École nationale supérieure de l'électronique et de ses applications

ENSEA
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Histoire et statut
Fondation
Type
Grande école d'ingénieurs sous tutelle du ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche
Nom officiel
École Nationale Supérieure de l’Électronique et de ses Applications
Fondateur
René-Édy Denouette
Directeur
Laurence Hafemeister
Localisation
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Pays
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L’École nationale supérieure de l'électronique et de ses applications (ENSEA) est l'une des 205 écoles d'ingénieurs françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur[1].

Généraliste et publique, située à Cergy-Pontoise, dans le Val-d'Oise, elle est membre de la Conférence des grandes écoles (CGE), de la conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs (CDEFI) et de la ComUE Université Paris Seine qui réunit plusieurs établissements de l'enseignement supérieur du campus de Cergy comme l'ESSEC, l'UCP, l'EISTI ou encore SUPMECA. Depuis sa création en 1952, elle est habilitée par la Commission des titres d'ingénieur à délivrer le diplôme d'ingénieur de l'ENSEA.[2],[3]

En 2019, l'ENSEA est classée 5ème meilleure école d'ingénieur pour l’entrepreneuriat selon le classement de l'Usine Nouvelle[4]

Présentation

Sous tutelle du Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, l'ENSEA a pour vocation de former ses étudiants aux carrières d'ingénieur dans les secteurs de l'électronique, des systèmes embarqués, des télécommunications, du traitement du signal, de l'informatique, des biosciences, de l'automatique[5].

L'ENSEA recrute ses élèves de niveau bac+2, principalement par le biais du concours Centrale-Supélec, mais également par la banque d'épreuves DUT-BTS, dont elle est opérateur de concours pour 21 écoles[6].

Le cycle principal de formation est le cycle ENSEA, avec des effectifs de 250 élèves par promotion[6].

Le cycle par l'apprentissage a des effectifs d'environ 40 par promotion, et délivre le diplôme d'ingénieur ENSEA spécialité électronique et informatique industrielle par l'apprentissage. Dans ce cycle, les études sont effectuées en alternance hebdomadaire par la voie de l'apprentissage ou de la formation continue[6].

Le Mastère spécialisé TIM (Télécommunications et Informatique Mobiles), en partenariat avec l'ITIN, est labellisé par la Conférence des grandes écoles.[7],[8]

Historique[5],[9]

  • 1941 : le Centre régional professionnel d’électromécanique et d’électro-métallurgie est créée par René-Édy Denouette (1908-1980) le à Clichy.
  • 1947 : sous l’égide du ministère de l’Éducation nationale, ce Centre devient l’Institut d’électromécanique, de radioélectromécanique et d’électrométallurgie de Paris, pour la formation d’ouvriers, de cadres moyens et supérieurs.
  • 1949 : à la suite d'une demande formulée dès 1947, l’Institut est transformé en École Nationale de Radiotechnique et d’Électricité Appliquée (Enrea).
  • 1952 : parution d’un décret définissant la structure de l’Enrea, avec la création d’une section d’ingénieurs, habilitée par la CTI.
  • 1953 : sortie de la première promotion d’ingénieurs Enrea.
  • 1955 : création d’une Amicale des ingénieurs de l’École nationale de radiotechnique et d’électricité appliquée (AIEnrea).
  • 1958 : sortie du premier numéro du «Polar», le journal des élèves ingénieurs de l’Enrea (il deviendra le «Scoop» à l'ENSEA).
  • 1967-1968 : grève de la faim, participation aux manifestations de mai 68 : les élèves ingénieurs et diplômés de l’Enrea font pression sur le ministère de l’Éducation nationale pour obtenir le statut d’école nationale supérieure...
  • 1972 : l’Enrea crée son premier laboratoire de recherche en électronique.
  • 1975 : la section ingénieur de l'Enrea devient indépendante sous le nom d'École Nationale Supérieure de l'Électronique et de ses Applications (ENSEA) par décret officiel.
  • 1977 : l'ENSEA emménage dans de nouveaux locaux à Cergy. Les sections restées à Clichy-la-Garenne deviendront le lycée Newton ENREA, préparant aux différentes filières du baccalauréat, mais aussi aux concours d’entrées aux grandes écoles d’ingénieur.
  • 1979 : inauguration officielle des nouveaux locaux de l’ENSEA à Cergy par la ministre des universités, Alice Saunié-Séité.
  • 1980 : ouverture d’un cycle de formation continue d’ingénieurs à l’ENSEA («Filière Fontanet»).
  • 1987 : l’ENSEA adopte une nouvelle identité visuelle.
  • 1993 : construction d’un tout nouveau bâtiment (D) de 7 000 m2.
  • 2005 : l'ENSEA rejoint EMITECH (EISTI, Supméca, ENSEA) en vue de la création d'un INP à Paris.
  • 2007 : construction d'un nouveau bâtiment (A), avec un amphithéâtre de 300 places.
  • 2011 : fin de la construction du nouveau bâtiment C.
  • 2012 : création de l'association Collegium Île-de-France, réunissant 3 grandes écoles : ENSEA, Supméca et l'EISTI.
  • 2014 : parution du décret créant l'Institut polytechnique Grand Paris réunissant l'ENSEA, l'EISTI et Supméca[10].
  • 2016 : ouverture d'une nouvelle filière Systèmes Audiovisuels en partenariat avec l'INA.
  • 2018 : adoption d'un plan stratégique d'établissement

Liste des directeurs de l'ENSEA

  • 1941-1953 : René-Edy Denouette
  • 1953-1958 : Bouchet
  • 1958-1961 : Babillot
  • 1961-1969 : Larbec
  • 1969-1975 : Fortayon
  • 1975-1992 : Jean-Paul Watteau
  • 1993-1998 : Roger Ceschi
  • 1998-2014 : Pierre Pouvil
  • 2015-aujourd'hui : Laurence Hafemeister

Aujourd'hui

L'ENSEA forme chaque année plus de 900 élèves-ingénieurs (sur trois ans) pour en diplômer plus de 230 à chaque promotion. Une certaine proportion continue ses études par un Master Recherche (éventuellement suivi en parallèle avec la troisième année) ou par un double-diplôme à l'étranger.

Elle accueille dans ses locaux des formations du CNAM.

Il y a, en France et dans le monde, un réseau de plus de 7600 ingénieures et ingénieurs ENSEA.

Effectifs

  • À la rentrée 2019 l'ENSEA compte plus de 800 élèves-ingénieurs, toutes filières confondues :
    • 225 étudiantes et étudiants en première année
    • 224 étudiantes et étudiants en deuxième année
    • 270 étudiantes et étudiants en troisième année
    • 122 étudiantes et étudiants en formation par alternance

Emplacement et conditions de vie

L'école est située à Cergy-Pontoise (185 000 habitants), préfecture du Val d'Oise et ville étudiante (20 000 étudiants, 30 établissements d'enseignement supérieur, dont l'ESSEC, CY Cergy Paris Université et l'EBI, ce qui fait d'elle le deuxième pôle étudiant d'Île-de-France), attractive (2 000 hectares d'espaces verts, une base de loisirs de 250 hectares avec un parcours d'eau vive, nombreuses soirées étudiantes) et facilement accessible (5 gares RER et 2 gares SNCF, Paris - Champs-Élysées à 40 minutes).

Admission, formation et débouchés

Différentes voies d'admission[6]

Au niveau bac + 2

Les élèves issus des Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) MP, PC, PSI, PT et TSI et de l'université suivent la première année A. Les quotas de places réservées sont :

Les élèves provenant des cursus suivants suivent une formation de première année séparée des CPGE+Fac (première année B) :

  • Concours ATS (25 places)
  • Banque d'épreuves DUT/BTS (40 places).

Au niveau bac + 3

  • Sur dossier pour les titulaires d'une Maîtrise (5 places) ou d'un diplôme étranger équivalent (12 places).

Formation[11]

Première année

La première année est consacrée, d'une part à l'acquisition des connaissances générales en sciences de l'ingénieur (électronique et physique, automatique, informatique et techniques numériques, signal), et d'autre part, à une ouverture sur les sciences humaines avec un enseignement en économie et vie de l'entreprise, et un perfectionnement en langues étrangères.

Le premier contact avec l'industrie se fait à l'occasion du stage d'été.

Deuxième année

La deuxième année est une année de consolidation, caractérisée par un nombre important d'enseignements optionnels, et par la réalisation d'un projet technique sur toute la durée de l'année universitaire. C'est également le moment de préciser son projet professionnel en organisant son cursus de 3e année :

  • Sur place, en choisissant une majeure en prévision de l'une des 10 options de dernière année.
  • À l'étranger, en choisissant une destination et une spécialité.
  • En s'orientant vers la recherche, par l'inscription à un DEA, en parallèle avec la 3e année.

Troisième année

Les deux premières années présentant un enseignement généraliste (dans les domaines de compétence de l'école), la 3e année permet de choisir parmi les spécialisations suivantes :

Mastères Spécialisés (MS)[8]

L’ENSEA propose un Mastère spécialisé en Sûreté de fonctionnement et Ingénierie des Systèmes électroniques, agréé par la Conférence des Grandes Ecoles. Cette formation d’un an est destinée à des ingénieurs diplômés ou à des titulaires d’une maîtrise avec au moins 3 ans d’expérience en entreprise.

C’est une formation orienté sur la science des défaillances et des pannes a pour but de pouvoir appréhender la sûreté de fonctionnement d’un projet d’ingénierie électronique selon les quatre axes de la fiabilité, la maintenabilité, la disponibilité et la sécurité, quel que soit le domaine d'application : satellite, radar, électronique embarquée, automobile, ferroviaire....

Troisième Cycle

Les élèves souhaitant s'orienter vers la recherche ou l'enseignement supérieur peuvent effectuer un Master Recherche (anciennement appelé DEA) en même temps que leur troisième année, notamment dans l'une des universités suivantes :

À l'issue de la troisième année et du master recherche, il est possible de poursuivre par un doctorat dans l'un des laboratoires de recherche de l'ENSEA.

Langues et relations internationales[12]

Pendant les études, deux langues vivantes sont obligatoires (anglais et allemand ou espagnol) et une troisième langue vivante peut être suivie en option (chinois, japonais, portugais).

100% des diplômés ont une expérience d'au moins 3 mois à l'étranger par un semestre d'échange dans une université partenaire ou un stage à l'international : en Europe, en Amérique du Nord et en Chine. L'ENSEA est l'un des 7 membres fondateurs du réseau Ampère et fait partie des réseaux d'échanges internationaux GE4 et N+I.

L'ENSEA est également l'une des écoles françaises à permettre le double diplôme, pendant la 3e année, avec le Georgia Institute of Technology d'Atlanta.

Doubles Diplômes

En plus de ces doubles diplômes, près de 150 échanges non diplômant sont possibles partout dans le monde.

Pour les meilleurs élèves souhaitant avoir une double compétence technique et managériale, l'ENSEA propose quatre doubles diplômes :

  • Le Master 236 Management de la Technologies et de l'Innovation de l'Université Paris-Dauphine avec l'habilitation conjointe de l'INSTN, de l'ENS Cachan et des Mines Paris Tech[14] et le diplôme d'Ingénieur-Entrepreneuriat et Projet Innovant, également avec Paris-Dauphine.
  • Le double-diplôme Ingénieur-Manager, les étudiants intègrent le cursus Grandes Écoles dans l'école Audencia, puis choisissent une majeure parmi celles proposées. Un cursus à l'étranger est également requis; il peut être effectué soit en Summer School, soit en Fall Semester. Ce programme fait office de 3e année.
  • Le double-diplôme Ingénieur-Manager en partenariat avec Grenoble École de management, effectué entre la 2e et la 3e année à l'ENSEA.
  • Le double-diplome Ingénieur - Management et Administration des Entreprises, Direction d'Entreprise avec l'IAE de Nice

Recherche[15]

40 enseignants-chercheurs et plus de 70 doctorants[16] travaillent au sein de l'école.

Laboratoires de recherche

  • ETIS : Équipes du Traitement de l'Information et des Systèmes, unité de recherche commune à l'École Nationale Supérieure de l'Électronique et de ses Applications (ENSEA), l'Université de Cergy-Pontoise (UCP), et le CNRS (UMR 8051).
  • QUARTZ : fusion des équipes du Laboratoire en Ingénierie des Systèmes Mécaniques et des Matériaux (LISMMA-EA2336) dont les membres sont rattachés à l’Institut de Mécanique de Paris-Supméca et à l’Université de Paris 8 (IUT de Montreuil et IUT de Tremblay), des équipes du Laboratoire d’Électronique et Commande des Systèmes (ECS Lab-EA3649), rattachées à l’ENSEA et à l’école ECAM-EPMI, ainsi que des membres du Laboratoire de Recherche en Informatique et Systèmes (L@RIS) de l’EISTI.

Collaborations[17]

Altran, Groupe SAFRAN, Idemia, StarLabs (ACCET Val d'Oise), Thales, Valeo.

  • Entreprises partenaires :

Groupe Alstom, Groupe Safran, Groupe Thales, Groupe Altran, Sagemcom, Renault, Nokia, PSA, Logica...

  • Relations nationales :
    • GDR 134 TdSI (des enseignants-chercheurs de l'ENSEA y animent quatre opérations de recherche concertée) et d'autres équipes universitaires ou du CNRS (ENS de Lyon, CEREMADE, Télécom ParisTech, SUPELEC, Centrale Paris, Centrale Nantes), LGEP, LESIR, Observatoire de Meudon, INRS, … ;
    • GDR Automatique dont le responsable de l’équipe ECS est membre du comité de direction.
  • Relations internationales :
    • Projet EUROPRACTICE, programmes d’échanges internationaux actions communes avec les Universités de Cornell aux États-Unis, l'école polytechnique de Montréal, TR-Labs à Edmonton au Canada, Nanchang, Chengdu et Wuhan en Chine, Tlemcen en Algérie, Tunis, … ;
    • Vice-présidence d’IEEE France, assurée par le directeur de la recherche de l’école.
    • Programme GE3.
    • Programme Socrates.
    • Programme d'échange avec l’Amérique du Sud FITEC (BRAFITEC, ARFITEC, CHILFITEC).

Fonctions et secteurs d'activités des diplômés[18]

Les graphes suivants représentent les statistiques de 2019 de l'enquête jeunes diplômés portant sur les trois dernières promotions sortantes.

Fonctions des diplômés

Secteurs d'activité

Alumni

Anciens élèves

En 2019, les anciens élèves de l'ENSEA sont au nombre de 7 657 (recensés par l'Association des diplômés, tous diplômes d'ingénieur confondus). À ce jour, environ 550 d'entre eux travaillent dans un autre pays que la France. 250 nouveaux diplômés sortent de l'école chaque année. Ils travaillent dans la recherche et le développement mais aussi dans la vente, les opérations, la qualité ou le marketing.

Sont notamment passés par les salles de classe de l'ENSEA :

Pour approfondir

Référentiel documentaire

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. Arrêté du 28 janvier 2020 fixant la liste des Écoles accréditées à délivrer un titre d'ingénieur diplômé
  2. « Listings Archive », sur CGE (consulté le 6 mai 2020)
  3. « CDEFI - écoles d'ingénieurs », sur CDEFI - écoles d'ingénieurs (consulté le 6 mai 2020)
  4. (en) « Ecoles ingé by Les Echos - Infogram », sur infogram.com (consulté le 6 mai 2020)
  5. a et b « ENSEA », sur ENSEA (consulté le 6 mai 2020)
  6. a b c et d « Admissions », sur ENSEA (consulté le 6 mai 2020)
  7. « Nouveauté 2020 : Mastère Spécialisé® Sûreté de Fonctionnement et Ingénierie des Systèmes électroniques », sur ENSEA (consulté le 6 mai 2020)
  8. a et b « Mastère Spécialisé ® », sur ENSEA (consulté le 6 mai 2020)
  9. (en) ENSEA Alumni, « ENSEA Alumni », sur www.ingenieurs-ensea.fr (consulté le 6 mai 2020)
  10. Décret no 2014-1676 du 29 décembre 2014 portant approbation des statuts de la communauté d'universités et établissements « Institut polytechnique du Grand Paris »
  11. « Les enseignements », sur ENSEA (consulté le 6 mai 2020)
  12. « Partir étudier à l'étranger », sur ENSEA (consulté le 6 mai 2020)
  13. site officiel du master 236 MTI Dauphine-INSTN-ENS Cachan-Mines Paris Tech
  14. « Des laboratoires de renommée internationale », sur ENSEA (consulté le 6 mai 2020)
  15. http://www.ensea.fr/sites/default/files/Brochure-ENSEA.pdf
  16. « Partenariats », sur ENSEA (consulté le 6 mai 2020)
  17. (en) « Enquête 1er emploi », sur ENSEA (consulté le 6 mai 2020)
  18. ENSEA Alumni, « Jean-Louis MARTIN (Ingénieur, 1975) », sur www.ingenieurs-ensea.fr (consulté le 14 avril 2020)
  19. ENSEA Alumni, « Thierry BOISNON (Ingénieur, 1989) », sur www.ingenieurs-ensea.fr (consulté le 14 avril 2020)
  20. ENSEA Alumni, « Christophe DUHAMEL (Ingénieur, 1994) », sur www.ingenieurs-ensea.fr (consulté le 15 mai 2020)
  21. ENSEA Alumni, « Olivier ABOILARD (Ingénieur, 1995) », sur www.ingenieurs-ensea.fr (consulté le 15 mai 2020)
  22. ENSEA Alumni, « Franck TERNER (Ingénieur, 1988) », sur www.ingenieurs-ensea.fr (consulté le 15 mai 2020)