Élections législatives algériennes de 2017

Précédent 2012 Drapeau de l'Algérie
Élections législatives algériennes de 2017
462 députés de l'Assemblée populaire nationale
(Majorité absolue : 232 députés)
Type d’élection élection parlementaire
Corps électoral et résultats
Population 41 000 000
Abdelmalek Sellal 2014-08-05.jpg FLN – Abdelmalek Sellal
Députés sortants 221
Ahmed Ouyahia 2011-05-29.jpg RND – Ahmed Ouyahia
Députés sortants 70
Premier ministre
Sortant
Abdelmalek Sellal
FLN

Les élections législatives algériennes de 2017 se tiendront le [1] afin d'élire les 462 députés de la septième législature de l'Assemblée populaire nationale (APN) pour un mandat de cinq ans.

Contexte

Système électoral

L'assemblée est composée de 462 sièges répartis à la proportionnelle dans 48 circonscriptions plurinominales correspondants aux wilayas (préfectures) de l'Algérie. Chaque circonscription se voit attribuée un nombre de sièges en fonction de sa population : un siège par tranche de 80 000 habitants, plus un siège pour une éventuelle tranche restante de 40 000 habitants, avec un minimum de 4 sièges par circonscriptions.

La répartition des sièges aux différents partis dans chaque circonscription après comptage des voix se fait à la proportionnelle selon la méthode dite « du plus fort reste »[2]

Forces en présence

938 listes se présentent au vote des 25 251 503 inscrits dans 53 124 bureaux de vote[3].

54 partis politiques sont en lice pour le scrutin tout comme 163 listes indépendantes[réf. nécessaire]

Partis Dirigeant
Front de libération nationale (FLN) Djamel Ould Abbès
Rassemblement national démocratique (RND) Ahmed Ouyahia
Rassemblement de l'espoir de l'Algérie (TAJ) Amar Ghoul
Mouvement populaire algérien (MPA)  Amara Benyounès 
Front El Moustabkel (FM) Belaïd Abdelaziz
Front des forces socialistes (FFS) Abdelmalek Bouchafa
Parti des travailleurs (PT) Louisa Hanoune
Mouvement de la société de la paix (MSP) Abderrazak Mokri
L'Algérie pour tous - Liste indépendante (Alif)

Partis et personnalités boycottant les législatives de 2017

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (avril 2017)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
Partis Président Remarque
Talaie El-Houriat (TH) Ali Benflis
Jil Jadid Sofiane Djilali
Union démocratique et sociale (UDS) Karim Tabbou Parti non agréé
FIS Abes Madani Parti dissout
  • Saad Bouokba, journaliste à El-Khabar
  • Salim Salhi, présentateur télé à Al Magharibia
  • Habib Zegad, député de 2012 à 2017
  • Mustapha Bouchachi, député démissionnaire

Résultats

Résultats des législatives de 2017 
Partis Voix  % Sièges +/-
Front de libération nationale (FLN)
Rassemblement national démocratique (RND)
Rassemblement de l'espoir de l'Algérie (TAJ)
Mouvement populaire algérien (MPA) 
Front El Moustabkel (FM)
Front des forces socialistes (FFS)
Parti des travailleurs (PT)
Mouvement de la société de la paix (MSP)
L'Algérie pour tous - Liste indépendante (Alif)
Indépendants
Autres
Total 100 462 -
Votes blancs et invalides
Suffrages exprimés
Nombre d'inscrits / participation 25 251 503

Polémique

Sur les affiches électorales, les visages de femmes candidates (et pas seulement pour les partis islamistes) sont remplacés par des avatars de tête voilée sans visage, ce qui déclenche une polémique nationale. Le Front des forces socialistes condamne cette action « au nom de son engagement en faveur de l'égalité des femmes et des hommes » alors que l'avocate Nadia Aït Zai, directrice du Centre d'information et de documentation sur les droits de l’enfant et de la femme, note que « masquer son visage est contraire à tous les principes constitutionnels ». Au nom de ce dernier argument, un délégué de la Haute instance indépendante de surveillance des élections saisit les têtes de liste concernées afin de leur donner un délai de 48 heures pour modifier les affiches, décision critiquée par des partis islamistes et nationalistes. Le président de la Haute instance désavoue finalement son délégué et tranche en affirmant que ne pas afficher son visage est « conforme aux mœurs et aux traditions algériennes »[4].

Notes et références

  1. « Législatives 2017 : les candidats soumis à des conditions strictes définies par la loi », Algérie Presse Service,‎ (lire en ligne).
  2. Système électoral de l'Assemblée populaire nationale Union Interparlementaire
  3. Algérie-Elections législatives: plus 23,2 millions d'électeurs pour choisir 462 députés
  4. Adam Arroudj, « En Algérie, les femmes n'ont pas de visage aux législatives », Le Figaro, samedi 22 / dimanche 23 avril 2017, page 15.

Voir aussi

Articles connexes