Économie du Monténégro

Économie du Monténégro

L’économie du Monténégro n’est pas très développée[réf. nécessaire]. Elle reposait à 77 % sur les échanges avec la Serbie.

Freinée par un relief très accidenté, la mise en place d'infrastructures a pris un retard considérable avec les guerres qui ont succédé à l’éclatement de la Yougoslavie.

L’économie a pourtant des atouts, notamment du côté du tourisme sur la côte (bouches de Kotor, ports typiques, plages ensoleillées une grande partie de l'année, climat proche des îles grecques).

L'agriculture, encore traditionnelle et de subsistance, pourra se développer si les communications terrestres s'améliorent (élevage de bovins, de porcins et de volailles). L'industrie se concentre dans les grandes villes vers des biens de consommation (bazar, textile, petite alimentation ...).

Exploitation de mines de bauxite et de lignite[1].

L'économie souterraine est considérable, et elle a permis à une bonne partie de la population de supporter les difficultés récentes. Le trafic porte principalement sur les cigarettes et les voitures volées. Cela contribue à donner une image peu attractive pour des investisseurs internationaux (illustré par un célèbre pastiche de publicité en Allemagne : « Venez au Monténégro, votre voiture y est déjà »). Néanmoins le pays a réussi à attirer 600 millions d'euros d'investissement en 2006[1].

En 2007, le produit national brut dépassait à peine le milliard d'euros (l'équivalent du PNB d'une sous-préfecture française)[1]. Le déficit de la balance des paiements courants représente 31 % du PIB ce qui est le record d'Europe.

Mais contrairement à ce que pensaient beaucoup d'experts à l'indépendance du pays, le Monténégro n'a pas connu de crise financière[1]. Le pays a intégré le FMI et a rejoint l'OMC en 2012[1].

Le Monténégro a adopté unilatéralement l'euro comme monnaie nationale, sans faire partie de l'Union économique et monétaire européenne, ni même de l'Union européenne. Ce n'est donc pas un pays de la zone euro.

Économie souterraine

Le Monténégro est connu pour son importante économie souterraine basée essentiellement sur le trafic de cigarettes. Historiquement, l'union européenne a chaperonné la mise en place de cette économie souterraine et illégale au Monténégro[2]. Au début des années 1990, le président de Serbie Sloboban Milosevic était en accord avec le président monténégrin Milo Djukakovic. Mais à partir de 1996, des dissensions entre les deux hommes éclatent au grand jour, l'union européenne demande alors au président monténégrin de rompre avec l'homme fort de Belgrade. Cette rupture Djukakovic l'accepte, mais demande en contrepartie à l'union européenne de fermer les yeux sur la mise en place d'une économie souterraine basée sur la contrebande de cigarettes, l'union européenne accepte[2]. Au cours des années 2000, les multinationales du tabac s'associent avec le gouvernement monténégrin pour importer massivement des cigarettes qui seront ensuite exportées hors du Monténégro illégalement[2].

Références

  1. a, b, c, d et e "Le Monténégro « l'exemple » à suivre", Les Échos, 10 décembre 2006
  2. a, b et c « article de le point sur le trafic de cigarettes », sur http://www.lepoint.fr (consulté le 12 septembre 2012)