Économie du Honduras

Économie du Honduras

Drapeau du Honduras Honduras
Indicateurs économiques
Image illustrative de l’article Économie du Honduras
Tegucigalpa, capitale du Honduras

Monnaie Lempira (HNL)

1 US$ = 23,96 HNL (30 août 2018)[1]

Organisations internationales OMC, FMI
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) en augmentation 22,98 milliards de US$ (2017, est.)
Produit intérieur brut en PPA en augmentation 46,2 milliards de US$ (2017, est.)
Rang pour le PIB en PPA 111e
par tête : 170e
Croissance du PIB en augmentation 4,9 % (2017, est.)
PIB par habitant en PPA en augmentation 5 600 US$ (2017, est.)
PIB par secteur agriculture : 13,8 %
industrie : 28,4 %
services : 57,8 % (2017, est.)
Inflation (IPC) 3,9 % (2017, est.)
Pop. sous le seuil de pauvreté 60,9 % (2017)[2]
Indice de développement humain (IDH) en augmentation 0,625 (2015)[3]
Population active 3,735 millions (2017, est.)
Population active par secteur agriculture : 39,2 %
industrie : 20,9 %
services : 39,8 % (2005, est.)
Taux de chômage 7,4 % (2017, est.)
Principales industries transformation du sucre, café, vêtements tissés et tricotés, produits du bois, cigares
Commerce extérieur
Exportations en augmentation 8,173 milliards de US$ (2017, est.)
Biens exportés café, habillement, café, crevettes, harnais de fil d'automobile, cigares, bananes, or, huile de palme, fruit, homard, bois de construction
Principaux clients en 2017 :
Drapeau des États-Unis États-Unis 34,5 %
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 8,9 %
Drapeau de la Belgique Belgique 7,7 %
Drapeau du Salvador Salvador 7,3 %
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 7,2 %
Importations Increase Negative.svg 10,87 milliards de US$ (2017, est.)
Biens importés matériel de communication, machines et transport, matières premières industrielles, produits chimiques, carburants, produits alimentaires
Principaux fournisseurs en 2017 :
Drapeau des États-Unis États-Unis 40,3 %
Drapeau du Guatemala Guatemala 10,5 %
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 8,5 %
Drapeau du Mexique Mexique 6,2 %
Drapeau du Salvador Salvador 5,7 %
Finances publiques
Dette publique Increase Negative.svg 43,9 % du PIB (2017, est.)
Dette extérieure Increase Negative.svg 9,025 milliards de US$ (2017, est.)
Recettes publiques 4,376 milliards de US$ (2017, est.)
Dépenses publiques 5,086 milliards de US$ (2017, est.)
Sources :
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/ho.html

L'économie du Honduras est surtout axée sur l'agriculture, qui comptait pour 22 % de son produit intérieur brut en 1999. Le Honduras a été le pays le plus pauvre de l'Amérique latine jusque dans les années 1960, quand le tremblement de terre de 1972 à Managua et les deux guerres qui ont suivi ont fait du Nicaragua le pays le plus pauvre.

En 2005, le pays avait la moitié de sa population en dessous du seuil de pauvreté national. Les salaires restent bloqués alors que le lempira n'a cessé de dégringoler, en diminuant sa valeur par 10 face au dollar. La malnutrition frapperait un tiers de la population. Le Honduras est le pays le plus inégalitaire d’Amérique latine en 2016[4]

Dans un autre ordre d'idées, le Honduras est une économie extrêmement ouverte. Les États-Unis sont son premier partenaire commercial, ce qui lui donne un accès privilégié au marché américain. En 2012, le Canada a signé un accord de libre-échange avec le Honduras. À la suite de cela, des entreprises canadiennes minières ont été blâmées pour les problèmes de santé dont souffrent les autochtones du Honduras.

À l'heure actuelle, le Honduras décroche la première place du classement des pays présentant les taux d'homicides les plus élevés. Ce mauvais score peut être mis en parallèle avec le crime organisé et le trafic de drogue très présents dans ce pays. Les transferts d’argent des émigrés représentent 18,5 % du PIB[5]. Le taux de chômage en 2017 est de 7,40 %, mais le sous-emploi concerne plus de 60 % de la population active[6].

L’électricité hondurienne est la plus chère d’Amérique centrale depuis la privatisation de l’Entreprise nationale d’énergie électrique, entrainant des hausses de prix de 100 à 200 %[5]. Deux mois après le coup d’État militaire de 2009, une loi générale des eaux est adoptée afin d’autoriser l’octroi de concessions sur un tiers des ressources en eau du pays. Une quarantaines sont accordés en quelques mois mais les assassinats de militants écologistes ou communautaires opposés à ces projets se sont multipliés[7].

Références

  1. https://fr.coinmill.com/HNL_USD.html#USD=1
  2. http://www.elheraldo.hn/pais/1085160-466/%C3%ADndices-de-pobreza-se-mantienen-desde-el-a%C3%B1o-2016-en-honduras
  3. https://www.populationdata.net/pays/honduras/
  4. « ¿Cuáles son los 6 países más desiguales de América Latina? », sur BBC Mundo (consulté le 12 décembre 2017)
  5. a et b « Au Honduras, le coup d’Etat permanent - Mémoire des luttes », sur www.medelu.org,
  6. (es) « El desempleo en Honduras un problema sin fin, que agobia dia a dia a la población hondureña. », Tiempo.hn,‎ (lire en ligne)
  7. Cécile Raimbeau, « Qui a tué Berta Cáceres ? », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne)