Éducation au Moyen Âge en Occident

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Codex Manesse

Durant les derniers siècles de l’Empire, l’école publique romaine est prise en charge par les civitates ou par le gouvernement impérial.  On y enseigne les sept « arts libéraux » qui comprennent du trivium - grammaire, rhétorique, dialectique et du quadrivium - arithmétique, géométrie, astronomie, musique. Si durant l’Antiquité l’éducation - paideia - vise à former les élites politiques et administratives des cités, l’école médiévale occidentale a, elle, pour mission d’enseigner la vérité chrétienne. L'effondrement de l'empire d'Occident oblige l'Église à prendre en main cette formation, qui est, dans un premier temps, réservée aux futurs clercs. Ce n’est pas pour autant qu’il y ait un rejet drastique de la culture antique. Selon Riché, « Pendant le catastrophique Ve siècle — grandes invasions – Romains païens, chrétiens continuent à faire confiance au système pédagogique classique romain. » Donc, ni les Germains ni l'Église ne détruisent l'institution scolaire[1]. On peut distinguer plusieurs phases dans le passage de l'éducation antique à l'éducation médiévale. L’empire d’Orient quant à lui, continue à développer son propre système éducatif.

Haut Moyen Âge occidental (Ve – Xe siècle)

Centres d'études carolingiens entre le VIIIe et le IXe siècle.

L'éducation durant le Haut Moyen Âge

Plutôt qu’une rupture brutale, entre les IVe et VIIIe siècles,  il y a une lente transformation. Durant les Ve et VIe siècles, le Christianisme, religion d’État, conserve le modèle éducatif païen. Puis à partir de la moitié du VIe et de début du VIIe siècles, il y a des disparités entre les différences régions au sein de l'Occident chrétien. Tandis que des régions entières connaissent une absence totale ou presque d'éducation, d'autres comme l'Irlande, ou l'Espagne, innovent  et mettent en place ce qui deviendra le système éducatif médiéval, fondé sur le savoir religieux, enseigné au sein de monastères, d’écoles épiscopales et paroissiales. Puis à la fin du VIIe et au début du VIIIe, le nouveau modèle scolaire se diffuse grâce aux moines irlandais.  La culture devient chrétienne, ce qui marque la fin de la paideia antique[2], y compris au sein de l'aristocratie du Haut Moyen-Âge. Finalement, sous le règne des Carolingiens, au VIIIe et au début du IXe, on voit un renouveau culturel, où le savoir antique occupe une place substantielle aux côtés de l'idéologie chrétienne. Cette école nouvelle associe l'instruction littéraire et l'éducation religieuse. Selon Durkheim, c'est la véritable naissance de l'école, c'est-à-dire d'un milieu moral organisé, voué autant à façonner les idées et les sentiments de l'élève qu'à la transmission des connaissances. Cette transformation fera dire à Bernard, maître de l’École de Chartres «Nous sommes comme des nains sur des épaules de géants. Nous voyons mieux et plus loin qu’eux, non que notre vue soit plus perçante ou notre taille plus élevée, mais parce que nous sommes portés et soulevés par leur stature gigantesque[3]. »

L'éducation romaine

Contexte

Alors que l'Empire romain périclite et est conquis par les peuples barbares, l'Église chrétienne joue un rôle de plus en plus grand dans les institutions, notamment dans l'éducation. En l'absence d'école chrétienne et conscients que sans instruction les études religieuses sont impossibles, les Chrétiens du IVe siècle  confient leurs enfants à l'école classique. Cela même si les idées qui y sont véhiculées vont à l'encontre des valeurs de l'Église.  Saint-Augustin, lui-même, condamne la culture antique « en tant qu’idéal indépendant, rival de la révélation chrétienne[4]. » Selon lui, l'étude des arts libéraux n'est qu'une préparation aux études bibliques.  

À partir du  IVe siècle, les monastères deviennent les uniques centres du « Savoir ». L'instruction dispensée est entièrement vouée au service de Dieu.

Les écoles monastiques

Selon Marrou, « Le monachisme a ravivé, dans la tradition chrétienne, le  "primat des simples", s’opposant à l’orgueil intellectuel que véhiculait la culture antique et qui, l’exemple des gnostiques et des Alexandrins le prouve assez, menaçait d’étouffer la simplicité évangélique[5]. » L'éducation dispensée dans les monastères est plus spirituelle qu'intellectuelle. Elle vise à atteindre la véritable méditation qui est la contemplation de Dieu.  

Les enfants et les adolescents confiés au monastère apprennent à lire et à écrire. Après quoi, ils étudient les textes bibliques. Afin de pouvoir participer aux cérémonies religieuses, ils apprennent par cœur leur psautier. Tout l'apprentissage gravite autour de la parole de Dieu. On peut comme nous l'indique Riché, « […] imaginer les écoles monastiques à la façon des écoles coraniques ou des écoles juives. Les enfants en se balançant suivant la technique que le père Jousse a appelé le "rythme pédagogie" s’imprègnent de la parole divine et l’écrivent en même temps. Connaissant son psautier, le jeune moine peut participer activement aux offices liturgiques[6]

La majorité des monastères n'admet que la culture biblique. Néanmoins, d'autres tel le monastère Vivarium fondé par Cassiodore  incluent la culture antique[7].  

À la fin du Ve siècle, sous l'influence des monastères, certains clercs se demandent à quoi sert d'étudier les discours latins, d'user de rhétorique si la majorité ne peut les comprendre. Les religieux, tout spécialement les évêques, ressentent l'incompatibilité entre culture profane et culture chrétienne. 

L'école chrétienne : caractéristiques et particularités

Au VIe siècle, tout comme au IVe et Ve, la culture des chrétiens tant clercs que laïcs demeure analogue à la culture classique.  

À partir du VIe siècle, au moment où il y a une reprise de l'évangélisation, on peut constater une opposition de plus en plus grande face à la culture antique. Celle-ci, loin d'un idéal religieux, forme les jeunes gens qui accéder à une fonction au sein de l'administration. Cette éducation élitiste va à l'encontre des principes des clercs qui  désirent que le plus grand nombre de personnes soit éduqué afin d'avoir accès aux textes sacrés. La maxime « L’Évangile prêché aux prêcheurs et non aux rhéteurs » est alors bien d'actualité[8]. Riché cite Césaire, moine du monastère de Lérins, qui écrit : « Je demande humblement que les oreilles des lettrés se contentent de supporter sans se plaindre des expressions rustiques, afin que tout le troupeau du Seigneur puisse recevoir la nourriture céleste dans un langage simple et terre à terre. Puisque les ignorants et les simples ne peuvent s’élever à la hauteur des lettrés, que les lettrés daignent s’abaisser leur ignorance ! Les hommes instruits peuvent comprendre ce qui a été dit aux simples, tandis que les simples ne sont pas capables de profiter de ce qui aurait été dit aux savants[9]. »  

Les monastères ne sont plus les seuls à éduquer les jeunes gens. En 529, les participants au concile de Vaison ont décidé d'inciter les évêques à bâtir des écoles rattachées aux  cathédrales ainsi qu'aux principales églises de leur diocèse. Il s'agit là d'un indice « de la  volonté de l’Église à reprendre en main le système scolaire laissé à l’abandon par les autorités laïques[10]. »

Selon Grégoire de Tours, l'étude des lettres a disparu[11]. Les monastères sont dorénavant gardiens de la culture antique. C'est entre leurs murs que les moines recopient et conservent les manuscrits anciens. L'Espagne est aussi un lieu de conservation important[12]. Sous l'impulsion de son archevêque Léandre, Séville devient un centre culturel important. La bibliothèque épiscopale comporte des manuscrits variés provenant de Rome, Constantinople, ou d'Afrique. Ce rassemblement de documents permet l'accessibilité à la culture tant profane que sacrée. 

Renaissance carolingienne : éducation

Contexte

La renaissance dite carolingienne  débute avec la réforme religieuse initiée par Pépin le Bref. Celle-ci comprenait la réforme de l'Église franque avec l'imposition à tous de la règle de Saint-Benoît  et l'expansion missionnaire. La réforme est poursuivie par Charlemagne qui lui  fait réviser les Livres saints afin d'unifier la liturgie.  

Le renouveau culturel : caractéristiques et particularités

Selon Folz et Heitz, Charlemagne « préoccupé de relever le niveau intellectuel et moral de son peuple[13] » a besoin d'un clergé instruit et donc de nouvelles écoles. Il émet des capitulaires afin d'organiser les écoles monastiques, épiscopales et paroissiales.  

Tous les élèves étudient dans une même classe, mais selon la fonction à laquelle l'étudiant aspire, la formation est différente. Contrairement aux siècles précédents, les moines ont accès à la culture profane. L'approche monastique reste cependant prédominante.  La méthode de base consiste en l'apprentissage de l'alphabet puis des monosyllabes et des bi-syllabes inscrites dans de petits syllabaires. Le chant est une part importante de la méthode  pédagogique. Il est à la fois une discipline qu’un moine doit maîtriser et un moyen de mémorisation.  Ainsi, c'est par l'étude des textes classiques que les élèves apprennent les déclinaisons et les conjugaisons. Tout comme les écoles chrétiennes des VIe et VIIe siècles, les écoles carolingiennes misent sur la mémoire pour un bon apprentissage. Les élèves  s'exercent en ayant recours à la répétition de petits textes et de dialogues afin de faciliter l'étude du latin, qui, devenu langue savante, n'est plus naturelle[14].  

Ces écoles sont ouvertes tant aux clercs qu'aux laïcs. Faute d'enseignants capables de dispenser des leçons de qualité en Gaule franque, des étrangers sont sollicités pour combler cette lacune.  Donc, en parallèle des écoles monastiques, une académie du Palais est créée. Elle est fréquentée par de nombreux érudits Italiens, Espagnols, Irlandais et Anglo-Saxon tel Alcuin – le praeceptor Galliae.

Non seulement l'école est réorganisée, mais de nombreux livres sont recopiés, ce qui permet de conserver les écrits anciens qui pourront arriver jusqu'à nous. Il ne s'agit pas là d'un retour à l'Antiquité, mais bien d'un renouveau intellectuel où les œuvres classiques sont exploitées au profit de la religion chrétienne. Au nombre des intellectuels carolingiens, on retrouve : Eginhard dont la Vie de Charlemagne adopte les cadres de la biographie impériale romaine, Raban Maur, disciple d'Alcuin, auteur d'une encyclopédie des connaissances - De universo, Walafrid Strabon, abbé de Reichneau, célèbre par ses travaux d'exégèse - Glossa ordinaria, les liturgistes Amalaire et Florus[15].

Bas Moyen Âge en Occident (XIe – XVe siècles)

Condition des élèves au Moyen Âge

Brutalité

Les maîtres se montrent sévères. Guibert de Nogent en témoigne en 1114-1117 : « Presque chaque jour j'étais lapidé par une furieuse grêle de soufflets et de coups de fouet », « frappé de manière honteuse », je portais « de multiples meurtrissures dont sans raison il [le précepteur] ne cessait de zébrer ma peau » ; un jour, ma mère m'enleva ma chemise et « put contempler mes petits bras marqués de bleus, et la peau de mon pauvre dos enflée un peu partout à la suite des coups de verge » (Autobiographie, I, 5-6). Quand le chanoine Fulbert confie en 1117 sa nièce Héloïse au chanoine Pierre Abélard, il donne ses instructions, de sorte qu'Abélard retient ceci : « Si je la sentais négligente, je pourrais la châtier sévèrement » (Histoire de mes malheurs, in Héloïse et Abélard, Lettres et vies, Garnier-Flammarion, p. 51).

Bons et mauvais enfants à Paris

A pain crier metent grant'paine, - Et li avugle à haute alaine, - « Du pain à cels de Champ porri» - Dont moult sovent, sachiez, me ri - Les Bons Enfans orrez crier a : « Du pain », nes vueil pas oublier. - Les Filles-Dieu sevent bien dire :Du pain, pour Jhesu nostre Sire.

Ils prennent grand peine à crier : « Du pain! » - Ainsi que les aveugles, à plein souffle, - « Du pain pour ceux du Champ pourri!» -Dont bien souvent, sachez-le, je me moque - Vous entendrez les Bons Enfants - Crier: « Du pain! » - je ne veux pas les oublier - Les Filles de Dieu savent bien dire - « Du pain, pour Jésus Notre Seigneur »[16]

Guillaume de Villeneuve. Crieries de Paris. XIIIe siècle!

 :Bien sçay se j’eusse estudié :Ou temps de ma jeunesse folle, :Et à bonnes meurs dédié, :J’eusse maison et couche molle ! :Mais quoy ? je fuyoye l’escolle, :Comme faict le mauvays enfant… :En escrivant ceste parolle, :A peu que le cueur ne me fend.


On donnait à Paris, vers 1208 le nom de « bons enfans » aux jeunes gens qui se livraient à l'étude. Par opposition on nommait « mauvais enfants » ou « mauvais-garçons » ceux qui vivaient dans la débauche et le brigandage[17]. Il exista deux « collèges des Bons-Enfants, l'un d'eux rue des bons enfants, près du palais royal, fondé en 1208, reçut d'abord le nom d'« hôpital des Pauvres-Écoliers. » Il méritait ce titre; car les écoliers étaient obligés, comme la plupart des religieux de Paris, de demander l'aumône. Dans la pièce intitulée les Crieries de Paris, on voit que chaque jour ils quêtaient du pain dans les rues de cette ville : les libéralités de quelques personnes bienfaisantes, notamment celles du célèbre Jacques Cœur (1400-1456), procurèrent à ce collège un revenu suffisant; et les écoliers ne furent plus réduits à implorer la charité des habitants de Paris.

Bourses d'étude

La plupart des étudiants n’avaient d’autres ressources que des bourses fondées à leur intention. A partir du XIIIe siècle, les boursiers vécurent en commun dans des maisons appelées collèges. L’une des plus anciennes de ces maisons, fondée par Robert de Sorbon à l’usage des étudiants de la Faculté de théologie, est conne sous le nom de Sorbonne.

Déclin des écoles monastiques

Centres d'études en Occident durant le XIe siècle.
Centres d'études en Occident durant le XIIe siècle.

Au temps de la renaissance carolingienne et jusqu'au XIe siècle, les écoles situées dans les monastères sont particulièrement brillantes. Les abbayes conservent et transmettent le savoir, grâce à l'enseignement, mais aussi grâce à leur scriptorium et à leur bibliothèque. Parmi les écoles monastiques de l'époque, les plus réputées sont celles de l'abbaye du Bec (en Normandie), de l'abbaye de Cluny (en Bourgogne), des abbayes parisiennes de Saint-Victor et Sainte-Geneviève. Les abbayes étant souvent établies à la campagne, l'enseignement qui y était dispensé pouvait apparaître comme lointain et isolé. Au XIIe siècle, les écoles épiscopales, situées en ville près de la cathédrale, connurent un succès et un rayonnement qui éclipsèrent la renommée des écoles monastiques.

Attrait des écoles épiscopales

Article détaillé : École de cathédrale.

Les écoles épiscopales étaient à la charge des chanoines de la cathédrale. Elles étaient dirigées par un écolâtre. L'enseignement était assuré par des maîtres (magister en latin), c'est-à-dire les professeurs de l'époque. Ces maîtres étaient des clercs ayant terminé leurs études et ayant obtenu la « licence d'enseigner » (licencia docendi). À la fin du XIIe siècle, cette autorisation était attribuée par le chancelier de la cathédrale. Ce dernier avait en outre un fort pouvoir juridictionnel sur les étudiants et les maîtres. L'enseignement dans les écoles cathédrales était en principe gratuit. Mais les maîtres recevaient aussi des cadeaux de la part des étudiants.

L'école cathédrale de Paris était située sur l'île de la Cité et existait déjà sous Charlemagne. Une partie des étudiants et des maîtres supportaient de moins en moins l'autorité du chancelier et la discipline rigoureuse qui régnait dans cette école. Dès le XIIe siècle, les étudiants étrangers n'étaient plus hébergés dans l'école, mais dans des collèges (voir : collèges médiévaux) qui leur proposaient les services de répétiteurs. Ils fréquentèrent donc de plus en plus les écoles de la rive gauche de Paris (le Quartier latin). C'est de cette scission qu'est née l'université de Paris. La communauté formée par les étudiants et les maîtres s'organisa contre l'école épiscopale de l'île de la Cité. Leur objectif était d'échapper à l'ascendant du chancelier de l'évêque et d'obtenir des privilèges de la part du pouvoir.

D'autres écoles épiscopales ont connu un fort rayonnement, lorsqu'elles avaient de bons maîtres : celle de Chartres en est un bon exemple.

Naissance de l'université

Article détaillé : Université médiévale.
Leçon dans une université médiévale

Il est impossible de cerner une date ou encore une année précise à la naissance des premières universités puisqu’il s’est toujours agi d’un processus graduel qui a transformé des écoles déjà existantes en véritables universités.

  • Naissance de l'université de Paris (XIIIe siècle)
    • Dès 1200, le roi Philippe Auguste accorde aux maîtres et étudiants des privilèges judiciaires : en tant que clercs, ils disposent d'une justice particulière. Ils sont dispensés des devoirs militaires et de certains impôts.
    • En 1215, la communauté des maîtres et des étudiants se dote de statuts : ces règles qui définissent le statut des enseignants, la discipline et les programmes sont établis par Robert de Courçon. L'université de Paris est née, même si le mot n'existe pas encore (années 1260).
    • En 1229, les étudiants et les maîtres parisiens s'exilent volontairement.
    • En 1231, une bulle du pape Grégoire IX parachève l'organisation de l'université : maîtres et étudiants parisiens ne dépendent que du pape et sont sous sa protection.
    • Au XIIIe siècle, d'autres universités sont créées en Occident. Seul l'Empire ne fonde pas d'universités pour l'instant. Ces universités se spécialisent : Orléans et Bologne sont renommées pour le droit, Montpellier pour le droit et la médecine ; l'université de Naples doit fournir des cadres administratifs pour l'Empereur. Celle de Toulouse est tournée vers l'éradication de l'hérésie cathare.
  • Création des premières universités en Occident (XIIe / XVIe siècle) avec leurs dates de fondation :

Organisation des universités

  • Les étudiants

Ils sont appelés dans les textes médiévaux écoliers ; ils sont de plus en plus nombreux. Ils appartiennent à la catégorie des clercs et sont donc tonsurés. Ils peuvent venir d'autres « pays » : ils se regroupent alors en nations, qui sont des sociétés d'entraide. Chaque nation choisit un procureur qui la représente dans l'administration de l'université. Les étudiants sont turbulents, et leurs tapages nocturnes dérangent les bourgeois de la ville. Le coût des études est important : logement, livres, taxes d'examen, cadeaux aux maîtres…

  • Les maîtres

Au XIIIe siècle, les ordres mendiants (dominicains et franciscains) cherchent à accaparer les chaires dans les facultés, en particulier dans les facultés de théologie. Cela entraîne des conflits et des invectives avec le clergé séculier.

  • Les facultés

L'université se compose d'une faculté généraliste (faculté des arts) et de trois facultés spécialisées (droit, médecine et théologie). Un docteur est celui qui va jusqu'au bout d'une faculté spécialisée.

Enseignement de la géométrie
  • Les programmes d'enseignement
    • Les arts libéraux

Les arts libéraux désignent l'enseignement général dispensé dans les écoles et les universités médiévales. Ils se composent de deux cycles :

  • Comment se déroule une leçon ?
    • Les cours avaient lieu dans des salles louées, dans les cloîtres et parfois sur les places publiques. Le savoir s'appuie sur des textes faisant autorité (Écritures Saintes, Écrits des Pères de l'Église…)
    • En faculté des Arts, la leçon commence par la lecture et le commentaire du texte (lectio) ; puis les étudiants discutent la thèse du texte (disputatio) ; enfin, le maître expose une position définitive sur le texte (determinatio).

Grands maîtres et précepteurs de l'époque

Notes et références

  1. Pierre Riché, Jacques Verger, Des nains sur des épaules de géants, maîtres et élèves au Moyen-Â, Paris, éd. taillandier, , 351 p., p. 15
  2. Pierre Riché, Jacques Verger, Des nains sur des épaules de géants, maîtres et élèves au Moyen-Âge, Paris, éd. taillandier, , 351 p., p. 14
  3. Pierre Riché, Jacques Verger, Des nains sur des épaules de géants, maîtres et élèves au Moyen-Âge, Paris, éd. taillandier, , 351 p., p. 26
  4. Henri-Irénée Marrou, Histoire de l’éducation dans l’Antiquité, le monde romain, Paris, éd. Du Seuil, , 240 p., p. 135
  5. Henri-Irénée Marrou, Histoire de l’éducation dans l’Antiquité, le monde romain, Paris, éd. Du Seuil, , 240 p., p. 149
  6. Pierre Riché, « Éducation et enseignement monastique dans le Haut Moyen Age », Médiévales,‎ , p.136
  7. Pierre Riché, « Réflexions sur l’histoire de l’éducation dans le Haut Moyen Âge (Ve-XIe siècles) », Histoire de l’éducation,‎ , p. 25
  8. Pierre Riché, Éducation et culture dans l'Occident barbare VIe-VIIIe siècle, Paris, éd. Du Seuil, , 551 p., p. 130
  9. Pierre Riché, Éducation et culture dans l'Occident barbare VIe-VIIIe siècles, Paris, éd. Du Seuil, , 551 p., p. 132
  10. Pierre Riché, Jacques Verger, Des nains sur des épaules de géants, maîtres et élèves au Moyen-Âge, Paris, éd. taillandier, , 351 p., p. 15
  11. Jean Vial, L'éducation au Moyen Age, Paris, Presses universitaires de France, , 127 p., p. 22
  12. Pierre Riché, Jacques Verger, Des nains sur des épaules de géants, maîtres et élèves au Moyen-Âge, Paris, éd. taillandier, , 351 p., p. 26
  13. FOLZ R. , Carol HEITZ, « Carolingiens », Encyclopædia Universalis [https://www.universalis.fr/encyclopedie/carolingiens/]
  14. Henri-Irénée Marrou, Histoire de l’éducation dans l’Antiquité, le monde romain, Paris, éd. Du Seuil, , 240 p., p. 149
  15. FOLZ R. , Carol HEITZ, « Carolingiens », Encyclopædia Universalis [https://www.universalis.fr/encyclopedie/carolingiens/]
  16. Traduction sur le site pantherfile.uwm.edu
  17. Jacques Antoine Dulaure. Histoire physique, civile et morale de Paris : depuis les premiers temps historiques jusqu’à nos jours. Guillaume, 1823 (Consulter en ligne)

Voir aussi

Bibliographie

  • Courcelle P., « Le site du monastère de Cassiodore », In: Mélanges d'archéologie et d'histoire, tome 55, 1938.
  • Jacques Le Goff, La Civilisation de l'Occident médiéval, Paris, Arthaud, 1977, rééd. coll. Les grandes civilisations, 1984.
  • Jacques Le Goff, Les Intellectuels au Moyen Âge, Paris, Le Seuil, 1957, rééd. Points Histoire 1985, 2000
  • Henri Hugonnard-Roche, L'enseignement supérieur dans les mondes antiques et médiévaux, Paris, Librairie Philosophique J. Vrin, 2008.
  • Henri-Irénée Marrou, Histoire de l'éducation dans l'Antiquité, 2 vol., Le Seuil, Paris, 1948, 6e éd., 1965, rééd. coll. Points, 1981.
  • Pierre Riché, Éducation et culture dans l'Occident barbare VIe-VIIIe siècle, Le Seuil, 1962, rééd. coll. Points, 1995.
  • Pierre Riché, « Éducation et enseignement monastique dans le Haut Moyen Age », Médiévales, n°13, 1987.
  • Pierre Riché, De l'éducation antique à l'éducation chevaleresque, Paris, 1968.
  • Pierre Riché, Jacques Verger, Des nains sur des épaules de géants - Maîtres et élèves au Moyen Âge, Paris, Tallandier, 2006.
  • Pierre Riché, Écoles et enseignements dans le haut Moyen Âge, fin du Ve siècle-milieu du XIe siècle, Paris, Picard, 1989 ; 3e éd. 1999.
  • Pierre Riché, « Réflexions sur l’histoire de l’éducation dans le Haut Moyen Âge (Ve-XIe siècles) », Histoire de l’éducation, n° 50, 1991.
  • Michel Rouche, Des origines à la Renaissance, t.I de l'Histoire générale de l'enseignement et de l'éducation en France, dir. Louis-Henri Parias, Paris, Nouvelle Librairie de France, 1981, rééd. Perrin, coll. Tempus, 2003
  • Richard Eugene Sullivan, « The Gentle Voices of Teachers » : Aspects of Learning in the Carolingian Age, Ohio State University Press, 1995
  • Jacques Verger, Les Universités au Moyen Âge, Paris, PUF, 1973, rééd. Quadrige 1999, 2007
  • Jacques Verger, Les Gens de savoir dans l'Europe de la fin du Moyen Âge, Paris, PUF, 1997
  • Jacques Verger, La Renaissance du XIIe siècle, Paris, Les éditions du Cerf, 1999
  • Jacques Verger, Culture, enseignement et société en Occident aux XIIe et XIIIe siècles, Presses universitaires de Rennes, 1999
  • Jean Vial, Histoire de l'Éducation, coll. Que sais-je ?, Presses Universitaires de France, Paris, 2009

Articles connexes

Lien externe