Élection présidentielle de 2018 en République démocratique du Congo

L'élection présidentielle congolaise de 2018 doit avoir lieu le 23 décembre 2018[1] en République démocratique du Congo (RDC) en même temps que des législatives. Reportée à plusieurs reprises depuis 2016, cette élection devrait donner un remplaçant à Joseph Kabila, qui occupe le poste de président de la République démocratique du Congo depuis 2001.

Élection présidentielle de 2018 en République démocratique du Congo

Sommaire

Contexte

L'élection a lieu deux ans et trois jours après l'expiration du mandat de Joseph Kabila, nommé au pouvoir après l'assassinat de son père Laurent-Désiré Kabila en 2001 puis élu président en 2006 et réélu en 2011.

Initialement prévue fin 2016, l'élection présidentielle n'a finalement pas lieu suite à l'annonce le 29 septembre 2016 de son report à 2018 par la Commission électorale indépendante (CENI), pour cause de fichier électoral incomplet. Ce report entraîne une profonde crise intérieure causant une quarantaine de morts, et des négociations avec l'opposition amènent par la suite à fixer le report à un maximum d'un an, soit décembre 2017. Le 7 juillet 2017 cependant, le président de la CENI déclare impossible de tenir ce délai. Le 5 novembre 2017, il fixe finalement la date du scrutin, couplé aux législatives, au 23 décembre de l'année suivante, avec publication des résultats le 9 janvier suivant et une investiture du président élu le 23 janvier[1].

Des élections législatives doivent se dérouler simultanément afin de renouveler les 500 membres de l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement de la République démocratique du Congo.

Mode de scrutin

Le président de la RDC est élu pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois au scrutin uninominal majoritaire à un tour depuis l'amendement en janvier 2011 de l'article 71 de la Constitution de la République démocratique du Congo.

Candidats

Joseph Kabila n'est pas autorisé à se présenter, la constitution limitant à deux le nombre de mandats présidentiel. L'opposition attribue à Kabila la volonté derrière ces reports du scrutin d'organiser un référendum afin de supprimer cette limitation, comme on pu le faire les dirigeants de pays voisins tels Paul Kagame au Rwanda ou Denis Sassou-Nguesso en République du Congo[1].

Résultats

Voir aussi

Notes et références