscription du Cantal), Olivier Véran (Isère, 1re), Jean-Louis Touraine (Rhône, 3e), Richard Ferrand (Finistère, 6e), Jean-Jacques Bridey (Val-de-Marne, 7e), Stéphane Travert (Manche, 3e), Christophe Castaner (Alpes-de-Haute-Provence, 2e)[70], ou Françoise Dubois (Sarthe, 1re).

Après la défaite de Benoît Hamon avec 6,36 % des voix au premier tour de la présidentielle, le premier secrétaire du parti Jean-Christophe Cambadélis dirige la campagne. Le bureau national approuve le 9 mai une plate-forme programmatique de trois pages qui abandonne certaines propositions de Benoît Hamon comme la sortie du diesel ou du nucléaire et fixe des limites par rapport au programme d'Emmanuel Macron ; avec 60 % des candidats se présentant pour la première fois, le PS sera présent dans plus de 400 circonscriptions, les autres étant réservées à leurs partenaires : EELV, l'UDE et le PRG[71]. Jean-Christophe Cambadélis affirme dans un premier temps que tout socialiste affilié à En Marche affronterait un candidat PS[72], ce qui ne sera pas le cas dans plusieurs circonscriptions, comme celle de Manuel Valls. Le premier secrétaire du PS souhaite des discussions avec LFI et REM, pour trouver des accords dans les circonscriptions où Marine Le Pen a obtenu plus de 60 % des voix au second tour de la présidentielle, ce qui n'est le cas que d'une circonscription, où le second tour des législatives pourrait voir s’affronter la droite et le Front national[71].

Jean-Christophe Cambadélis dit envisager un changement de nom et de siège du Parti socialiste, dans une interview à France Inter[73], et indique que la formule "majorité présidentielle" n'est pas le choix du PS[73], alors qu'une « petite quinzaine de candidats » PS selon lui s'affichent avec la formule « majorité présidentielle », parmi lesquels les ex-ministres Myriam El Khomri et Marisol Touraine[74]. Dans la 3e circonscription d'Indre-et-Loire, la fédération PS d'Indre-et-Loire a lancé une procédure d'exclusion contre cette dernière.

Olivier Faure, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale déclare que « Benoît Hamon a ouvert des pistes importantes dans cette campagne sur les transitions nécessaires sur les plans écologique, démocratique, social »[75]. Le groupe socialiste du Sénat s'est lui donné rendez-vous après les législatives pour déterminer sa position à l'égard de la majorité présidentielle ; « Après les législatives, il faudra prendre des décisions sur notre positionnement », a indiqué à l'AFP le président du groupe Didier Guillaume à l'issue d'une réunion du groupe[76]. Au cours de la campagne, Benoît Hamon fait campagne pour des candidats PS, mais aussi PCF ou EELV opposés à des membres du PS ralliés à En Marche[77] ou l'un de ses parrains à la présidentielle, Gérard Bapt[78].

Le soir du second tour, après l'échec du Parti Socialiste, Jean-Christophe Cambadélis démissionne de son poste de Premier secrétaire du parti socialiste.

Europe Écologie Les Verts

Europe Écologie Les Verts présentera 459 candidats aux élections législatives, dont une soixantaine bénéficiant du soutien au 1er tour du PS ou du PCF, pour une présence équivalente à 2012.

Le 17 février 2017, Europe Écologie Les Verts avait annoncé que 90% de ses 17000 militants consultés[79] sur le rapprochement de leur candidat Yannick Jadot avec le vainqueur de la primaire du PS Benoît Hamon et le candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon ont donné leur accord, sur « un mandat de base aux discussions » qui mettra l'accent sur « la transition énergétique »[80].

En contrepartie du soutien du candidat écologiste Yannick Jadot à Benoît Hamon pour la présidentielle, le conseil fédéral d’Europe Écologie Les Verts (EELV) approuve le 19 avril un accord avec le PS selon lequel EELV n'aura pas de candidat dans 53 circonscriptions, tandis que le PS lui réserve 42 circonscriptions, parmi lesquelles celle des dix députés EELV sortants[81]. L'accord est critiqué car beaucoup de ces 42 circonscriptions sont aussi celles de députés PS ralliés à Emmanuel Macron et qui se présenteront donc quand même[81].

Après le premier tour de l'élection présidentielle, le secrétaire national David Cormand propose à Jean-Luc Mélenchon une alliance, sans aboutir[82]. Finalement, La France Insoumise soutient les sortants Sergio Coronado et Isabelle Attard, et soutient plusieurs candidats issus d'EELV sans accord avec le parti[83],[84].

Le parti se présente en opposition au gouvernement d’Édouard Philippe critiqué pour avoir « été cadre dirigeant chez Areva » et s'être opposé à « la loi de transition énergétique »[85]. À contrario, le député sortant Éric Alauzet qui se présente « sans étiquette »[86] affirme son soutien à Emmanuel Macron, et ne se voit pas opposer de candidat La République en Marche[87],[88].

Le parti présente, dans la deuxième circonscription du Nord, la première femme transgenre à se présenter aux élections législatives en France, Hélène Hardy[89],[90].

Debout la France

Debout la France est représenté dans 389 circonscriptions de France et espère avoir suffisamment d'élus pour former un groupe à l'Assemblée nationale[91]. Son candidat a été éliminé au 1er tour de la présidentielle.

À la suite du ralliement de Nicolas Dupont-Aignan à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, des accords avec le Front national sont envisagés[92]. Finalement, aucun accord de ce type ne voit le jour, le Front national choisissant d'investir des candidats partout, y compris face à tous les candidats soutenus par Nicolas Dupont-Aignan[93].

Parti communiste français

Le PCF présente le 14 janvier 2017 une liste de 253 candidatures tandis que des discussions sont en cours avec La France insoumise[94]. Le PCF soutenait Jean-Luc Mélenchon au 1er tour de la présidentielle, en 2017, comme en 2012, mais en menant cette fois-ci une campagne autonome, et en défendant son propre programme, « la France en commun »[95].

Après le premier tour de l'élection présidentielle, les différentes parties relancent les négociations[96] sans que celles-ci aboutissent au niveau national[97],[98]. Bien que les deux parties se rejettent la responsabilité de cet échec[99],[100],[101], des accords de désistements locaux réciproques, ou non, se font néanmoins dans plusieurs circonscriptions jugées gagnables, notamment à Marseille[102],[103], ou Roubaix[104].

Le PCF a par ailleurs conclut des alliances locales avec Ensemble !, avec EELV dans les Pyrénées-Atlantiques[105], ou avec le PS dans la Marne, la Somme et le Jura[106]. Benoît Hamon a apporté son soutien à certains candidats du PCF dans certaines circonscriptions[107].

Les candidats communistes utilisent souvent[réf. nécessaire] l'étiquette « PCF - Front de gauche »[108], déjà revendiquée lors des élections régionales de 2015, sans que les autres partis formant cette coalition soient nécessairement associés[101],[109].

Autres

  • L'Union populaire républicaine sera représentée dans 574 circonscriptions[110],[111]. Parmi les candidats, on notera la présence de François Asselineau[112].
  • Le Mouvement 100 %, coalition de 28 mouvements politiques pour la plupart environnementalistes ou régionalistes (dont l'Alliance écologiste indépendante et le Parti breton qui en présentent 31), souhaite présenter des candidats dans les 577 circonscriptions[113].
  • Lutte ouvrière présente 553 candidats (dont 277 femmes). Le parti est présent dans l'intégralité des 539 circonscriptions de la métropole, et présente également 6 candidats à l’île de la Réunion, 4 en Martinique et 4 en Guadeloupe[114].
  • Le Mouvement écologiste indépendant d'Antoine Waechter, Le Trèfle et le Mouvement Hommes, Animaux, Nature ont constitué la Confédération pour l’Homme, la Nature, la Planète « Tous unis pour le vivant » qui revendique 350 candidats[115] (dont 45 candidats pour le MEI).
  • La France Qui Ose, mouvement de Rama Yade, a donné son investiture à environ 200 candidats avec ses partenaires que sont le Parti fédéraliste européen et la Confédération pour l'Homme, la Nature, la Planète et son soutien à plus de 100 autres candidats[116].
  • Divers partis d'extrême droite se sont alliés pour présenter des candidats dans environ 200 circonscriptions (environ 60 candidats pour les Comités Jeanne de Jean-Marie Le Pen, entre 67 et 80 du SIEL, 70 du Parti de la France, 20 de Civitas et 4 candidats du Front libéré ainsi qu'au moins un candidat Ligue du Sud, le député-maire d'Orange, Jacques Bompard et des candidats issus de l'Action française)[117].
  • Le Parti chrétien-démocrate, parti de droite chrétien, présente des candidats dans un nombre de circonscription comprises entre 120 et 130 dont certaines en alliance avec Les Républicains[118].
  • Une alliance entre Nous Citoyens, Territoires en mouvement et le Parti libéral démocrate se crée sous le nom de 577 pour la France-Les indépendants avec plus de 100 candidats dans plus de 40 départements[119].
  • Le Parti animaliste présente des candidats dans plus d'une centaine de circonscriptions[120].
  • Les régionalistes présenteront des candidats localement. Unser Land présentera ainsi 15 candidats en Alsace[121], Oui la Bretagne présentera des candidats en Bretagne et en Loire Atlantique dans l'ensemble des circonscriptions. Les différents mouvements nationalistes corses présenteront des candidats communs (coalition Pè a Corsica) dans les quatre circonscriptions de l'île[122]. Les nationalistes basques de la coalition Euskal Herria Bai se présenteront dans les trois circonscriptions "basques" des Pyrénées-Atlantiques[123]. Bastir Occitanie présentera des candidats dans la région Occitanie.
  • Le Parti du vote blanc, qui milite pour la reconnaissance du vote blanc, participe également aux législatives[124]. Ce parti compte présenter plus de 100 candidats[125].
  • Nouvelle Donne présente des candidats dans près de 90 circonscriptions. Avec Pierre Larrouturou et Anne Hessel, ce parti fait de la réduction radicale du chômage le pivot de toutes les réformes.
  • Le Parti pirate[126], qui veut une plus grande liberté d'expression, se présente. Leur objectif est d'atteindre 75 candidats et pour cela il s'est allié avec différents mouvements citoyens comme Demain en commun, le Mouvement du 10 novembre, Le GRAM, le PACE, La Belle Démocratie, À nous la démocratie ou encore La Relève citoyenne[127].
  • Le Parti égalité et justice, issu de la diaspora turque, présente des candidats dans 68 circonscriptions[128].
  • Le Parti ouvrier indépendant démocratique présente 64 candidats[129].
  • Allons Enfants, le Parti de la Jeunesse, présente 60 candidats de 18 à 25 ans dans 60 circonscriptions en France[130].
  • Le Mouvement des progressistes de Robert Hue présente des candidats dans une cinquantaine de circonscriptions[131]. Sébastien Nadot, qui avait tenté de se présente à l'élection présidentielle a obtenu l'investiture de La République en Marche[132].
  • #MAVOIX, collectif indépendant de tout parti politique et sans chef ni porte parole présente 43 candidats tirés au sort[133],[134] sous contrôle d'huissier le 6 mai 2017[135],[136]. Après une première tentative lors de l'élection législative partielle qui s'est déroulée fin mai 2016 à Strasbourg suite à la démission d’Armand Jung (PS)[137], le collectif réitère l'expérience en juin 2017. Par essence, aucune alliance ne sera possible, le principe du mouvement #MAVOIX étant d'introduire la démocratie directe au sein de l'Assemblée nationale, les députés #MAVOIX s'engagent à participer à 100% des votes de l'hémicycle en fonction des délibérations et votes des citoyens sur une plateforme internet ouverte à tous les citoyens en mesure de voter.
  • Le Nouveau Parti anticapitaliste présente « une quarantaine » de candidats[138].
  • L'Alliance royale présente des candidats dans une vingtaine de circonscriptions[139].
  • Le Parti de la Démondialisation de Jacques Nikonoff présente 20 candidats[140].
  • Le Rassemblement pour la France annonce en janvier son intention de présenter une vingtaine de candidats[141].
  • Le Parti fédéraliste européen se présente[142] dans 15 circonscriptions, en accord avec La France qui ose.
  • Le mouvement À nous la démocratie présente[143] 10 candidats, en accord avec La Relève Citoyenne.
  • Le mouvement La Relève citoyenne présente une dizaine de candidats dont certains en alliance avec À nous la Démocratie ou le Parti pirate[144].
  • L'Union de la France forte se présente dans au moins 2 circonscriptions, dont une en alliance avec le Rassemblement pour la France et Écologie bleue[145].
  • Le Mouvement des libérés se présente[146] au moins dans la dixième circonscription de Seine Maritime.
  • Demain en Commun, parti fondé en 2017 par des membres du collectif de l'Appel à Nicolas Hulot pour les présidentielles et du mouvement Utopia, présente une vingtaine de candidats en France et en Outre-mer.

Alliances

Centre et droite

Pour tenir compte du renoncement par François Bayrou à sa candidature, au 1er tour à la présidentielle, La République en marche !, publie le 15 mai une liste de 511 candidats, dont environ 80 noms proposés par le parti de François Bayrou, alors qu'une première liste, publiée trois jours plus tôt, avait suscité sa colère. « Une bonne moitié » des nouveaux noms ont été proposés par lui, portant à environ 80 le nombre total de candidats du parti centriste, soit un sixième du total[147].

De leur propre initiative, 70 à 100 députés PS sortants ont sollicité l'étiquette En Marche ![148], mais seule une vingtaine l'ont obtenue. L'ex-Premier ministre Manuel Valls a bénéficié d'un compromis : il ne pourra pas se revendiquer de La République en marche !, mais il évite un adversaire macroniste. Parmi ses proches, les députés Malek Boutih et Hugues Fourage n'ont pas obtenu l'investiture de La République en marche !.

La République en marche ! annonce le 17 mai ne pas présenter de candidats dans 56 des 577 circonscriptions[149], protégeant des députés de droite et de gauche jugés proches ou qui « serviront de supplétifs » à l'Assemblée pour voter les lois, selon un parlementaire LR[150] :

En rétorsion à la stratégie de La République en marche !, Les Républicains ont exigé que Thierry Solère démissionne de la présidence du groupe LR au Conseil régional d'Île-de-France.

Écologistes

Gauche

L'ex-candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon a souhaité des candidatures communes dès le 1er tour avec La France insoumise, a déclaré à l’AFP, un de ses proches, le député européen Guillaume Balas, mais La France insoumise a regretté que «l’équipe de Benoît Hamon n’a pas les moyens de retirer des candidats socialistes ou d’empêcher qu’il y en ait contre des candidats France insoumise», la direction du PS n'étant pas sur cette ligne[157].

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, n'a souhaité des accords avec La France insoumise que dans les circonscriptions où le Front national a obtenu plus de 60 % des voix au second tour de la présidentielle[72]. Cela ne s'est produit que dans la Onzième circonscription du Pas-de-Calais, où Marine Le Pen a obtenu son meilleur score de toute la France, avec 60,52 %[49]. De son côté, « un cadre PCF » a déclaré à Europe1 avoir « identifié 45 circonscriptions » où le FN « a fait plus de 50 % » et pour lesquelles son parti est « ok pour travailler » avec le reste de la gauche[158].

La France insoumise a décidé de ne pas présenter de candidats contre les parlementaires PCF qui avaient parrainé Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle (à savoir Marie-George Buffet). Plus largement, le mouvement soutient un total de 35 candidats communistes, sous sa bannière ou non[réf. nécessaire].

Le PCF soutient 72 candidats non membres du PCF (dont 18 France insoumise)[159].

Il a retiré des candidats ou passé des alliances locales dans 15 départements, le plus souvent pour La France insoumise, qui s'efface devant des candidats PCF dans 5 départements :

Candidats

Au moins 212 députés sortants (37%) ne se représenteront pas après 3,2 mandats en moyenne contre une moyenne de 2 pour ceux qui se représentent, ils étaient 98 en 2007 (17%) et 105 en 2012 (18%) ; ce renouvellement inédit est dû à la limitation du cumul des mandats, la lassitude ou la crainte de ne pas être réélu[174].

Un total de 179 députés qui se représentent n'ont fait qu'un seul mandat[174], alors que les changements de majorité parlementaire en 1993, 1997, 2002 et 2012 ont à chaque fois interrompu la carrière d'une partie des députés de la majorité battue : la droite parlementaire passe par exemple de 345 députés à l'issue des législatives de 2007 à 229 aux législatives de 2012.

Sociologie

Plusieurs partis ont communiqué sur la composition sociologique de leur choix de candidats. L’Assemblée nationale compte désormais 224 femmes (38,82 %), contre 155 (26,86 %) dans la précédente législature, soit le 16e rang mondial[175] et le 4e de l'Union européenne, derrière la Suède avec 43,6 %, la Finlande avec 42 % et l'Espagne avec 39,1 %.

Affiches de campagne des élections législatives françaises de 2017, dans la 5e circonscription du Val-de-Marne.
Taux de féminisation de l'assemblée nationale
Mouvement Nombre de candidats Nombre de femmes candidates Proportion de femmes Âge moyen Nombre d'élues (1) Proportion d'élues (1)
La République en marche ![176] 461 232 50 % 46 ans 143 47 %
Mouvement démocrate[177] 76 37 49 % 51 ans 20 44 %
Les Républicains[176] 480 187 39 % 50 ans 27 24 %
Front national[176] 571 281 49 % 47 ans[45] 2 25 %
La France insoumise[177] 556 264 47,5 % 46 ans 7 41 %
Parti socialiste[176] 414 183 44,2 % 50 ans 12 40 %
Parti communiste français[177] 461 215 47 % 51 ans 2 20 %
Union des démocrates et indépendants[177] 148 58 39 % 51 ans 3 17 %
Parti radical de gauche[177] 62 33 53 % 48 ans 3 100 %
Debout la France[177] 388 175 45 % 51 ans 0 0 %
Union populaire républicaine[178] 574 284 49 % 44 ans 0 0 %
Autres (DVG, DVD, REG, NI, DLF, ECO, EXD) 3691 1071 29 % NP 5 (3 DVG, 1 DVD, 1 NI) 16 %
Total des candidats 7882 3344 42,4 % 48 ans 224 38,82 %
(1) Prise en compte de la nuance politique des élus telle que déclarée le 19 juin 2017 au bureau de l'assemblée nationale.
Source : Liste des députés élus à l'issue des deux tours les 11 et 18 juin 2017 sur assemblee-nationale.fr, consulté le 20 juin 2017.
  • Le FN présente en décembre 2016 ses pré-investitures[45] : la moyenne d'âge est de 47 ans et il y a une quasi-parité : 247 femmes pour 259 hommes ; 80 % des candidats ont déjà un mandat local.
  • La France insoumise présente ses candidats le 14 février (moyenne d'âge 41 ans, une femme sur deux) souvent novices : 60 % n'ont jamais adhéré à un parti politique[réf. nécessaire]. Ils sont présentés à la presse le 13 mai lors d'une convention nationale[59]. LFI a prévu d’en investir en tout 535.
  • La République en marche ! présente le 11 mai 428 candidats (âge moyen 46 ans, 52 % de femmes). Parmi eux, 24 députés PS sortants[25] mais aussi une moitié issus de la "société civile", parmi lesquels 58 chefs d'entreprise, 17 avocats, 13 médecins, 7 chargés de communication et 6 juristes[179]. Au total, 214 sur 428 n’ont jamais exercé de mandat, et sont donc novices en politique. La sélection a été effectuée par un comité présidé par Jean-Paul Delevoye.
  • Le Parti socialiste, qui n'aura des candidats que dans 400 circonscriptions sur 577, a affirmé que 60 % se présenteront pour la première fois[72] et qu'il présente autant de femmes que d'hommes. Aucune moyenne d'âge n'a été donnée.
  • Le parti communiste pour ses 452 candidats annonce 40 % de moins de 50 ans, 70 % n'ayant jamais exercé de mandat électif, 40 % ayant des responsabilités syndicales. 38 % seraient des employés, ouvriers ou techniciens, 14 % des cadres, 20 % des fonctionnaires, 25 % des retraités. (conférence de Pierre Laurent, 22 mai 2017 sur www.pcf.fr).
  • L'Union populaire républicaine investit 574 candidats dont 284 femmes (soit 49 % du total). Le mouvement annonce officiellement les investitures lors d'une conférence de presse le 23 mai 2017[180].

Membres du gouvernement

Six ministres du gouvernement Édouard Philippe se présentent[181].

  • Richard Ferrand, se présente dans le Finistère (6e circonscription), il est réélu avec 56,53% des voix.
  • Bruno Le Maire, se présente dans l'Eure (1re circonscription), il est réélu.
  • Annick Girardin, se présente à Saint-Pierre-et-Miquelon, elle est élue au second tour avec 51,87% des voix.
  • Marielle de Sarnez, se présente à Paris (11e circonscription), elle est élue.
  • Christophe Castaner, se présente dans les Alpes de Haute-Provence (2e circonscription), il est réélu avec 61,57% des voix.
  • Mounir Mahjoubi, se présente à Paris (16e circonscription), il est élu avec 51,18% des voix au deuxième tour.

Les ministres se présentent tous sous l'étiquette la République en Marche !-MoDem[182] à l'exception d'Annick Girardin qui se présente sous l'étiquette du Parti Radical de Gauche[183].

Ex-candidats à l'élection présidentielle

Parmi les candidats à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, Jean Lassalle, Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen sont élus députés.

Benoît Hamon, Nathalie Arthaud et François Asselineau sont battus au 1er tour.

François Fillon, Philippe Poutou et Jacques Cheminade ne se présentaient pas.

Personnalités de la société civile

Ex-ministres des gouvernements du quinquennat Hollande

Sont élus

  • Manuel Valls n'a pas reçu l'investiture La République en marche ! dans la 1re circonscription de l'Essonne[195], où il avait obtenu 48,5 % au 1er tour en 2012, et perdu celle du PS. Cependant, ces deux formations ne lui opposent pas de candidats[196]. Il retrouve au second tour Farida Amrani (FI), soutenue par Bruno Piriou, conseiller général PCF, célèbre pour son opposition au maire LR de Corbeil-Essonnes Serge Dassault[197].
  • Barbara Pompili, ex secrétaire d’État chargée de la biodiversité, se présente une deuxième fois dans la 2e circonscription de la Somme, où elle reçoit l'investiture de la République en marche ![198] ; avec 40,7 % des suffrages, elle arrive en tête au premier tour et affronte au second tour le candidat La France Insoumise (LFI) Cédric Maisse.
  • Stéphane Le Foll se représente dans la 4e circonscription de la Sarthe ; il arrive en tête du premier tour avec 30,31 % devant le candidat du parti Les Républicains (LR), Emmanuel Franco, (22,15 %)[199].
  • Ericka Bareigts se représente dans la première circonscription de La Réunion ; arrivée en tête du premier tour des législatives avec 47,23 % des suffrages, elle est opposée à Jean-Jacques Morel, candidat Les Républicains, qui a recueilli 21,68 % des voix.
  • George Pau-Langevin se représente dans la 21e circonscription de Paris ; arrive en tête dans la 15e circonscription de Paris, avec ses 24,1 % au premier tour, elle affronte le candidat de La France insoumise, Mehdi Kemoune (9,4 %).
  • Sylvia Pinel se représente dans la 2e circonscription de Tarn-et-Garonne ; elle obtient 27,29 % des voix. Elle affronte au second tour le candidat FN Romain Lopez.
  • Guillaume Garot se représente dans la première circonscription de la Mayenne ; avec 30,98 % des voix, il se maintient en tête, devançant la candidate LRM Béatrice Mottier (26,54 % des voix).

Sont battus au second tour

  • L'ex-ministre du Travail Myriam El Khomri investie par le PS dans la 18e circonscription de Paris. Au premier tour, Pierre-Yves Bournazel, candidat Les Républicains (LR) devançait (31,76 %), l’ex-ministre du travail (20,23 %)[200].
  • L'ex-ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem, candidate dans la sixième circonscription du Rhône ; son conjoint, Boris Vallaud étant élu dans la troisième circonscription des Landes ; ces deux circonscriptions ayant toujours élu un député PS depuis 1997 et 1978 respectivement ; au premier tour, elle est arrivée en deuxième position (16,54 %) derrière l’homme d’affaires Bruno Bonnell, pour La République en marche ! (36,69 %).
  • Marisol Touraine se représentait dans la 3e circonscription d’Indre-et-Loire ; avec 28,54 % des voix au premier tour, Marisol Touraine était opposée au second tour à Sophie Auconie (UDI-LR), arrivée en deuxième position (20,02 %).
  • Jean-Jacques Urvoas se représentait dans la première circonscription du Finistère ; au premier tour, il arrive en deuxième position avec 19,77 % des voix. Il affronte Annaïg Le Meur, kinésithérapeute investie par La République en marche !, arrivée première avec 38,21 % des voix.
  • Valérie Fourneyron se représentait dans la première circonscription de Seine-Maritime ; au premier tour, Damien Adam, de La République en marche !, totalise 34,63 % des voix. Valérie Fourneyron accède au second tour avec 17,22 % des suffrages.
  • Axelle Lemaire, secrétaire d'État chargée du Numérique et de l'Innovation, démissionne du gouvernement le pour se consacrer à sa campagne pour sa réélection dans la 3e circonscription des Français de l'étranger[201] ; avec moins de 7,96 % des voix au premier tour des législatives, elle termine en deuxième position.

Sont éliminés dès le premier tour

Députés sortants éliminés dès le premier tour

125 députés sortants dont au moins 96 députés socialistes sont éliminés dès le premier tour de l'élection, selon un décompte provisoire du journal Le Monde[202] :

Anecdotes

Investitures contestées

  • dans la quatrième circonscription du Doubs, Frédéric Barbier, ex-suppléant de Pierre Moscovici, est le seul député investi à la fois par le PS et La République en marche ![203],[204].
  • une « petite quinzaine de candidats » investis par le PS[74] s'affichent, avec l'étiquette Majorité présidentielle, parmi lesquels les ex-ministres de la Santé et du Travail Marisol Touraine et Myriam El Khomri[74].
  • dans la 1re circonscription de la Dordogne, le groupe local En marche !, qui revendique 156 membres[205], a déploré dans un communiqué que l’on impose de Paris « un candidat inconnu et totalement inactif durant les neuf mois de campagne présidentielle » et dénoncé du « favoritisme » dans l'investiture de Philippe Chassaing[206].
  • dans la dixième circonscription des Yvelines, l'investiture d'Aurore Bergé, ex-LR et proche d'Alain Juppé ralliée en février à En marche ! a poussé Georges Grard, responsable local d'En marche !, à soutenir le candidat socialiste Jean-Claude Husson[207].
  • Jérôme Lambert, investi en Charente par le PS, et Vincent Bru, investi dans les Pyrénées-Atlantiques par la REM, se sont opposés à la loi Taubira, qui autorise le mariage des couples de même sexe, alors que leur formation politique y est favorable[208]. Nathalie Niel, référente départementale, a saisi la Commission d'éthique de la REM pour que la candidature de ce dernier soit annulée, après avoir reçu 350 mails de protestation, tandis qu'une pétition a été lancée.
  • dans la 3e circonscription d'Indre-et-Loire, les militants de la REM ont décidé de ne pas faire campagne pour Marisol Touraine, ex-ministre de la Santé, qui fait campagne sous l'étiquette « majorité présidentielle » et n'a pas d'adversaire REM[209]. Par ailleurs, une soixantaine de cadres et militants PS ont publié un appel à « porter leurs votes (...) sur les candidats fidèles aux valeurs de la gauche et de l’écologie » et à ne pas voter pour Marisol Touraine, contre qui la fédération PS d'Indre-et-Loire a lancé une procédure d'exclusion.

Abandons

Présidentielle

Résultats du 23 avril
Abstention Abstention, blanc et nul Nathalie Arthaud Philippe Poutou Jean-Luc Mélenchon Benoît Hamon Emmanuel Macron Jean Lassalle François Fillon Nicolas Dupont-Aignan François Asselineau Marine Le Pen Jacques Cheminade
Nathalie Arthaud
(LO)
Philippe Poutou
(NPA)
Jean-Luc Mélenchon
(FI)
Benoît Hamon
(PS)
Emmanuel Macron
(EM)
Jean Lassalle
(Résistons !)
François Fillon
(LR)
Nicolas Dupont-Aignan
(DLF)
François Asselineau
(UPR)
Marine Le Pen
(FN)
Jacques Cheminade
(S&P)
22,23 % 24,23 % 0,64 % 1,09 % 19,58 % 6,36 % 24,01 % 1,21 % 20,01 % 4,70 % 0,92 % 21,30 % 0,18 %

Selon Le Figaro, parmi les 230 circonscriptions où Emmanuel Macron est arrivé en tête, 165 sont détenues par les socialistes ou leurs alliés et 67 sont détenues par la droite et le centre, dans les 216 où Marine Le Pen est première, 92 sont LR et 15 UDI, 95 sont PS/PRG, 6 PC et 1 EELV, elle a dépassé les 30 % des voix dans 95 circonscriptions, Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête dans 67 dont 53 PS, avec plus de 35 % dans 12 dont 7 en Seine-Saint-Denis, François Fillon l'est dans 52 dont 6 à gauche[9].

Selon Le Monde, sur 566 circonscriptions (hors les 11 circonscriptions des Français de l’étranger), Emmanuel Macron est arrivé en tête dans 230, avec plus de 30 % des suffrages exprimés dans 52 circonscriptions et entre 25 % et 30 % dans 117, Marine Le Pen arrive en tête dans 216 circonscriptions, avec plus de 30 % dans 83 circonscriptions et entre 25 % et 30 % dans 105, Jean-Luc Mélenchon dans 67 avec entre 25 % et 30 % dans 26 circonscriptions et au-dessus de 30 % dans 29 et François Fillon dans 52 avec entre 25 % et 30 % dans 22 circonscriptions et plus de 30 % dans 22[226].

Selon l'AFP, selon les résultats définitifs Emmanuel Macron est arrivé en tête dans 240 des 577 circonscriptions, contre 216 pour Marine Le Pen, 67 pour Jean-Luc Mélenchon et 54 pour François Fillon. Marine Le Pen dépasse les 30 % des suffrages exprimés dans 85 circonscriptions, Emmanuel Macron dans 68, François Fillon dans 33 et Jean-Luc Mélenchon dans 30. Avec un taux de participation similaire à celui de 2012 (55 %), En marche ! accède au second tour dans 427 circonscriptions, le FN dans 295, la France insoumise dans 237 et Les Républicains dans 227 pour 545 duels et 32 triangulaires[227].

Candidat arrivé en tête en nombre de circonscriptions législatives
Candidat Premier[227] 25 - 30 %[226] > 30 %[227] sortant de gauche[9] sortant de droite[9] arrive au 2d tour[227],[note 3]
Macron 240 117 68 165 67 427
Le Pen 216 105 85 95 PS/PRG, 6 PC + 1 EELV 92 LR + 15 UDI 295
Mélenchon 67 26 30 53 - 237
Fillon 54 22 33 6 46 227
Circonscriptions étudiées 577 566 577 565 577
Candidats arrivés en tête dans chaque circonscription législative au 1er tour de l'élection présidentielle

Au second tour de la présidentielle, Marine Le Pen a obtenu entre 45 % et 50 % des voix dans 66 circonscriptions et est arrivée en tête dans 45 autres[228].

Sondages

Premier tour

Sondeur Date Échantillon Abstention EXG FI PC ECO PS-PRG REM-MoDem LR-UDI DLF FN Autres
Résultats N/A 51,29 % 0,77 % 11,03 % 2,72 % 4,30 % 7,91 % 32,32 %

21,56%

1,17 % 13,20 % 7,77 %
Arrêt de publication des sondages en France ().
Ipsos 7 au 8 juin 1 995 40 % 1 % 11,5 % 2 % 3 % 8 % 31,5 % 22 % 1,5 % 17 % 2,5 %
OpinionWay 6 au 8 juin 3 080 46 % 1 % 12 % 3 % 3 % 7 % 30 % 21 % 18 % 2 %
Elabe 5 au 8 juin 2 001 0,5 % 11 % 2 % 3 % 9 % 29 % 23 % 2 % 17 % 3,5 %
BVA 2 au 5 juin 4 772 41 % 1 % 12,5 % 2 % 3 % 8 % 30 % 20 % 2 % 18 % 3,5 %
Ipsos 2 au 4 juin 2 103 40 % 1 % 12,5 % 2 % 2,5 % 8,5 % 29,5 % 23 % 1,5 % 17 % 2,5 %
OpinionWay 30 mai au 1er juin 1 940 45 % 1 % 13 % 3 % 2 % 9 % 29 % 20 % 18 % 5 %
Odoxa 31 mai au 1er juin 989 48 % 1 % 11 % 3 % 3 % 8 % 33 % 19 % 2,5 % 18 % 1,5 %
Harris Interactive 30 mai au 1er juin 1 002 2 % 11 % 2 % 3 % 8 % 31 % 18 % 2 % 18 % 5 %
Ifop 29 au 31 mai 2 802 0,5 % 12 % 2,5 % 3 % 7,5 % 31 % 19 % 2 % 18 % 4,5 %
Cevipof Ipsos 27 au 30 mai 14 958 39 % 0,5 % 11,5 % 2 % 3 % 8,5 % 31 % 22 % 2 % 18 % 1,5 %
Ipsos 26 au 28 mai 1 127 44 % 0,5 % 11,5 % 2 % 3 % 9 % 29,5 % 22 % 2,5 % 18 % 2 %
Kantar Sofres 24 au 28 mai 2 022 37 % 1 % 12 % 2 % 3,5 % 8 % 31 % 18 % 2,5 % 17 % 2 %
Harris Interactive 23 au 26 mai 1 010 2 % 14 % 2 % 3 % 7 % 31 % 18 % 3 % 19 % 1 %
OpinionWay 23 et 24 mai 2 176 1 % 15 % 2 % 10 % 28 % 20 % 19 % 5 %
Elabe 23 et 24 mai 1 011 49 % 0,5 % 12 % 2 % 2,5 % 6,5 % 33 % 20 % 1,5 % 19 % 3 %
Ifop-Fiducial 18 et 19 mai 950 0,5 % 15 % 1,5 % 2,5 % 7 % 31 % 19 % 2,5 % 18 %
Harris Interactive 16 au 18 mai 940 1 % 16 % 2 % 3 % 6 % 32 % 18 % 3 % 19 %
OpinionWay 16 au 18 mai 1 997 1 % 14 % 2 % 11 % 27 % 20 % 20 % 5 %
Harris Interactive 15 au 17 mai 4 598 1 % 15 % 2 % 3 % 6 % 32 % 19 % 3 % 19 %
Harris Interactive 9 au 11 mai 941 2 % 14 % 2 % 3 % 7 % 29 % 20 % 3 % 20 %
Harris Interactive 7 mai 2 376 1 % 13 % 2 % 3 % 8 % 26 % 22 % 3 % 22 %
Kantar Sofres 4 et 5 mai 1 507 46 % 2 % 15 % 1 % 3,5 % 9 % 24 % 22 % 2,5 % 21 %
Ifop-Fiducial 4 et 5 mai 1 405 1 % 16 % 2 % 3 % 9 % 22 % 22,5 % 20 % 3 %
OpinionWay 24 avr. au 1er mai 5 032 1 % 10 % 13 % 26 % 24 % 19 % 7 %

Projections

Sondeur Date FI - PCF PS - EELV REM - MoDem LR - UDI FN Divers
Résultat 18 juin 29
5 %
47
5 %
350
61 %
131
23 %
8
1  %
32
6 %
OpinionWay 6 au 8 juin 12 - 22
2 - 4 %
15 - 25
3 - 4 %
370 - 400
64 - 69 %
120 - 150
21 - 26 %
8 - 18
1 - 3 %
5 - 10
1 - 2 %
Ipsos 2 au 4 juin 12 - 22
2 - 4 %
25 - 35
4 - 6 %
385 - 415
67 - 72 %
105 - 125
18 - 22 %
5 - 15
1 - 3 %
3 - 7
1 %
Harris Interactive 30 mai au 2 juin 15 - 25
3 - 4 %
30 - 44
5 - 8 %
330 - 360
57 - 62 %
135 - 150
23 - 26 %
8 - 22
1 - 4 %
7 - 9
1 - 2 %
OpinionWay 30 mai au 1er juin 24 - 31
4 - 5 %
20 - 35
3 - 6 %
335 - 355
58 - 62 %
145 - 165
25 - 29 %
7 - 17
2 - 3 %
5 - 10
1 - 2 %
Odoxa 31 mai au 1er juin 15 - 25
3 - 4 %
25 - 35
4 - 6 %
350 - 390
61 - 68 %
120 - 160
21 - 28 %
5 - 15
1 - 3 %
5 - 10
1 - 2 %
Ifop 29 au 31 mai 15 - 25
3 - 4 %
20 - 35
3 - 6 %
350 - 380
61 - 66 %
135 - 150
23 - 26 %
9 - 16
2 - 3 %
8 - 12
1 - 2 %
Cevipof Ipsos 27 au 30 mai 10 - 20
2 - 3 %
25 - 35
4 - 6 %
395 - 425
68 - 74 %
95 - 115
16 - 20 %
5 - 15
1 - 3 %
5 - 10
1 - 2 %
Kantar 24 au 28 mai 20 - 30
3 - 5 %
40 - 50
7 - 9 %
320 - 350
55 - 61 %
140 - 155
24 - 27 %
10 - 15
2 - 3 %
5 - 10
1 - 2 %
OpinionWay [note 4] 23 et 24 mai 25 - 30
5 - 6 %
25 - 30
7 - 9 %
310 - 330
58 - 62 %
140 - 160
26 - 30 %
10 - 15
2 - 3 %
OpinionWay [note 4] 16 au 18 mai 20 - 25
4 - 5 %
40 - 50
7 - 9 %
280 - 300
52 - 56 %
150 - 170
28 - 32 %
10 - 15
2 - 3 %
OpinionWay [note 4] 3 mai 6 - 8
1 %
28 - 43
5 - 8 %
249 - 286
47 - 53 %
200 - 210
37 - 39 %
15 - 25
3 - 5 %

Résultats

Participation et nuances politiques des candidats et députés

Résultats nationaux

Résultats des élections législatives des et
Premier tour

Second tour

Nombre % des inscrits Nombre % des inscrits
Inscrits 47 570 988 100,00 47 292 967 100,00
Abstentions 24 403 480 51,30 27 125 535 57,36
Votants 23 167 508 48,70 20 167 432 42,64
% des votants % des votants
Bulletins blancs 357 018 1,54 1 397 496 6,93
Bulletins nuls 156 326 0,67 593 159 2,94
Suffrages exprimés 22 654 164 97,78 18 176 777 90,13
Étiquette politique Voix % des exprimés Voix % des exprimés Sièges (1)
La République en marche ! 6 391 269 28,21 7 826 432 43,06 308 (303)
Les Républicains 3 573 427 15,77 4 040 016 22,23 112
Mouvement démocrate 932 227 4,12 1 100 790 6,06 42 (45)
Parti socialiste 1 685 677 7,44 1 032 985 5,68 30
Union des démocrates et indépendants 687 225 3,03 551 760 3,04 18
La France insoumise 2 497 622 11,03 883 786 4,86 17
Divers gauche 362 281 1,60 263 619 1,45 12 (13)
Parti communiste français 615 487 2,72 217 833 1,20 10
Front national 2 990 454 13,20 1 590 858 8,75 8
Divers droite 625 345 2,76 306 240 1,68 6 (7)
Régionaliste (Pè a Corsica, Tavini Huiraatira,
Mouvement indépendantiste martiniquais)
204 049 0,90 137 453 0,76 5
Divers 500 309 2,21 100 574 0,55 3
Parti radical de gauche 106 311 0,47 64 860 0,36 3
Écologiste 973 527 4,30 23 197 0,13 1
Extrême droite 68 320 0,30 19 030 0,10 1
Debout la France 265 420 1,17 17 344 0,10 1
Extrême gauche 175 214 0,77 0 0 0
Source : Ministère de l'Intérieur - France entière
(1) Indication entre parenthèses de la nuance politique des élus telle que déclarée le 19 juin 2017 au bureau de l'assemblée nationale. Source : Liste des députés élus à l'issue des deux tours les 11 et 18 juin 2017 sur assemblee-nationale.fr, consulté le 20 juin 2017.

Résultats par département

Élus du 1er tour

En raison de la forte abstention au 1er tour, les électeurs de seulement 4 des 577 circonscriptions ont élu un député dès le 1er tour des élections législatives. En 2012, 36 députés avaient été élus dès le 1er tour. Sur les 4 députés, seul Sylvain Maillard est un nouvel élu. Les trois autres ont été réélus avec, ou non, la même étiquette :

Identité Parti Circonscription  %
Demilly, Stéphane Stéphane Demilly UDI Somme (5e) 53,77
Maillard, Sylvain Sylvain Maillard REM Paris (1re) 50,80
Molac, Paul Paul Molac REM Morbihan (4e) 54,00
Polutélé, Napole Napole Polutélé DVG Wallis-et-Futuna (1re) 50,24
Carte des circonscriptions ayant élu un député dès le premier tour.

Candidats qualifiés pour le 2d tour

Parmi les 573 circonscriptions qui n’ont pas été attribuées au premier tour, 572 ont un second tour opposant deux candidats et une seule trois candidats, avant d'éventuels désistements.

Répartition des 572 « duels » :

  • 453 duels impliquent La République en marche ! : 234 adversaires sont de droite, 92 du Front National, 63 de La France insoumise, 51 de la gauche parlementaire (PS / PRG / EELV / MRC / DVG), 9 du PCF, 2 régionalistes, 1 sans étiquette et 1 de la Ligue du Sud ;
  • 317 duels impliquent la droite (LR / UDI / DLF / DVD), dont cinq entre deux candidats de droite : 234 adversaires sont de La République en marche !, 40 du MoDem, 16 de gauche parlementaire, 11 du Front National, 6 régionalistes et 5 sans étiquette ;
  • 119 duels impliquent le Front National : 92 adversaires sont de La République en marche !, 11 de droite, 10 du MoDem, 3 de gauche parlementaire, 1 de La France insoumise et 2 du PCF ;
  • 88 duels impliquent la gauche parlementaire, dont deux entre deux candidats de gauche : 51 adversaires sont de La République en marche !, 16 de droite, 10 du MoDem, 3 du Front national, 3 sans étiquette, 2 de La France insoumise et 1 régionaliste ;
  • 67 duels impliquent La France insoumise : 63 adversaires sont de La République en marche !, 2 de gauche parlementaire, 1 du Front National et 1 du MoDem ;
  • 62 duels impliquent le MoDem : 40 adversaires sont de droite, 10 de gauche, 10 du Front National, 1 de La France insoumise et 1 du PCF ;
  • 12 duels impliquent le PCF : 9 adversaires sont de La République en marche !, 2 du Front National et 1 du MoDem ;
  • 9 duels impliquent des candidats régionalistes (en Corse, Martinique, Alsace, Guyane, Nouvelle-Calédonie et Polynésie Française) : 6 adversaires sont de droite, 2 de La République en marche ! et 1 de gauche parlementaire ;
  • 9 duels impliquent des candidats sans étiquette : 5 adversaires sont de droite, 3 de gauche et 1 de La République en marche !.
  • un duel oppose un candidat de la Ligue du Sud (extrême droite) à celui de La République en marche !

L'élection triangulaire oppose La République en marche !, la droite et le Front national.

PCF/FG FI Gauche
PS / PRG / EELV / MRC / DVG
Régio. REM MoDem Droite
LR / UDI / DLF / DVD
FN Ext. droite Sans étiquette
PCF/FG 9 1 2
FI 2 63 1 1
Gauche 2 2 1 51 10 16 3 3
Régio. 1 2 6
REM 9 63 51 2 234 92 1 1
MoDem 1 1 10 40 10
Droite 16 6 234 40 5 11 5
FN 2 1 3 92 10 11
Ext. droite 1
Sans étiquette 3 1 5
Total
par couleur politique
12 67 88 9 453 62 317 119 1 9
Total
par tendance politique
79 88 9 515 317 120 9

Candidats uniques du second tour après désistements

  • 2° circonscription de l'Aveyron : Anne Blanc (REM) est seule au second tour après l'abandon d'André At (LR)[229].

Notes et références

Notes

  1. Au , 66 990 826 personnes vivent en métropole et dans les départements d’outre-mer (y compris Mayotte)[1]. Si on inclut également les 604 364 habitants des collectivités d’outre-mer (Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Saint-Martin et Saint-Barthélemy) et de Nouvelle-Calédonie, la population de l’ensemble des territoires français atteint environ 67,6 millions.
  2. Les 3 juin et 17 juin 2017 en Polynésie française et pour les Français résidant sur le continent américain, les 10 juin et 17 juin 2017 en outre-mer hors Polynésie, les 4 et 18 juin pour les autres Français de l'étranger[3].
  3. Avec 55 % de participation comme en 2012.
  4. a, b et c Fondée sur un sondage, 535 circonscriptions métropolitaines, sans la Corse.

Références

  1. INSEE, « Bilan démographique 2016 », (consulté le 8 juin 2017).
  2. Décret no 2017-616 du 24 avril 2017 portant convocation des électeurs pour l'élection des députés à l'Assemblée nationale, publié au JORF du .
  3. « Quelles sont les dates des prochaines élections ? », sur service-public.fr, .
  4. « L'élection présidentielle aura lieu le 23 avril et le 7 mai 2017 », sur Le Figaro, .
  5. Jean-Marc Party, « Présidentielle : vers une majorité parlementaire improbable ? », France Info,‎ (lire en ligne)
  6. « Ouverture, cohabitation, coalition… quelles différences ? », Europe 1,‎ (lire en ligne)
  7. Anne-Aël Durand et Laura Motet, « Législatives : 36 % des députés renoncent à se représenter », Le Monde,‎
  8. « Après les législatives 2017, 75 % de l’Assemblée nationale est renouvelée, un record », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  9. a, b, c et d Guillaume Tabard, « Législatives : L'impossible projection », Le Figaro,‎ (résumé, lire en ligne).
  10. France. « Code électoral », art. L.126. (version en vigueur : 12 juillet 1986) [lire en ligne (page consultée le 8 juin 2017)].
  11. France. « Code électoral », art. L.162. (version en vigueur : 9 décembre 2003) [lire en ligne (page consultée le 8 juin 2017)].
  12. Aurélie Delmas, « Législatives, mode d'emploi », Libération,‎ (lire en ligne).
  13. Laurent Boissieu, « Élections législatives 2002 », La Croix,‎ (lire en ligne).
  14. Christophe Gracieux, « Victoire de l'UMP aux élections législatives de juin 2007 », INA,‎ (lire en ligne).
  15. Geoffroy Clavel, « Résultat du second tour des législatives : PS en tête, l'UMP loin derrière, le FN historique, le FG à la peine, EELV a son groupe », Le HuffPost,‎ (lire en ligne).
  16. « Le cumul des mandats au niveau local, c'est terminé », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne)
  17. a et b Anne-Aël Durand et Laura Motet, « Législatives : 35 % des députés renoncent à se représenter », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  18. Baptiste Legrand, « Législatives : une majorité pour Macron ? 4 raisons de rester prudent », L'Obs,‎ (lire en ligne).
  19. Margaux Duguet, « Législatives : c'est quoi ce "dégagisme", qui a mis fin à la carrière de dizaines de députés ? », Franceinfo, 12 juin 2017, mis à jour le 13 juin 2017.
  20. Alice Develey, « Le «dégagisme» bientôt dans le dictionnaire ? », Le Figaro, 13 juin 2017.
  21. En marche !, « Construire une majorité de projet », .
  22. William Galibert, « Élections législatives : Un comité d'investiture déjà à l'oeuvre dans le camp d'En Marche! », Europe 1,‎ (lire en ligne).
  23. Grégoire Poussielgue, « En Marche met le cap sur les législatives », Les Échos,‎ (lire en ligne).
  24. Geoffroy Clavel, « Un nouveau nom et un nouveau président pour En Marche! », Le HuffPost,‎ (lire en ligne).
  25. a, b et c La République en marche !, « Présentation des candidats aux élections législatives »,
  26. Ilan Caro et Clément Parrot, « CARTE. Ce que cachent ces circonscriptions où En marche ! n'a encore investi personne », sur France Info, .
  27. « Pour les Français, A. Juppé serait sans conteste le meilleur Premier ministre pour E. Macron », Odoxa, .
  28. Louis Hausalter et Hadrien Mathoux, « Législatives : Voici les 51 circonscriptions sans candidat en marche pour Macron », Marianne,‎ (lire en ligne).
  29. Manon Rescan et Enora Ollivier, « Législatives : Une cinquantaine de circonscriptions sans candidat LRM », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  30. Helene Gully, Gabriel Nedelec et Raphael Bloch, « Législatives : À quoi ressemble vraiment un candidat En Marche ? », Les Échos,‎ 22 mais 2017 (lire en ligne).
  31. « Législatives: accord MoDem-En marche! », sur Le Figaro, .
  32. AFP, « Macron : « pas d'accords d'appareils » aux législatives, MoDem excepté », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
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  47. Emmanuel Galiero, « Législatives : La liste des 553 candidats investis par le FN », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
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Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes