École supérieure des sciences économiques et commerciales

École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC)
École supérieure des sciences économiques et commerciales
Devise The pioneering spirit
(« L'esprit pionnier »)
Informations
Fondation 1907
Type Grande école de commerce
Budget 109 millions d'euros (2016[1])
Localisation
Coordonnées 49° 01′ 59″ nord, 2° 04′ 39″ est
Ville Cergy, La Défense, Rabat, Singapour
Pays Drapeau de la France France, Drapeau du Maroc Maroc, Drapeau de Singapour Singapour
Région Île-de-France
Région Île-de-France
Chiffres clés
Enseignants 162 permanents (2017)
Étudiants 5 585 (2016-17)
Niveau Bac+4 à bac+8 (doctorat)
Diplômés/an 2 000 (dont 550 Grande École)
Divers
Affiliation Université Paris-Seine
Site web www.essec.fr

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(Voir situation sur carte : France)
École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC)

L’École supérieure des sciences économiques et commerciales (plus couramment ESSEC ou ESSEC Business School) est une grande école de commerce française basée à Cergy, La Défense, Rabat et Singapour. Fondée en 1907 par des jésuites, elle est longtemps restée indépendante de toute chambre de commerce et d'industrie avant de passer sous le contrôle de celle de Versailles en 1981[2]. Depuis 2013, elle est affiliée à la chambre de commerce de Paris Ile-de-France[3] avec HEC et l'ESCP Europe.

Triplement accréditée AACSB, EQUIS et AMBA, l'ESSEC est considérée comme l'une des plus prestigieuses « business school » de France et d'Europe. Son programme historique Grande École / MSc in Management (concours post-prépa) a été classé au 3e rang mondial par le Financial Times en 2016 pour la 3e année consécutive[4].

L'établissement délivre des bachelors (bac +4), masters (bac +5), doctorats (bac +8) ainsi que des mastères spécialisés, et MBAs.

L'ESSEC est membre de la COMUE Paris-Seine qui a pour ambition d'intégrer le top 100 des universités mondiales d'ici 2030. Ceci passe par la création d'un campus international à Cergy permettant d'accueillir ses 1500 chercheurs et de passer de 30 000 étudiants aujourd'hui à 40 000 d'ici 10 ans. Le parc François Mitterrand, que l'ESSEC borde, sera au cœur de ce futur campus international[5].

École supérieure des sciences économiques et commerciales

Sommaire

Histoire

La création (1907-1913)

Campus de l'ESSEC à Cergy, en France.
Campus de l'ESSEC à La Défense, en France, à l'intérieur du CNIT.
Campus de l'ESSEC à Singapour.

L'École Supérieure des Sciences Economiques et Commerciales (ESSEC) a été fondée en 1907 sous le nom d'Institut économique par Ferdinand Le Pelletier à Paris. Sa création s'inscrit dans la mouvance d'autres écoles de commerce créées sous tutelle catholique au début du XXe siècle : HEC Nord (qui deviendra l'EDHEC) par l'Institut Catholique de Lille ou l'ESSCA par l'Institut Catholique d'Angers. La loi Falloux de 1854 a en effet permis l'essor de l'enseignement secondaire religieux. Le contexte difficile pour l'Église, qui est marquée par l'affaire Dreyfus (1895) et la loi de séparation de l'Église et de l'État (1905), la pousse à chercher à retrouver de l'influence en diffusant des valeurs morales dans le monde économique et en formant une nouvelle génération de dirigeants d’entreprises[6].

Dans ce contexte de lutte des congrégations religieuses, en particulier des jésuites contre l'idéologie laïque et républicaine de l'État, l'ESSEC est une tardive réplique catholique à la création d'HEC[7]. Leur but est de « former des dirigeants pour la carrière commerciale et économique, qui réclame des hommes compétents, imprégnés de valeurs chrétiennes et humaines »[8]. Elle est d'abord située à l'École Sainte Geneviève (créée par des jésuites en 1854) dans le Quartier Latin. L'ESSEC dispose alors de larges moyens matériels : petites salles convenant au travail en effectif réduit et même un laboratoire de chimie. La première promotion compte 7 étudiants et les études durent deux ans. En 1909, une troisième année facultative est introduite[9].

Le cursus ne dénote pas par son originalité en se structurant autour d'un ensemble droit/comptabilité/langues/technique. C'est par l'introduction de valeurs morales chrétiennes que l'ESSEC entend se démarquer : les élèves assistent chaque semaine à la conférence d'apologétique à la chapelle de l'École Sainte Geneviève. Un enseignement technique (calligraphie, sténographie, rédaction de documents commerciaux) se couple à un enseignement scientifique (physique, chimie, visites d'usines). Il est possible d'intégrer la section élémentaire de l'école en sortant de première ou en étant titulaire d'un baccalauréat non scientifique, et d'intégrer la première année si l'on est titulaire d'un baccalauréat scientifique ou que l'on vient de la section élémentaire et que l'on a réussi un examen[6].

Un début laborieux (1913-1940)

En 1913, les locaux de l'école sont saisis à la suite de la loi de séparation de l'Église et de l'État de 1905, obligeant l'ESSEC à rejoindre ceux de l'Institut Catholique de Paris. L'ESSEC prend alors son nom actuel. Ses moyens sont réduits : elle ne dispose plus que d'un amphithéâtre prêté par l'ICP, la section élémentaire est supprimée et des cours magistraux sont donnés par les professeurs de la faculté. Les disciplines enseignées, qui resteront quasiment les mêmes jusqu'en 1960, sont alors les langues, l'histoire du commerce, la géographie commerciale, l'économie politique, le droit et la comptabilité. Une place importante est donnée aux langues, avec 10h hebdomadaires (4h d'anglais et d'allemand, 1h d'italien et d'espagnol). Avec sept cours de droit sur les deux années, l'ESSEC peine à se distinguer d'une faculté de droit et se cherche une légitimité[6].

L'école survit difficilement aux mobilisations de la guerre : en 1914, elle ne compte plus que quatre élèves en première année et deux en seconde. Elle ferme provisoirement ses portes et rouvre en 1915. La troisième année facultative est fermée et l'école ne retrouve une stabilité financière qu'à partir de 1920 où elle accueille plus de 50 étudiants en première année et 150 en 1930[6]. En 1923, l'association des diplômés est créée : un fonds de solidarité pour les veuves et les orphelins de la guerre se met en place. En 1926, le premier annuaire des diplômés est publié et en 1929, les premiers cours de morale des affaires sont donnés[10].

La crise des années 1930 vient briser cet élan [7]: l'ESSEC doit baisser ses frais de scolarité car les étudiants se réfugient dans des valeurs jugées plus sûres comme la fonction publique ou le droit. L'arrivée des classes creuses de 1914-1918 et la crise économique augmentent encore la difficulté de la situation. L'école se voit contrainte d'accepter d'office les bacheliers, les non-bacheliers sur examen et même des auditeurs libres qui viennent suivre les cours sans prétendre au diplôme, moyennant des frais de scolarité[6].

En 1932, le Bureau des Elèves (BDE) est créé et en 1937 les premières bourses sont distribuées, marquant le début d'une politique d'aides sociales[9].

Le décollage (1940-1960)

Le décollage se fait sous l'impulsion de Camille Donjon (Père Donjon) à partir de 1939 avec la mise en place de la sélection à l'entrée. Une classe préparatoire à l'examen est mis en place en 1941 qui devient un concours en 1947, le nombre de candidats le permettant[6]. L'ESSEC refuse cependant de rejoindre le système unifié des ESC fixé par le décret du 3 décembre 1947[11] l'État prend désormais en charge l'implantation des classes préparatoires sur le territoire (il y en a une trentaine à l'époque, pour une vingtaine d'ESC). En échange les ESC passent leur scolarité de deux à trois ans et s'organisent en réseau avec épreuves et sujets communs à l'écrit des concours.

Si HEC et l'ESCP rejoignent ce système, l'ESSEC se positionne en challenger et garde ses propres classes préparatoires et concours. Deux systèmes cohabitent ainsi[12]. Pour se situer au niveau de ses concurrentes, l'ESSEC passe toutefois sa scolarité de deux à trois ans dès l'année 1947. Cette situation dure jusqu'en 1951, date à laquelle l'ESSEC ferme ses classes préparatoires pour s'ouvrir aux candidats des classes préparatoires publiques, plus nombreuses, et éviter ainsi la marginalisation de son concours[6].

Si la direction de l'ESSEC critique le modèle universitaire, elle comprend bien que la légitimité de l'école passe par une reconnaissance accrue de l'État, qui la reconnait en 1942 et vise son diplôme à partir de 1962. L'école multiplie également les équivalences : Chemins de Fer Français et Banque de France en 1937, Diplôme d'Études Supérieures en Comptabilité (DESC) en 1967 et en 1970 le diplôme de l'ESSEC permet de se présenter au concours de l'ENA et du CAPET[7].

Entre 1945 et 1950, l'ESSEC innove peu et tire sa crédibilité académique du droit, ce qui répond aux attentes des familles bourgeoises : 64% des étudiants suivent des études de droit à l'université en parallèle de l'ESSEC en 1964[7]. Les méthodes pédagogiques sont très scolaires et passent par des cours magistraux. Des pointeuses contrôlent la présence des étudiants jusque dans les années 1960. Faute de moyens et sous l'influence de l'ICP, la promesse initiale d'une pédagogie adaptée au rythme de chacun n'est pas tenue[6].

En 1950, le premier stage obligatoire est mis en place. D'une durée de 3 mois, il se déroule en fin d'études.

À partir des années 1950, des critiques se font entendre envers la tutelle de l'ICP. Les étudiants de l'ESSEC revendiquent leur différence par rapport aux autres étudiants de la faculté qui ne forment pas un groupe aussi soudé. L'ESSEC n'a en effet pas d'autonomie juridique ou administrative de l'ICP.

La vie associative se met en place au début des années 1960 avec la création des Mardis de l'ESSEC en 1961 et de la Junior Entreprise en 1967[6].

La mutation en Grande École (1960-1970)

En 1960, Gilbert Olivier remplace le Père Donjon à la tête de l'ESSEC. L'arrivée de ce laïc à la tête de l'école, couplée aux évolutions liées à la concurrence, vont faire fléchir l'identité chrétienne de l'école[6]. Il commence par lancer une enquête auprès des étudiants sur le contenu des cours et la pédagogie mise en place : seuls 47% des étudiants de première année sont satisfaits, 21% des secondes années et 22% des troisièmes années[7]. La pédagogie peu personnalisée et la prépondérance des cours de droits dispensés par des professeurs de l'ICP est dénoncée. L'enseignement est jugé « scolaire, sérieux et manquant d'ouverture d'esprit ». L'enquête souligne que 7% des premières années pensent que l'ESSEC est passive, 29% en seconde année et jusqu'à 37% en troisième année[7].

Devant les résultats de cette enquête, une réforme progressive se met en place. Les matières techniques telles que la chimie et la physique sont abandonnées, le contenu des enseignements s'adapte à l'entreprise et le facteur humain est pris en compte avec la mise en place de cours de sociologie et de ressources humaines. En 1965, des cours de marketing apparaissent. Des conférences de méthode sont mises en place, comme à HEC et à Sciences Po et l'enseignement programmé est importé des États-Unis. Le recrutement se diversifie avec l'ouverture aux Admis sur Titre (AST) en 1966 qui marque également l'ouverture de l'école aux femmes, les classes préparatoires ne leur étant pas encore ouvertes. L'école compte 17 AST en 1968 et 52 en 1975[6].

Le concours est remanié en 1969 avec la disparition des épreuves de chimie et de physique et surtout un remodelage de l'oral qui vise désormais à tester le raisonnement logique des candidats et plus uniquement leurs connaissances. Les tests psychotechniques et les entretiens de personnalité sont instaurés. Gilbert Olivier tente également de réformer le programme des classes préparatoires pour les rapprocher de l'enseignement commercial mais doit abandonner devant l'opposition d'HEC et des autres ESC[6].

Le déménagement à Cergy et ses conséquences (1970-1990)

Les effectifs grandissent et l'école manque de place. Elle occupe désormais trois amphithéâtres à l'ICP et en 1971 les services administratifs sont déménagés vers le Boulevard Raspail. En 1965 une commission est mise en place pour réfléchir aux possibilités de déménagement de l'ESSEC. Des projets sont envisagés à Bagneux ou encore à Gentilly puis abandonnés[13]. Le 5 juillet 1967, une option est prise par l'ESSEC sur un terrain de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise où sera construit le campus actuel[7]. Parallèlement, l'ESSEC s'émancipe de l'ICP. En 1968, l'ICP reconnait son indépendance financière et administrative. En 1969, le groupe ESSEC est fondé, constitué de l'école, du CERESSEC (Centre de Recherche) et de l'ISSEC (Institut des cadres). L'ICP garde néanmoins un tiers des sièges du conseil d'administration et la nomination du directeur de l'école doit être approuvée par le recteur de l'ICP, qui garde également un droit de regard sur les professeurs de l'ESSEC.[6]

Le déménagement vers Cergy-Pontoise est diversement accueilli par la communauté : les étudiants (600 à l'époque) le jugent absurde, d'autant qu'aucun train n'y conduit directement. Il faut prendre un train jusqu'à Nanterre puis une navette. Il est à noter toutefois qu'un projet d'aérotrain était alors prévu permettant de relier La Défense à Cergy en moins de dix minutes[14]. Il sera abandonné en 1975 et la ligne L dessert Cergy dès 1979 et le RER A dès 1988. Certains professeurs alimentent la polémique, conscients qu'un tel déménagement entraine nécessairement un renouvellement du corps professoral. Les étudiants vivent ensemble dans les HLM de l'ALEGESSEC, contribuant à leur cohésion[6]. La nouvelle école "s'étend sur 1 700 m2 et comprend un grand amphithéâtre de 300 places, huit petits amphithéâtres de 80 places équipés de télévisions en circuit fermé, un centre de calcul, un vaste laboratoire de langue, une bibliothèque, une salle omnisports, un restaurant universitaire et 48 salles de cours[7]". Le bâtiment se veut un anti-campus : l'école est insérée dans la ville et ouverte sur l'extérieure, mélangeant élèves et habitants à la différence de celui d'HEC à Jouy-en-Josas[15]. Ses locaux d'accueil (foyers, caféterias, chapelle) devaient être la disposition des cergyssois. En échange, les étudiants disposaient des équipements et des logements HLM de la ville[16].

Avant 1971, l'ESSEC s'appuie essentiellement sur des cadres travaillant en entreprise pour son enseignement. À partir de son implantation à Cergy, l'ESSEC met en place un corps professoral permanent. Les bourses octroyées par la FNEGE pour financer les études aux États-Unis de jeunes professeurs ou de cadres désireux de se reconvertir vers l'enseignement afin de combler le « management gap » français permettent à l'ESSEC de se constituer un vivier de professeurs qualifiés. En 1972, sur 20 professeurs, on compte alors 9 anciens ESSEC ayant complété leur formation aux États-Unis. Cette arrivée de boursiers FNEGE, revenus des États-Unis pleins d'idées, va enclencher la réforme du cursus. Un tronc commun est mis en place en première année articulé autour des fondamentaux tandis qu'un parcours à la carte est instauré dès la deuxième année. Il est encore en vigueur aujourd'hui. Une durée minimum de 12 mois de stage est également mise en place, que l'étudiant peut réaliser quand il le souhaite. Le projet jésuite initial d'une pédagogie fondée sur la responsabilisation et l'individualisation des études revient ainsi de manière sécularisée[6].

La sélectivité de l'ESSEC s'accroit de manière significative : de 700 candidats en 1960, elle en compte 2800 en 1973[6].

Pour s'installer à Cergy, l'ESSEC, ne disposant d'aucun fonds public, s'endette considérablement auprès de la Caisse d'Epargne et de l'ANFESP (Association Nationale pour le Financement d'Equipement Scolaire Privé), le Conseil général du Val d'Oise se portant garant. Les remboursements s'élèvent à 4 à 5 millions de francs par an. Ces frais financiers représentent 11,7% du budget de l'ESSEC en 1975 (contre 5% pour l'INSEAD). Le budget de fonctionnement explose, passant de 6 millions de francs en 1972 à 28 millions en 1979. Les frais de scolarité augmentent et atteignent 11 400 francs en 1978-1979, soit le double de ceux d'HEC[7]. En 1979, la crise financière éclate, exacerbée par un contexte de taux d'intérêts élevés et d'un ralentissement économique lié au choc pétrolier. L'école accuse un déficit de 10,4 millions de francs cette année-là[17]. La taxe d'apprentissage, la formation continue et l'implication des anciens sont envisagées comme sources de financement, mais encore trop faibles pour faire face aux échéances. La question de la nationalisation de l'ESSEC et de son rattachement à l'université est mise sur la table[17], des idées rentrant dans le champ des possibles avec l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République.

Gilbert Olivier y est fermement opposé, y voyant un échec du projet initial de l'école de s'émanciper du système d'enseignement supérieur public. Le sauvetage est rendu possible par la Chambre de Commerce de Versailles qui injecte 10 millions de francs pour combler le déficit de l'ESSEC, rachète 51% de la SCI ESSEC pour 12 millions de francs et s'engage à verser une subvention annuelle de 6 millions de francs de 1982 à 1989. En échange, l'ESSEC conserve son autonomie juridique (et ne devient pas un service de la CCIV comme c'est le cas d'HEC et de l'ESCP avec la CCIP) et se dote d'un système de gouvernance avec directoire et conseil de surveillance. Cette intrusion d'une tutelle ainsi que l'absence de représentation des étudiants et des professeurs dans l'assemblée générale et le directoire déclenchent des grèves et le lancement de pétitions. L'accord est finalement signé le 6 avril 1981. La crainte d'une mainmise de la CCIV sur l'école et sa pédagogie ne se révèlera finalement pas fondée[6].

À partir de 1981, l'ESSEC est à l'abri de toute perspective de faillite mais son ambition est bridée par ses moyens financiers. Les années 1980 seront source d'instabilité pour l'école mais cette dernière continue à innover : lancement de chaires et du premier mastère spécialisé en 1986, mise en place de l'apprentissage en 1994...[6].

Évolutions récentes (2000-aujourd'hui)

En 1999, l'école décide de changer l'appellation de son programme Grande École pour la dénomination de MBA (Master in Business Administration), un standard anglo-saxon normalement réservé aux cadres possédant déjà de nombreuses années d'expérience. L'ESSEC entend alors mettre en avant son accréditation par l'AACSB (organisme d'accréditation américain) ainsi que les 18 mois de stages de ses étudiants, chiffre le plus élevé de toutes les écoles de commerce françaises. Elle est suivie dans cette voie par ICN Nancy et par l'ESC Grenoble. L'ESSEC revoit alors ses accords internationaux pour les porter au niveau de MBA ou de Master[18]. Un étudiant de l'ESSEC faisant alors un double-diplôme avec une université partenaire peut en revenir avec un MBA plus traditionnel (pour cadres ayant déjà de l'expérience professionnelle) délivré par ce partenaire.

Ce positionnement de MBA est critiqué par HEC, l'EM Lyon ou encore l'Université Paris-Dauphine[19], à tel point que Ali Laïdi dans son livre Les Secrets de la guerre économique (2004) affirme qu'HEC aurait monté une opération de déstabilisation de l'ESSEC en attaquant notamment son positionnement de MBA. L'affaire entraîne une ouverture d'enquête par la Chambre de Commerce de Paris et un démenti catégorique est apporté par HEC[20].

En 2005, l'ESSEC agrandit son campus avec l'inauguration du bâtiment du Nautile (6 500 m2) destiné aux professeurs[21] puis en 2007 avec la salle polyvalente du Dôme (2 400 m2, capacité de 2 700 places debout) et le Galion (6 500 m2)[22]. Les réalisations sont signées Marc Seifert, fils de Ivan Seifert qui avait dessiné le campus originel en 1973. Elles s'inscrivent dans la continuité des bâtiments déjà existants. En 2008, la bibliothèque est agrandie et rénovée (3 000 m2)[23] de même que l'espace de restauration en 2009[24].

En mars 2006, l'ESSEC Business School inaugure un campus à Singapour au sein de la National Library, l'ESSEC Asian Center.

En 2009, l'école est condamnée à requalifier en CDI les contrats de 19 enseignants vacataires et à verser 1 million d'euros de dommages et intérêts et de rappels de salaires[25].

En 2010, l'ESSEC présente son plan stratégique pour 2010-2015. Le portefeuille de programme est repositionné : l'EPSCI (programme post-bac) devient le bachelor de l'ESSEC, l'appellation de MBA est abandonnée pour celui de Msc in Management. La communication du groupe est unifiée sous le nom ESSEC Business School. Une levée de fonds de 150 millions d'euros est prévue. L'objectif est de faire partie des 20 meilleures Business Schools dans le monde, d'intégrer les 10 meilleures écoles en Asie et de s'imposer durablement dans le top 5 européen[26]. L'abandon de l'appellation de MBA est une vraie rupture stratégique pour l'école. Son programme n'apparaissait ni dans le classement du Financial Times des Masters in Management depuis sa création en 2005 ni dans celui des MBA du fait de son caractère hybride[27]. Le directeur général de l'époque, Pierre Tapie, ne regrette cependant pas cette décision de 1999, car il estime que l'école y a gagné en notoriété[28]. En effet, en 2007, le Wall Street Journal avait classé ce programme Grande Ecole ESSEC MBA 7ème mondial, devant HEC et l'INSEAD[29].

L'école multiplie les accords de double-diplômes : avec Indian Institute of Management Ahmedabad en 2006[30], avec Centrale Paris[31] et l'université de Keio[32] en 2009, avec l'École du Louvre, l'ENSAE et Saint-Cyr en 2010, avec l'ENS en 2011[33], avec l'Université de Queensland et trois institutions sud-coréennes[34] en 2014 ou encore avec l'université Bocconi en 2015[35].

En 2011 une crise éclate entre Pierre Tapie et le corps professoral sur fonds de désaccords stratégiques[36].

En 2014, l'école renoue avec l'équilibre budgétaire après un déficit de 7 millions d'euros l'année précédente[37].

La même année, Jean-Michel Blanquer, le directeur général de l'école nommé en 2013, annonce le plan stratégique « ESSEC 3I 2020 » (Internationalisation, Innovation et Implication)[38]. L'internationalisation passe entre autres par un nouveau campus ESSEC Asie-Pacifique, qui ouvre en 2015 et un campus ESSEC Afrique-Atlantique qui ouvre en 2017[39], l'innovation par une alliance stratégique avec l'école CentraleSupélec, et l'implication par la possibilité pour les étudiants de créer leurs propres cours et la mise en place de mentors[40]. L'école lance ses premiers MOOCs et inaugure son fablab, le K-Lab[41].

L'esprit pionnier : les innovations de l'ESSEC

En 2014, la devise de l'école « L'esprit pionnier » remplace la précédente « You have the answer » (2010-2014). Tout au long de son histoire, l'ESSEC s'est en effet illustrée par certaines innovations qui ont ensuite été reprises par d'autres écoles de commerce. Les difficultés chroniques de financement liées à l'absence de tutelle d'une chambre de commerce ont été à l'origine de certaines nouveautés. Jean-Pierre Boisivon, directeur général du groupe ESSEC de 1992 à 1997 estime ainsi que « L'école s'est toujours battue pour sa survie, c'est ce qui a fait naître sa combativité, cette capacité à innover »[42].

L'ESSEC a été la première école de commerce française à créer une tribune étudiante en 1961[43], Les Mardis de l'ESSEC, et une Junior-Entreprise en 1967[44], Junior ESSEC Conseil.

Dans les années 1960, elle est aussi la première école de commerce à diversifier son recrutement avec l'admission sur titre (AST) d'étudiants ne passant pas par les classes préparatoires (en 1966)[9] et à ouvrir l'accès de l'école aux femmes (en 1969)[45].

Au début des années 1970, l'ESSEC est la première école de commerce à mettre en place un parcours à la carte pour ses étudiants. Aujourd'hui encore cette flexibilité est une des ses marques de fabrique : les étudiants peuvent choisir 70% de leurs cours et les placer au moment de leur choix dans leur scolarité.

En 1975, l'école accompagne la création des premiers bachelors en France en fondant l'EPSCI qui devient en 2010 le bachelor de l'ESSEC.

En 1986, c'est aussi la première école de commerce française à s'associer aux grandes entreprises pour créer des chaires d'entreprise. Cette même année, elle fait partie des premières écoles à lancer un mastère spécialisé, la création de ce label au sein de la Conférence des grandes écoles datant de 1986 également.

En 1991, l'école signe une convention avec l'ISUP permettant à ses étudiants d'obtenir le diplôme d'actuaire, faisant de l'ESSEC la seule école de commerce française offrant la possibilité à ses élèves de devenir actuaire (encore aujourd'hui)[46].

En 1994, elle instaure la première l'apprentissage en entreprise dans l'enseignement supérieur.

En 1997, elle est la première école hors Amérique du Nord à être accréditée par l'AACSB (principal organisme d'accréditation des Business schools).

En 2000, l'ESSEC est la première école de commerce française à héberger un incubateur d'entreprises, baptisé ESSEC Ventures qui est également une pépinière et un fonds d'amorçage, après avoir mis en place sa filière entreprenariat dès 1999[47].

En 2002, l'ESSEC est la première grande école à mettre en place un programme d'égalité des chances avec le programme PQPM (Une Grande École, Pourquoi Pas Moi ?). Elle a été suivie dans cette voie par 80 grandes écoles et universités et a contribué à la naissance des Cordées de la Réussite en 2008[48].

En 2015, elle devient la première école de commerce au monde à offrir la possibilité à ses étudiants de créer leurs propres cours[49].

De manière plus générale, la pédagogie mise en place se veut innovante avec un premier trimestre axé sur la transition classe préparatoire/école[50], des SPOCs, MOOCs, classes inversées et un apprentissage par l'action.

Liste des directeurs de l'ESSEC

Année d'arrivée Année de départ Nom
1939 1960 Camille Donjon
1960 1980 Gilbert Olivier
1980 1987 Julien Coudy
1987 1988 Jean-Claude Tournand
1988 1989 Jean Castarède
1990 1997 Jean-Pierre Boisivon
1998 2000 Gérard Valin[51]
2001 2013 Pierre Tapie
2013 2017 Jean-Michel Blanquer
2017 Vincenzo Esposito Vinzi

En 2017, Jean-Michel Blanquer quitte la direction générale du groupe ESSEC après avoir été nommé Ministre de l'Éducation Nationale par le président Emmanuel Macron dans le gouvernement d'Edouard Philippe[52].

Institution

Aperçu général des formations

  • ESSEC Global BBA (Bachelor in Business Administration - anciennement EPSCI)
  • MSc in Management (Grande École)
  • Mastères Spécialisés
  • Global MBA
  • Executive MBA
  • ESSEC & Mannheim Executive MBA
  • MSc in Hospitality Management (IMHI)
  • Ph.D.

Accréditations

En 1997[53], l'ESSEC est la première école de commerce hors Amérique du Nord à obtenir l'accréditation AACSB (Association to Advance Collegiate Schools of Business), lançant la course aux accréditations des écoles de commerce françaises.

Depuis 2003[54], elle est également accréditée EQUIS (European Quality Improvement System).

En 2017, l'ESSEC est accréditée AMBA (Association of MBAs) pour ses programmes Global MBA, Executive MBA et MSc in Management (Programme Grande École). Un processus d'accréditation prenant entre 3 et 5 ans, ce retard relatif pour cette accréditation peut s'expliquer par le positionnement MBA hybride de son programme Grande Ecole entre 1999 et 2010 qui a pu retarder l'entrée dans la procédure[55].

Elle fait partie du cercle très fermé des écoles (moins de 1% des écoles de management dans le monde) détentrices de la « Triple Couronne » : AACSB, EQUIS et AMBA.

L'ESSEC est membre de la Conférence des grandes écoles, qui fut présidée par l'ancien directeur de l'ESSEC, Pierre Tapie.

Classements

MSc in Management (« Grande École »)

2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Financial Times - Master in Management (Monde) 9e 8e 5e 8e 3e 3e 3e 5e
Financial Times - Master in Management (Europe) 8e 7e 5e 8e 3e 3e 3e 5e
Financial Times - Master in Management (Asie) 1er 1er 1er 1er 1er 1er 1er 1er
The Economist - Master in Management (Monde) - - - - - - - 4e
The Economist - Master in Management (Europe) - - - - - - - 3e
The Economist - Master in Management (Asie) - - - - - - - 1er

À noter que le classement de The Economist n'existe que depuis 2017[56], et que le master Grande École n'est classée par le Financial Times que depuis 2010, date du changement de l'appellation du programme de MBA en Msc in Management[57].

SIGEM

Depuis sa création en 2001, l'ESSEC est systématiquement classée 2e dans le SIGEM qui affecte les préparationnaires dans les écoles selon leurs résultats de concours et leurs vœux. Elle est donc la 2e école préférée des préparationnaires derrière HEC. Chaque année, un certain nombre de bi-admis HEC/ESSEC se désistent d'HEC pour intégrer l'ESSEC (sauf entre 2011 et 2013). En 2008, le major d'HEC se désiste pour intégrer l'ESSEC[58] .

2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Désistements d'HEC pour l'ESSEC 12[59] 3[59] 6[59] 11 15 13 11 11 5 1 0 0 0 2 1[71] 5[72] 7[73]

Il est à noter que si certaines épreuves sont communes entre HEC et l'ESSEC, il s'agit de concours distincts (les épreuves de géopolitique et de culture générale sont différentes entre les deux écoles par exemple), avec des formats d'oraux différents. En particulier, il n'est pas impossible qu'un admis à HEC ne soit pas admissible à l'ESSEC. En 2017, sur les 380 admis à HEC, seuls 293 étaient également admis à l'ESSEC[73], soit près de 23% de la promotion qui ne pouvait pas prétendre intégrer l'ESSEC.

Master in Finance

2013 2014 2015 2016 2017
Financial Times - Master in Finance (Monde) 2e 4e 6e 7e 3e
Financial Times - Master in Finance (Europe) 2e 4e 5e 6e 3e
Financial Times - Master in Finance (Asie) 1er 1er 1er 1er 1er

Executive Education

2013 2014 2015 2016 2017
Financial Times - Executive Education Open (Monde) 19e 12e 15e 18e 24e
Financial Times - Executive Education Customised (Monde) 32e 25e 25e 15e 17e
The Economist - Executive MBA (Europe) 8e - 8e -

Global BBA (Bachelor of Business Administration, ex-EPSCI)

2013 2014 2015 2016 2017
Le Point - Classement des Bachelors (France) 1er 1er 1er 1er 1er
L'Etudiant - Classement des Bachelors (France) 1er 1er 1er 1er 1er
Le Parisien - Classement des Bachelors (France) 1er 1er 1er 1er 1er
Challenges - Classement des Bachelors (France) - 1er - 1er -

Le classement Challenges parait tous les deux ans.

Budget

L'ESSEC a choisi l'innovation pour trouver de nouvelles sources de financement face à ses rivales financées historiquement par la Chambre de commerce et d'industrie de Paris.

En 2011, 22 % du budget de l'école provient de la taxe d'apprentissage (contre 10 à 15 % du budget des autres grandes écoles)[74],[75] ; 8 % provient du mécénat[75].

Le budget permet de financer, notamment, 26 à 28 000 heures de vacations[74].

Formation initiale

ESSEC Global BBA (Bachelor in Business Administration)

L'ESSEC Global BBA est le programme post-bac (en 4 ans) de l'ESSEC Business School. Il a été créé en 1975 avec l'École des Praticiens du Commerce International (EPSCI), l'école post-bac du groupe ESSEC. En 2010, l'EPSCI devient le Bachelor in Business Administration et fait l'objet de communications sous la marque ESSEC Global BBA[76] depuis 2015. Le diplôme demeure intitulé officiellement Essec-Epsci[77]

Les étudiants de l'ESSEC Global BBA ont la possibilité de débuter leurs études sur l'un des 3 campus de l'ESSEC : Cergy, Singapour ou Rabat. Il est possible de faire 100% de sa scolarité en anglais. Dès la 2e année et sous conditions, les étudiants pourront réaliser des mobilités inter-campus. À partir de la 3e année, 3 filières sont proposées : la filière apprentissage, la filière double-diplôme ou échange d'un an et la filière échange dans l'une des 156 universités internationales partenaires du programme. En 4e année, les étudiants peuvent prétendre à l'un des 8 doubles-diplômes internationaux proposés.

Plus globalement, le programme est structuré de la manière suivante :

  • La 1re année a pour objectif la découverte de ce nouveau milieu et de l’entreprise, et l’acquisition de nouvelles compétences
  • La 2e année a pour objectif l’expérimentation des nouveaux acquis et la mise en pratique
  • La 3e année, la construction et la réflexion autour de son projet professionnel et personnel
  • La 4e et dernière année, le déploiement du projet et la préparation à l’après BBA

En 2017, ce programme introduit un parcours entrepreneuriat s'appuyant sur les deux incubateurs ESSEC Ventures et Antropia, des cours en ligne obligatoires, et un séminaire de culture managériale à l'arrivée des étudiants[78].

Le diplôme est visé au niveau bac+4 par le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Les étudiants sont sélectionnés et admis soit par le biais d'un concours post-bac, le concours Sésame (environ 70% d'une promotion), soit par le biais de l'admission internationale (environ 25% d'une promotion), soit en admission parallèle (environ 5% d'une promotion). Près de 60 nationalités sont représentées. Pour le concours Sésame, le taux de sélectivité est de 12% [79] ce qui fait de ce programme le plus sélectif de ce concours.

Le programme est régulièrement classé 1er en France dans la catégorie des écoles de commerce post-bac au niveau bac+4 [80].

Les étudiants réalisent 10 à 16 mois de stage en entreprise, et au minimum 6 mois d'expérience à l'international[81]. La filière International Business Éducation Alliance (IBEA) (11 places), permet de suivre le cursus académique chez trois partenaires : Mannheim Business School, Darla Moore School of Business ou Fondacao Getulio Vargas (FGV).

À l'issue de l'ESSEC Global BBA, les étudiants peuvent rejoindre le monde de l'entreprise ou créer la leur (56% des diplômés) ou décider d'intégrer un master ou un Mastère Spécialisé (MS) (44% des diplômés). Des conditions particulières d'admission aux autres programmes du groupe ESSEC sont appliquées. Près de 31% des diplômés travaillent à l'étranger, 38% des étudiants trouvent leur premier emploi avant l'obtention de leur diplôme et 72% moins de trois mois après.

L'ESSEC Global BBA compte parmi ses anciens des entrepreneurs tels que Corinne Vigreux (BBA87), co-fondatrice de TomTom ou Patrick Dalsace (BBA99), co-fondateur de lafourchette.com.

Grande École - Master of Science in Management

Admissions au MSc in Management

Admission sur Concours en 1re année de la grande école

Le lycée Louis-le-Grand envoie chaque année un nombre important d'étudiants à l'ESSEC

Le programme Grande École de l'ESSEC sélectionne une partie de ses étudiants à la suite d'un concours très sélectif ouvert aux étudiants de classes préparatoires. En 2016, sur 10 434 étudiants en classes préparatoires, 5 6387 ont postulé au concours de l'ESSEC (celui-ci étant considéré comme l'un des plus difficiles on remarque qu'une auto-censure s'opère), seuls 891 ont été admissibles et invités aux examens oraux et 380 ont été finalement admis[82].

Le concours d'entrée repose sur plusieurs épreuves : mathématiques, économie, histoire géographie, philosophie, culture générale et langues, selon la filière considérée. Les candidats sélectionnés après l'examen écrit sont désignés comme « admissibles » (environ 890 chaque année sur 5500 candidats). En effet, ils ne seront définitivement « admis » qu'après leur succès aux différentes épreuves orales (entretien de personnalité, LV1 et LV2). Une des spécificités du concours ESSEC est le test « psychotechnique », qui correspond plus ou moins à un test de QI (une partie logique et une partie verbale), et que passent les préparationnaires admissibles. L'ESSEC admet chaque année une proportion relativement importante de khâgneux (11 % en 2016)[83].

Admission sur Titre en 2e année de la Grande École (cycle MSc)

Après une 1re année se terminant par l'obtention d'un BSc in Economics and Management, les étudiants sont rejoints par environ 200 étudiants Admis sur Titre. Ces étudiants sont diplômés d'un niveau Bac+4 au minimum (le plus souvent bac+5) en droit, gestion, LSH, etc. d'un diplôme d'une École d'ingénieur, d'un IEP, pharmacie, médecine, vétérinaire, etc.[84]

L'admission se fait sur examen d'un dossier (excellence académique antérieure), lettres de recommandation, score à un test d'anglais (TOEIC, TOEFL, Cambridge Test ou IELTS), score à un test d'aptitude au management (GMAT ou Tage Mage), engagement associatif, etc., puis par un oral de motivation, exigeant, d'une heure devant un jury de trois personnes (un professeur, un professionnel, un étudiant)[85].

S'ajoutent aux admis sur diplôme français environ 120 étudiants admis sur un diplôme d'un pays étranger, d'un niveau Bachelor minimum (équivalent Bac+3). Le dossier d'admission est constitué des mêmes exigences que pour les diplômes français, détaillées ci-dessus.

Depuis 2013, les titulaires d’un diplôme international de type Bachelor of Business Administration ou d’un Bachelor of Economics peuvent désormais intégrer le programme directement sur le campus de Singapour[86].

Flexibilité des parcours

Une des principales spécificités du programme « Grande École » de l'ESSEC est la flexibilité de son cursus. Après une année de tronc commun où l'accent est mis sur les cours dits fondamentaux, les étudiants organisent eux-mêmes leur parcours trimestre par trimestre sous réserve de valider au minimum 25 cours de gestion, 18 mois d'expérience professionnelle significative (stages et apprentissage) et 9 mois d'expérience à l'international (échanges universitaires, stages, association).

La pédagogie de ce programme "à la carte", pour laquelle l'ESSEC est pionnière, vise à pousser le questionnement des étudiants et à en faire les véritables acteurs de leur choix de carrière. Dans cette optique, chaque étudiant est accompagné par un tuteur (généralement un cadre supérieur issu du monde de l'entreprise) tout au long de son parcours. Les étudiants ont ainsi la possibilité, entre autres :

Débouchés

Selon l'enquête emploi et carrière[91] de 2016 portant sur la promotion Grande École 2015, 70 % des étudiants avaient trouvé un emploi avant l'obtention de leur diplôme (le pourcentage monte à 98 % 6 mois après), avec un salaire annuel moyen égal à 77 451 $[92]. Le programme a été classé 1er ex aequo en France en 2015 par Le Point dans la catégorie « rémunération »[93]. Près de 37% des diplômés commencent leur carrière à l'étranger. Environ 84% des diplômés entrent dans la vie active, tandis que 7% poursuivent leurs études.

Les étudiants s'orientent vers la finance, la banque et l'assurance (29%), le conseil et l'audit (15%), les télécommunications et les médias (13%), d'autres secteurs (10%), le transport, l'énergie et le BTP (6%), l'agroalimentaire, pharmaceutique et la chimie (6%), l'industrie textile (5%), la fonction publique, les ONG et l'enseignement (5%), l'immobilier (4%), le retail et l'e-commerce (3%), le tourisme, l'hôtellerie et le transport (2%) ou encore l'agriculture (1%).

En 2015, 16 diplômés de l'ESSEC figurent au sein du classement Choiseul des « 100 leaders économiques de demain », le nombre le plus élevé parmi toutes les écoles de commerce françaises[94].

L'ESSEC se targue de former des profils atypiques qui ne s'engagent pas toujours dans les débouchés traditionnels des grandes écoles de commerce : c'est une école qui « mène à tout »[95].

Mastères spécialisés (MS)

L’ESSEC forme 500 étudiants par an via le cursus « ESSEC MS » Mastères Spécialisés. Les mastères spécialisés (MS) sont des formations post-diplômes (post-Ingénieur et/ou Master) à orientation professionnelle venant s'ajouter à un cursus antérieur afin de doter l'étudiant d'une double compétence. Les mastères spécialisés sont accrédités par la Conférence des grandes écoles :

Mastères spécialisés à temps plein (1 an minimum)

  • Mastère Spécialisé Strategy and Management of International Business (MS SMIB, ex-MS SIAI) : le programme s'oriente principalement autour du marketing, du commerce international et de la finance avec une spécialisation régionale selon les filières (ESSEC Cergy-Pontoise pour la filière classique, ESSEC Asian Center à Singapour pour la filière Asie, Thunderbird - School of Global Management pour la filière Américaine).
  • Mastère Spécialisé Droit des Affaires Internationales et Management (MS DAIM): programme s'adressant principalement à de futurs juristes en entreprise et avocats et proposant d'acquérir une double formation. La majorité des étudiants effectuent leur cursus en apprentissage au sein de cabinets d'avocats ou de directions juridiques de grands groupes. Un partenariat avec le King's College de Londres permet également aux étudiants d'être diplômés d'un Master of Laws proposé par l'institution anglaise.
  • Mastère Spécialisé Marketing Management & Digital (MS MM&D) : programme proposant une triple formation en marketing, en management et en digital, avec un corps professoral de haut niveau. Cette formation s'adresse à un public d'ingénieurs, de pharmaciens et d'autres formations Bac+5.
  • Mastère Spécialisé Management International Agro-alimentaire : programme qui a pour ambition de former des managers visionnaires pour les entreprises de l’agro-alimentaire de demain.
  • Mastère Spécialisé Management Urbain et Immobilier : Programme axé sur le management urbain, l'immobilier, la finance et le conseil aux collectivités locales. Ses promotions sont principalement constituées de diplômés d'écoles d'ingénieurs, de sciences politiques, de juristes, d'urbanistes, géographes et architectes.
  • Mastère Spécialisé Management de Projets Technologiques : en partenariat avec Télécom ParisTech, programme s'adressant à un public d'ingénieurs souhaitant obtenir une compétence complémentaire en gestion de projets.
  • Mastère spécialisé Entrepreneur ESSEC Centrale Paris: en partenariat avec Centrale Paris, les cours sont partagés entre les deux écoles ainsi qu'une alternance dans une start-up de préférence. Un voyage dans la Silicon Valley. Cette formation donne aux étudiants toutes les compétences et attitudes pour gérer et développer une entreprise, quelle que soit sa forme juridique et son organisation.
  • Mastère spécialisé Gestion des Achats Internationaux et Supply Chain: ce programme prépare au métier d'acheteur, quel que soit le secteur d'activité : maîtriser les techniques et outils d’achat, être à l’aise au niveau national et international, être capable de passer de la stratégie au contrat.

Mastère spécialisé en alternance (15 mois)

  • Mastère spécialisé management des systèmes d'Information en Réseaux (MSIR), enseignement suivi en partenariat avec Télécom ParisTech

Le MSIR vise à accompagner la transformation digitale de l'entreprise par la maîtrise des fondamentaux de la stratégie et de la gouvernance des systèmes d'informations à travers un programme qui s'articule autour de cinq axes : Elaborer la stratégie SI, transformer l'organisation, transformer le SI, transformer avec les hommes et piloter le SI

  • Mastère Spécialisé Droit des Affaires Internationales et Management (MS DAIM): programme s'adressant principalement à de futurs juristes en entreprise et avocats et proposant d'acquérir une double formation. Classé numéro 2 en France en 2015. La majorité des étudiants effectuent leur année en apprentissage au sein de cabinets d'avocats ou de directions juridiques de grands groupes. Un partenariat avec le King's College de Londres permet également aux étudiants d'être diplômés d'un Master of Laws proposé par l'institution anglaise.

3e cycle Responsable en Gestion des Ressources Humaines ISFOGEP - ESSEC

  • Formation bac+5 en ressources humaines dont le diplôme est co-délivré par l'Isfogep et l'ESSEC.

Ph.D ESSEC

Le PhD ESSEC forme de futurs professeurs, chercheurs et consultants à un niveau international. Les candidats sont sélectionnés sur dossier, épreuves écrites, test et oral devant un jury. Avant de commencer le travail de thèse, les étudiants suivent un programme de deux ans composé de cours et de séminaires qui se termine par un examen préliminaire et une proposition de thèse. Le curriculum débute par une période de formation commune à tous les étudiants.

L'Association des doctorants & docteurs de l'ESSEC réunit les étudiants et les anciens élèves du PhD ESSEC.

Formation continue (ESSEC Executive Education)

L'ESSEC propose également des programmes de formation permanente pour cadres et dirigeants sur le campus du CNIT à La Défense. La pépinière ESSEC Ventures pour les entrepreneurs de l'ESSEC est également située dans ces locaux. Le directeur général adjoint à la formation continue est Thomas Jeanjean.

ESSEC & Mannheim Executive MBA

L’ESSEC & MANNHEIM Executive MBA s'adresse aux cadres d’entreprise ayant au minimum 8 ans d’expérience professionnelle, dirigeants fonctionnels ou de filiales, et managers à haut potentiel. Le programme est un partenariat signé entre l'ESSEC et l'université allemande de Mannheim.

Management Général

Le Programme Management Général s’adresse aux managers exerçant les fonctions suivantes : Directeur Général, Directeur de filiale, Directeurs de fonction (finance, marketing, ventes, etc.), Professions libérales, Consultants ou managers à responsabilité souhaitant accéder à des missions de pilotage de filiales, business units, etc.

L’expérience professionnelle moyenne est de 15 ans, dans des secteurs d’activité variés (industrie, technologies et communication, services, etc.).

Executive Master in Strategy & Management of International Business

Le programme est destiné aux professionnels travaillant ou souhaitant travailler à l’International dans les domaines suivants : commercial (ingénieur d’affaires, directeur export / import, etc.), financier (ingénieur financier, business analyst, etc.), marketing (chef de produit international, marketing manager, responsable d’études, etc.), conseil (conseil en gestion de risques, conseil en développement international, etc.), management (directeur de bureau, de filiale à l ’étranger, project manager, etc.).

Master

Master Management Immobilier

Mastères Spécialisés / Executive Masters

  • Mastère Spécialisé Marketing Management
  • Mastère Spécialisé en Management des Ressources Humaines
  • Mastère Spécialisé Gestion Financière et Contrôle
  • Mastère Spécialisé International Purchasing Management
  • Mastère Spécialisé CENTRALE-ESSEC Entrepreneurs
  • Mastère Spécialisé Stratégie et Management des Industries de Santé
  • Mastère Spécialisé Polytechnique - ESSEC Leading International Industrial Projects
  • Mastère spécialisé Excellence opérationnelle et management du changement (en partenariat avec Centrale Casablanca)

Programmes de Management Spécialisé

  • Cursus 1 an Contrôle de Gestion Finance
  • Cursus 1 an Management des Achats
  • Cursus 1 an Management des Systèmes d'Information
  • Cursus 1 an Management Opérationnel
  • Cursus 1 an Management Opérationnel International
  • Cursus 1 an Marketing & Développement Commercial
  • Cursus 1 an Ressources Humaines
  • Cursus 1 an Supply Chain Management

Recherche

Départements

L'ESSEC est composée de 8 départements de recherche :[96]

  • Comptabilité - Contrôle de Gestion
  • Droit et Environnement de l'Entreprise
  • Economie
  • Finance
  • Management
  • Management des Opérations
  • Marketing
  • Systèmes d’Information, Sciences de la Décision et Statistiques

Instituts

Les 7 instituts sont des centres de recherche, d’expertise et d’enseignement. Ils maintiennent des liens avec des entreprises, des associations professionnelles et des organismes publics – intervenant également dans des missions de conseil. Un institut peut aussi regrouper plusieurs chaires. C’est le cas de l’Institut des Villes et du Territoire qui regroupe la Chaire d’Économie Urbaine et la Chaire Entrepreneuriat Social.

  • IMHI : Institut de management hôtelier international
  • Institut de Management International Agro-Alimentaire de l'ESSEC
  • Institut de Recherche et d’Enseignement sur la Négociation en Europe, IRENE
  • Institut de la Ville et du Territoire
  • Institut de l'Innovation de l'Entrepreneuriat Social, qui regroupe la Chaire Philanthropie et la Chaire Entrepreneuriat Social
  • Institut d'Économie et de Management de la Santé, qui regroupe la Chaire Santé et la Chaire Innovation Thérapeutique
  • ISIS, Institute for Service Innovation & Strategy, regroupant 3 chaires : la Chaire La Poste- Management Stratégique des Services ; La Chaire CSC- Innovation & Services ; et la Chaire Innovation et Qualité de Vie au quotidien.

Il convient de rajouter à ces instituts le pôle Essec Ventures, incubateur pour les entreprises créées par les étudiants du groupe Essec.

Chaires

Les 21 chaires permettant le développement d’études de cas en partenariat avec des entreprises sponsors. Elles permettent aux étudiants de se spécialiser en rencontrant des professionnels du secteur, travailler sur des cas concrets ou encore d'avoir accès à des conférences et cours qui leurs sont dédiés. Ces chaires rajoutent une mention sur le diplôme de l'ESSEC mais n'en sont pas un supplémentaire.

Programme CPI

Premier programme mixte d'innovation ouverte (ou Open-Innovation)[pas clair], le programme CPI (création d'un produit innovant) est commun à Centrale Paris, l'ESSEC et Strate École de design[97][réf. insuffisante]. Crée en 2005 et s'appuyant sur une approche d'innovation basée sur le design thinking, le programme CPI fait travailler pendant 9 mois des équipes mixtes ingénieurs, marketing/managers et designers sur de réelles problématiques d'innovation fournies par des entreprises partenaires. Il regroupe chaque année environ 120 élèves qui présentent lors d'un Trade-Show final le résultat de leurs travaux[pertinence contestée][réf. nécessaire].

International

L'internationalisation de l'école fait partie des priorités impulsée par Jean-Michel Blanquer lors de son arrivée en 2013 à la tête de l'établissement, dans la cadre du plan stratégique ESSEC 3i (innovation, implication et internationalisation). Ceci passe entre autres par la création de campus, dans une logique de hub : ces campus se veulent être des espaces d'ouverture vers des régions du monde (Asie pour Singapour, Afrique pour Rabat, Europe pour Cergy).

L'ESSEC est ouverte sur l'international comme en témoignent les 36 nationalités représentées parmi les 162 professeurs permanents, les 24 double-diplômes internationaux, les 195 universités partenaires dans 43 pays, les 34% d'étudiants internationaux en formation initiale et les 98 nationalités présentes sur le campus[98]

En 2011, l'ESSEC est co-fondatrice (avec l'université Mannheim, l'université Fudan, l'université Keio et le Dartmouth College) du Council on Business and Society, alliance mondiale d'institutions académiques dont l'objectif est d’organiser des forums à travers le monde pour sensibiliser aux différents enjeux et thématiques managériales et économiques contemporaines, grâce au rayonnement scientifique de ces écoles, leur programme de recherche réputé et aux liens qu’elles entretiennent avec les acteurs économiques[99].

Annoncé en 2016, le projet de campus ESSEC Afrique-Océan Indien à l'ile Maurice est annulé en 2017[100].

Campus ESSEC Asie-Pacifique

Le campus ESSEC Asie-Pacifique à Singapour a été annoncé en octobre 2012[101] par Pierre Tapie peu avant son départ et inauguré en mai 2015 par Jean-Michel Blanquer[102]. L'ESSEC était déjà présente en Asie depuis 1980 avec un bureau permanent au Japon[103] et à Singapour depuis 2005 à travers l'ESSEC Asian Center situé dans le National Library Building. Après avoir hésité entre Tokyo, Shanghaï et Singapour, l'école avait choisi finalement cette dernière en 2005 pour sa position stratégique de porte d'entrée vers l'Asie, son condensé de culture, son soutien des autorités locales, sa stabilité politique, ses infrastructures de transport efficace, son caractère anglophone, sa qualité de vie et son excellence en matière d'éducation[104].

Situé à Nepal Hill, le campus s'étend sur cinq niveaux, 6 500 m2, peut accueillir 1 500 étudiants à l'année et a coûté 24 millions d'euros, entièrement financés par l'ESSEC[105]. Il a été conçu par l'architecte singapourien Dr. Liu Thai Ker (ex-architecte de la planification de Singapour) : le bâtiment se veut une fusion entre les styles européens et asiatiques. L'autorité de la construction de Singapour lui remet un prix récompensant sa conception et son efficacité énergétique. L'accent y est mis sur le digital[106].

Les étudiants du programme Grande École peuvent y suivre les programmes suivants :

  • Asian Strategy Project : mission de conseil de 6 mois en partenariat avec Capgemini auprès d'entrepreneurs et d'entreprises digitales en Asie.
  • Corporate Finance Track : ensemble de cours intensifs axés sur la finance d'entreprise pendant 3 mois.
  • Financial Markets Track : ensemble de cours intensifs axés sur la finance de marché pendant 3 mois.
  • Global Manager in Asia : ensemble de cours (géopolitique de la région, langue, économie, société...) intensifs pendant 3 mois pour comprendre les spécificités du management en Asie.
  • Luxury Brands Track : ensemble de cours intensifs axés sur le luxe pendant 3 mois.
  • Operation Management Track : ensemble de cours intensifs axés sur la logistique et la supply-chain pendant 3 mois.

Le campus est ouvert à tous les programmes (BBA, MBA...) et la vie associative s'y développe (1re campagne BDE en 2016[107]).

Il s'y trouve 22 professeurs permanents sur les 158 que compte le groupe[108].

Le directeur du campus est Kevyn Yong.

Campus ESSEC Afrique-Atlantique

La création de ce campus a été annoncée en novembre 2015 par Jean-Michel Blanquer[109] et il a été inauguré en avril 2017[110].

Le Maroc a été choisi pour la présence déjà effective du partenaire de l'ESSEC qu'est CentraleSupélec, sa proximité avec la France et le nombre important d'alumnis marocains[111].

Situé à 15 km de Rabat (30 min en voiture) et à 300 m de la mer, le campus s'étend sur 6 000 m2 (dont 2 000 m2 de résidences, 80 lits) et a une capacité de 480 étudiants. Le campus se trouve en plein dans l'axe Casablanca-Rabat-Kenitra, appelé à devenir le poumon économique du pays dans les dix prochaines années[112]. Reste que pour le moment Sidi Bouknadel, la commune où se trouve le campus ne compte encore que 800 habitants, loin des 50 000 espérés d'ici 20 ans. La ville, la prolongation du tramway, les magasins, les appartements et surtout les futures écoles des 10 ha de la zone éducative restent encore à construire[113]. Il s'agit donc d'un pari pour l'ESSEC, qui en avait fait un du même ordre en s'installant en 1973 à Cergy où l'urbanisation était encore balbutiante[114].

Le campus a été construit spécifiquement pour l'ESSEC par le groupe immobilier Addoha a qui l'école reverse un loyer (proportionnel au nombre d'étudiant accueillis pendant les 3 premières années, puis 360 000 €/an au-delà), avec possibilité de racheter les locaux au bout de 9 ans. L'ESSEC n'a ainsi eu qu'un investissement initial de 600 000 pour l'équipement et le mobilier[115], qui sont les mêmes que dans les autres campus, dans un souci d'unité[112].

En parallèle de la constitution d'un corps de professeurs permanents, les cours sont donnés en binôme par des professeurs de Cergy ou Singapour, ainsi que par des professionnels actifs sur place[116]. L'accent y est mis sur l'entreprenariat.

Les étudiants du programme Grande École peuvent y suivre les programmes suivants :

  • Entreprendre en Afrique : ensemble de cours d'entreprenariat et projet de création d'entreprise pendant 6 mois.
  • Global Manager in Africa : ensemble de cours (géopolitique de la région, langue, économie, société...) intensifs pendant 3 mois pour comprendre les spécificités du management en Afrique.

Des étudiants du programme BBA peuvent être recrutés directement sur place, avec un concours aussi sélectif que celui présenté en France et des frais de scolarité équivalents. Le diplôme obtenu à l'issu des études est le même. Le but est de former des cadres intermédiaires pour le continent africain.

L'ESSEC entend également y développer un portefeuille de formation continue, un centre d'analyse sur l'économie africaine à travers une recherche irriguée par un corps professoral permanent, ainsi qu'un écosystème entrepreneurial avec la mise en place d'incubateurs et d'une chaire d'entreprenariat social [115]

Lors de sa première rentrée, le campus comptait 70 étudiants, dont 18 marocains[117].

Des alliances ont été passées avec l'école Centrale Casablanca, émanation de CentraleSupélec (pour le Mastère en Excellence opérationnelle et conduite du changement ) ou l'Université Internationale de Rabat (pour l'Executive Mastère en management des villes, des territoires et de l’immobilier).

Le directeur du campus est Thierry Sibieude, cofondateur de la chaire d'entreprenariat social de l'ESSEC.

ESSEC Alumni (association des diplômés de l'ESSEC)

L'association des diplômés du groupe ESSEC ou ESSEC Alumni est une association loi 1901 fondée en 1923. Elle rassemble les 50 000 diplômés[118] de l'ESSEC, ce qui en fait une des associations d'anciens élèves les plus importantes en France, écoles de commerce et écoles d'ingénieur confondues. Elle s'étend sur les 5 continents dans 75 pays. Elle organise plus de 1000 évènements par an grâce à ses 200 bénévoles et salariés[119], ses 23 clubs professionnels, ses 11 clubs sports & loisirs, ses 60 correspondants d'entreprise, ses 17 clubs régionaux et ses 73 chapters dans le monde[118]. L'association publie également 5 fois par an le magazine des alumnis, Reflets[120].

Ses missions sont d'accompagner les alumnis dans leur carrière, de les fédérer autour d'intérêts communs, de les promouvoir dans la sphère publique et de les informer sur l'actualité économique et sur la vie sociale du réseau.

Son président est Charles Bouaziz depuis 2012. Il succède à Mahamadou Sako (2009-2012), Jean-Luc Placet (2007-2009) et Jean-Luc Decornoy.

En 2014, ESSEC Alumni comptait 12 permanents et un budget de 1,9 millions d'euros[121].

Depuis 2017, l'association est présente physiquement sur le campus de Cergy et bientôt à Singapour à travers un bureau ouvert aux étudiants afin de renforcer les liens étudiants/diplômés[122].

Depuis la rentrée 2017, l'adhésion à vie à ESSEC Alumni est comprise dans les frais de scolarité des nouveaux intégrés[123], sur le modèle des plus grandes universités internationales.

Fondation ESSEC

La Fondation ESSEC est crée en 2011 par quatre alumnis : Jean Arvis, Jean-Philippe Chomette, Yves Dubief et Gilles Pellisson qui en devient le président. Elle est placée sous l'égide de la Fondation de France.

Ses missions sont multiples :

  1. Financer des bourses sociales et d'excellence (œuvrer pour que le financement des études ne soit jamais un obstacle pour intégrer l'ESSEC). Plus de 2 millions d'euros y ont été dévolus depuis la création de la Fondation[124].
  2. Soutenir l'excellence académique de l'ESSEC (en distinguant les travaux de recherche et de pédagogie, en aidant à la production de cette recherche et en attirant les meilleurs professeurs internationaux).
  3. Développer un fonds capitalisé pour accompagner les ambitions de l'ESSEC sur le long-terme. Plus de 1,6 millions d'euros y ont été dévolus depuis la création de la Fondation[124].

Depuis sa création, la Fondation ESSEC a collecté grâce à 2044 donateurs plus de 7,3 millions d'euros [125], dont 16% ont été consacrés au développement et rayonnement académique de l'école, 47% aux fonds capitalisés, 17% aux bourses et 37% sont restés libres d'affectation[126].

En 2016, Thierry Fritsch succède à Gilles Pellisson à sa tête[127].

Depuis 2017 sont affichés les noms des donateurs sur un écran géant dans le hall du campus de Cergy.

Si ses rivales HEC et ESCP Europe ont leur fondation bien avant 2011 (respectivement 1972 et 2005), l'ESSEC estime ne pas être en retard sur le sujet[128] car a longtemps profité de son statut d'association pour faire ses levées de fonds et faisait partie des premières écoles à en lancer dès 2002.

Vie associative

François Hollande reçu par Les Mardis de l'ESSEC en 2011

Avec plus de 100 associations étudiantes de tout genre (sportives, humanitaires, internationales, professionnelles, écologiques, etc.) qui font vivre le campus quotidiennement, l'ESSEC est l'école de commerce française au tissu associatif le plus important. L'administration soutient cette diversité en mettant à disposition des locaux pour les associations, en accordant des subventions et en validant des mois d'expérience professionnelle pour les étudiants membre de bureaux ou partant en mission humanitaire.

  • Junior ESSEC Conseil : 1re Junior-Entreprise (cabinet de conseil étudiant) de France et d'Europe par l'ancienneté (1967) et par le chiffre d'affaires (1,8 million d'euros par an). Junior ESSEC Conseil réalise plus de 250 études chaque année, travaillant tant avec des entrepreneurs que des entreprises du CAC 40 (la Junior travaille avec plus de 95 % des groupes du CAC 40).
  • Les Mardis de l'ESSEC : 1re tribune étudiante de France (créée en 1961), l'association accueille chaque année la fine fleur de l'élite artistique, sportive, politique et économique française. Ouverts à tous et prenant place sur le campus de Cergy-Pontoise, les débats sont animés par deux étudiants de l'association. Ses débats sont souvent repris dans la presse nationale[129].
  • Le BDE (Bureau des Elèves) : 1er BDE de France par le chiffre d'affaires[130], organisant notamment la Nuit de l'ESSEC[131] chaque année, plus grande soirée électro de France (6 000 participants). La Nuit de l'ESSEC a déjà accueilli Daniel Balavoine, Nino Ferrer, Bob Sinclar, Kavinski, Bakermat, Laurent Wolf, Martin Solveig ou encore Pony Pony Run Run. Chaque année également, le BDE ESSEC organise une soirée de prestige où de nombreux Alumni sont conviés : le Gala de l'ESSEC[132]. L'édition 2015 fut, par exemple, parrainé par Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du MEDEF tandis que l'édition 2017 s'est déroulée au Château de Versailles[133]. Le BDE organise également les soirées de l'école, généralement un jeudi sur deux en alternance avec les Foy's.
  • Le BDS (Bureau des Sports) : association sportive, organisant notamment le Tournoi des 5 Ballons (T5B) chaque année, plus grand tournoi sportif étudiant d'Europe avec plus de 800 participants du monde entier.
  • Le Foy's : il s'agit du foyer des élèves. Présent sur le campus de Cergy depuis sa création (1973), il comporte un bar ouvert tous les jours jusqu'à minuit. Un jeudi sur deux, il organise une soirée ("La Foy's") qui se déroule à l'intérieur du campus.
  • RACE ESSEC qui promeut le monde de l'automobile sur le campus. L'association organise depuis 1995 les "24 Karting ESSEC", plus grosse course étudiante de kart en Europe[134].
  • UN'ESSEC : l'association de diplomatie, géopolitique et négociation de l'ESSEC. Ses membres partent chaque année au prestigieux National Model United Nation de New-York rassemblant les meilleurs étudiants au monde, ainsi qu'à Londres pour le Young European Summit[135]. En partenariat avec IRENE, l'association accueille également des conférences[136] sur le campus afin de promouvoir la géopolitique auprès des étudiants, publie des articles dans la presse[137] et organise le MUN de l'ESSEC : la SimuNation[138].
  • Musical : association de comédie musicale, entièrement conçue chaque année par les étudiants puis jouée à l'ESSEC et dans de grandes salles parisiennes (Folies Bergère, Casino de Paris et Olympia notamment).
  • ESSEC Transaction : le club de finance de l'ESSEC vise à promouvoir la finance en animant des séminaires et conférences, en organisant des trading games et en développant les liens avec les alumnis.
  • Raid ESSEC (anciennement Raid & Sec) : association sportive organisant chaque année au mois de mars le 1er raid étudiant par le nombre de participants (plus de 350 concurrents pour l'édition 2015) dans le Parc Naturel Régional du Vexin Français.
  • BBA ESSEC&Co'm : association qui a pour but de promouvoir l'ESSEC, ainsi que le programme ESSEC Global BBA dans des lycées et des salons étudiants.
  • L'école comporte une antenne de l'association internationale Oikos International

Personnalités liées

Enseignants

Anciens élèves

Avec un réseau de 50 000 diplômés[139], l'ESSEC est considéré comme l'un des réseaux les plus influents en France[140]. En 2016, 596 anciens de l'école sont mentionnés dans le Who's Who[141]. Ces anciens ont des profils extrêmement variés[142] et se trouvent dans tous les secteurs de l'économie.

  • Hommes d'affaires
    • Autres
      • Yves Dubief (E81), Président de l'Union des industries textiles de France
      • Jean-François Ferret, DG d'Hertz France, ex DG délégué de Manpower
      • Rodolphe Carle (E99), P-DG et cofondateur de Babilou

Notes et références

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Articles connexes

Liens externes