Économie du Kenya

Kenya
Indicateurs économiques
image illustrative de l’article Économie du Kenya
Nairobi, capitale du Kenya

Monnaie Shilling kényan
Année fiscale 1 Juillet - 30 Juin
Organisations internationales OMC, UA, EAC, COMESA, CEN-SAD
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) en augmentation 78,4 milliards de US$ (2017)
Produit intérieur brut en PPA en augmentation 163,4 milliards de US$ (2017)
Rang pour le PIB en PPA total : 75e[1] par tête : 186e[2]
Croissance du PIB en augmentation 5 % (2017)
PIB par habitant en PPA en augmentation 3,500 US$ (2017)
Inflation (IPC) 8 % (2017)
Pop. sous le seuil de pauvreté 43,4 % (2012)
Indice de développement humain (IDH) 0,56 (2015)[3]
Population active 19,82 millions
Taux de chômage Decrease Positive.svg 11,47 % (2017)[4]
Commerce extérieur
Exportations en augmentation 6,397 milliards de US$ (2017)
Biens exportés thé, produits d'horticulture, café, produits pétroliers, poisson, ciment, vêtements
Principaux clients 2016 :

Drapeau de l'Ouganda Ouganda 10,1%
Drapeau de la Tanzanie Tanzanie 8.6%
Drapeau des États-Unis États-Unis 7.7%
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 7.4%
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni 7.3%

Importations Increase Negative.svg 14,52 milliards de US$ (2017)
Biens importés Machines et équipements de transport, pétrole, produits pétroliers, véhicules motorisés, fer et acier, résines et plastiques
Principaux fournisseurs 2016 :

Drapeau de la République populaire de Chine Chine 24,1%
Drapeau de l'Inde Inde 11.2%
Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis 7.7%
Drapeau du Japon Japon 5,4%

Finances publiques
Dette publique Decrease Positive.svg 52,6 % du PIB
Dette extérieure Increase Negative.svg 24,99 milliards de US$ (2017)
Recettes publiques 15,37 milliards de US$ (2017)
Dépenses publiques 20,18 milliards de US$ (2017)

Introduction

Le Kenya est, d’après la banque Mondiale, un pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, le seul en Afrique de l'Est[5].

Depuis 1993, le Kenya connaît une phase de croissance continue assez haute (aux alentours de 5%), avec tout de même quelques variances qui sont liées à sa trop forte dépendance vis-à-vis de l’extérieur, par exemple, en 2007, son taux de croissance du PIB était de 6,8% puis en 2008, il était de 0,2% seulement[6].

La monnaie

Le Shilling kényan (KES) est la monnaie nationale du Kenya, le taux de change était, au 4 mai 2018 le suivant : 1 US$ = 100,20 KES[7] Elle est émise par la Banque centrale du Kenya , elle est venue remplace l'ancienne monnaie coloniale britannique (le Shilling est-africain) en 1966.

Données chiffrées

En juillet 2016 :

  • Téléphones portables : 38 982 188
  • Utilisateurs d'Internet : 12 165 597
  • Routes : 161 452 km (dont 14 420 km goudronnés)
  • Voies ferrées : 3 806 km
  • Nombre d'aéroports et aérodromes : 197 (dont 16 ayant des pistes goudronnées)
  • Population urbaine : 26,5 % (2017)
  • Population sans électricité : 35 400 000 personnes

Balance commerciale

Le Kenya a depuis 1995 une balance commerciale déficitaire, en effet cette année-là son déficit était de presque 600 millions d'US$, dès lors le déficit n'a cessé de se creuser, avec un plus haut en 2014 avec un déficit de 9 milliards d'US$, il a connu une réduction en 2015 puis 2016 (il n’était "plus que" de 6 milliards d'US$[8]) mais semble repartit a la hausse puisqu'en 2017, malgré une augmentation des exportations, il s’élevait à approximativement 8 milliards de US$.

Les principaux partenaires d'exportation du pays sont ses voisins Est-Africains (En 2017 l'Ouganda et la Tanzanie captent à eux seuls presque 20% du total des exportations kényanes)[9], cela s'explique surtout par la Communauté d'Afrique de l'Est qui dispose de son propre marche commun et d'une union douanière entre les pays membres.

Ses principaux fournisseurs sont les deux "géants" asiatiques : La Chine et l'Inde avec 24,1% et 11,2% respectivement.

Secteur primaire

Exploitation des ressources naturelles

Le Kenya ne dispose pas d'autant de ressources que certains pays Africain, le secteur minier ne represente d'ailleurs qu'1 % du PIB, bien que ce dernier sois sous exploite[10].

Le pays est idéalement situé pour l'exploitation de la géothermie (tout comme l'Islande et ses voisins Est-Africains), le Kenya entend d'ailleurs se positionner comme un acteur majeur dans ce domaine sur le continent africain. L'exploitation de cette énergie a commencé dès les années 80 et se poursuit activement[11]. Actuellement, elle représente près de 44% de l'électricité produite dans le pays (loin devant l'énergie hydraulique qui représente 36% et thermique, moins de 20%). Dans le cadre du plan Kenya Vision 2030, le pays envisage de multiplier par 9 la puissance des unités géothermiques actuellement installées[12].

En outre, le Kenya dispose aussi d'un fort ensoleillement annuel qui est donc propice au développement de l'énergie solaire.

Agriculture

Zones de production du thé au Kenya

Au Kenya, 80% des terres sont arides ou semi-arides, les superficies cultivables sont donc très limitées, seulement 17% sont estimé ayant un potentiel agricole moyen à élevé. De plus l'agriculture kényane reste très soumise aux aléas climatiques[13].

L'agriculture occupe tout de même une place très importante dans l'économie, ainsi la filière animale contribue pour près de 10% au PIB en 2015 et fait vivre 1,8 million de personnes, elle est considérée comme un exemple de réussite en Afrique. La filière thé génère en 2015 1,12 milliard d'US$ et le Kenya est le premier exportateur mondial de thé noir. La filière horticole a un impact sur près de 2 millions de personnes et occupe une place importante a l'échelle mondiale (le Kenya est le premier fournisseur de roses de l'Union européenne)[14]. Quant à la filière sucrière, elle contribue à 7,5% du PIB et 6 millions de personnes en dépendent (directement ou indirectement)[13].

Secteur secondaire

Industrie

Le Kenya est l'un des rares pays Africains à s'être développé dans le secteur industriel, sa part de contribution au PIB reste cependant bien inférieure à celle des pays émergents, ainsi en 2016, l'industrie ne représentait que 17,7 % du PIB.[15]

Le pays entend cependant augmenter cette part, ainsi il a créé son premier projet de zone économique spéciale (ZES) le 7 juillet 2017 à l'image de la Chine dans les années 80 qui avaient permis une affluence des capitaux étrangers. Selon les autorités kényanes, cette première ZES devrait permettre d'attirer environ 2 milliards d'US$ d'investissements étrangers[16]. Cette ZES s'inscrit dans la politique plus globale de Kenya Vision 2030, qui a pour but de développer plus largement l'industrie[17].

La principale industrie est le textile qui emploie près de 300 000 personnes et contribuait en 2016 à 9% du PIB.[18]

Secteur tertiaire

Les safaris kényan attirent chaque année des milliers de touristes étrangers.

Tourisme

Le tourisme représente une importante entrée de devises pour le Kenya et fait vivre une importante partie de la population, en 2016, le pays avait accueilli plus de 700 000 touristes[19]. Le secteur reste cependant miné par les problèmes d'insécurité et notamment les attentats terroristes (plus particulièrement celui du centre commercial de Westgate à Nairobi en 2013).

Malgré tout, le secteur connaît de nouveau la croissance, ainsi, en 2017, le tourisme aurait rapporté près d'1, 2 milliards d'US$ au pays[20].

Autres

Diaspora

Une importante diaspora kényane existe, en 2011, elle est d'environ 2,5 millions de personnes. En 2017, les transferts de cette diaspora se sont élevés à presque 2 milliards d'US$, ce qui est un apport non négligeable pour l'économie[21].

Notes et références

  1. https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/ke.html
  2. https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/ke.html
  3. https://knoema.com/atlas/Kenya/topics/World-Rankings/World-Rankings/Human-development-index
  4. https://donnees.banquemondiale.org/indicateur/SL.UEM.TOTL.ZS?locations=KE
  5. « Situation économique et financière du Kenya en 2017 », sur https://www.tresor.economie.gouv.fr, (consulté le 4 mai 2018)
  6. « Croissance du PIB (% annuel) - Kenya », sur https://donnees.banquemondiale.org (consulté le 4 mai 2018)
  7. « Convertir Shilling Kényan contre Dollar Américain | KES USD Convertisseur de devises », sur themoneyconverter.com (consulté le 4 mai 2018)
  8. « Kenya - Balance commerciale (US$ courant) », sur http://perspective.usherbrooke.ca (consulté le 4 mai 2018)
  9. « (Kenya) The World Factbook - Central Intelligence Agency », sur https://www.cia.gov/, (consulté le 4 mai 2018)
  10. « Le Kenya ouvre ses portes à l’exploitation minière », sur http://www.miningandbusiness.com, (consulté le 4 mai 2018)
  11. « Le Kenya inaugure la première centrale géothermique d'Afrique », sur http://afrikhepri.org, (consulté le 4 mai 2018)
  12. « Au Kenya, la croissance énergétique passe par les énergies renouvelables », sur http://lenergeek.com, (consulté le 4 mai 2018)
  13. a et b « Objet : L’agriculture au Kenya et la présence française dans le secteur (rapport) », sur https://www.tresor.economie.gouv.fr, (consulté le 4 mai 2018)
  14. « Roses d'Afrique, roses du monde », sur geoconfluences.ens-lyon.fr, (consulté le 4 mai 2018)
  15. « Présentation du Kenya », sur https://www.diplomatie.gouv.fr, (consulté le 4 mai 2018)
  16. « Kenya : lancement d'un projet de zone économique spéciale », sur https://www.financialafrik.com, (consulté le 4 mai 2018)
  17. (en) « Kenya's Industrial Transformation Programme (Abridged Version) », sur http://www.industrialization.go.ke (consulté le 4 mai 2018)
  18. « Textiles : l'Afrique de l'Est pour une industrie locale d'envergure », sur http://afrique.lepoint.fr, (consulté le 4 mai 2018)
  19. « Kenya : et le tourisme se relève », sur http://afrique.lepoint.fr, (consulté le 4 mai 2018)
  20. « Kenya : Le tourisme a rapporté 1,2 milliard USD en 2017 », sur https://www.journaldebrazza.com, (consulté le 4 mai 2018)
  21. « Diaspora Remittances », sur https://www.centralbank.go.ke, (consulté le 4 mai 2018)