Télécom ParisTech

(Redirigé depuis École nationale supérieure des télécommunications)
Institut Mines-Télécom, Télécom ParisTech
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Histoire et statut
Fondation
Type
Nom officiel
École supérieure de télégraphie, École nationale supérieure des télécommunications (ENST)
Régime linguistique
Directeur
Yves Poilane
Localisation
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Pays
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Chiffres-clés
Étudiants
1360[1]
Enseignants-chercheurs
169[1]
Budget
10 596 059 €[1]
Divers
Devise
Innover et entreprendre dans un monde numérique
Membre de
Site web

Télécom ParisTech[2], anciennement École nationale supérieure des télécommunications, Télécom Paris et École supérieure de télégraphie, est l'une des 205 écoles d'ingénieurs françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur[3].

L'école a été fondée en 1878. Dite grande école généraliste aujourd'hui, Télécom ParisTech est spécialisée dans les sciences et technologies de l'information et des télécommunications.

Elle est aujourd'hui rattachée à l'Institut Mines-Télécom et fait partie de la Conférence des grandes écoles, de ParisTech et de l'Institut Polytechnique de Paris. Elle est située à Paris et à Sophia Antipolis (institut Eurécom).

L'école est un des acteurs de l'Université Paris-Saclay. Le déménagement de ses bâtiments sur le plateau de Saclay est prévu pour 2019, de même que celui de la direction générale de l'Institut Mines-Télécom[4].

Histoire

Les bâtiments de l'école, rue Barrault à Paris.
Bas-relief à l'entrée de l'école, rue Barrault

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, avec l'essor de la télégraphie électrique, se fait sentir le besoin de former des spécialistes de cette nouvelle technologie. En 1845, Alphonse Foy, directeur des Lignes télégraphiques, propose la création d'une nouvelle école d'application pour les polytechniciens, spécialisée dans la télégraphie. Sa proposition est à l'époque rejetée.

La politique volontariste d'aménagement du territoire menée sous le Second Empire permet de couvrir intégralement la France en télégraphes. C'est ainsi qu'en 1876, au tout début de la Troisième République, à la suite d'une loi de 1873, les administrations des Postes et des Télégraphes fusionnent; c'est la création des P&T. Dans le même élan, sous la présidence de Mac-Mahon, le gouvernement de Jules Dufaure s'enrichit le 1er mars 1878 d'un nouveau service des Postes et Télégraphes. Adolphe Cochery en devient le premier directeur. Deux mois après son investiture, A. Cochery publie le 12 juillet 1878 une circulaire ordonnant la création de lÉcole supérieure de télégraphie (EST), dont le premier directeur est Ernest-Édouard Blavier. L'école s'installe alors dans le VIIe arrondissement, rue de Grenelle, à Paris. L'ouverture a lieu le 4 novembre 1878. Un des premiers élèves est Nicolas Pietri.

En 1888, elle change de nom, pour devenir l'École Professionnelle Supérieure des Postes & Télégraphes (EPSPT), et sa formation intègre une différence entre les élèves destinés à l'administration supérieure (section administrative) et les autres (section technique).

En 1912, un nouveau changement de nom en fait l'École Supérieure des Postes & Télégraphes (ESPT), et en 1934, elle intègre les locaux qu'elle occupe actuellement rue Barrault, dans le 13e arrondissement, à la place de la manufacture de gants Neyret, sur le flanc ouest de la Butte-aux-Cailles.

En 1938, elle prend le nom d'École nationale supérieure des postes et télécommunications (ENSPTT), et la même année, le Président de la République Albert Lebrun décerne à l'école la Légion d'honneur.

Pendant la guerre, en 1942, l'ENSPTT est scindée en deux écoles : l'ENSPTT qui forme les cadres administratifs, et qui a fermé ses portes le , et l'ENST (École nationale supérieure des Télécommunications), qui est le sujet de cet article.

En 1971, l'ENST passe sous la tutelle directe de la Direction générale des télécommunications, et le développement des télécommunications pendant cette période conduit l'État à créer deux écoles sœurs, l'École nationale supérieure des télécommunications de Bretagne (ENST Bretagne), en 1977, à Brest, et l'Institut national des télécommunications (INT), en 1979, à Évry.

En 1987, création du Complexe 13'53 en tant que foyer des élèves.

En 1991, l'école est un des membres fondateurs de ParisTech, établissement public réunissant 12 Grandes écoles parisiennes ; on y trouve notamment, l'École polytechnique, École des hautes études commerciales de Paris (HEC) (depuis 2008), Arts et Métiers ParisTech, École nationale supérieure des mines de Paris (Mines ParisTech), l'École nationale des ponts et chaussées (École des Ponts ParisTech), l'École nationale supérieure de techniques avancées (ENSTA ParisTech), l'École nationale de la statistique et de l'administration économique (ENSAE ParisTech) et l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris (ESPCI ParisTech).

En 1992, l'ENST fonde avec l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) l'Institut Eurécom, à Sophia Antipolis.

En 1996, l'ENST propose la formation FORDIM (FORmation à DIstance Multi-supports). Cette formation permet à des ingénieurs de se spécialiser.

En 1997, la libéralisation du marché des télécommunications contraint l'État à retirer l'ENST du giron direct de France Télécom et crée le Groupe des écoles des télécommunications (GET) afin de rassembler les écoles ENST (renommée entretemps Télécom Paris), ENST Bretagne, INT (Télécom INT, INT Management). Le GET est un établissement public administratif qui dépend du Conseil général des technologies de l'information (CGTI) au ministère délégué à l'industrie.

Depuis le , le GET s'appelle Institut Télécom, Télécom Paris s'appelle Télécom ParisTech et l'École Nationale Supérieure des Télécommunications de Bretagne s'appelle Télécom Bretagne. Courant 2008, l'INT devient Télécom et management SudParis (Télécom INT devient Télécom SudParis, INT Management Télécom École de Management).

Depuis le , l'Institut Télécom s'appelle l'Institut Mines-Télécom.

Admission

Le recrutement des élèves-ingénieurs se fait de 4 façons :

  • Concours commun pour les élèves sortant des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE).

Le concours d'entrée est le « Concours commun Mines-Ponts ». Les études durent alors trois ans. Cette filière compte, à la rentrée 2013, 97 élèves « cursus Paris » et 33 élèves « cursus Sophia-Antipolis » (Eurécom).

  • Admission par voie universitaire

Cette procédure d'admission est réservée aux étudiants titulaires d'un diplôme universitaire dans un des domaines de compétence de Télécom ParisTech. Elle permet d'accueillir des étudiants titulaires d'une licence L3 (5 à la rentrée 2013) et d'un master M1 ou équivalent (45 en 2013), toutes nationalités confondues.

L'admission se fait sur dossier, épreuves écrites et sur entretien. Les titulaires d'une licence sont admis en première année comme ceux issus des classes préparatoires aux grandes écoles (trois ans d'études). Les étudiants titulaires d'un master M1 rejoignent directement la deuxième année (deux ans d'études) en commençant par un cycle d'harmonisation de quelques mois afin de se mettre au niveau sur les domaines qu'ils n'auraient pas étudiés durant leur cursus universitaire.

Cette procédure d'admission est réservée aux étudiants titulaires d'un DUT dans un des domaines de compétence de Télécom ParisTech. En septembre 2013, 11 étudiants titulaires d'un DUT sont entrés en apprentissage à Télécom ParisTech.

L'admission très sélective se fait sur dossier, épreuves écrites et sur entretien. Les admis sont admis en première année (trois ans d'études par apprentissage).

Cette procédure d'admission est réservée aux élèves de l'École polytechnique qui souhaitent obtenir un double diplôme Polytechnique-Télécom ParisTech.

Ces modalités d'admission concernent la formation d'ingénieur[5]. D'autres formations organisées par l'école (Master of Science, Mastères spécialisés…) ont leurs propres critères d'admission (voir la partie Enseignement)

Enseignement

Masters en partenariat avec l'Université – Doctorat

Télécom ParisTech est partenaire actif, lié par convention, de plusieurs cursus universitaires de préparation de masters de l'UPMC, les Universités Paris-Sud, Paris-Descartes, Paris-Diderot, etc.

Les élèves en scolarité sur le site de Paris ont la possibilité de suivre une de ces formations, en parallèle à leur 3e année de formation, moyennant un aménagement de scolarité.

  • Doctorat

Télécom ParisTech est habilitée à délivrer le doctorat. en son nom jusqu'au 31 décembre 2018, dans le cadre d'une co-accréditation avec l'UPMC, pour l'École doctorale d'informatique, de télécommunications et d'électronique (EDITE) de Paris (ED 130). En parallèle, depuis le 1er septembre 2015, elle inscrit des doctorants dont le diplôme est sous le sceau de l'Université Paris-Saclay.

Anciens élèves

  • Léon Charles Thévenin (X1876) : Renommé pour le Théorème de Thévenin. Lui-même directeur de l'école.
  • Édouard Estaunié (X1882) : Inventeur du mot « télécommunications ». Écrivain. Lui-même directeur de l'école.
  • Louis Leprince-Ringuet (X20) : physicien, historien des sciences et essayiste français. De l'Académie française
  • Gilbert Manuel (X33, Télécom 1939), directeur de l'École nationale de l'aviation civile de 1951 à 1967
  • Max Sage (X41, Télécom 1946) : président-directeur général de la Compagnie d'Assurance La Paix
  • Jacques Dondoux (X51, Télécom 1954) : ancien ministre
  • Gérard Théry (X52, Télécom 1957) : ancien directeur général des Télécommunications
  • Marcel Roulet (X54, Télécom 1959) : ancien président-directeur général de France Télécom
  • Michel Petit (X55, Télécom 1960) : membre du CGTI et du GIEC (le GIEC a reçu le prix Nobel de la Paix 2007)
  • Jean Grenier (X56, Télécom 1961) : ancien directeur général d'Eutelsat
  • Marc Houery (X59, Télécom 1964) : président de la Commission consultative des radiocommunications
  • Jean-Michel Hubert (X59, Télécom 1964) : ancien président de l'ARCEP, vice-président du Comité stratégique pour le numérique
  • Michel Feneyrol (X59, Télécom 1964) : ancien directeur du CNET et ancien membre du collège de l'ARCEP
  • Charles Rozmaryn (X63, Télécom 1968) : ancien directeur général de France Télécom et de Cegetel
  • Richard Lalande (X67, Télécom 1972) : président de la Fédération française des télécommunications
  • Didier Lombard (X62, Télécom 1973) : ancien président du groupe France Télécom
  • Dominique Jean (Télécom 1973) : Directeur général de France Boissons
  • Michel Mathieu (Télécom 1974) : Senior Vice President Avionics THALES
  • Henri Serres (X69, Télécom 1974) : membre du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies
  • Michel Devoret (Télécom 1975) : Membre de l'Académie des sciences (France), Professeur au Collège de France
  • Alain Prestat (X71, Télécom 1976) : président de Progress, ancien président de Thomson Multimedia
  • François Baccelli (Télécom 1977) : Membre de l'Académie des sciences (France)
  • Brigitte Bourgoin-Castagnet (Télécom 1977) : Directeur exécutif d'Orange International
  • Jean-Philippe Vanot (X72, Télécom 1977) : Directeur Général Adjoint Qualité, Responsabilité Sociale d'Entreprise Orange
  • Alain Glavieux (Télécom 1978) : Coïnventeur des turbo-codes
  • Jean-Bernard Lévy (X73, Télécom 1978) : Président-directeur général Thales
  • Philippe-Olivier Rousseau (Télécom 1978) : ancien membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel, senior banker à BNP Paribas
  • Emmanuel Caquot (X74, Télécom 1979) : chef du service économique d'Oslo
  • Philippe Distler (X74, Télécom 1979) : membre de l'ARCEP, ancien directeur général de l'ARCEP
  • François Rancy (X74, Télécom 1979) : directeur Général de l'Agence Nationale des Fréquences Radioélectriques (ANFR)
  • Barbara Dalibard (Télécom 1982) : Directrice générale déléguée SNCF voyages
  • Barbara Dalibard (X77, Télécom 1982) : directrice du Pôle SNCF Voyages de la SNCF, ancienne directrice exécutive d'Orange Business Services
  • Mehdi Houas (Télécom 1983) : Fondateur et Président de Talan
  • Yves de Talhouët (X77, Télécom 1983) : PDG de HP France
  • André Schwob (X79, Télécom 1984) : directeur des Systèmes d'Information Ernst & Young
  • Mohamed Benchaâboun (Télécom 1984) : PDG de la Banque centrale populaire (BCP)
  • Hélène Auriol-Potier (Télécom 1985) : Managing Director, Microsoft Singapore
  • Patrick Constant (Télécom 1985) : Cofondateur de Qwant
  • Éric Labaye (X80, Télécom 1985) : directeur général de Mc Kinsey France
  • Pascale Sourisse (X81, Télécom 1986) : femme d'affaires
  • Michel Combes (X81, Télécom 1986) : directeur général d'Alcatel-Lucent, ancien directeur général Europe de Vodafone
  • Jean-Marc Jancovici (X81, Télécom 1986) : consultant, auteur, chroniqueur
  • Michel Paulin (X81, Télécom 1986) : Directeur général SFR Télécom, ancien directeur général Neuf Telecom,
  • Gabrielle Gauthey (X82, Télécom 1987) : directrice des investissements et du développement local de la Caisse des dépôts et consignations
  • Jean Beunardeau (X83, Télécom 1988) : directeur de la banque d'investissement HSBC
  • Patrick Drahi (X83, Télécom 1988) : président-fondateur du consortium luxembourgeois Altice
  • Pascal Faure (X83, Télécom 1988) : vice-président du Conseil Général de l'Energie, de l'Industrie et des Technologies et chef du corps
  • Olivier Huart (X83, Télécom 1988) : président directeur général de TDF
  • Gilles Brégant (X83, Télécom 1988) : directeur technique du Conseil supérieur de l'audiovisuel
  • Laure de La Raudière (ENS 84, Télécom 1989) : députée
  • Dominique Valentiny (X84, Télécom 1989) : directeur général de Hub Telecom
  • Karim Zaz (X85, Télécom 1990) : directeur général de Maroc Connect
  • Jean-Luc Vaillant (Télécom 1990) : Cofondateur de LinkedIn
  • Franck Bouetard (Télécom 1990) : Président-Directeur Général d'ERICSSON France
  • Yves Tyrode (Télécom 1991) : Directeur du Digital à la SNCF
  • Fred Potter (Télécom 1993) : Fondateur de Netatmo et Withings
  • Martine Gouriet (X86, Télécom 1991) : conseiller général des Hauts-de-Seine
  • Mathias Hautefort (X87, Télécom 1992) : directeur général de Viaccess
  • Emmanuel Gabla (X88, Télécom 1993) : membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel
  • Luc Julia (Télécom 1995) : Vice-président de la recherche chez Samsung
  • Philippe Dewost (ENS Ulm 1988, Télécom 1995) : cofondateur de Wanadoo
  • Ludovic Dervaux (X90, Télécom 1995) : directeur des systèmes d'information du Groupe Eiffage
  • Olivier Hersent (X91, Télécom 1996) : ancien président fondateur de Netcentrex. Président fondateur d'Actility
  • Folco Aloisi de Larderel (X92, Télécom 1997) : cofondateur de Karavel et directeur de la production de Promovacances
  • Fabrice Bellard (X93, Télécom 1998) : créateur de LZEXE, développeur principal de FFmpeg et QEMU, double vainqueur de l'IOCCC
  • Mathieu Weill (X94, Télécom 1999) : directeur général de l'AFNIC
  • Fabien Bouskila (Télécom 1999) : Cofondateur de Greenwich Consulting
  • Sébastien Soriano (X96, Télécom 2001) : directeur de cabinet de Fleur Pellerin, ancien chef du service haut débit et collectivités territoriales de l'ARCEP
  • Charles-Henri Levaillant (X96, Télécom 2001) : conseiller à la représentation permanente de la France auprès de l'UE
  • Fabrice Alves (X97, Télécom 2002) : conseiller auprès du ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire
  • Oscar Salazar (Télécom 2007) : Cofondateur d'Uber

Notes et références

Voir aussi

Lien externe