Édouard Estaunié

Édouard Estaunié
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Édouard Estaunié en 1923
Naissance
Dijon, Drapeau de la France France
Décès (à 80 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Édouard Estaunié, né le à Dijon et mort le à Paris, est un romancier et ingénieur polytechnicien français.

Biographie

Diplômé de l'École polytechnique (promotion 1882), de l'École libre des sciences politiques et de l'École supérieure de télégraphie, sa vie professionnelle se déroule au sein de l'administration des Postes et Télégraphes.

Il devient Directeur de l'Exploitation Téléphonique du réseau téléphonique français du jusqu'au . Poste créé par décret du . JORF 5 août 1909 page 8520.

Départ à sa demande vers d'autres fonctions (dont celle de romancier).

Son passage à la tête du téléphone français est marqué par la reconstruction du Central Téléphonique de Paris Gutenberg suite au grand incendie qui le détruisit le , tâche titanesque, Gutenberg étant alors le centre téléphonique le plus important de Paris et de France.

Avant d'entamer sa carrière de romancier, qu'il peut poursuivre grâce au temps libre que lui laisse son poste d'inspecteur des Postes et Télégraphes, il est notamment directeur de l'École Professionnelle Supérieure des Postes et Télégraphes de 1901 à 1905.

Psychologue et moraliste, il fut le peintre mélancolique de la bourgeoisie.

Il est élu membre de l'Académie française le [1].

Il est considéré comme l'inventeur du mot « télécommunications » (Traité pratique de télécommunication électrique, 1904)[2].

Romans et essais

Une grande partie de ses œuvres ont été rédigées dans sa maison de campagne de Saint-Julia-de-Gras-Capou dans la Haute-Garonne dans le Lauragais.

  • Un simple (1888)
  • Bonne Dame (1892)
  • Petits Maîtres : impressions de Hollande (Paris, Perrin, 1893), essai sur les peintres hollandais du XVIIe siècle
  • L'Empreinte (1896)
  • Le Ferment (1899)
  • L'Épave (1901) fait une part beaucoup plus large à la description du paysage de la région de Saint-Julia dans laquelle se déroule l'action du roman.
  • La Vie secrète, (prix Femina, 1908), dont l'action se déroule au pied de Saint-Julia, dans la plaine de Revel; il y parle de Déodat de Séverac, son voisin de Saint-Félix-Lauragais qu'il a bien connu.
  • Les Choses voient (1913), se déroule à Dijon et met en scène plusieurs générations d'une famille, observées par la "Maison" et ses meubles, qui est un personnage à part entière.
  • Solitudes (Paris, Perrin, 1917) (nouvelels)
  • L'Ascension de M. Baslèvre (1920)
  • L'Appel de la route (1921)
  • L'Infirme aux mains de lumière (1923), retrace la vie de sa tante aveugle qui brodait dans la maison familiale de Saint-Julia.
  • Le Labyrinthe (1924)
  • Le Silence dans la campagne; Une nuit de noces; L'infirme aux mains de lumière; et autres nouvelles (1926)
  • Tels qu'ils furent (1927)
  • L'École Polytechnique (1930)
  • Madame Clapain (1932; Perrin; Mémoire du livre, 2001) (ISBN 2913867189)
  • Une sainte parmi nous (1937)
  • Roman et Province (Marseille, Robert Laffont, 1943, 7e éd., 225 p.) (avec une introduction de Daniel-Rops), contient les essais: Le Roman est-il en danger? (1925); La Province dans le Roman Français (1925); Un Bourguignon: Buffon (s.d.,1924); Une lyrique de la Province: Marie Noël (1933); Les Petits Maîtres (1926); Une Sainte au fond d'un couvent (1937).
  • Souvenirs (Genève: Droz, 1973, 259 p.) (établissement du texte, présentation et notes par Georges Cesbron), mémoires inachevés, qui se terminent à un point-virgule.
  • Georges Cesbron: Édouard Estaunié, romancier de l'être, suivi de Récits spirites (1912), avec introduction et commentaires (série: Histoire des idées et critique littéraire, 161) (Genève, Droz, 1977, 458 p.).

Ouvrages sur Édouard Estaunié

  • Daniel-Rops: Édouard Estaunié, Librairie Félix Alcar, 1931
  • John Charpentier et Francis Ambrière (dir.), Estaunié, Paris, Firmin Didot, coll. « Visages Contemporains » (no 4), , 221 p.
  • Camille Cé: Régards sur l'oeuvre d'Édouard Esttaunié, Genève, Droz, 1977
  • Ruth Eunice Carter Hok, Edouard Estaunie : The Perplexed Positivist, N.Y., King's Crown Press,

Hommages

Notes et références

  1. Site de l'Académie française.
  2. (en) Jean-Marie Dilhac, From tele-communicare to Telecommunications, LAAS-CNRS, 2004 [lire en ligne].

Liens externes