Élections fédérales allemandes de 2017

Élections fédérales allemandes de 2017
630 sièges du Bundestag
Majorité absolue : 316 sièges
Type d’élection Élections législatives
Corps électoral et résultats
Population 82 800 000
Angela Merkel 2015 (cropped).jpg CDU/CSU – Angela Merkel
Sièges sortants 310
14-07-01-martin-schulz-strasbourg-RalfR-01.jpg SPD – Martin Schulz
Sièges sortants 193
Dietmar Bartsch & Sahra Wagenknecht.png Die Linke – Sahra Wagenknecht et Dietmar Bartsch
Sièges sortants 64
Katrin Göring-Eckardt & Cem Özdemir (montage).png Grünen – Katrin Göring-Eckardt et Cem Özdemir
Sièges sortants 63
2015-01-06 3497 Christian Lindner (Dreikönigskundgebung der Liberalen).jpg FDP – Christian Lindner
Sièges sortants 0
Gauland2014.jpg AfD – Alexander Gauland et Alice Weidel
Sièges sortants 0

Les élections fédérales allemandes de 2017 (en allemand : Bundestagswahl 2017) se tiendront le pour le renouvellement des 630 sièges du Bundestag. À l'issue de ces élections fédérales débutera la dix-neuvième législature de la République fédérale d'Allemagne.

Organisation

Article détaillé : Système électoral allemand.

Système électoral

Présentation schématique du système électoral allemand.

Les membres du Bundestag, ou députés, sont élus pour une législature (en allemand : wahlperiod) de quatre ans au scrutin majoritaire uninominal et proportionnel par compensation.

Conformément à la loi électorale fédérale, le Bundestag se compose de 598 députés, dont 299 élus au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans 299 circonscriptions.

Le jour du scrutin, chaque électeur dispose de deux voix :

  • la « première voix » (en allemand : erste Stimme) lui permet de voter pour un candidat de sa circonscription (en allemand : Direktkandidaten im Wahlkreis) ;
  • la « seconde voix » (en allemand : zweite Stimme) lui permet de voter pour une liste de candidats présentée dans le cadre de son État fédéré (en allemand : Landesliste).

À l'issue du dépouillement, l'intégralité des 598 sièges est répartie au scrutin proportionnel de Sainte-Lagüe sur la base des secondes voix entre les partis politiques totalisant plus de 5 % des suffrages exprimés au niveau national ou qui l'ont emporté dans au moins trois circonscriptions.

Une fois la répartition proportionnelle effectuée, les sièges alloués à chaque parti sont pourvus en priorité par les députés fédéraux élus au scrutin majoritaire. Les sièges non pourvus avec les « premières voix » sont ensuite comblés par les candidats présents sur les listes régionales.

Avec un tel mode de scrutin, il est possible pour un parti de remporter plus de sièges au scrutin majoritaire que ce que la répartition proportionnelle lui accorde. Ces mandats, qualifiés de supplémentaires (en allemand : Überhangmandat) sont conservés et des mandats complémentaires (en allemand : Ausgleichsmandat) sont alors attribués aux autres parti afin de rétablir la proportionnalité de la représentation parlementaire. Le nombre total de députés fédéraux se trouve ainsi augmenté.

Convocations des élections

La convocation des élections fédérales est une prérogative propre au président de la République fédérale, qui doit toutefois tenir compte des recommandations du gouvernement fédéral. Comme le prévoit l'article 39 de la Loi fondamentale, ladite convocation doit être rendue publique entre quarante-six et quarante-huit mois après l'ouverture de la législature sortante.

Le , paraît dans la Bundesgesetzblatt le décret de convocation des élections fédérales au suivant, promulgué par le chef de l'État sortant, Joachim Gauck, quelques semaines avant la fin de son mandat, sur la proposition du cabinet de la chancelière Angela Merkel.

Législature

La 19e législature du Bundestag, issue des élections fédérales du , doit durer quatre ans, sauf si celle-ci devait être abrégée par une dissolution qui serait décidée, à certaines conditions, par le président de la République fédérale. C'est après l'ouverture de cette législature que devront débuter les traditionnelles tractations propres à la formation d'un gouvernement fédéral.

Contexte

Principaux partis

Parti Idéologie Chef de file Score en 2013
Union chrétienne-démocrate d'Allemagne
Christlich Demokratische Union Deutschlands
Centre droit
Démocratie chrétienne, libéral-conservatisme
Angela Merkel, chancelière fédérale sortante (CDU)[1] 34,1 % des voix
255 députés
Union chrétienne-sociale en Bavière
Christlich-Soziale Union in Bayern
7,4 % des voix
56 députés
Parti social-démocrate d'Allemagne
Sozialdemokratische Partei Deutschlands
Centre gauche
Social-démocratie, troisième voie, progressisme
Martin Schulz[2] 25,7 % des voix
193 députés
Die Linke Extrême gauche à gauche
Socialisme démocratique, anticapitalisme, populisme de gauche
Dietmar Bartsch et Sahra Wagenknecht[3] 8,6 % des voix
64 députés
Alliance 90 / Les Verts
Bündnis 90/Die Grünen
Centre gauche
Écologie politique, progressisme
Katrin Göring-Eckhardt et Cem Özdemir[4] 8,4 % des voix
63 députés
Parti libéral-démocrate
Freie Demokratische Partei
Centre à centre droit
Libéralisme économique, social-libéralisme
Christian Lindner[5] 4,8 % des voix
aucun
Alternative pour l'Allemagne
Alternative für Deutschland
Droite[6] à extrême droite[7]
Populisme, Euroscepticisme, libéralisme économique, national-conservatisme
Alexander Gauland et Alice Weidel 4,7 % des voix
aucun

Sondages

Intentions de vote depuis octobre 2013 pour les élections fédérales.

Résultats

Notes et références

  1. (de) « Seehofer: Merkel wird gemeinsame Kanzlerkandidatin der Union », sur Süddeutsche.de, (consulté le 31 mars 2017).
  2. (de) « Sonderparteitag: Schulz mit 100 Prozent zum SPD-Parteichef gewählt », sur Spiegel, (consulté le 31 mars 2017).
  3. (de) « Bundestagswahl 2017: Wagenknecht und Bartsch sind Spitzenduo der Linken », sur Spiegel, (consulté le 31 mars 2017).
  4. (de) « Katrin Göring-Eckardt und Cem Özdemir bilden Spitzenduo der Grünen », sur www.abendblatt.de, (consulté le 31 mars 2017).
  5. (de) « FDP setzt für Wahljahr 2017 auf Christian Lindner », swp.de,‎ (lire en ligne).
  6. (en) Martin Walker, « Spring in Europe », United Press International, 13 mai 2013.
  7. Henri Ménudier, « Poussée électorale de l’AfD », Allemagne d'aujourd'hui, no 218,‎ , p. 17–26 (ISSN 0002-5712, lire en ligne).

Voir aussi