Élections générales italiennes de 2018

Élections générales italiennes
de 2018
630 députés de la Chambre des députés
315 sénateurs du Sénat de la République
Type d’élection Élections législatives et
sénatoriales
Participation
72,93 %  −2,1
MatteoSalvini2018 (cropped).jpg Coalition de centre-droit – Matteo Salvini et Silvio Berlusconi
Voix 12 164 732
37,0 %
 +7,8
Députés élus 263  +144
Sénateurs élus 129  +43
Luigi Di Maio daticamera.jpg Mouvement 5 étoiles – Luigi Di Maio
Voix 10 743 566
32,7 %
 +7,1
Députés élus 222  +134
Sénateurs élus 115  +80
Matteo Renzi crop 2015.jpeg Coalition de centre-gauche – Matteo Renzi
Voix 7 512 243
22,9 %
Députés élus 122  −200
Sénateurs élus 50  −78
Pietro Grasso crop.jpg Libres et égaux – Pietro Grasso
Voix 1 109 198
3,38 %
Députés élus 14  −46
Sénateurs élus 4  −20
Parti en tête par province à la Chambre des députés.
Carte
Composition de la Chambre des députés.
Diagramme
Composition du Sénat de la République.
Diagramme2
Président du Conseil des ministres
Sortant
Paolo Gentiloni
PD
Législature élue
XVIIIe

Les élections générales italiennes de 2018 sont un scrutin de type parlementaire se déroulant le , à l'expiration naturelle de la XVIIe législature de la République italienne. Elles se tiennent à la suite de la dissolution du Parlement du . Ce scrutin permet d'élire 315 des 320 sénateurs et 630 députés.

Ces élections générales ont lieu un peu plus d'un an après le référendum constitutionnel de 2016, à l'issue duquel une des plus importantes réformes constitutionnelles de l'après-guerre proposée par le gouvernement de Matteo Renzi a été largement rejetée par les électeurs ayant pris part au vote. En outre, l'adoption, par le Parlement en , d'une nouvelle loi électorale régissant les modalités propres aux élections générales a été rendue nécessaire après l'abrogation partielle de la loi Calderoli et la censure, par la Cour constitutionnelle, de la loi électorale votée par les parlementaires en 2015 et baptisée « Italicum ».

Les députés et sénateurs élus à l'occasion de ces élections siégent pour la XVIIIe législature de la République italienne.

Les élections ont pour résultat un parlement sans majorité, aucune des trois principales forces politiques n'étant parvenue à obtenir la majorité absolue. Le Mouvement 5 étoiles arrive en tête et devient le premier parti au parlement avec près d'un tiers des sièges. Il est toutefois devancé par la Coalition de centre droit, au sein de laquelle la Ligue qui triple son score s'impose face à une Forza Italia en fort déclin, tandis que le Parti démocrate du président du Conseil sortant Paolo Gentiloni, tout en restant le second parti observe un net recul. Son chef Matteo Renzi annonce le lendemain sa démission comme secrétaire de son parti.

Si l'absence d'une majorité claire et la perspective d'un blocage institutionnel, voire de nouvelle élections avec une loi électorale modifiée, étaient jugées très probables, la très bonne performance du Mouvement 5 étoiles et en particulier de la Ligue crée la surprise, tandis que le Parti démocrate observe un recul plus important qu'attendu[1].

Contexte

Une situation politique instable

À l'issue des élections générales des et , aucune des deux principales coalitions, dirigées par Pier Luigi Bersani pour le centre gauche et Silvio Berlusconi pour le centre droit, ne parvient à remporter la majorité absolue des sièges à la Chambre des députés et au Sénat, ce qui pose problème compte tenu du bicaméralisme parfait régi par la Constitution en vigueur en Italie. À cette confusion s'est ajouté le succès électoral du Mouvement 5 étoiles (M5S) dirigé par le comédien et humoriste Beppe Grillo, dont la percée a profondément bouleversé l'échiquier politique transalpin, jusqu'ici largement dominé par le bipartisme et désormais bouleversé par le succès d'une formation généralement qualifiée de populiste.

Après ces élections, la possibilité de voir le pays ingouvernable et fracturé en trois bloc hétérogènes est parue crédible et a inquiété les partenaires de l'Italie, notamment l'Union européenne, déjà préoccupée par la situation économique atone de la péninsule qui peine à sortir de la récession malgré les plans d'austérité préparés par le gouvernement Monti.

Alors que son septennat, entamé le , allait toucher à sa fin, le président de la République sortant, Giorgio Napolitano, âgé de 87 ans, a tenté de résoudre, par plusieurs moyens, la crise politique issue de ces élections ; après plusieurs tours de scrutin infructueux, il est finalement réélu le par les grands électeurs, incapables de lui trouver un successeur susceptible de résoudre cette crise politique. Soucieux de préserver le pays des conséquences d'une crise post-électorale trop longue, le président Napolitano parvient à conjurer celle-ci en confiant la formation d'un gouvernement d'union nationale au démocrate Enrico Letta, qui n'est toutefois pas parvenu à convaincre le parti de Grillo de soutenir ledit cabinet, composé de plusieurs ministres représentant la coalition emmenée par Berlusconi.

Quelques mois plus tard, ceux-ci quittent le parti du Cavaliere pour fonder un nouveau parti de centre droit afin de protester contre l'influence de l'ex-président du Conseil dans la conduite des affaires publiques au gré de ses ennuis judiciaires, entamant ainsi le déclin progressif de Berlusconi qui, a de son côté, refondé son ancien parti Forza Italia.

Mais, contesté au sein de sa propre famille politique pour la lenteur des réformes entreprises par son gouvernement, Enrico Letta est finalement renversé par une motion de censure interne au Parti démocrate, dirigé par Matteo Renzi, qui le remplace à la présidence du Conseil le . L'arrivée au pouvoir de ce jeune et ambitieux politicien, qui a promis d'envoyer « à la casse » la vieille classe politique, tend à bousculer encore un peu plus le paysage politique, en voie à une certaine forme de renouvellement incarnée par Renzi lui-même et ses plus fidèles, comme Maria Elena Boschi.

L'hégémonie de Matteo Renzi sur le centre gauche

Résolu à être présenté comme un réformateur, Matteo Renzi a fait voter plusieurs lois qui ont réformé le pays, dont certaines lui ont valu quelques contestations au sein même de sa propre majorité lorsqu'il a, par exemple, voulu moderniser le marché du travail en introduisant le Jobs Act, une loi contestée par l'aile gauche du Parti démocrate ; en outre, le gouvernement Renzi a fait voter, par les parlementaires, un texte de loi ouvrant le droit, pour les couples de même sexe, à l'union civile, ce qui a toutefois suscité les réserves d'Alternative populaire d'Angelino Alfano, principal partenaire des démocrates au sein de la coalition.

Dans le même temps, Matteo Renzi parvient à imposer une certaine hégémonie sur le centre gauche qui fragilise, dans le même temps, le chef de file historique de la droite italienne, Silvio Berlusconi, avec lequel des accords ponctuels devaient être initialement conclus pour les réformes institutionnelles envisagées par le cabinet Renzi. Ainsi, au mois de , après la démission du président Giorgio Napolitano qui ne souhaitait pas mener son second septennat jusqu'à son terme, Renzi s'est résolu à présenter la candidature du juge constitutionnel Sergio Mattarella.

Ayant promis, dès son arrivée au pouvoir, de mettre un terme au bicamérisme parfait, Matteo Renzi et son exécutif ont présenté, dès le mois d', un projet de loi diminuant considérablement les pouvoirs du Sénat de la République ; alors que les membres de la chambre haute étaient jusqu'à présent désignés en même temps que les députés, cette réforme ferait de cette institution un organe élu au suffrage indirect, constitué de cent membres dont quatre-vingt-quinze élus parmi les conseils régionaux et cinq par le président de la République. Adopté par les députés puis par les sénateurs, le projet est ensuite soumis, le , par référendum, aux citoyens italiens qui le rejettent massivement par 59, 1 % des voix en faveur du « non » contre 40,8 % pour le « oui ».

Crise des migrants et effet sur la droite

Crise migratoire et montée de l'anti-immigrationnisme

Depuis le début de la crise migratoire en Europe, l'Italie est aux premiers rangs et l'un des principaux points d'entrée en Europe - voire la principale entrée en 2017. Ainsi, entre 2014 et 2017, 630 000 migrants ont débarqués en Italie[2]. Bien que tous les migrants ne restent pas forcément sur le territoire italien et que beaucoup tentent de rejoindre d'autres pays, l'afflux provoque des tensions qui se traduisent électoralement par une montée de l'extrême droite et de la droite dure[2], liée en partie à l'explosion de la délinquance et de la violence qui entraine une hausse du sentiment d'instabilité depuis l’arrivée des migrants et la piètre gestion de la crise. Ces-dernières sont représentées dans ces élections par Forza Italia et la Ligue du Nord[2]. Ces deux partis qui basent en partie leurs campagnes sur une politique anti-immigration dure[3] enchaînent les victoires électorales, en récupérant par exemple les régions de Ligurie et de Sicile, et les villes de Gènes, Venice ou Trieste, gouvernées par la gauche depuis des années. L'on assiste également au cours de la campagne à des actions symboliquement violentes de la part de ces partis ou de groupuscules, comme un rassemblement de militants de la Ligue du Nord qui brûlent en effigie Laura Boldrini la présidente de la Chambre des députés, ou qui publient des photomontages d'elle égorgée[4].

À l'instar de cette montée de l'extrême droite et de la droite dure, aux élections municipales de 2017, la très grande majorité des 400 maires qui avaient adhéré au programme gouvernemental de répartition des réfugiés sur le territoire (3 pour 1 000 habitants) ont connu un grand revers électoral[5].

Meurtre de Pamela Mastropietro

En janvier 2018, Pamela Mastropietro, une jeune fille de 18 ans, est violée, tuée à coup de couteau, écorchée vive et démembrée à Macerata[4]. Ce meurtre choque l'Italie[4]. Le principal suspect, interpellé, est un Nigérian dealer de drogue et demandeur d'asile[4]. Par la suite deux autres Nigérians seront aussi arrêtés et l'homicide volontaire sera établi[6].

Fusillade raciste de Macerata

En réaction, le 3 février 2018, Luca Traini décide de tirer depuis sa voiture sur des Africains à Macerata. Il vide ainsi deux chargeurs de pistolet semi-automatique sur des personnes noires croisées au hasard[4]. Cette fusillade blesse six personnes dont quatre gravement. Traini se drape du drapeau tricolore et se laisse ensuite interpeller devant le monument aux morts en criant « L'Italie aux Italiens » et « Dehors les Noirs ! »[2]'[4]. Il explique ensuite aux policiers avoir voulu tuer des Africains à la suite du meurtre de Mastropietro[2]. Mein Kampf, un livre d'histoire sur Benito Mussolini et des magazines néofascistes sont trouvés dans sa chambre[2]. Une fois son identité révélée publiquement, il est rapidement remarqué que Luca Traini était un candidat de la Ligue du Nord lors des élections municipales de 2017[4]. Cette fusillade, associée aux actions symboliquement violentes précédemment mentionnées[4], enveniment la campagne électorale[2], d'autant plus que Matteo Salvini, le chef de la Ligue du Nord déclare que « la responsabilité morale de la fusillade incombe à ceux qui ont rempli le pays de réfugiés »[4]. Pour le président du Sénat, Pietro Grasso, candidat aux élections sous l'étiquette de la formation de gauche Libres et égaux, Matteo Salvini « ne fait qu'envenimer la haine et la violence en capitalisant sur ces tragédies humaines à pure fin électorale »[4]. Le député de gauche Benedetto Della Vedova, demande que Salvini « s'arrête avant de déclencher une guerre civile »[4]. Silvio Berlusconi, allié à Matteo Salvini, « condamne le geste d'un déséquilibré », sans toutefois désavouer son allié et « attire de nouveau l'attention sur le problème de la sécurité dans les villes »[4].

Le soir du 8 février 2018, plusieurs dizaines de militants du groupe néofasciste Forza nuova manifestent contre l'immigration et adressent le salut fasciste à la police de Macerata, ce qui cause des heurts avec ces derniers[5]. Par la suite, le maire centre gauche de la ville, Romano Carancini, interdit tous les rassemblements[5]. Cependant, la préfecture autorise un grand rassemblement contre le racisme pour le 10 février au soir, bien que par sécurité les écoles restent fermées, les commerces ferment à la mi-journée et que la messe du samedi soir soit annulée[5]. Toutefois, malgré les craintes, ce rassemblement se passe sans le moindre problème[5]. Plusieurs milliers de personnes défilent à l'appel d'associations antifascistes, d'ONG, de syndicats mais aussi de quelques formations politiques de gauche[6]. Il y a 10 000 manifestants selon la préfecture, et 30 000 selon les organisateurs[6]. Parmi les manifestants, l'on trouve entre-autres une centaine de manifestants antifascistes venus de Pise[6], des migrants africains en attente de naturalisation[6], des Italiens noirs venus dénoncer le racisme diffus[6] et des habitants de Macerata choqués par la fusillade[7].

Système électoral

Propagande électorale envoyée aux électeurs en Amérique du Sud (mode de scrutin distinct de celui en métropole)

Contexte

Le système électoral pour l'élection des membres de la Chambre des députés avait été modifié par la loi Italicum du [8]. Mais cette loi avait fait l'objet d'une déclaration partielle d'inconstitutionnalité par la Cour constitutionnelle en et n'a jamais été appliquée.

Le mode d'élection des membres du Sénat de la République restait régi par la loi 270 du , qui s'appliquait déjà pour les trois précédentes élections générales. Cependant, la loi avait été jugée en partie inconstitutionnelle par la Cour constitutionnelle en [9].

Une réforme électorale a donc été entreprise en 2017 pour unifier ces deux modes d'élections qui risquaient de rendre l'Italie ingouvernable du fait de leurs divergences. C'est ainsi que la loi Rosatellum bis a été promulguée le pour instaurer un système mixte pour les deux chambres du Parlement. Il s'agit donc de la loi applicable pour ce scrutin, remisant l'Italicum sans que ce régime n'ait pu être appliqué une seule fois.

Fonctionnement

Article détaillé : Loi électorale italienne de 2017.
Le bulletin de vote utilisé en Italie

Sont convoqués 46 604 925 électeurs pour la Chambre et 42 871 428 pour le Sénat où ne votent que les électeurs de plus de 25 ans. Les élections se déroulent sur un seul tour de scrutin, le dimanche 4 mars, de 7 h à 23 h, et utilisent un système proportionnel mixte, avec 37 % de sièges alloués au scrutin uninominal majoritaire à un tour et 63 % au scrutin proportionnel, dont 2 % réservés pour les Italiens résidant à l'étranger (vote par correspondance uniquement). Le Sénat et la Chambre des députés utilisent tous deux la méthode de Hare pour l'attribution des sièges. Le seuil est de 3 % pour avoir des élus à la proportionnelle (plus un seuil de 20 % sur une base régionale au Sénat). Ce seuil est porté à 10 % pour les coalitions. En dessous de 1 % les voix obtenues par les partis en coalition ne comptent pas.

Cette loi a également ré-introduit les listes fermées de parti, interdisant à nouveau aux électeurs le vote préférentiel, ce qui avait été autorisé dans la loi électorale de 2015, l'Italicum.

Lors du vote, il est fourni aux électeurs un bulletin comportant des candidats en tête de plusieurs tableaux séparés dans lesquels figurent les symboles (dans un cercle à cocher) d'une ou des listes qui le soutiennent (voir bulletin ci contre). Il est possible de voter de plusieurs manières :

  1. L'électeur peut entourer ou faire une marque sur le sigle d'une liste. Dans ce cas, un vote est attribuée à celle-ci pour le décompte du scrutin proportionnel, ainsi qu'a son candidat dans la circonscription pour le scrutin majoritaire.
  2. L'électeur peut alors également entourer le nom du candidat en en-tête de la liste qu'il a choisi, mais cela est superflu. Le panachage étant interdit, il ne peut en revanche pas désigner une liste d'une part, et le candidat d'un tableau d'une autre liste d'autre part. Ni entourer plus d'un sigle de liste, même au sein d'une coalition. Ces votes sont considérés comme nul.
  3. L'électeur peut en revanche n'entourer que le nom d'un candidat. Si une seule liste le soutient, cela revient au même que précédemment. En revanche, si plusieurs liste le soutienne, le vote au scrutin de liste est réparti en fractions égales à chacune des listes.

Les coalitions de plusieurs partis voient ainsi leurs candidats élus en commun par l'addition de l’ensemble de leurs voix au scrutin majoritaire dans chacune des circonscriptions, tandis que chacun des partis de la coalition se voient attribué des sièges à la proportionnelle selon ses voix propres, obtenus par vote direct ou fractionné[10].

La circonscription dévolue aux Italiens de l'étranger, dite circonscription extérieure, a pour particularité de ne relever que de la règle de la proportionnelle. Le bulletin de vote y est par conséquent différent : les électeurs choisissent un parti parmi les listes proposées, qui détaillent chacune les noms d'autant de candidats que de sièges à pourvoir. Les électeurs ont la possibilité d'effectuer un vote préférentiel au sein de la liste qu'ils choisissent, mais pas un panachage entre plusieurs listes.

Chambre des députés

La Chambre des députés est composée de 630 députés élus pour cinq ans, dont :

  • 232 sont élus à la majorité relative dans autant de circonscriptions uninominales.
  • 398 sont élus par la représentation proportionnelle nationale.
    • Ils sont ensuite répartis dans des circonscriptions plurinominales dont le cadre ne dépasse pas le territoire régional avec un seuil électoral de facto de 3 %.
  • Sur ces 398, 12 sont élus par les Italiens de l'étranger dans des circonscriptions plurinominales, au scrutin de liste avec possibilité d'un vote préférentiel.

La chambre des députés est élue sur un bulletin de vote unique. Le bulletin de vote comprend le candidat au scrutin uninominal de la circonscription et les partis et les listes qui le soutiennent, ce qui est utilisé pour déterminer l'attribution proportionnelle des sièges au niveau régional, avec un seuil minimal de 3 %.

Sénat de la République

Le Sénat de la République est composé 315 sénateurs élus pour cinq ans par les électeurs ayant plus de 25 ans, dont:

  • 116 sont élus à la majorité relative dans autant de circonscriptions uninominales.
  • 199 sont élus à la représentation proportionnelle dans des circonscriptions plurinominales régionales avec un seuil électoral de 20 % (régional) ou de 3 % (national).
  • Sur ces 199, 6 sont élus par les Italiens de l'étranger dans des circonscriptions plurinominales
  • À ces 315 sénateurs s'ajoutent un petit nombre variable de sénateurs à vie, composé d'anciens présidents de la République et de cinq autres personnalités nommées à vie pour leurs mérites par le président de la République.

Comme pour la chambre, le Sénat est élu sur un bulletin de vote unique.

Résumé graphique

Répartition des sièges dans les deux chambres du Parlement
Chambre des députés Sénat de la République
Mode d'élection de la Chambre des députés avec la loi Rosatellum bis
Mode d'élection du Sénat avec la loi Rosatellum bis
Méthode Sièges % Méthode Sièges %
Uninominal 232 37 % Uninominal 116 37 %
Proportionnelle 386 61 % Proportionnelle 193 61 %
Résidents à l'étranger 12 2 % Résidents à l'étranger 6 2 %

Analyse

Pour Marc Lazar, cette loi électorale pourrait « avantager les partis du centre droit bien implantés dans le nord du pays, favoriser le Parti démocrate dans la partie centrale du pays, son grand bastion qui tend néanmoins à se lézarder. A priori, le nouveau mode de scrutin pénalise le Mouvement 5 étoiles, qui est fort mais reste seul. À [la veille du scrutin], il semble improbable qu’une majorité claire se dégage à la Chambre des députés et au Sénat, même si le centre droit semble porté par une dynamique électorale qui pourrait peut-être lui permettre de l'emporter »[11]. Pour Raffaele Landani, professeur de science politique à l'université de Bologne, « L'Italie demeure divisée en deux blocs, l’un de droite et l’autre de gauche, qui ne parviennent pas à avoir une majorité claire forte et stable. Le 4 mars, on risque de voir se répéter le scénario que nous avons connu ces vingt-cinq dernières années, marquées par une alternance entre gouvernements populistes et gouvernements techniques. »[11]. Selon la fondation Robert-Schuman, étant « davantage proportionnelle que majoritaire, [elle] ne garantit en rien la constitution d’une majorité post-électorale stable »[11].

Forces en présence

Coalition Parti Positionnement idéologique Leader
Coalition de centre-gauche Parti démocrate (PD) Centre gauche
Social-démocratie, social-libéralisme
Matteo Renzi
Plus d'Europe (+E) Centre
Social-libéralisme, Europhilie, Libéralisme économique
Emma Bonino
Italie Europe Ensemble (I) Centre gauche
Social-démocratie, Progressisme, Politique écologique
Giulio Santagata
Civica Popolare (CP) Centre
Démocratie chrétienne
Beatrice Lorenzin
SVP - PATT Centre
Régionalisme, Autonomisme, Démocratie chrétienne
Philipp Achammer
Vallée d'Aoste, tradition et progrès (VdA) Centre
Régionalisme, Autonomisme, Démocratie chrétienne
Alessia Favre
Coalition de centre droit[12] Forza Italia (FI) Centre droit
Libéral-conservatisme, Libéralisme, Démocratie chrétienne
Silvio Berlusconi[13]
Ligue (LN) Droite
Fédéralisme, Nationalisme, populisme de droite, Euroscepticisme
Matteo Salvini
Frères d'Italie (FdI) Droite
Nationalisme, National-conservatisme, Euroscepticisme
Giorgia Meloni
Nous avec l'Italie-UdC (NcI-UdC) Centre droit
Libéral-conservatisme, Libéralisme, Démocratie chrétienne
Raffaele Fitto
Mouvement 5 étoiles (M5E) Attrape-tout
Démocratie directe, Antisystème, Populisme, Euroscepticisme
Luigi Di Maio
Libres et égaux (LeU) Gauche
Social-démocratie, écosocialisme
Pietro Grasso
Pouvoir au peuple ! (PaP) Gauche radicale
Communisme, Populisme de gauche, écosocialisme, Euroscepticisme
Viola Carofalo
CasaPound Italia Extrême droite
Néofascisme, Nationalisme révolutionnaire, Anticapitalisme
Simone Di Stefano
Le Peuple de la famille Centre droit
Conservatisme sociétal
Mario Adinolfi 
Parti communiste Extrême gauche
Communisme, Marxisme-léninisme, Euroscepticisme
Marco Rizzo
Parti républicain italien-ALA Centre
Social-libéralisme, Régionalisme
Corrado De Rinaldis Saponaro
L'Italie aux Italiens (Forza nuova-Flamme tricolore) Extrême droite
Néofascisme, ultranationalisme, Euroscepticisme
Roberto Fiore
Pour une gauche révolutionnaire[14] Extrême gauche
Communisme, Trotskisme, Antistalinisme
Claudio Bellotti

Autres listes mineures

  • 10 volte meglio, conduite par Andrea Dusi, présente dans 14 circonscrptions, uniquement celles de la Chambre ;
  • Autodeterminatzione, Anthony Muroni , présente uniquement en Sardaigne, pour la Chambre et le Sénat ;
  • Blocco Nazionale per le libertà, Massimo Renato Lorenzo Mallucci de Mulucci, dans 5 circonscriptions de la Chambre ;
  • Democrazia Cristiana, Gianni Fontana, uniquement dans le Latium (Sénat) ;
  • Destre Unite - Forconi, Massimiliano Panero, 2 circonscriptions du Sénat ;
  • Free Flights to Italy, présente uniquement en Amérique du Nord et centrale (Chambre)
  • Grande Nord, Marco Reguzzoni, 4 circonscriptions pour la Chambre et 2 pour le Sénat
  • Italia nel Cuore, Mauro Tiboni, uniquement en Lombardie-3 pour la Chambre ;
  • Lista del Popolo per la Costituzione, Antonio Ingroia, 9 circonscriptions pour la Chambre et 7 pour le Sénat ;
  • MAIE, Ricardo Merlo, Amériques (Chambre et Sénat) ;
  • Movimento delle Libertà, uniquement en Europe (Chambre et Sénat) ;
  • Patto per l'Autonomia, Massimo Moretuzzo, uniquement en Frioul Vénétie julienne ;
  • Per Tutti - Pour Tous - Pe Tcheut, (ALPE, Stella alpina et Pour notre vallée), Vallée d'Aoste (Chambre et Sénat) ;
  • Rinascimento Mir, Gerardo Meridio, uniquement en Frioul Vénétie julienne (Chambre et Sénat) ;
  • Risposta Civica, uniquement en Vallée d'Aoste (Chambre et Sénat) ;
  • SìAmo, Dario Miedico, Frioul Vénétie julienne (Chambre et Sénat) ;
  • SMS - Stato Moderno Solidale, Silvana Arbia, uniquement en Basilicate (Sénat) ;
  • UNITAL (Unione Tricolore America Latina), Fabio Cantarelli, uniquement en Amérique du Sud (Chambre) ;
  • USEI, Eugenio Sangregorio, uniquement en Amérique du Sud (Chambre et Sénat).

Campagne

Parti démocrate

+Europa

+Europa (Plus d'Europe) présente comme leader Emma Bonino, ancienne ministre des Affaires étrangères et ancienne commissaire européenne à la Consommation. Elle comprend les Radicaux italiens, Forza Europa de Benedetto Della Vedova, le Centre démocrate de Bruno Tabacci.

Italie Europe Ensemble

Italie Europe Ensemble est une coalition qui rassemble le Parti socialiste italien (PSI), la Fédération des Verts et l'Area Progressista de Michele Ragosta. Elle a obtenu le soutien de Romano Prodi.

Un virage modéré au Mouvement 5 étoiles

Luigi Di Maio est élu à la tête du Mouvement 5 étoiles en dans le cadre d'une primaire interne[15].

Considéré comme davantage modéré que ses prédécesseurs, il aborde les élections sur un ton moins anti système et révolutionnaire. Le mouvement revient notamment sur son principe de non alliance avec d'autres partis et, le , présente un programme en vingt points devant servir de base pour d'éventuelles négociations au lendemain du . L'absence d'un référendum sur la sortie de l'euro y est particulièrement remarquée. L'abandon de cette promesse à haut risque va alors dans le sens voulu par Di Maio de concentrer la campagne du Mouvement 5 étoiles sur l'économie, la réduction des impôts, la lutte contre la corruption, la simplification administrative et la lutte contre « l’immigration incontrôlée »[16].

Forza Italia

Ligue du Nord appelée « Ligue »

En choisissant de supprimer la mention « Nord » du symbole électoral de son parti (sans changer son nom officiel), Matteo Salvini a renouvelé la ligne de la Ligue du Nord, gommant le régionalisme sécessionniste du parti pour une approche populiste qu'il revendique et fédéraliste. Bien qu'alliée à Forza Italia de Silvio Berlusconi, la « Ligue » espère arriver devant son allié[17].

Civique populaire

Après le renoncement d'Angelino Alfano, la coalition de centre gauche Civique populaire, dirigée par la ministre de la Santé Beatrice Lorenzin, regroupe l'Alternative populaire, Italie des valeurs, les Centristes pour l'Europe, Démocratie solidaire, l'Union pour le Trentin, l'Union populaire chrétienne et l'Italie est populaire.

Sondages

Graphique synthétisant les résultats des sondages réalisés depuis les élections précédentes du .

La couleur de chaque ligne correspond à un parti politique :

Résultats

Participation

Dans les 7 958 bureaux de vote ouverts en Italie, sans tenir compte des Italiens de l'étranger, le pourcentage de votants s'élève à 19,43 % à midi puis à 58,40 % à 19 heures, pour un total de participation de 72,93 % à la clôture des bureaux de vote à 23 heures. Lors des élections précédentes en 2013, elle avait été de 75,04 %[18].

Résultats simplifiés

Résultats des élections italiennes de 2018
Coalition Parti Députés +/- Sénateurs +/-
Coalition de centre droit Ligue (Lega)
125 / 630
Increase2.svg 109
58 / 315
Increase2.svg 39
Forza Italia (FI)
104 / 630
Increase2.svg 1
57 / 315
Decrease2.svg 41
Frères d'Italie (FdI)
32 / 630
Increase2.svg 25
18 / 315
Increase2.svg 18
Nous avec l'Italie (NcI)
4 / 630
Nv.
4 / 315
Nv.
Total
265 / 630
Increase2.svg 140
137 / 315
Increase2.svg 20
Mouvement 5 étoiles (M5E)
227 / 630
Increase2.svg 119
112 / 315
Increase2.svg 58
Coalition de centre-gauche Parti démocrate (PD)
112 / 630
Decrease2.svg 180
53 / 315
Decrease2.svg 57
Autres (5)
10 / 630
Decrease2.svg 43
7 / 315
Decrease2.svg 6
Total
122 / 630
Decrease2.svg 223
60 / 315
Decrease2.svg 63
Libres et égaux (LeU)
14 / 630
Nv.
4 / 315
Nv.
Mouvement associatif des Italiens à l'étranger (MAIE)
1 / 630
Decrease2.svg 1
1 / 315
Steady.svg
Union sud-américaine des émigrés italiens (USEI)
1 / 630
Steady.svg
1 / 315
Steady.svg

Chambre des députés

Résultats préliminaires des législatives italiennes de 2018
(61 367 bureaux dépouillés sur 61 401 et 1 790 bureaux sur 1 858 à l'étranger) )[18]
Coalition Parti Circonscriptions Proportionnelle Italiens de l'étranger Total
sièges
+/-
Votes % Sièges Votes % Sièges Votes % Sièges
Coalition de centre droit Ligue (Lega) 12 146 195 37,00 53 5 691 513 17,37 73 232 078 21,49 2 127 Increase2.svg 108
Forza Italia (FI) 42 4 590 548 14,01 59 1 102 Increase2.svg 2
Frères d'Italie (FdI) 14 1 426 079 4,35 19 0 34 Increase2.svg 23
Nous avec l'Italie-UdC (NcI) 0 428 263 1,30 0 11 845 1,09 0 0 Nv.
Total des sièges 109 151 3 263 Increase2.svg 138
Mouvement 5 étoiles (M5E) 10 726 245 32,68 88 10 696 572 32,66 133 188 933 17,50 1 222 Increase2.svg 114
Coalition de centre-gauche Parti démocrate (PD) 7 500 639 22,85 26 6 133 559 18,72 86 285 429 26,44 5 117 Decrease2.svg 180
Plus d'Europe (+E) 0 836 540 2,55 0 60 859 5,63 1 1 Nv.
Italie Europe Ensemble (I) 0 196 741 0,60 0 0 Nv.
Liste civique populaire (CP) 0 177 948 0,54 0 30 375 2,81 0 0 Nv.
SVP - PATT 2 134 651 0,41 2 4 Decrease2.svg 1
Vallée d'Aoste (VdA)[N 1] 14 425 0 0 Decrease2.svg 1
Total des sièges 28 88 6 122 Decrease2.svg 223
Libres et égaux (LeU) 1 113 783 3,39 0 1 109 030 3,38 14 14 Nv.
Mouvement associatif des Italiens à l'étranger (MAIE) 104 538 9,68 1 1 Decrease2.svg 1
Union sud-américaine des émigrés italiens (USEI) 65 363 6,05 1 1 Steady.svg
Pouvoir au peuple ! (PaP) 371 935 1,13 370 237 1,13
CasaPound Italia 312 137 0,95 310 741 0,94
Le Peuple de la famille 219 506 0,66 218 838 0,66
L'Italie aux Italiens (Forza nuova-Flamme tricolore) 125 895 0,38 126 199 0,38
Parti communiste 106 725 0,32 106 161 0,32
Pour une gauche révolutionnaire 29 345 0,08 29 175 0,08
Parti républicain italien-ALA (PRI) 20 943 0,06 20 943 0,06 2 214 0,20
Autres partis (10)
Suffrages exprimés 32 825 399 32 755 044
Votes blancs et invalides 1 091 061 1 161 416
Total 33 916 460 100 232 33 916 460 100 386 ' 100 12 630 Steady.svg
Abstentions 27,37 27,37
Nombre d'inscrits / participation 46 505 499 72,93 46 505 499 72,93

Sénat de la République

Résultats des sénatoriales italiennes de 2018[19]
Coalition Parti Circonscriptions Proportionnelle Italiens de l'étranger Total
sièges
+/-
Votes % Sièges Votes % Sièges Votes % Sièges
Coalition de centre droit Ligue (Lega) 11 320 949 37,49 21 5 317 019 17,62 37 0 58 Increase2.svg 39
Forza Italia (FI) 23 4 352 380 14,43 33 2 58 Decrease2.svg 40
Frères d'Italie (FdI) 9 1 286 122 4,26 7 0 16 Increase2.svg 16
Nous avec l'Italie-UdC (NcI) 5 361 737 1,19 0 0 5 Nv.
Total des sièges 58 77 2 137 Increase2.svg 20
Mouvement 5 étoiles (M5E) 9 686 266 32,22 44 9 713 763 32,21 68 0 112 Increase2.svg 58
Coalition de centre-gauche Parti démocrate (PD) 6 943 650 22,99 9 5 768 101 19,12 43 2 54 Decrease2.svg 57
Plus d'Europe (+E) 1 712 844 2,36 0 0 1 Nv.
Italie Europe Ensemble (I) 0 163 028 0,54 0 0 0 Nv.
Liste civique populaire (CP) 1 157 205 0,52 0 1 Nv.
SVP - PATT 2 128 282 0,42 1 3 Decrease2.svg 1
Vallée d'Aoste (VdA) [N 2] 15 958 1 1 Steady.svg
Total des sièges 14 44 2 60 Decrease2.svg 63
Libres et égaux (LeU) 990 500 3,28 0 987 706 3,27 4 0 4 Nv.
Mouvement associatif des Italiens à l'étranger (MAIE) 1 1 Steady.svg
Union sud-américaine des émigrés italiens (USEI) 65 363 6,05 1 1 Increase2.svg 1
Pouvoir au peuple ! (PaP)
CasaPound Italia
Parti républicain italien (PRI)
Le Peuple de la famille
L'Italie aux Italiens (Forza nuova-Flamme tricolore)
Parti communiste
Pour une gauche révolutionnaire
Autres partis (10)
Suffrages exprimés
Votes blancs et invalides
Total ' 100 116 ' 100 193 ' 100 6 315 Steady.svg
Abstentions
Nombre d'inscrits / participation

Analyse sociologique du vote

Sociologie de l'électorat[20]
Groupes Centre droit Mouvement 5 étoiles Centre gauche Libres et égaux Autres Partici-
pation
Total des votes 37,0 % 32,7 % 22,9 % 3,4 % 4,0 % 72,9 %
Sexe
Homme 36,8 % 32,8 % 22,9 % 3,5 % 4,0 % 72,5 %
Femme 37,1 % 32,9 % 22,9 % 2,7 % 3,7 % 68,3 %
Âge
18–34 ans 34,4 % 35,3 % 21,5 % 5,0 % 3,8 % 70,1 %
35–49 ans 37,4 % 35,4 % 20,3 % 2,7 % 4,2 % 72,2 %
50–64 ans 38,3 % 34,0 % 20,1 % 3,2 % 4,4 % 72,4 %
Plus de 65 ans 36,9 % 27,1 % 30,1 % 3,0 % 2,9 % 66,3 %
Activité
Étudiant 29,9 % 32,3 % 24,4 % 8,2 % 5,2 % 66,8 %
Sans emploi 41,8 % 37,2 % 15,1 % 0,6 % 5,3 % 63,7 %
Femme de foyer 41,1 % 36,1 % 17,4 % 1,8 % 3,6 % 65,9 %
Col bleu 42,6 % 37,0 % 14,1 % 1,3 % 5,0 % 72,0 %
Col blanc 29,4 % 36,1 % 25,4 % 5,6 % 3,5 % 75,6 %
Auto-entrepreneur 46,9 % 31,8 % 15,1 % 2,3 % 3,9 % 73,3 %
Patron 31,8 % 31,2 % 29,5 % 3,3 % 4,2 % 77,9 %
Retraité 36,6 % 26,4 % 30,5 % 3,7 % 2,8 % 68,8 %
Secteur d'activité
Secteur public 29,7 % 41,6 % 24,0 % 1,7 % 3,9 % 71,8 %
Secteur privé 35,6 % 34,0 % 22,0 % 4,3 % 4,1 % 72,7 %
Plus haut diplôme
"Elementare" 36,1 % 30,0 % 28,5 % 2,3 % 3,1 % 64,9 %
"Lic. media" 42,7 % 33,3 % 18,4 % 2,2 % 3,4 % 70,5 %
"Diploma" 34,9 % 36,1 % 20,3 % 4,7 % 4,0 % 74,1 %
"Laurea" 28,8 % 29,3 % 31,4 % 5,5 % 5,0 % 72,0 %
Présence dans un lieu de culte
Hebdomadaire ou plus 38,2 % 30,9 % 26,0 % 2,2 % 2,7 % 68,9 %
Mensuelle 44,6 % 31,4 % 18,5 % 2,6 % 2,9 % 72,0 %
Occasionnelle 38,6 % 34,9 % 20,0 % 3,2 % 3,3 % 71,2 %
Jamais 30,8 % 33,7 % 24,8 % 5,2 % 5,5 % 69,9 %

Conséquences

Le 5 mars 2018, Matteo Renzi annonce qu'il restera à la tête du Parti démocrate jusqu'au congrès du parti devant se dérouler après la formation du gouvernement, et qu'il ne s'y portera pas candidat[21]. Il devrait ainsi mener le Parti démocrate au cours des mois de négociations suivant l'élection, qu'il entame en annonçant que le parti sera résolument dans l'opposition, et refusera toute alliance avec le Mouvement 5 étoiles, que certains cadres de son parti envisagent[Lesquels ?], ainsi qu'avec la Ligue, bloquant tout accord éventuel incluant les démocrates[22].

Notes et références

Notes

  1. La région autonome de la Vallée d'Aoste n'élit qu'un seul député, au scrutin majoritaire. En 2018, le député sortant qui représentait la Stella alpina se présentait cette fois dans une coalition concurrente de l'Union valdôtaine : Per Tutti - Pour Tous - Pe Tcheut.
  2. La région autonome de la Vallée d'Aoste n'élit qu'un seul sénateur, au scrutin majoritaire.

Références

  1. « Au lendemain du scrutin en Italie, l’heure des démissions et des tractations a sonné », Le Monde, 5 mars 2018.
  2. a, b, c, d, e, f et g « Italie : la fusillade raciste envenime la campagne électorale », sur ladepeche.fr, (consulté le 5 février 2018).
  3. « Presse étrangère : l'Italie sous le choc après l'attaque raciste de Macerata », sur lesechos.fr, (consulté le 5 février 2017).
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l « Italie : la fusillade raciste qui enflamme la campagne électorale », sur lefigaro.fr, (consulté le 5 février 2018).
  5. a, b, c, d et e « À Macerata, une manifestation contre le racisme », sur la-croix.com, (consulté le 11 février 2018).
  6. a, b, c, d, e et f « Italie: des milliers de manifestants antifascistes à Macerata », sur boursorama.com, (consulté le 11 février 2018).
  7. « "Ça suffit cette discrimination absurde !" : après la fusillade de Macerata, manifestations contre les fascismes dans la ville italienne », sur francetvinfo.fr, (consulté le 11 février 2018).
  8. (it) « LEGGE 6 maggio 2015, n. 52 », sur Gazzetta aufficiale (consulté le 28 septembre 2017).
  9. (it) « Sentenza 1/2014 », sur Coerte costituzionale (consulté le 28 septembre 2017).
  10. (it) « Elezioni Politiche 2018 - FAQ – Domande frequenti pagina 3 », sur dait.interno.gov.it.
  11. a, b et c Edouard Pflimlin, « Elections en Italie : ce qu’il faut savoir du nouveau mode de scrutin », sur Le Monde, (consulté le 3 mars 2018).
  12. En Vallée d'Aoste, le symbole électoral est unique pour Forza Italia et Frères d'Italie, alliés à Nuova Valle d'Aosta, un parti régionaliste. À l'étranger, le symbole est unique pour Berlusconi-Salvini-Meloni.
  13. Berlusconi n'est pas éligible (loi Severino) et n'est pas candidat. Bien qu'il puisse formellement briguer la présidence du Conseil des ministre, il annonce le 1er mars 2018 qu'il choisirait comme chef du gouvernement Antonio Tajani en cas de victoire de son parti.
  14. Soutenu par le Parti communiste des travailleurs (Italie) et par Sinistra Classe Rivoluzione.
  15. « Luigi Di Maio, un "5 étoiles" pour diriger l'Italie ? », sur Le JDD, (consulté le 28 septembre 2017).
  16. (en) « Italy's 5-Star presents election program with no euro referendum », Reuters,‎ (lire en ligne).
  17. « Elections en Italie : comment la Ligue du Nord essaye de lisser son image », leparisien.fr,‎ 2018-02-25cet18:31:23+01:00 (lire en ligne).
  18. a et b (it) « Eligendo: Camera [Votanti] Italia (Italia) - Camera dei Deputati del 4 marzo 2018 », sur elezioni.interno.gov.it.
  19. (it) « Eligendo: Senato [Votanti] Italia (Italia) - Senato della Repubblica - 4 marzo 2018 », sur elezioni.interno.gov.it.
  20. Ipsos – Elezioni politiche 2018: Analisi post voto Ipsos Italia
  21. BFMTV, « La chute de Matteo Renzi, le « Macron italien » », sur BFMTV (consulté le 6 mars 2018).
  22. Dominique Dunglas, « Italie : le vrai-faux abandon de Matteo Renzi », Le Point,‎ (lire en ligne).

Articles connexes