Église Saint-Nicolas de Wasquehal

Église Saint-Nicolas
Vue générale
Vue générale
Présentation
Culte Catholique
Rattachement Archidiocèse de Lille
Début de la construction 1877
Fin des travaux 1929
Architecte Charles Leroy
Henri de Baralle
Jean-Baptiste Maillard
Style dominant Gothique simple
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Ville Wasquehal
Coordonnées 50° 40′ 10″ nord, 3° 07′ 53″ est

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Église Saint-Nicolas

L'église Saint-Nicolas est une église catholique située à Wasquehal, dans le département du Nord, dans les Hauts-de-France. Elle est située au centre de la cité. Sa façade occidentale domine la Place du général de gaulle. Sa construction commencée sous l'impulsion de l'abbé Jules-Hippolyte Boedt, s'étend sur plus de 50 ans, de 1877 à 1929. Cette église de type gothique simple est dédiée à Saint Nicolas. Elle dépend du doyenné de Roubaix de l'archidiocèse de Lille.

Histoire

Étapes de l'édification

Première église

Saint-Nicolas, Nicolas de Myre.

En 1252, Walter de Croix, évêque de Tournai, sous l'autorité de Jean de Wasquehal, seigneur du fief, fait ériger la première église de Wasquehal sur l’actuelle Place du général de gaulle, situé sur la bouche de métro et sur le parvis de l'actuelle église Saint-Nicolas. Cette église est construite sur un cimetière qui existe depuis le Haut Moyen Âge. Cette dernière fait 5 mètres sur 7 mètres. La population de la ville compte alors 72 personnes[1]. En 1258 la Paroisse de Wasquehal sous la doyenné de Tournai est créée.

Dans l'enquête de mai 1491, Sir Jean Joseph, vice-curé, Jean Beghin, bailli et receveur, Jehan Le Fevre, Chrétien Le Conte, Jehan Selosse, Jehan de Hennion et Jehan de Le Rue, déclarent que l'église a brulé[2]. En effet, l'église fut brulée en 1482 par les troupes de Louis XI, poursuivant celles de Maximilien d’Autriche avant le Traité d'Arras.

Deuxième église

Sous la seigneurie de Robert de Ranchicourt et de Catherine de Bergues, l'église est détruite en 1511 et le cimetière autour de cette église est désaffecté. Cette nouvelle église est dédiée à Saint Maur[3] est reconstruite sur l’emplacement de la première église. Un nouveau cimetière est créé sur l'actuelle église Saint-Nicolas où seront placés les ossements de l'ancien cimetière qui entourait la première église. L'entrée de l'église est située du côté de la mairie actuelle. Au moment de la construction Karolus Gadenne est marguiller[4].

La statue de la mère de miséricorde, érigée en l'honneur du centenaire de la création de la Communauté de la Miséricorde.

Jacques Blampain, curé de 1661 à 1711 est inhumé dans la Ferme Deldalle qui est l'entrée du chœur de l'église. On peut y lire : "A la mémoire de feu Pierre Blampain, son père, décédé le 15 septembre 1655, et de d'Ilicoute, sa mère, décédée le 15 septembre 1660, de Pierre Blampain, décédé le 20 mars 1670, son frère, de Suzanne, décédée le 5 août 1685, de Catherine, décédée le 31 mai 1691, de Marguerite, décédée le 2 décembre 1691, et de Simonne Blampain, décédée le 25 juillet 1709. Priez dieu pour leurs âmes." Toujours dans la Ferme Deldalle, on peut y lire en 1759, "A la mémoire de Jean Deldalle, marchand à Wasquehal, décédé le 29 septembre 1736, et de Marie Angélique Dondre, son épouse, décédée le 10 janvier 1759, et de plusieurs de leurs enfants. Priez dieu pour leurs âmes, Requiescant in pace."[5]

En 1820, deux cloches sont ajoutées, une grosse cloche, Joséphine-Charlotte, issue de la seconde église, dont le parrain et marraine sont respectivement Charles Hyacinthe Joseph Lespagnol de Grimbry et Marie Jeanne Henriette Hyacinthe Joseph Thieffries de Rœux et une petite cloche, Caroline-Ferdinande, dont le parrain et marraine sont respectivement Charles François Marie Le Prévost de Basserode et Hyacinthe Joseph Desfontaines d'Azincourt[6]. Elles sont installées sous l'autorité d'Antoine-Henri-Joseph Du Castillon, curé de Wasquehal. Ces cloches sortent de l'atelier d'Eustache-François Corsin, à Lille.

L'église est de nouveau restaurée en 1841 par les architectes Théodore Lepers et Charles Leroy, mais la restauration fait disparaître le clocher. Au moment de la restauration, Alphonse de Contencin, architecte, habitant de Wasquehal et fondateur de la commission historique, prend le soin de dessiner le monument[7],[8]. Ce dernier découvre une inscription qui donne la date de la construction en 1511, date inscrite à la retombée de la voûte de la nef et le nom de l'architecte Karolus Gade (Charles Gade) ou Gody, originaire de Marquillies, et un signe ou monogramme qui durant le Moyen Âge étaient les emblèmes des confréries de ce qui pourrait être l’ancêtre de la franc-maçonnerie[9]. La date de 1566, sculptée au-dessus de la fenêtre, semble indiquer une restauration cette année-là.

En 1842 le corps d'Antoine-Henri-Joseph Ducastillon curé de cette paroisse, décédé le 11 décembre 1842 est inhumé dans le cimetière qui jouxte l'église, actuellement l'église Saint-Nicolas. Ses restes seraient peut-être déplacés dans le cimetière du Centre vers 1880. En 1843, le corps de Marie Anne Hyacinthe Joseph l'Espagnol de Grimby est déposé dans le caveau contre l'autel et en 1848, contre la muraille extérieure de l'église est inhumée, Marie-Joseph-Séraphine Le Prévost de Basserode, décédée le 7 janvier 1849, âgée de 83 ans. Elles seront toutes deux réinhumées vers 1878 lors de la destruction de la deuxième église pour être placé dans le caveau familial des Lespagnol de Grimbry et le Prévost de Basserode, au cimetière du Centre, à Wasquehal. En 1873, sera inhumé contre la muraille extérieure de l'église, Auguste-Désiré Lamblin, ancien curé de la paroisse de la ville.

Troisième église

En 1871, un rapport adressé à l'Archidiocèse de Cambrai révèle que l'église construite en 1511 est trop petite et vétuste. L'église est détruite et on désaffecte le cimetière. On construit alors, à cheval entre le cimetière désaffecté et les terrains appartenant à la famille Deledalle, la nouvelle église dédié à Saint-Nicolas. Le conseil municipal décide le 15 mai 1876 de la construction d’une nouvelle église, sur les plans et devis de l'architecte Lillois, Charles Leroy. L'église est alors construite sous la conduite des architectes Henri de Baralle et Jean-Baptiste Maillard. Jean Baptiste Deledalle, ainsi que de son beau frère Clotaire Desquiens font don des terrains pour cette église. La générosité de l'abbé Boedt et la bienveillance du maire, monsieur Droulers, font que le 15 avril 1877 est posée la première pierre de la nouvelle église.

L'insuffisance de fonds ne permet pas d'achever le bâtiment. Cependant, le nouveau bâtiment n'a pas de nouveau clocher pour des raisons de coûts et l’ancien reste tel qu'il est au milieu de la place. Le cadastre de 1875 précise que l'église possède un important cimetière. Il y a un cimetière autour de cette nouvelle église en 1893 car y est inhumé Maitre Henri Vanalderwerelt, vice-doyen, curé de Wasquehal cette année-là. L’ancien cimetière qui était attenant à la deuxième église ferme le 30 juin 1878 et en juillet 1880, l’entreprise de monsieur Joachim Léonard, entrepreneur de travaux funéraires à Lille, transfert les corps inhumés de l’ancien, vers le nouveau cimetière, dit cimetière du Centre, rue de Marcq-en-Barœul. Henri Vanalderwerelt sera réinhumé dans le cimetière du centre avec Edmond Delcambre, abbé de l'église Saint-Nicolas.

Le nouveau clocher est construit en 1900 et le 5 avril de cette même année, l'abbé Maes, curé de la paroisse, bénit la première pierre. Un étui en cristal contenant des médailles et parchemins fut enfermé dans la maçonnerie. Sur ce parchemin on peut lire : "Le premier vendredi du mois, 5 avril de l'an de grâce 1900, sous le pontificat de Léon XIII, glorieusement régnant, MGR Sonnois étant archevêque de Cambrai, monsieur Désiré Delsalle étant maire de Wasquehal, je soussigné, Emile Maes, curé de Wasquehal, ai béni et posé la première pierre du clocher et des constructions entreprises pour terminer cette église commencées il a 25 ans, par l'abbé Boedt, mon prédécesseur, messieurs Coupez et Maes, vicaires, ont assisté à cette cérémonie. L'architecte a été Monsieur Maillard, de Tourcoing, les entrepreneurs principaux messieurs Auguste Picavet et Jean-Baptiste Lepers de Wasquehal. Que le sacré-cœur de Jésus et la très sainte vierge bénissent l’œuvre commencée. Qu'ils préservent les ouvriers de tout accident pendant le cours des travaux."[10] La cérémonie de bénédiction de la nouvelle église, avec son nouveau clocher, par l'abbé Paul Duthoit a lieu le 7 juillet 1901[8]. La bénédiction de l’église a lieu le 7 juillet 1901.

Eglise Saint-Nicolas, 1907.

En 1917, la plus grande cloche, Joséphine-Charlotte, est enlevée par les Allemands[3]. En 1929, deux autres cloches sont ajoutées, Marie-Clémentine-Eugénie-Henriette et Françoise-Thérèse-Jeanne-Amélie[11].

Dans les années 1980, l’orgue de l’église Saint-Nicolas, qui date de la fondation de l'église, est abîmé. Un projet « Grandes Orgues » est lancé en 1985 pour remplacer les grandes orgues, par des orgues construites à l'identique de celles du XVIIe siècle[12]. De nouvelles grandes orgues sont commandées et elles sont inaugurées en décembre 1989. Leur installation a été l’occasion d’une vaste restauration de l’église[3].

En 1992, commence des fouilles sur la place du général de gaulle en vue de la construction de l'arrêt de métro Wasquehal - Hôtel de Ville. Les fouilles mettent à jour les fondations de la première église. On y trouve des tombes du Moyen Âge et parmi elles, des tombes d'enfants où on trouve des billes en terre et des médailles en plomb de Saint Guylain[1].

En 2014, une souscription publique a été lancée pour la restauration de l'église et son clocher[13]. La municipalité par le biais du conseiller délégué aux travaux supervise les travaux qui comportent la réfection totale des pierres en mauvais état, le remplacement des briques manquantes, le rejointoiement. La flèche de l'église est remise en état ainsi que la charpente. La couverture aussi est refaite, avec de l’ardoise violette. Le système qui permet d’actionner les cloches et notamment les marteaux est remis à neuf et les vitraux sont réparés[14].

Événements historiques

Extrait de la lecture de protestation d'un citoyen Wasquehalien contre Louis Lejeune-Mullier contre l'expulsion de l'abbé Jérémie Jules Tobie Camerlynck en 1906.
Chant de la jeunesse catholique de Wasquehal, 1899.

Depuis 1511, le titulaire de l'église et patron de la ville est Saint-Maur, abbé de Glanfeuil. des documents de 1687 et 1624 affirment que saint-Maur est honoré et qu'un pèlerinage est organisé en son honneur et une confrérie, fort célèbre en ce lieu, dit le pasteur Blanpain, est érigé dans la paroisse. Dans le compte de l'église de 1624, est mentionné le salaire payé au clerc, pour avoir carillonné et avoir servi les pèlerins pendant la neuvaine de Saint-Maur[15]. Jacques Van Der Dyck, prends possession de la cure de Wasquehal en 1540[16].

En 1550, Jacques Castiel, dit Samotine, laboureur de Wasquehal est condamné par la gouvernance de Lille à faire une Amende honorable pour avoir parlé contre la confrérie du Saint-Sacrement de l'église de Wasquehal[17]. Jacques le Groux, curé de Marcq-en-Barœul, mentionne dans son manuscrit "La Flandre Gallicane" en 1739, la confrérie du Saint-Sacrement[18].

En 1555, Wasquehal passe sous la tutelle espagnole. Suivent des périodes de troubles religieux avec le 10 avril 1568 où furent pendus par la corde Hues de le Dicque, Jacques de le Dicque et Fleurens Fremault, tous trois de Wasquehal, pour avoir brisé et brulé les images et fréquenté les prêches en public et en cachette[17].

En 1653, François Villain de Gand, évêque de Tournai autorise l'exposition des reliques de saint Christophe[19].

Des ossements des martyrs issus du Massacre de la légion thébaine provenant de l'Abbaye territoriale de Saint-Maurice d'Agaune sont exposés depuis le 28 mais 1663 par l'entremise du père capucin Guillaume de Lille[19].

Alors que Louis XIV fait le siège de Lille en 1667 et que Wasquehal fournit des ouvriers pour la défense de Lille, les hommes de loi de la ville de Wasquehal, font entourer la place, l'église et le cimetière d'une enceinte qui prend le nom de fort de Wasquehal[20].

En 1723, le curé de la ville, Pierre-Joseph Ternois, signe les actes de mariage, choses que ces prédécesseurs ne faisaient pas[21].

Les comptes-rendus de 1705 et 1753, démontre que l'église possède des reliques de Saint-maur, en effet, ils furent restaurés par Philippe du Bois, orfèvre à Lille pour la raccommodage et monsieur Delledale, horloger pour avoir raccommodé le chandelier et la remontrance de la relique[22].

Le 7 juin 1780, Mgr Guillaume Florent, évêque de Tournai, donne la confirmation à Wasquehal. Lors de la Révolution française, les révolutionnaires tentent de supprimer les cloches et la ville tombe sous la loi de Déchristianisation. Entre fin 1793 et début 1794, les révolutionnaires viennent pour réquisitionner les cloches mais les habitants les font reculer. Ces derniers reviennent et finissent pas repartir avec les cloches. L'église est dédiée à Saint Nicolas à la révolution.

Après la Révolution française, l'abbé Michel Odou est contraint à l'exil en 1791 pour avoir refusé de prêter le serment civique. Antoine-Henri-Joseph Du Castillon le remplace à l'issue de l'élection du 19 mai 1791. Le 28 mars 1799, l'église de Wasquehal est vendue comme bien national au citoyen François Martine Capron pour le prix de 101 500 francs payables en bons, cette vente est faite entre les mains des citoyens Charles lespagnol, Louis Delporte, de Louis Senacq, d'Antoine-Henri-Joseph Du Castillon entre autres[23] mais le 15 juin 1799 il la recédera à la commune.

Le 17 mars 1803, le Conseil municipal de Wasquehal nomme les citoyens Pierre-Joseph Courrier, Pierre Joseph Droulez et Paul Façon, administrateurs de la fabrique de l'église, chargée, de concert avec le curé, de choisir le clerc.

En 1863, décède Hector-Louis-François Merlin, qui fut prêtre de 1839 à 1847. Dans l'éloge funèbre, prononcé le 26 mars 1863, par l'abbé Germain Sabatier, ce dernier mentionne par l'intermédiaire de sœur Marie Droulers Aimée, son admirable travail au sein de l'église de Wasquehal[24].

La Chorale de l'église Saint-Nicolas est créée en 1888 sous le nom "Les Amis Réunis". Les membres se réunissent dans un estaminet. Une quinzaine d’hommes rehaussaient de leurs chants les cérémonies religieuses et animent les séances récréatives. La Chorale est antérieure à la loi civile sur les associations. Le café Détailleur héberge la Chorale jusqu’au début du XXe siècle où la loi de séparation de l’Église et de l’État obligera les choristes à changer de siège social, Henri Détailleur étant devenu maire. la chorale tiendra ses réunions au café Deperbelle, plus près de l’église puisque situé 4 place du Général de Gaule, situation qui dura jusqu’en 1959[25].

En 1896, le cercle catholique est présidé par Hector Librecht, le patronage des jeunes gens par Gustave Mahieux, la société de Saint-Vincent de Paul par Julien Delemasure et le pensionnat externat et asile, par les sœurs franciscaines de Calais. Des ducasses sont organisés par les catholiques de Wasquehal, comme le jour de la Fête de la Sainte Trinité, le dernier dimanche d'octobre, le jeudi de la fête-Dieu, au Noir Bonnet, le 14 juillet au Triez et le 5emes dimanche de septembre, au Petit-Wasquehal[26].

En 1903, le conseil municipal organise un vote pour ne plus maintenir le presbytère mais 324 voix contre 234 voix font gagner les opposants du projet.[27].

En 1904, Henri Demulier, est nommé vicaire de Wasquehal[28].

Le 23 novembre 1906 pour s'opposer à l'inventaire des biens de l'église, les fidèles et le clergé se barricadent dans l'église et sonnent le tocsin et l'abbé Jérémie Jules Tobie Camerlynck frappe le commissaire de police qui avait gardé son chapeau dans l'église. Le maire François Lejeune-Mullier ayant aussi gardé son chapeau, une altercation s'ensuivit avec l'abbé Victor Fogt. Ce dernier décoiffa aussi le maire. Le prêtre fut envoyé à la prison de Lille pour un mois[29],[30]. En janvier 1907, Le maire François Lejeune-Mullier pour faire l'inventaire des biens de l'église charge un huissier de faire fermer le presbytère qui s'y refuse. Le maire alors accompagné de son secrétaire et des deux gardes champêtres, se présente lui-même et y pénètre malgré la résistance du curé et des vicaires qui sont expulsés. Une femme, madame Mercier est arrêtée pour insultes. Les deux gardes champêtres ont passé la nuit dans l'église pour empêcher les prêtres d'y rentrer[31].

L’église est réquisitionnée en 1917 par les Allemands pour les officiers protestant et subit de nombreuses déprédations sur ordre de la kommandantur. Le 5 juillet 1917, une équipe de soldats escalade la tribune, pille les tuyaux de l’orgue. Le 20 décembre, les occupants procèdent à l’enlèvement de la plus grosse des cloches, Joséphine Charlotte[32].

Le président de la chorale «Les amis réunis», Ernest Duthoit meurt tragiquement lors de la messe. Il quitte la ferme du Triest (actuellement ferme Dehaudt) le 24 décembre 1929 à 23 heures 30 pour assister a la messe de minuit en l’église Saint-Nicolas. Il arrive aux dernières marches menant à la tribune où les choristes sont réunis pour interpréter les chants de la messe qui allait commencer, quand il s’affaisse et vomit le sang, victime d’une hémorragie stomacale.

Le général Aimé Doumenc, préside en 1937, la remise du drapeau au groupement des Amicales de S.O.R. de Wasquehal, Croix et Fiers. Le rassemblement qui part de la place de Croix, comprend les amicales et délégations qui défilent vers la place de Wasquehal, précédée de la musique du 43e R.I., le drapeau est béni en l'église Saint-Nicolas. La Maîtrise Saint-Nicolas et le Club Symphonique de Croix interprètent divers morceaux de circonstance, ainsi que le baryton Robertville, de Radio P.T.T. Nord[33].

Depuis mars 1952, l'Archidiocèse de Lille, possède une concession au cimetière du Plomeux de Wasquehal pour y inhumer les prêtres des églises Saint-Nicolas et Saint-Clément de Wasquehal. Les paroissiens de Saint-Nicolas et Saint-Clément font bâtirent avec leurs dons, un calvaire dans le cimetière du Plomeux en 1953. Il est placé sur un terrain offert par la commune. En 1954, les dames font leur entrée dans la chorale de l'église Saint-Nicolas qui devint donc mixte[25].

En 1955, Henri Demulier, ancien abbé de Wasquehal meurt. Il était prêtre du diocèse de Lille, militant du rapprochement franco-allemand[34], et avait dirigé la correspondance catholique franco-allemande (1923-1927) et fut aussi curé de la paroisse de Coudekerque-Branche[35]. Il fut considéré comme le prêtre pacifique. Il rencontra Benoît XV au cours de son séjour à Rome en 1905[36].

Sous la présidence de Jean-Pierre Vivier, la messe est retransmise pour l'émission Le Jour du Seigneur, le dimanche 16 octobre 2006.

Calvaire du cimetière du Plomeux.
Concession des prêtres de l'église Saint-Nicolas au cimetière du Plomeux.

Structure et dimensions

La hauteur intérieure de la voûte de la grande nef est de 16 mètres, celle des nefs latérales est de 7 mètres. La tour fait 40 mètres de hauteur, tandis que le clocher atteint les 50 mètres.

Matériaux de construction

Le bâtiment est construit en brique rouge et en pierre blanche issue des carrières de Lezennes, par les habitants de la commune[3]. Les toits sont recouverts d'ardoise.

Extérieurs

Parvis

Le parvis donne sur la Place du général de gaulle.

Façade principale

La façade de style gothique, possède un tympan de pierres sculptées et un portail de chêne.

Façades latérales de l'église

Les façades sont principalement construites en brique rouge, mais comportent également des éléments en pierre de couleur claire, tels les encadrements des ouvertures.

Intérieur

L'intérieur de l'église se compose d'un seul vaisseau d’une longueur de 57 mètres, flanqué de bas côtés. L’abside se termine en un hémicycle à cinq pans. Les fenêtres de forme ogivale comportent un encadrement de pierres blanches. Au début du confessionnal de la chapelle Notre-Dame, on voyait un vitrail en couleur donné par Robert de Ranchicourt et Catherine de Borghes, sa femme. Ceux-ci avaient fondé un obiit en 1512 et fait placer un autre vitrail à la fenêtre du grand autel.

Vitraux

Vitraux latéraux

Liste des vitraux latéraux:

Orgues

L'orgue est de facture allemande et a été réalisé par Gérald Guillemin. Il est orné de sculptures en chêne massif sur les frontons du buffet et des tourelles. Il possède 3 claviers de 56 touches et 2800 tuyaux. Il fut béni et inauguré le 3 août 1851. Un timbre-poste « Wasquehal - Nord » a été émis en 1991 avec l'illustration du buffet d'orgue.

Le 2 décembre 1989, est inauguré le nouvel orgue de l'église. Il fera l'objet d'une captation musicale avec la sortie, en 1994, d'un coffret sur le label Ligia records, avec les œuvres complètes à l'orgue de Dietrich Buxtehude, joué par Olivier Vernet[37]. Le premier concours international de Wasquehal-Saint Omer, concours d'orgue et chant sacré, est organisé en 1993, il verra par ailleurs Iain Simcock remporter le concours.

Depuis 2015, Grégory Rattez, le directeur du conservatoire de Wasquehal, accueille des élèves dans sa classe d’orgue de l'église et en septembre 2018, les orgues sont rénovés[38].

Trésor de l'église Saint-Nicolas de Wasquehal

Reliquaires et reliques

Fresques baroques au plafond de l'église Saint-Paulin de Trèves, représentant le massacre de la légion thébaine.
Représentation cynocéphale de saint Christophe.

L’église Saint-Nicolas possède trois reliquaires en forme de chapelle de style néogothique qui contiennent :

L'église possédait des reliques de Saint-Maur qui furent enlevées de l'église à la révolution.

Autres objets du trésor

Des spots éclairent et mettent en valeur un tableau, que l'on attribue au maître flamand Jacob van Oost le Jeune, qui représente une scène de la Nativité. Il provient de l'ancienne église.

Cloches

Le clocher abrite trois cloches, une de l’ancienne église, nommée Caroline-Ferdinande (210 kg et 0,75 mètre de diamètre), et les cloches Marie-Clémentine-Eugénie-Henriette et Françoise-Thérèse-Jeanne-Amélie.

Vie spirituelle

Célébrations

En l'église Saint-Nicolas, cinq offices quotidiens sont célébrés du lundi au vendredi.

Mariage

L'église célèbre les mariages le samedi.

Liste des pasteurs et vicaire

Liste des pasteurs

  • Sir Jean Joseph (1491)
  • Sir Nicolle Agache (1500)
  • Sir Maximilien Le prévôt (1530)
  • Jean Van der dyck (1540)
  • Pierre Miroul (1540)
  • Sire Adrien Malfaict (1607)
  • François Cauchie (1607-1613)
  • Romain Lambart (1613-1620)
  • Liévin Hermel (1620-1657)
  • Henri Danel (1657-1661)
  • Jacques Blampain (1661-1711)
  • Pierre-Joseph Ternois (1715-1753)
  • Jean-Baptiste Bernard (1754-1757)
  • Pierre-Antoine Dubreucq (1757-1759)
  • Jean-Michel Odou (1759-1791)
  • Antoine-Henri-Joseph Du Castillon (1791-1839)
  • Hector-Louis Merlin (1839-1847)
  • Auguste-Désiré Lambelin (1847-1873)
  • Jules-Hippolyte Boedt (1873-1882)
  • Henri-Joseph Vanalderwerelt (1882-1893)
  • Clotaire Plouchart (1893-1897)
  • Émile Maes (1897-1904)
  • Edmond Delcambre (1904-1934)
  • Duquesne (1942)
  • Joseph Vermeulen (1960-1970)
  • René Motte (1962)
  • Robert Maes (1986)
  • Louis Montaigne (2004)
  • Jean-Pierre Vivier (2006)
  • Lionel Dewavrin (2011)

Liste des vicaires

  • Pierre-Ange-Joseph Pottier (1733-1742)
  • Jean Chuffart (1742-1744)
  • Jean-François Defrance (1744-1746)
  • Jean Frésicque (1746-1750)
  • Louis-Joseph Dorchies (1750-1754)
  • Louis-Joseph Mazurelle (1754-1769)
  • Jean-Baptiste Denise (1769-1776)
  • Pierre-François-Joseph Ducanchez (1775-1781)
  • Pierre-Joseph Scrive (1779-1785)
  • Pierre-Joseph Maugrez (1785-1787)
  • Joseph-Marie Delahaye (1787-1789)
  • Jean-Baptiste-Joseph Lepers (1789-1815)
  • Louis-François Hanguillart (1803-1813)
  • Philippe-Joseph Dubus (1837-1839)
  • Alfred-Henri Feucheroles (1863-1870)
  • Auguste-Henri Dupondt (1870-1873)
  • Philippe Dehon (1878-1877)
  • Charpentier (1877-1889)
  • Jules Deweine (1877-1904)
  • Jules-Léon Berthelot (1893-1895)
  • Gustave-Alfred-Rémi Mahieux (1893-1896)
  • Liagre (1896)
  • Jules Vannoye (1896-1904)
  • Henri Demulier (1904-1904)
  • Victor Fogt (1905-1910)
  • Jérémie Jules Tobie Camerlynck (1906)
  • Lehoucq (1906-1921)
  • Eugène Leroy (1921-1938)
  • Robert Lepoutre (1938)
  • Paul Duthoit (1955)
  • Paul Leblanc (1962-1967)
  • Sévère Cox (1970)
  • Arthur Depreester
  • Paul Duquesne (1972)
  • Marcel Valcke (1982)
  • Jean Delestrez (1985)
  • Jean Cox (2010)

Accès

Le site est desservi par la ligne 2 du métro à l'arrêt Wasquehal - Hôtel de Ville (métro de Lille Métropole) ainsi que par la ligne de bus 32.

Bibliographie

Notes et références

  1. a et b Fouilles archéologiques du métro de Lille - 1. Le cimetière et l'église de Wasquehal (persee.fr)
  2. Mémoires de la Société d'émulation de Roubaix - 1885 (gallica.bnf.fr)
  3. a b c et d L'église Saint-Nicolas et ses orgues, Patrimoine, site de la ville de Wasquehal, consulté en août 2014, http://www.ville-wasquehal.fr/Culture/Patrimoine/L-eglise-Saint-Nicolas-et-ses-orgues
  4. Épigraphie du Nord - Wasquehal (gallica.bnf.fr)
  5. Société d'études de la province de Cambrai (gallica.bnf.fr)
  6. Épigraphie du Nord - Wasquehal (gallica.bnf.fr)
  7. Statistique archéologique du département du Nord (books.google.fr)
  8. a et b L'église Saint-Nicolas à Wasquehal, Paroisses Croix-Wasquehal, http://www.paroisses-croix-wasquehal.fr/index.php/histoire-de-nos-eglises/63-l-eglise-saint-nicolas-a-wasquehal, consulté en août 2014.
  9. Petites histoires des pays de Flandre et d'Artois (books.google.fr)
  10. Revue du Nord, tome 49, no 195, octobre-décembre 1967 (persee.fr)
  11. L'église Saint-Nicolas et ses orgues, Patrimoine, site de la ville de Wasquehal (ville-wasquehal.fr)
  12. L'orgue de l'église Saint-Nicolas, un chef-d'œuvre auditif et visuel (nordeclair.fr)
  13. Page de don sur le site de la Fondation du Patrimoine, http://www.fondation-patrimoine.org/fr/nord-pas-de-calais-17/tous-les-projets-808/detail-eglise-st-nicolas-de-wasquehal-14563, consulté en août 2014.
  14. Gros travaux en vue pour le clocher de l’église Saint-Nicolas (lavoixdunord.fr)
  15. Société d'études de la province de Cambrai (gallica.bnf.fr)
  16. Recueil / Société d'études de la province de Cambrai : histoire de Flandre, Tournaisis, Cambrésis, Hainaut Artois / fondateur le chanoine Th. Leuridan (gallica.bnf.fr)
  17. a et b Mémoires de la Société d'émulation de Roubaix (gallica.bnf.fr)
  18. Mémoires de la Société d'émulation de Roubaix (gallica.bnf.fr)
  19. a et b  Mémoires de la Société d'émulation de Roubaix (gallica.bnf.fr)
  20. Mémoires de la Société d'émulation de Roubaix (gallica.bnf.fr)
  21. Inventaire sommaire des Archives communales antérieures à 1790 (books.google.fr)
  22. Mémoires de la Société d'émulation de Roubaix (gallica.bnf.fr)
  23. Mémoires de la Société d'émulation de Roubaix (gallica.bnf.fr)
  24. Éloge funèbre du T. R. Père Merlin (Hector-Louis-François), supérieur de la maison des Pères oblats de Marie-Immaculée de Talence... prononcé le 26 mars 1863 , par M. l'abbé Sabatier (gallica.bnf.fr)
  25. a et b La Chorale de Saint-Nicolas (choralestnicolas.fr)
  26. Almanach catholique de Roubaix de 1896 (gallica.bnf.fr)
  27. Journal Le Temps du 16/01/1907 (gallica.bnf.fr)
  28. Dunkerque, 1944-1945, sur les chemins de la libération (books.google.fr)
  29. Journal des débats politiques et littéraires du 25/11/1906 (gallica.bnf)
  30. Chronique Roubaisienne du 09/04/1907 (gallica.bnf)
  31. Le Rappel 12 janvier 1907 (retronews.fr)
  32. 1918-2008, Le chemin de la mémoire (mairiei0.alias.domicile.f)
  33. Journal de Roubaix du 05/09/1937 (roubaix-bnr.cd-script.fr)
  34. L'écho de Nancy du 14 aout 1944 (https://kiosque.limedia.fr)
  35. Henri Demulier (1876-1955) (data.bnf.fr)
  36. Bulletin de la Société d'histoire moderne - 1973 (gallica.bnf.fr)
  37. Buxtehude, œuvre complète à l'orgue (allmusic.com)
  38. [hhttp://www.lavoixdunord.fr/447481/article/2018-09-12/pour-leurs-30-ans-les-grandes-orgues-sont-mises-en-pieces Pour leurs 30 ans, les grandes orgues sont mises en pièces] (lavoixdunord.fr)
  39. L’église Saint -Nicolas (ville-wasquehal.fr)
  40. L'église Saint-Nicolas et ses orgues (ville-wasquehal.fr)