Économie de Hong Kong

Drapeau de Hong Kong Hong Kong
Indicateurs économiques
image illustrative de l’article Économie de Hong Kong
Hong Kong vue du funiculaire Peak Tram.

Monnaie Dollar de Hong Kong
Année fiscale 1er Avril - 31 Mai
Organisations internationales OMC, BAD, FMI
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) en augmentation 334,1 milliards de US$ (2017)
Produit intérieur brut en PPA en augmentation 453 milliards de US$ (2017)
Rang pour le PIB en PPA total : 44e par tete : 18e
Croissance du PIB en augmentation 3,5 % (2017)
PIB par habitant en PPA en augmentation 61 000 US$ (2017)
PIB par secteur agriculture : 0,1 %
industrie : 7,2 %
services : 92,7 % (2017)
Inflation (IPC) 2 % (2017)
Pop. sous le seuil de pauvreté 19,6 % (2012)
Indice de développement humain (IDH) en augmentation 0,917, 12e (2015) [1]
Population active 3,965 million (2017)
Taux de chômage Decrease Positive.svg 2,6 % (2017)
Commerce extérieur
Exportations en augmentation 540 milliards de US$ (2017)
Biens exportés machines et appareils électriques, textiles, vêtements, montres et horloges, jouets, articles de bijouterie, orfèvrerie et argenterie, et autres articles en matières précieuses ou semi-précieuses
Principaux clients en 2016 :
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 54,3 %
Drapeau des États-Unis États-Unis 8,5 %
Drapeau de l'Inde Inde 4,1 %
Importations Increase Negative.svg 561,4 milliards de US$ (2017)
Biens importés matières premières brutes et semi-manufacturé, biens de consommation, biens d'équipement, denrées alimentaires, combustibles (la plupart sont réexportés)
Principaux fournisseurs en 2016 :
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 45,5 %
Drapeau de la République de Chine Taïwan 9,8 %
Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud 6,7 %
Drapeau du Japon Japon 6,3 %
Drapeau des États-Unis États-Unis 4,4 %
Finances publiques
Dette publique Decrease Positive.svg 43,6 % du PIB (2017)
Dette extérieure Decrease Positive.svg 494,5 milliards de US$ (2017)
Recettes publiques 66,19 milliards de $ (2017)
Dépenses publiques 62,86 milliards de $ (2017)
Sources :
https://www.cia.gov/library/Publications/the-world-factbook/geos/hk.html

Hong Kong est une région développée dont l’économie est caractérisée par une prépondérance des services (en 2017, ces derniers représentaient 92,7 % du PIB)[2], une taxation faible et un port considéré en 2017 comme le 6e mondial en termes de fret[3]. Sa monnaie est le dollar de Hong Kong, la 10e la plus utilisée dans le monde en 2014[4].

Son revenu par habitant à parité de pouvoir d'achat est en 2017 de 61 000 dollars américains[2], soit le 18e le plus élevé au niveau mondial ; à titre de comparaison, la même année, celui de la Chine est de 16 600 dollars américains[5], soit environ 3,5 fois inférieur à celui de Hong Kong. Ce haut PIB par habitant ne doit pas cacher les importantes disparités de revenu : ainsi d'après une étude d'Oxfam, les revenus des 10 % des foyers les plus riches étaient 44 fois supérieurs à ceux des 10 % les plus pauvres[6]. L'indice de Gini était de 53,7 en 2011, à titre de comparaison, la même année, un pays parmi les moins avancés, la République du Congo, faisait mieux avec un indice de 48,9[7]. En 2012, l'indice pour la Chine était de 42,2[8]. La situation semble avoir empiré depuis.

Rue Fa Yuen : les boutiques sont encore ouvertes à 22h30.

Depuis la rétrocession, avec la politique « un pays, deux systèmes », Hong Kong bénéficie d'une certaine autonomie économique au sein de la République populaire de Chine. L’économie est ainsi pilotée par le HKTDC et non la RPC.

Mafia

L'économie rampante des mafias, importante à Hong Kong pendant la colonisation britannique, tend également à diminuer et la confiance en la police gouvernementale a augmenté depuis la période post-coloniale. Cependant, une certaine partie des triades se sont gentrifiées et ont évolué avec l'évolution des lois[9]. Un des plus importantes mafias, Sun Yee On a été créée à Canton, sous la République de Chine et s'est déplacée à Hong Kong lors de la création de la République populaire de Chine, en 1949[10].

Histoire

Comme Singapour, Hong Kong fut un comptoir commercial et une base navale (1842) du Royaume-Uni au moment du dépeçage de la Chine, des traités inégaux et de la politique de la canonnière. L'île a progressivement débordé sur la presqu'île de Kowloon et de nouveaux traités et accords le prolongent avec les Nouveaux Territoires. Les Britanniques ont fait de Hong Kong un centre du commerce de l'opium.

Signé le , un traité sino-britannique prévoit leur rétrocession à la Chine le à minuit et une seconde.

Secteurs économiques

Secteur commercial

Hong Kong fait partie du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC). En 2008, 24,494 millions de conteneurs sont passés par le port (troisième au monde pour le nombre de conteneurs, derrière Shanghai et Singapour).

Sa position de carrefour l'a conduit directement au rôle d'intermédiaire incontournable entre la Chine continentale et les Chines périphériques, et entre ces dernières et les chinatowns d'Amérique, d'Asie et d'Europe. Ainsi, Hong Kong est un grand exportateur de produits alimentaires alors qu'elle importe un tonnage impressionnant de produits agroalimentaires de Chine continentale, à défaut d'un arrière-pays agricole suffisant.

Hong Kong est aussi un centre de foires et de congrès où s'entrecroisent des délégations commerciales du monde entier.

Secteur financier

Hong Kong est la troisième place financière au monde et la bourse de Hong Kong ne cède en importance que devant celles de Londres et de New York.

Industrie

La superficie limitée de Hong Kong l'a poussé à développer une industrie manufacturière demandant peu de ressources matérielles et énergétiques mais beaucoup de ressources humaines. Hong Kong privilégie ainsi les industries légères (électronique, optique, informatique, horlogerie, télécommunication, petit électroménager) aux dépens de secteurs tels que l'automobile. Le tissu industriel est principalement composé de PME.

La stratégie commerciale de Hong Kong - plus que celle de Taïwan et de Singapour, par sa situation singulière de carrefour et de métropole des chinatowns d'Amérique, d'Asie, d'Océanie et d'Europe - fut d'abord de fournir en grande quantité des produits relativement simples, de bonne qualité et à prix modiques à la consommation de base pour se faire connaître et reconnaître auprès de la plus grande partie possible de la population de la planète et des pays industrialisés : directement sur les marchés africains, asiatiques et latino-américains et indirectement à travers les chinatowns d'Amérique et d'Europe. La deuxième phase fut de fournir des composantes anonymes des produits de marque et la troisième a été de fournir des accessoires obligés des produits de prestige. L'image de marque et la réputation de crédibilité et de fiabilité acquises, la quatrième vague consiste à fournir des produits aussi prestigieux, de meilleure qualité et à moindre prix avec de meilleurs services en prime que des produits déjà bien établis, à l'exemple de l'optique, de l'électronique et de l'automobile pour le Japon.

Immobilier

Lai King Estate, une des maintes structures d'habitation

Le secteur immobilier montre un déséquilibre de l'offre et la demande et la population est très dense : près de 7 millions de personnes vivent dans un espace de 1,104 km2. Dans le marché haut de gamme, Victoria Peak est la troisième ville la plus chère au monde, avec un pied carré valant 2 008 $, derrière Londres et Monaco (2007) [11].

Même si la propriété d'un terrain s'achète, il est effectivement loué par le gouvernement chinois. Avant 1997, les termes de location étaient de 75, 99 ou 999 ans. Avec le retour de Hong Kong à la Chine, les nouveaux termes sont de 50 ans[11].

Les pénuries de logements et la spéculation immobilière ont conduit à une augmentation de 430 % des prix depuis 2003. En 2018, le prix du m2 s’élève à 22 000 euros, soit deux fois plus chers qu'à Paris[12]. Paradoxalement, il existe de nombreux logement inoccupés, en raison de la spéculation immobilière. Les logements publics sont trop peu nombreux en comparaison de la demande. L’attente pour y devenir locataire est de 4,6 ans pour les candidats prioritaires et de 10 ans pour les autres[13].

Entreprises

Article détaillé : Liste d'entreprises de Hong Kong.

Personnalités

Notes et références

  1. https://countryeconomy.com/hdi/hong-kong
  2. a et b (en) « The World Factbook — Central Intelligence Agency », sur www.cia.gov (consulté le 6 mai 2018)
  3. (en) « List of busiest container ports », Wikipedia,‎ (lire en ligne)
  4. Laura, « Les 10 monnaies les plus utilisées dans le monde », sur french.china.org.cn (consulté le 6 mai 2018)
  5. (en) « The World Factbook — Central Intelligence Agency », sur www.cia.gov (consulté le 6 mai 2018)
  6. Zone Bourse, « Les inégalités ont explosé à Hong Kong », ,‎ (lire en ligne)
  7. (en) « The World Factbook — Central Intelligence Agency », sur www.cia.gov (consulté le 6 mai 2018)
  8. (en-US) « GINI index (World Bank estimate) | Data », sur data.worldbank.org (consulté le 6 mai 2018)
  9. (en) Roderic Broadhurst et Lee King Wa, « The Transformation of Triad ‘Dark Societies’ in Hong Kong : The Impact of Law Enforcement, Socio-Economic and Political Change », Security Challenges, Kingston (Australie), vol. 5, no 4 (Summer),‎ , p. 1-38 (lire en ligne)
  10. Frank Shanty et Patit Paban Mishra, Organized crime : from trafficking to terrorism, vol. 2, ABC-CLIO, (ISBN 1576073378, lire en ligne), p. XVI
  11. a et b ABC News: Hong Kong's Real Estate Is World's Peak
  12. « Spéculation, manque de place... A Hong Kong, on construit des appartements dans des tuyaux d'égout », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
  13. « Budget Hong Kong 2018: l’immobilier, le grand absent », sur lepetitjournal.com (consulté le 12 mars 2018)